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Les meilleurs romans de fantasy français

La fantasy française a longtemps vécu dans l’ombre des grandes références anglo-saxonnes. Pourtant, depuis plusieurs décennies, les auteurs français ont développé une véritable identité, avec des univers riches, des intrigues ambitieuses et des approches très différentes du genre.

Fantasy épique, dark fantasy, fantasy historique, merveilleux, aventure, fantasy jeunesse ou encore steampunk : la production française offre aujourd’hui une grande variété de styles.

Mais par où commencer ?

Pour vous aider à trouver votre prochaine lecture, nous avons sélectionné 20 romans incontournables de la fantasy française, auxquels nous ajoutons 15 autres romans à découvrir. Cette sélection privilégie la diversité des univers et des styles, tout en évitant de multiplier les romans issus d’une même série.

Notre sélection des meilleurs romans de fantasy français

1. Gagner la guerre — Jean-Philippe Jaworski

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy politique, fantasy historique

Difficile de parler de fantasy française contemporaine sans commencer par Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski.

Le roman nous entraîne dans le Vieux Royaume, aux côtés de Don Benvenuto, un assassin et espion qui évolue dans un univers où intrigues politiques, complots et violence se mêlent étroitement.

Loin du héros traditionnel, Benvenuto est un personnage ambigu, cynique et profondément humain. Le roman se distingue également par une langue particulièrement travaillée et un univers d’une grande richesse.

Gagner la guerre est le deuxième tome des Récits du Vieux Royaume, mais il peut être découvert comme une porte d’entrée majeure dans cet univers.

Pourquoi le lire ?
Pour ses intrigues politiques, son personnage principal mémorable et son écriture particulièrement travaillée.


2. Les Lames du Cardinal — Pierre Pevel

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy historique, cape et épée

Imaginez la France de Louis XIII, ses mousquetaires, ses complots politiques… et des dragons.

C’est le point de départ des Lames du Cardinal, l’une des œuvres les plus accessibles et divertissantes de Pierre Pevel. L’auteur mélange habilement histoire, aventure de cape et d’épée et fantasy.

Le résultat est un roman rythmé, spectaculaire et particulièrement efficace.

Pourquoi le lire ?
Pour découvrir une fantasy française qui associe histoire et imaginaire sans jamais sacrifier l’aventure.


3. Le Secret de Ji — Pierre Grimbert

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, quête initiatique

Avec Le Secret de Ji, Pierre Grimbert propose une grande aventure collective autour d’un mystérieux secret qui traverse les générations.

Le roman possède tous les ingrédients de la fantasy épique : un monde vaste, des peuples différents, des personnages appelés à jouer un rôle déterminant et une quête qui dépasse largement leurs propres destins.

Le Secret de Ji constitue le premier ensemble d’une vaste saga qui comprend également Les Enfants de Ji et Les Gardiens de Ji.

Pourquoi le lire ?
Pour retrouver le plaisir d’une grande fantasy d’aventure à la française.


4. Chien du heaume — Justine Niogret

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy historique

Avec Chien du heaume, Justine Niogret propose une fantasy beaucoup plus sombre et intimiste.

L’univers médiéval est brutal, les personnages sont marqués par la violence et l’identité occupe une place centrale dans le récit.

Le roman s’éloigne ainsi de la fantasy épique traditionnelle pour privilégier une atmosphère âpre, des personnages complexes et une écriture particulièrement évocatrice.

Pourquoi le lire ?
Pour une fantasy médiévale sombre, adulte et éloignée des clichés du genre.


5. Les Seigneurs de Bohen — Estelle Faye

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy épique

Estelle Faye nous entraîne dans un monde marqué par la guerre, les bouleversements politiques et les luttes de pouvoir.

Les Seigneurs de Bohen inaugure une histoire où plusieurs personnages et destins se croisent dans un univers sombre et foisonnant. L’autrice accorde également une place importante à l’atmosphère et à la construction de son monde.

Le roman est le premier tome du cycle Bohen, qui compte deux volumes.

Pourquoi le lire ?
Pour une fantasy sombre et ambitieuse portée par un univers original.


6. La Passe-miroir : Les Fiancés de l’hiver — Christelle Dabos

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy jeunesse, fantasy de cour

Avec Les Fiancés de l’hiver, Christelle Dabos a construit l’un des grands succès de la fantasy francophone destinée aux adolescents et jeunes adultes.

Ophélie possède un pouvoir étonnant : elle peut lire les objets et traverser les miroirs. Son existence bascule lorsqu’elle est promise à Thorn et doit rejoindre la Citacielle.

L’intrigue mêle magie, politique, mystère et découverte d’un univers extrêmement original.

Le roman ouvre une série de quatre volumes.

Pourquoi le lire ?
Pour son univers inventif, sa magie originale et son excellente porte d’entrée vers la fantasy française.


7. La Quête d’Ewilan : D’un monde à l’autre — Pierre Bottero

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy jeunesse, portail fantasy, quête initiatique

Pierre Bottero est l’un des auteurs français qui a le plus contribué à faire découvrir la fantasy à toute une génération de lecteurs.

Dans D’un monde à l’autre, Camille découvre qu’elle est capable de passer dans un univers parallèle. Elle va alors découvrir Gwendalavir et se retrouver au cœur d’une aventure qui la dépasse.

Le premier tome de La Quête d’Ewilan ouvre une trilogie particulièrement accessible et riche en aventures.

Pourquoi le lire ?
Pour une fantasy accessible, dynamique et particulièrement adaptée aux jeunes lecteurs.


8. Les Chroniques des Crépusculaires — Mathieu Gaborit

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy épique

Mathieu Gaborit occupe une place particulière dans la fantasy française, notamment grâce à son univers sombre et baroque.

Les Chroniques des Crépusculaires nous plongent dans un monde où la magie, les créatures étranges et les forces politiques se côtoient.

L’écriture et l’imaginaire de Gaborit donnent au roman une personnalité très différente de la fantasy médiévale plus classique.

Pourquoi le lire ?
Pour découvrir une fantasy française originale, sombre et particulièrement imaginative.


9. Le Puits des mémoires — Gabriel Katz

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, aventure

Trois hommes se réveillent sans aucun souvenir de leur passé.

Ils ignorent qui ils sont, pourquoi ils sont poursuivis et quel rôle ils ont pu jouer dans les événements qui les entourent.

Le Puits des mémoires repose ainsi sur un excellent moteur narratif : le mystère entourant l’identité des personnages.

La série compte trois volumes et constitue une excellente lecture pour ceux qui recherchent une fantasy d’aventure rythmée.

Pourquoi le lire ?
Pour son rythme, ses personnages et son mélange efficace de mystère et d’aventure.


10. Druide — Olivier Peru

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy historique, fantasy celtique

Avec Druide, Olivier Peru propose une fantasy fortement imprégnée de l’univers celtique et du monde médiéval.

Le roman s’intéresse notamment aux druides, aux croyances anciennes et aux rapports complexes entre différents peuples.

L’ambiance historique donne au récit une identité particulière, tout en conservant les éléments fantastiques attendus du genre.

Pourquoi le lire ?
Pour son atmosphère celtique, son univers historique et son approche sombre de la fantasy.


11. Le Haut Royaume : Le Chevalier — Pierre Pevel

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, fantasy médiévale

Avec Le Haut Royaume, Pierre Pevel revient à une fantasy plus traditionnelle, dans un monde médiéval où royaumes, chevaliers et magie se côtoient.

Le Chevalier est le premier tome d’une série de cinq volumes.

Le roman permet ainsi de découvrir une autre facette de l’auteur, loin de la fantasy historique des Lames du Cardinal.

Pourquoi le lire ?
Pour retrouver les grands codes de la fantasy médiévale dans une œuvre française.


12. La Geste du Sixième Royaume — Adrien Tomas

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, fantasy d’aventure

La Geste du Sixième Royaume propose une aventure dans un univers où les royaumes, les peuples et les forces surnaturelles s’affrontent.

Adrien Tomas privilégie une narration dynamique et un grand nombre de personnages, ce qui donne au récit une dimension épique.

La série compte deux volumes.

Pourquoi le lire ?
Pour une fantasy épique accessible et riche en aventures.


13. Le Chant des cavalières — Jeanne Mariem Corrèze

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, fantasy féministe

Le Chant des cavalières met les femmes et leurs parcours au centre de son univers.

Le roman s’intéresse notamment à la transmission, au pouvoir et aux relations entre les personnages féminins, dans un cadre de fantasy où l’aventure conserve une place importante.

Pourquoi le lire ?
Pour découvrir une fantasy contemporaine qui propose une autre manière d’aborder les rapports de pouvoir et les figures héroïques.


14. Les Ombres de Wielstadt — Pierre Pevel

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy historique, enquête fantastique

Avec Les Ombres de Wielstadt, Pierre Pevel mêle une nouvelle fois histoire et imaginaire.

L’action se déroule dans une ville marquée par les tensions politiques et religieuses, où le fantastique s’immisce progressivement dans une intrigue proche de l’enquête.

Le roman ouvre la trilogie de Wielstadt, composée de trois volumes.

Pourquoi le lire ?
Pour une fantasy historique où l’enquête et l’atmosphère occupent une place centrale.


15. La Moïra : La Louve et l’enfant — Henri Loevenbruck

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, fantasy celtique

Avec La Louve et l’enfant, Henri Loevenbruck nous entraîne dans un univers inspiré notamment des mythologies et cultures celtiques.

Le roman raconte le début d’une aventure initiatique dans laquelle la relation entre l’être humain et la nature occupe une place importante.

La Moïra est une trilogie dont ce roman constitue le premier volume.

Pourquoi le lire ?
Pour une fantasy accessible, centrée sur l’aventure, la nature et les légendes celtiques.


16. La Voie des oracles — Estelle Faye

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy historique, fantasy antique

Estelle Faye s’intéresse ici à une période rarement exploitée par la fantasy : l’Antiquité.

La Voie des oracles nous plonge dans un monde marqué par les croyances, les mythes et les transformations d’une civilisation.

La série compte trois volumes.

Pourquoi le lire ?
Pour découvrir une fantasy historique originale, loin des éternels royaumes médiévaux.


17. L’Héritage des Rois-Passeurs — Manon Fargetton

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, portail fantasy

L’Héritage des Rois-Passeurs joue avec l’idée de mondes qui se croisent et de personnages confrontés à un destin qui les dépasse.

Manon Fargetton propose une fantasy accessible et moderne, dans laquelle l’aventure et les relations entre les personnages occupent une place importante.

Le cycle est composé de deux volumes.

Pourquoi le lire ?
Pour une fantasy moderne et accessible, idéale pour ceux qui aiment les histoires de mondes parallèles.


18. Confessions d’un automate mangeur d’opium — Fabrice Colin et Mathieu Gaborit

Genre : Fantasy
Sous-genres : steampunk, fantasy historique

Avec Confessions d’un automate mangeur d’opium, Fabrice Colin et Mathieu Gaborit mélangent imaginaire, histoire alternative, technologie et fantastique.

L’univers donne une place importante aux automates et aux inventions, dans une ambiance qui évoque le steampunk tout en conservant une forte dimension fantasy.

Pourquoi le lire ?
Pour son univers original et son mélange entre aventure, technologie et fantastique.


19. Porcelaine : Légende du jardin des roses — Estelle Faye

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy féerique, conte

Avec Porcelaine, Estelle Faye adopte une approche plus proche du conte et du merveilleux.

Le roman joue avec les codes des légendes et des récits féeriques, tout en conservant une atmosphère parfois sombre.

C’est une excellente manière de découvrir une fantasy française qui ne repose pas uniquement sur les grandes batailles et les quêtes épiques.

Pourquoi le lire ?
Pour son atmosphère de conte, sa poésie et son imaginaire féerique.


20. Danse avec les lutins — Catherine Dufour

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy humoristique, merveilleux

Catherine Dufour apporte une tonalité différente à cette sélection avec Danse avec les lutins.

L’autrice joue avec les conventions de la fantasy et propose un récit où l’humour et le merveilleux occupent une place importante.

Un choix intéressant pour terminer ce Top 20 sur une note plus légère et décalée.

Pourquoi le lire ?
Pour son humour, son imagination et sa manière de détourner les codes traditionnels de la fantasy.


15 autres romans de fantasy français à découvrir

Notre Top 20 ne suffit évidemment pas à résumer la richesse de la fantasy française. Voici donc quinze autres romans présents sur mais-encore.fr qui méritent eux aussi votre attention.

Le Serment de l’orage — Gabriel Katz

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, aventure

Après Le Puits des mémoires, Gabriel Katz propose avec Le Serment de l’orage une autre aventure de fantasy portée par l’action et les enjeux politiques.

Un choix intéressant pour les lecteurs qui apprécient les univers épiques et les intrigues rapides.


Martyrs — Olivier Peru

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy épique

Avec Martyrs, Olivier Peru développe une fantasy ambitieuse et sombre, dans laquelle les personnages sont confrontés à des événements violents et à des enjeux politiques majeurs.

Une lecture à privilégier si vous aimez les univers adultes et les récits de grande ampleur.


Un éclat de givre — Estelle Faye

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy urbaine, post-apocalyptique

Un éclat de givre montre une autre facette de l’œuvre d’Estelle Faye.

L’univers abandonne les royaumes médiévaux traditionnels pour proposer une ambiance plus moderne et dégradée, à la frontière entre fantasy urbaine et récit post-apocalyptique.


Les Haut-Conteurs : La Voix des rois — Olivier Peru et Patrick McSpare

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy jeunesse, dark fantasy

Avec La Voix des rois, Olivier Peru et Patrick McSpare proposent une aventure destinée notamment aux jeunes lecteurs, mais qui peut également séduire les adultes amateurs de fantasy.

Il s’agit du premier tome des Haut-Conteurs, une série de six volumes.


Le Livre des étoiles : Qadehar le sorcier — Erik L’Homme

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy jeunesse, fantasy épique

Qadehar le sorcier est le premier volume du Livre des étoiles, une trilogie qui s’adresse particulièrement aux adolescents.

Erik L’Homme y propose une fantasy accessible, portée par l’aventure, la magie et l’apprentissage.

La série compte trois volumes.


La Malédiction d’Old Haven — Fabrice Colin

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy historique, aventure

Avec La Malédiction d’Old Haven, Fabrice Colin propose une aventure teintée de mystère et de fantastique.

Le roman ouvre une série de deux volumes et constitue une autre manière de découvrir l’imaginaire de l’auteur.


Les Chevaliers du Tintamarre — Raphaël Bardas

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy humoristique, aventure

Les Chevaliers du Tintamarre prennent le contrepied de la fantasy épique très sérieuse.

L’humour, les personnages hauts en couleur et l’aventure donnent au roman une tonalité plus légère.

Une excellente option pour les lecteurs qui souhaitent une fantasy amusante et décalée.


La Dernière Terre — Magali Villeneuve

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy épique

La Dernière Terre propose un univers sombre dans lequel les personnages doivent évoluer dans un monde marqué par les conflits et les tensions.

La série compte deux volumes et s’inscrit dans une fantasy particulièrement tournée vers les personnages et l’atmosphère.


Les Dieux sauvages — Lionel Davoust

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, dark fantasy

Avec Les Dieux sauvages, Lionel Davoust propose une fantasy ambitieuse construite autour d’un univers vaste et complexe.

La série compte quatre volumes et s’adresse particulièrement aux lecteurs qui apprécient les grandes fresques de fantasy.


L’Agent des ombres — Michel Robert

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy épique

L’Agent des ombres s’inscrit dans une fantasy plus sombre, portée par l’action, les conflits et les personnages ambigus.

La série compte dix volumes, ce qui en fait une proposition particulièrement intéressante pour les lecteurs qui souhaitent s’immerger durablement dans un univers.


Le Dieu Oiseau — Aurélie Wellenstein

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy mythologique

Aurélie Wellenstein développe avec Le Dieu Oiseau un imaginaire singulier, marqué par les mythes, les créatures et une atmosphère parfois inquiétante.

Le roman constitue une excellente découverte pour ceux qui recherchent une fantasy française originale et différente des grandes sagas médiévales.


La Voie du cygne — Laurent Kloetzer

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy historique, fantasy urbaine

La Voie du cygne se distingue par son univers et son approche plus atypique de la fantasy.

Laurent Kloetzer y développe une histoire où l’ambiance et la construction du monde jouent un rôle important.


Le Roi d’août — Michel Pagel

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy historique, uchronie

Avec Le Roi d’août, Michel Pagel joue avec l’Histoire pour construire une réalité alternative où le fantastique vient modifier le cours des événements.

Un choix particulièrement intéressant pour les amateurs d’uchronie et de fantasy historique.


Féerie pour les ténèbres — Jérôme Noirez

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy baroque

Féerie pour les ténèbres plonge le lecteur dans un imaginaire sombre, étrange et baroque.

Jérôme Noirez développe un univers très personnel, loin des canons de la fantasy médiévale classique.

À privilégier si vous aimez les œuvres dérangeantes et les univers qui sortent des sentiers battus.


Le Monde de la Terre Creuse — Alain Paris

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, aventure

Enfin, Le Monde de la Terre Creuse propose une aventure de grande ampleur dans un univers riche en péripéties.

La série compte dix volumes, ce qui en fait une œuvre particulièrement intéressante pour les lecteurs qui aiment les longues sagas.

Une fantasy française aux multiples visages

Cette sélection montre à quel point il est difficile de parler d’une seule « fantasy française ».

Gagner la guerre et Les Chroniques des Crépusculaires explorent une fantasy sombre et adulte. Les Lames du Cardinal et Les Ombres de Wielstadt mélangent fantasy et histoire. La Quête d’Ewilan, La Passe-miroir ou Le Livre des étoiles offrent des portes d’entrée plus accessibles vers l’imaginaire.

D’autres auteurs préfèrent explorer le merveilleux, comme Estelle Faye avec Porcelaine, ou l’humour, comme Catherine Dufour avec Danse avec les lutins.

Cette diversité constitue probablement l’une des grandes forces de la fantasy française contemporaine.

Par quel roman commencer ?

Tout dépend finalement de ce que vous recherchez.

Si vous aimez les intrigues politiques et les personnages ambigus, commencez par Gagner la guerre.

Pour une grande aventure mêlant histoire et fantasy, Les Lames du Cardinal constituent un excellent choix.

Si vous recherchez une fantasy épique plus traditionnelle, tournez-vous vers Le Secret de Ji, Le Haut Royaume ou La Geste du Sixième Royaume.

Pour une lecture plus sombre et adulte, Chien du heaume, Les Seigneurs de Bohen ou Martyrs sont de très bonnes options.

Enfin, si vous souhaitez faire découvrir la fantasy à un adolescent, La Quête d’Ewilan, La Passe-miroir ou Le Livre des étoiles constituent d’excellentes portes d’entrée.

Conclusion

La fantasy française n’a pas besoin de copier les grandes œuvres anglo-saxonnes pour trouver sa propre identité.

De Jean-Philippe Jaworski à Estelle Faye, de Pierre Pevel à Pierre Bottero, les auteurs français ont développé des univers extrêmement variés : fantasy épique, dark fantasy, fantasy historique, fantasy jeunesse, merveilleux, steampunk, uchronie ou encore fantasy humoristique.

Cette sélection de vingt incontournables et quinze romans complémentaires ne prétend évidemment pas établir un classement définitif. Le « meilleur » roman de fantasy dépend toujours des goûts de chaque lecteur.

Mais une chose est certaine : si vous pensez connaître la fantasy uniquement à travers Tolkien, George R. R. Martin ou les grandes sagas anglo-saxonnes, la fantasy française mérite largement que vous lui accordiez une place dans votre bibliothèque.

Et avec les nombreux auteurs et romans encore à découvrir, cette sélection n’est probablement que le début du voyage.

Quand on eut mangé le dernier chien par Justine Niogret

Fiche de Quand on eut mangé le dernier chien

Titre : Quand on eut mangé le dernier chien
Auteur : Justine Niogret
Date de parution : 2023
Editeur : Au diable Vauvert

Première page de Quand on eut mangé le dernier chien

« Hors de la tente, un des chiens se mit à hurler. On ne pouvait guère entendre son cri, mais on le ressentait, dans la chair : une vibration organique, vivante, au milieu des rugissements de vent si durs qu’ils en devenaient minéraux.

Mertz se mit à rire. Il était brun, petit, physique. Il avait une présence d’ourse au milieu de la tente et de la neige : une présence chaude, réelle. Dans ce désert de glace, il avait une matérialité non négligeable, quelque chose de posé, quelque chose qui existait malgré les centaines de kilomètres de banquise s’étendant autour de la petite tente.

Mertz se mit à rire, donc, et Ninnis rit à son tour, parce qu’il savait ce qui allait suivre. Ninnis était très jeune, comme seuls savent l’être les Anglais à vingt-cinq ans : encore blond d’enfance, délicat et tendre. On aurait dit une poupée de porcelaine et, si on lui avait retiré ses vêtements, on se serait attendu à voir, aux articulations de ses coudes et de ses genoux, de jolies cordelettes tenant les différentes parties de son corps en pâte de verre. »

Extrait de : J. Niogret. « Quand on eut mangé le dernier chien. »

Mordred par Justine Niogret

Fiche de Mordred

Titre : Mordred
Auteur : Justine Niogret
Date de parution : 2013
Editeur : Mnémos

Première page de Mordred

« — C’était le moment où l’on sale la chair crue, quelques nuits avant la Noël.
L’homme, costumé de rouge, se tenait accroupi au bord de l’estrade. Il portait un gant de fer tout empli de griffes froides et argentées et le tendait vers la foule. Personne ne se tourna vers lui. Les visages se fixaient sur les jongleurs des tréteaux d’en face, sur l’ours au crâne tondu qui passait dans les rangs, un petit enfant morveux sur le dos. Le masque de l’homme était celui d’une bête, velu, taillé dans un cuir patiné et de la poilure cramoisie. Il avait un nez noir et gros comme une noix. Il se racla la gorge, cracha de côté pour s’alléger la voix et continua plus fort :
— L’air était si froid que les étoiles étaient prises au ciel comme pièces d’argent dedans la glace.
Rien. »

Extrait de : J. Niogret. « Mordred. »

Le syndrome du varan par Justine Nioret

Fiche de Le syndrome du varan

Titre : Le syndrome du varan
Auteur : Justine Niogret
Date de parution : 2018
Editeur : Seuil

Première page de Le syndrome du varan

« Cette nuit, j’ai rêvé que mon père était mort.

Je rêve souvent que je le tue, mais là il était mort. Nous étions beaucoup, tous ses enfants, alors qu’en vrai il n’en a que trois. Nous étions dans une église, les gens coloriaient des vitraux dessinés sur du papier, il y avait une musique que j’ai toujours dans la tête, en écrivant ceci.

Les gens étaient très sérieux. Nous, les rejetons, nous riions. Nous faisions connaissance. Nous disions ; « Tout ça pour un connard pareil ! » et ça nous faisait rire.

Nous nous tripotions, les épaules, le cou, nous nous embrassions, parce que c’est bien ce que nous a appris mon père ; on se touche en famille.

Il y avait des boîtes de jeux anciens, coulissantes, minuscules, très belles, je savais qu’elles venaient de ma grand-mère, et mon père les avait mises sous clef, derrière des grilles. Bien entendu. Rendre la beauté et la joie inutilisables. Qu’aurait-il fait de jolies choses, ce pauvre type. 

Je rêve souvent que je tiens mon père à distance avec un couteau. »

Extrait de : J. Niogret. « Le syndrome du varan. »

Gueule de Truie par Justine Niogret

Fiche de Gueule de Truie

Titre : Gueule de Truie
Auteur : Justine Niogret
Date de parution : 2013
Editeur : Editions Critic

Première page de Gueule de Truie

« L’enfant ferme les paupières, assez fort pour voir cramoisi. Il connaît les lumières, mais celle-ci lui blesse les rétines, même cachées derrière sa peau. Il pose les mains sur ses yeux et serre jusqu’à en avoir mal. Les lumières, oui, il en a l’habitude, mais celle-ci est une lumière, la lumière, un mot de la langue ancienne, compliqué dans la bouche. Elle brûle. Tout cela ne dure pas longtemps ; un battement de cœur affolé, à peine, et tout est déjà fini. Les Pères ont dit le mot et la lumière a été allumée.

L’enfant a peur. Déjà parce qu’on ne lui a rien expliqué, comme on le fait pourtant tous les matins pour les armes, les questions et la loi. On lui a dit : « aujourd’hui tu prends ton nom », rien d’autre, et on l’a fait descendre dans le lieu, dans les caves et les grottes effondrées, là où on trouve des os et des portes. Il est entré à l’intérieur d’une petite pièce noire à l’odeur de terre, avec son instructeur et les Pères. Il y avait une torche. Des silhouettes. Des souffles, surtout, parce que l’enfant ne regarde pas souvent, il préfère sentir et écouter. »

Extrait de : J. Niogret. « Gueule de truie. »

Coeurs de rouille par Justine Niogret

Fiche de Coeurs de rouille

Titre : Coeurs de rouille
Auteur : Justine Niogret
Date de parution : 2013
Editeur : Le pré aux clercs

Première page de Coeurs de rouille

« Avant ce soir, Pue-la-Viande mangerait la terre. Il le savait d’avance, le sentait.

Il en avait une si grande envie qu’elle en était douloureuse. Comme une fièvre dans ce qui lui servait de nerfs ; dans ses tendons d’acier vrillé, ses tresses de câbles fins comme des cheveux, impossibles à casser. Ils en tremblaient presque.

Manger la terre.

Pas exactement. Pue-la-Viande la fourrerait dans sa bouche, à grandes pelletées de ses mains cassées. Ses doigts tenaient encore ; l’ossature métallique, les rouages des articulations. Mais la céramique cuite, tout autour, était fendillée, craquelée comme la coquille d’un œuf dur tombé par terre. Ça grinçait. Des os dans une fracture ouverte.

Parfois, il ne sentait rien avant de chasser. Aucun tremblement. Aucune envie. Parfois, il n’était pas sûr. De lui, de ses coups, du résultat à venir. Mais là, aujourd’hui, il n’hésitait même pas. Il en aurait eu des vertiges s’il avait été humain.

Le golem ne pouvait pas avaler, ingérer le sable et les blocs de terre, les caillots agglomérés par les fausses pluies de dix-sept heures neuf – toujours la même heure, toujours la même pluie. »

Extrait de : J. Niogret. « Coeurs de Rouille. »

Bayuk par Justine Niogret

Fiche de Bayuk

Titre : Bayuk
Auteur : Justine Niogret
Date de parution : 2022
Editeur : 404 éditions

Première page de Bayuk

« Roi-Crocodile ne la vit pas.
Roi-Crocodile l’entendit, mais à peine. Un froissement agitant les mousses pendant aux arbres, un clapotis boueux dans les chemins sinueux de la mangrove.
La jeune femme, grande, carrée, se tenait debout sur le seuil de sa porte. Sa peau était du marron sombre que revêtent les troncs sous la pluie. Par sa porte ouverte, on voyait une table de bois et un morceau de chaise : presque rien. On aurait deviné un lit, puis rien d’autre, et on aurait eu raison.
Roi-Crocodile était penchée sur une grenouille : une créature grosse comme les deux poings, d’un jaune d’or, luisant comme une citrine. L’animal était mort, mais encore chaud : du moins, aussi chaud que peut l’être une grenouille morte. La jeune femme l’étudiait. Elle aurait pu la repousser du pied, la rejeter dans le marais, mais elle se pencha, prit le batracien dans ses mains en coupe, et regarda ses yeux encore lisses. »

Extrait de : J. Niogret. « Bayuk. »

Mordre le bouclier par Justine Niogret

Fiche de Mordre le bouclier

Titre : Mordre le bouclier (tome 2 sur 2 – Chien du heaume)
Auteur : Justine Niogret
Date de parution : 2012
Editeur : Mnémos

Première page de Mordre le bouclier

« Zoire avait froid. L’homme marchait dans le couloir venteux et la peau de son cou se hérissait. Ses socques, ses hautes semelles de bois ne savaient pas l’isoler de la gelure des pierres du sol, et il ne sentait pour ainsi dire rien à partir des mollets. Sauf le froid de la terre remontant jusqu’à l’étage du château. Ses pieds étaient aussi pesants et durs que des moellons ; ses mains, des serres aux articulations juste assez tièdes pour pouvoir être douloureuses ; son visage si insensible qu’il ne savait même pas s’il morvait.

Zoire avait froid, donc.


Et pourtant il était riche ; vêtu d’une cape si lourde et épaisse que les maîtres de sa jeunesse la lui auraient interdite, et il la portait dans son propre château, un castel assez grand pour avoir des chambres flanquées d’autres chambres, un étage entier de pièces vides, grises et glaciales, attendant le printemps pour retrouver un peu de vie. Tout comme Zoire. »

Extrait de : J. Niogret. « Mordre le bouclier – Chien du heaume. »

Chien du heaume par Justine Niogret

Fiche de Chien du heaume

Titre : Chien du heaume (tome 1 sur 2 – Chien du heaume)
Auteur : Justine Niogret
Date de parution : 2012
Editeur : Mnémos

Première page de Chien du heaume

« L’archer se nommait Manfred, et aujourd’hui il allait tuer une vieille femme. Une nourrice, plus exactement.

Elle était assise sur l’herbe du pré et jouait avec une enfant. Manfred les regardait toutes deux ; la nourrice, grasse, des cheveux bruns lui tombant devant les yeux, et la gamine, lisse comme une châtaigne, sa robe tachée du pollen des fleurs et les joues rougies par ses galipettes. Elle courait dans les herbes hautes, le nez au vent, riant de tout son cœur, pendant que sa nourrice restait assise, sans doute fatiguée de ne pouvoir la rattraper.

C’était la fille d’un château qui lui avait fourré des pièces dans la main jusqu’à ce qu’il dise oui. Une petite femme grandie avant l’heure, qui lui avait ensuite ordonné : « Tue-la. Trouve-la et mets-lui une flèche dans le cœur. » C’était la dernière mode chez les pucelles, de faire assassiner leurs gens ; une nourrice, comme ici, ou un lettré, une dame de toilette. Les parents n’en savaient rien en général, regardaient leurs filles d’un bon œil, sans comprendre que les rages et les haines brûlaient tout aussi fortement dans les tripes de ces gamines que dans celles des guerriers au visage mangé par la barbe. Manfred faillit ricaner en songeant que ces petites traînées payaient ces meurtres sans même compter les pièces qui leur tombaient des doigts. »

Extrait de : J. Niogret. « Chien du heaume. »

Justine Niogret

Présentation de Justine Niogret :

Née à la toute fin de notre présente décennie — les registres hésitent entre l’année 1978 et 1979 —, Justine Niogret a très tôt nourri une authentique passion pour un Moyen Âge rude et sans fard, trouvant son inspiration davantage du côté des brumes celtiques et scandinaves que dans les manuels d’histoire classiques. Ayant même, murmure-t-on, résidé un temps aux lisières de la mystérieuse forêt de Brocéliande, elle a su faire de ce terreau fertile la matière d’une œuvre à la vigueur exceptionnelle.

C’est en l’an 2009 qu’elle fait une entrée véritablement fracassante dans le monde des lettres avec son premier roman, Chien du heaume. Loin des afféteries et des délicates enluminures que l’on associe parfois au merveilleux, elle y brosse le portrait d’une mercenaire en quête de son véritable nom, dans un monde boueux, martial et sanglant. Sa prose s’y révèle singulièrement physique : l’on y sent l’acier, la sueur et la tourbe ! Ce coup de maître lui valut d’ailleurs d’être couronnée par le prestigieux Grand Prix de l’Imaginaire l’année suivante. Elle n’a pas manqué de prolonger cet univers d’une noirceur sublime avec Mordre le bouclier, asseyant définitivement sa réputation.

Cependant, refusant avec une louable obstination de se laisser enfermer dans le carcan du roman médiéval, Justine Niogret a brillamment démontré l’étendue de son talent en s’aventurant sur d’autres sentiers. Elle a exploré les terres désolées de l’anticipation post-apocalyptique avec Gueule de truie, renouvelant son style avec une audace formelle fort remarquée. Plus récemment, elle a su nous glacer le sang avec la tragédie de l’expédition Franklin dans Quand on eut mangé le dernier chien (2023), avant de s’atteler, l’année dernière seulement, à une figure mythique de l’Ouest américain avec Calamity Jane, un homme comme un autre.

Il convient d’ajouter à ce brillant portrait que notre romancière, qui serait par ailleurs une fort habile forgerone à ses heures perdues, exerce également le noble métier de traductrice, permettant ainsi aux lecteurs francophones de découvrir maints chefs-d’œuvre étrangers.

Livres de Justine Niogret :

Chien du heaume :

Bayuk (2022)
Coeurs de rouille (2013)
Gueule de truie (2013)
Le syndrome du varan (2018)
Mordred (2013)
Quand on eut mangé le dernier chien (2023)

Pour en savoir plus sur Justine Niogret :

La page Wikipédia sur J. Niogret
La page Noosfere sur J. Niogret
La page isfdb de J. Niogret