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Les contrebandiers du futur par Philippe Randa

Fiche de Les contrebandiers du futur
Titre : Les contrebandiers du futur (Tome 1 sur 3 – Les pirates de l’espace)
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les contrebandiers du futur
« Le déclic sec du panneau coulissant me fait lever la tête. Une ouverture de soixante centimètres de côté est apparue dans le mur en face de moi ; je quitte ma couchette pour aller retirer le plateau du repas. Dès que je l’ai en main, le panneau se referme. Dans dix minutes, il se rouvrira. À ce moment-là, je devrai avoir terminé. Si je ne le remettais pas en place, des gardes viendraient et demain, on me servirait un simple bol de soupe.
Le régime carcéral n’est pas inhumain, mais les moindres velléités de révolte ou de manifestation de mauvaise humeur sont immédiatement sanctionnées.
Viande hachée, accompagnée de jasiane frite, un légume propre à Valmon qui rappelle le poireau terrien. Je n’en suis pas grand amateur, comme je ne raffole pas non plus de la gelée d’oseille servie en entrée.
En soupirant, je pose le plateau sur la tablette encastrée dans le mur et m’assois sur le banc scellé. J’ai été arrêté il y a deux jours seulement, mais j’ai l’impression d’être là depuis une éternité. On m’a retiré ma montre et tant que je n’aurai pas été jugé, dans « trois ou quatre jours » m’a-t-on laissé entendre, je n’ai droit ni aux visites, ni aux promenades. »
Extrait de : Ph Randa. « Les contrebandiers du futur – Les pirates de l’espace
Métamorphosa par Philippe Randa

Fiche de Métamorphosa
Titre : Métamorphosa (Tome 4 sur 4 – Lex Buri)
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Métamorphosa
« Le bloc militaire de Looma ! Les deux soldats de garde devant le poste de surveillance reconnurent Lex et lui firent signe d’entrer. Réjoui de ce gain de temps, il gara son terro-jet dans un box libre avant de sauter à terre. La matinée était ensoleillée, mais à l’intérieur du bloc, il fallait risquer un torticolis pour apercevoir un demi-mètre carré de ciel bleu entre les immenses tours des bâtiments.
L’agent impérial gagna un hall où se croisaient militaires et civils, appela un ascenseur, puis commanda le niveau 23 en pénétrant à l’intérieur. La cabine s’éleva sans un bruit et quelques secondes après, les portes coulissèrent sur deux soldats, leurs fusils-rayonnants braqués sur lui. Derrière eux, trois autres militaires se tenaient prêts à intervenir, mais le sergent Malvioti, responsable de la sécurité au niveau 23, ordonna :
— Laissez passer !… Le colonel Stevenson vous attend, monsieur Buri.
— Et il s’impatiente ?
— Il a déjà demandé deux fois si vous étiez arrivé.
Malvioti frappa lui-même à la porte de Stevenson ; en écho, parvint l’autorisation d’entrer. Le colonel était installé derrière sa table de travail, occupant tout le fond de la pièce, face à trois fauteuils. »
Extrait de : Ph Randa. « Métamorphosa – Lex Buri. »
La démone de Karastan par Philippe Randa

Fiche de La démone de Karastan
Titre : La démone de Karastan (Tome 3 sur 4 – Lex Buri)
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir
Première page de La démone de Karastan
« La station-relais de Ghor, une heure d’arrêt ! Un vol régulier relie directement Thomas du Centaure à Karastan, mais j’ai pris intentionnellement ce transport de marchandises. Ordre du colonel Stevenson ! Je ne suis pas le seul passager à bord de l’Orion IV. Malgré la perte de temps et les mauvaises conditions de voyage, toutes les places sont prises, à cause des billets moitié prix.
Sur Ghor, les passagers vont tuer le temps au bar du spatiodrome. Il est immense, prévu pour accueillir des centaines de personnes, et comme le service n’a pas besoin d’être soigné, chacun se sert à des distributeurs automatiques.
J’attrape mon sac de voyage sous mon fauteuil, puis m’insère dans une file pour quitter le transport.
Un escalier roulant nous descend sur la piste d’envol, prolongée d’un tunnel mobile et transparent. Les bâtiments d’accueil sont à une centaine de mètres. Il fait nuit. Une nuit épaisse, assez fraîche ; les ventilateurs d’air chaud ne fonctionnent pas très efficacement. »
Extrait de : Ph Randa. « La démone de Karastan – Lex Buri. »
Les conjurés de Shargol par Philippe Randa

Fiche de Les conjurés de Shargol
Titre : Les conjurés de Shargol (Tome 2 sur 4 – Lex Buri)
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les conjurés de Shargol
« Au milieu du XXIe siècle, l’expansion spatiale de la Terre bouleversa l’organisation de ses différents États. Une guerre particulièrement meurtrière aboutit à l’unification des régimes politiques. Toutes les anciennes idéologies, où le Politique se subordonnait à l’Économique, furent balayées. Les peuples l’acceptèrent. Une aventure fabuleuse leur était offerte… La société marchande, axée tout entière sur le bien-être matériel, ne les intéressait plus.
On l’admit à nouveau, la fonction politique devait déterminer les modalités de l’action économique et sociale. Un Empereur prit la tête du gouvernement terrien. Producteurs et marchands d’une part, la Garde Spatiale d’autre part, furent représentés dans des Chambres chargées de seconder son gouvernement.
En trois siècles, l’Empire Terrien se développa d’une façon prodigieuse. Vingt-sept empereurs se succédèrent. Ercalor III accéda au trône à la mort de son père. Son frère jumeau, Dangar, disparut quelques temps après dans un accident de vaisseau spatial à la périphérie de l’Empire… Deux mois plus tard, le premier attentat d’une organisation encore inconnue coûtait la vie à un haut responsable de la Garde Spatiale. Elle affirmait agir au nom de Dangar. Celui-ci – prétendument en exil – revendiquait le trône de l’Empire. »
Extrait de : Ph Randa. « Les conjurés de Shargol – Lex Buri. »
Les fusils d’Ekaistos par Philippe Randa

Fiche de Les fusils d’Ekaistos
Titre : Les fusils d’Ekaistos (Tome 1 sur 4 – Lex Buri)
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les fusils d’Ekaistos
« Un bruit sourd, suivi d’un second, puis de chuchotements. C’est à peine audible, mais je ne dors pas. De plus, la nuit est silencieuse, car il est très tard. Je me dresse dans mon lit. La pièce, aussitôt, se met à tourner. Pas longtemps, elle se stabilise tout de suite. Par contre, dans mon estomac, il y a un va-et-vient de mauvais augure.
Ma dernière cuite n’est pas encore totalement passée… Insidieux, le vin d’Alkor. Il soûle progressivement et je me suis laissé aller, encore une fois. Je le regrette ? Même pas. Cela me permet d’oublier mon état. J’en abuse, bien sûr, mais au point où je suis rendu, ça n’a plus d’importance.
Mon retour date de quand ? Aucune idée. Généralement, je me soûle pendant une journée entière et il m’en faut deux ou trois pour me remettre.
Les bruits viennent de la pièce au-dessous de moi. Ma salle de séjour. Un peu pompeux de l’appeler ainsi. J’habite un baraquement, situé dans la banlieue de Looma et il est plutôt minable. Il me protège du froid et de la pluie sans rien me coûter. Des refuges pour clochards, charitablement distribués par les autorités de la planète. »
Extrait de : Ph Randa. « Les Fusils d’Ekaistos – Lex Buri. »
U.S. go home… go, go ! par Philippe Randa

Fiche de U.S. go home… go, go !
Titre : U.S. go home… go, go ! (Tome 3 sur 3 – Apocalypse Yankee)
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir
Première page de U.S. go home… go, go !
« Les cinq habitants du Molard avaient quitté leur village très tôt le matin pour gagner les bords de l’Agny. Le vieux lavoir du début du vingtième siècle avait été remis en état par leurs soins, car depuis maintenant six ans, leur communauté vivait sans électricité. Peu à peu, d’ailleurs, les quinze hommes, vingt-cinq femmes et dix enfants en bas âge qui la composaient avaient réappris à vivre comme leurs aïeux, sans eau courante, sans confort technologique, s’habillant au hasard de ce qu’ils récupéraient ici ou là.
Ceux qui vivaient dans les zones occupées se méfiaient d’eux. Troupes de collaboration américaine comme policiers français n’osaient plus s’aventurer au-delà d’une ligne reliant Dijon, Lyon, Vienne et Avignon.
Molard était situé dans la zone interdite 4 ! Il en existait sept, en tout. Une seule en France, mais deux en Allemagne, deux en Espagne, une, immense, couvrant les trois quarts de la Pologne, de la Tchécoslovaquie et de la Hongrie. La dernière en Russie, ex-Union des républiques socialistes soviétiques, grande vaincue du conflit. »
Extrait de : Ph Randa. « U.S. go home… go, go ! – Apocalypse Yankee. »
Camarade Yankee ! par Philippe Randa

Fiche de Camarade Yankee !
Titre : Camarade Yankee ! (Tome 2 sur 3 – Apocalypse Yankee)
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir
Première page de Camarade Yankee !
« Les Résistants sont sept, dissimulés de chaque côté de la route nationale ; Régis Hubert et trois hommes de la région sont allongés derrière un petit monticule de terre, tandis que Félix Merchaud, Syvert et Marc Ferrand se tiennent en face, échelonnés sur une vingtaine de mètres.
Grâce à mon compensateur de gravité, je me suis hissé au sommet d’un énorme mélèze avant d’augmenter ma vue en me massant les nerfs oculaires, afin de repérer le convoi américain de très loin.
Dès que la jeep de tête entame le dernier virage, je fais signe à Régis Hubert, puis, d’un coup de talon, plonge dans le vide pour atteindre un deuxième arbre où je prends appui sur une branche basse.
Trois camions et une jeep ; les informations fournies par le réseau de renseignements de la région sont exactes. Jusqu’au dernier moment, j’ai hésité à me joindre au commando pour cette embuscade, mais Régis Hubert me l’a rappelé, les Résistants m’ont épaulé pour tenter de libérer Mnéhéma, à Tours. »
Extrait de : Ph Randa. « Camarade Yankee ! – Apocalypse Yankee. »
Mon pote, le martien… par Philippe Randa

Fiche de Mon pote, le martien…
Titre : Mon pote, le martien… (Tome 1 sur 3 – Apocalypse Yankee)
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir
Première page de Mon pote, le martien…
« Mon processus de réanimation a été activé par l’ordinateur central du vaisseau. Il est donc confronté à un problème qu’il ne peut solutionner seul. Je ne m’inquiète pas pour autant ; dans l’espace, tout est possible et nous ne sommes pas forcément en danger.
Mnéhéma a-t-elle été réanimée avant moi ? Pour le savoir, je dois attendre d’être debout. Pour le moment, je ne suis qu’une pensée et ne retrouverai la sensation de mon corps qu’après la piqûre vitalisante.
Un robot du bloc médical s’en charge. Il a une vague forme humaine avec quatre bras articulés. Voilà, l’aiguille me pique le bras et dès que le liquide m’a été administré, tout va très vite.
J’éprouve un désagréable fourmillement dans les membres d’abord, puis dans tout le corps. C’est bref, heureusement… Ensuite, la couchette sur laquelle je suis étendu se redresse et je glisse jusqu’au sol. Des accoudoirs sont prévus pour me retenir, car je suis faible. J’avance d’un pas incertain vers un placard, encastré dans le mur.
Une cabine d’hibernation ne contient rien d’autre. Elle est d’ailleurs toute petite ; deux mètres sur trois. Un déclic ! Ma couchette vient de basculer dans son alvéole, prête pour une prochaine utilisation. »
Extrait de : Ph. Randa. « Mon pote, le martien – Apocalypse Yankee. »
Philippe Randa

Présentation de Philippe Randa :
De son vrai nom Philippe-André Duquesne, Philippe Randa est né le 23 décembre 1960 à Montargis (Loiret). Il est un écrivain, éditeur et chroniqueur politique français, connu à la fois pour ses débuts dans la littérature de genre et pour son engagement militant à l’extrême droite.
Il est le fils du romancier René Duquesne, célèbre sous le pseudonyme de Peter Randa (un auteur extrêmement prolifique des éditions Fleuve Noir). Si Philippe Randa a d’abord marché dans les traces littéraires de son père, il s’est par la suite forgé un parcours éditorial et politique qui lui est propre.
Les débuts littéraires : l’héritage du roman de genre
Au début des années 1980, après le décès de son père, Philippe Randa se lance lui aussi dans l’écriture de romans populaires. Il intègre les éditions Fleuve Noir où il publie une vingtaine de romans dans la célèbre collection « Anticipation ». Parmi ses titres de science-fiction notables, on trouve :
- Les Écologistes de combat (1982) ;
- Folle Meffa (1982) ;
- La Planète noire de Lothar (1982) ;
- Le Réveil des dieux (1983).
Outre la science-fiction, il écrit des romans policiers (collection « Spécial Police » au Fleuve Noir). Sous divers pseudonymes, il explore également d’autres genres populaires aux Presses de la Cité, publiant des romans d’espionnage (sous le nom de Paul Vence) et des romans érotiques (sous le nom d’Urbain Sarrel).
Dès la fin des années 1980, il commence à instiller ses convictions politiques dans ses œuvres de fiction, comme l’illustre son roman Poitiers demain (1987), une dystopie d’extrême droite mettant en scène la libération d’une France occupée.
L’éditeur et l’engagement à l’extrême droite
Au cours des années 1990, Philippe Randa délaisse la fiction populaire pour se consacrer pleinement à la politique, à l’histoire et à l’édition.
Militant dans sa jeunesse au sein du GUD (Groupe union défense) puis au Front national (où il figure sur une liste lors d’élections municipales), il choisit de poursuivre son action politique par le biais de l’édition. Il crée ou dirige plusieurs structures éditoriales qui deviennent des références dans les milieux nationalistes et de l’extrême droite radicale :
- L’Æncre (librairie parisienne et maison d’édition fondée en 1996) ;
- Dualpha (créée en 1997) ;
- Déterna.
Ces maisons d’édition se spécialisent dans la publication et la réédition de textes historiques, d’essais politiques, et de mémoires d’auteurs classés à l’extrême droite ou liés à l’histoire de la collaboration et de l’Algérie française.
Chroniqueur et essayiste
Ancien auditeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), Philippe Randa est également l’auteur de très nombreux essais, dictionnaires et documents historiques.
Personnalité très active dans la sphère médiatique de la droite radicale, il dirige le site EuroLibertés et a régulièrement animé ou participé à des émissions sur des médias alternatifs comme TVLibertés (notamment les émissions « Bistrot Liberté » ou « Synthèse »).
Aujourd’hui, il reste principalement connu non plus comme le romancier de science-fiction de ses débuts, mais comme l’un des éditeurs et idéologues les plus actifs de l’extrême droite française contemporaine.
Livres de Philippe Randa :
Apocalypse Yankee :
- Mon pote, le martien… (1983)
- Camarade Yankee ! (1985)
- U.S. go home… go, go ! (1987)
Lex Buri :
- Les fusils d’Ekaistos (1981)
- Les conjurés de Shargol (1982)
- La démone de Karastan (1983)
- Metamorphosa (1986)
Pirates de l’espace :
- Les contrebandiers du futur (1985)
- Le diable soit avec nous ! (1986)
- Les sirènes d’Almadia (1987)
Aléas à travers le temps (1983)
Baroud pour le genre humain (1987)
Baroud sur Bolkar (1982)
Clash à Zagora (1983)
Folle Meffa (1982)
L’expérience du grand cataclysme (1981)
La planète noire de Lothar (1982)
Le mal d’Ibrator (1988)
Le palais du Roi Phédon
Le réveil des dieux
Les écologistes du combat
Mission sur Terre
Périls sur Mu
Pour en savoir plus sur Philippe Randa :
La page Wikipédia sur P. Randa
La page Noosfere sur P. Randa
La page isfdb de P. Randa
Zone de rupture par Peter Randa
Fiche de Zone de rupture
Titre : Zone de rupture
Auteur : Peter Randa
Date de parution : 1964
Editeur : Fleuve noir
Première page de Zone de rupture
« Lélia m’a accompagné jusqu’à la plage. J’aurais préféré qu’elle reste dans la chambre, mais naturellement elle se croit obligée. Elle est ma femme après tout. Ma femme ! mais il n’y a que pour elle que ça a de l’importance.
Heureusement, elle sait se taire. Elle ne m’a posé aucune question. En général, ces femmes-là nous assourdissent de leurs bavardages en s’imaginant que ça nous change des longues solitudes de l’espace.
Je lui sais gré de son silence et de sa discrétion. Moi non plus je ne l’ai pas questionnée. Au début, lors de mes premières escales, je voulais savoir, comprendre, mais c’est toujours la même chose. Comme toutes les autres elle espère un enfant.
L’enfant roi des jeunes colonies, qui lui vaudra une place privilégiée dans la société puisque ce sera celui d’un « combattant ». Je m’arrête au bord de l’eau et une vague vient lécher mes bottes. Le soleil haut sur l’horizon tape dur. »
Extrait de : P. Randa. « Zone de rupture. »