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Le livre d’or par N. Spinrad
Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science fiction
Auteur : N. Spinrad
Date de parution : 1978
Traduction : P. Duvic, M. Deutsch, J. Guiod, J. Chambon, F.-M. Watkins
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- Le dernier des Romani
- Subjectivité
- Les anges du Cancer
- Le dernier hurrah de la horde d’or
- Le grand flash
- L’herbe du temps
- Continent perdu
- Nulle part où aller
- La beauté de la chose
- Souvenir de famille
- Tous les sons de l’arc-en-ciel
- Black out
Première page de Le dernier des Romani
« La route fut longue et la chaleur accablante, dit l’homme à la moustache gominée. Un Collins, garçon, s’il vous plaît.
Le serveur adipeux tendit la main vers la console, pressa le bouton « Collins », et demanda :
— Gin, rhum, vodka ou grawa ?
— Gin, bien sûr, dit l’homme à la moustache gominée. Faire un Collins au grawa, non mais ! (Il alluma un grand cigare vert olive.)
Le garçon pressa le bouton « gin » et tapota le servobar. Le récipient de plastique transparent plein de liquide brumeux surgit par l’orifice de service du comptoir.
L’homme à la moustache noire et gominée regarda le verre, puis la console, puis le garçon.
— Ne me tenez pas pour impoli, l’ami, dit-il, mais je me suis toujours demandé pourquoi il y a encore des serveurs, quand n’importe qui pourrait appuyer sur ces stupides boutons. »
Extrait de : N. Spinrad. « Le livre d’or de la science-fiction. »
Le livre d’or par C. Priest
Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science fiction
Auteur : C. Priest
Date de parution : 1980
Traduction : H.-L. Planchat, F.-M. Watkins, S. Florens, M. Mathieu
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- La tête et la main
- Le monde du temps réel
- L’été de l’infini
- Le regard
- La négation
- Et j’erre solitaire et pâle
Première page de La tête et la main
« Ce matin-là, à Racine House, nous prenions de l’exercice au-dehors. Il avait gelé durant la nuit et l’herbe était blanche et cassante. Le ciel était pur et le soleil lançait de longues ombres bleues. Notre respiration laissait s’écouler derrière nous des nuages de vapeur. Il n’y avait pas de bruit, pas de vent, aucun mouvement. Le parc était à nous, et nous étions seuls.
Nos promenades matinales suivaient un chemin bien défini, et lorsque nous arrivâmes à la limite est du sentier, au bas de la longue pente recouverte de pelouse, je me préparai à tourner, tirant fortement sur les poignées de contrôle situées à l’arrière de la voiture. Je suis un homme grand, et musclé, mais le poids combiné de la voiture pour invalide et du maître dépassait presque la limite de ma force. »
Extrait de : C. Priest. « Le livre d’or. »
La machine à explorer l’espace par C. Priest
Fiche de La machine à explorer l’espace
Titre : La machine à explorer l’espace
Auteur : C. Priest
Date de parution : 1976
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu
Première page de La machine à explorer l’espace
« Une voyageuse de commerce
Au mois d’avril 1893, mes affaires m’amenèrent à demeurer quelque temps à l’hôtel de Devonshire Arms à Skipton, dans le Yorkshire. J’avais alors vingt-trois ans et je débutais assez modestement dans la carrière de représentant de commerce, pour la société Josiah Westerman and Sons, Fournisseurs de Maroquinerie et de nouveautés. Il ne sera guère question de mon emploi dans ce récit car, même alors, ce n’était pas ma principale préoccupation, mais il contribua, d’une façon bien peu glorieuse, à précipiter le cours des événements qui sont le sujet de cette histoire.
Le Devonshire était un hôtel de voyageurs en brique grise, aux corridors mal éclairés et pleins de courants d’air, aux sombres boiseries et aux peintures écaillées. La seule pièce agréable était le salon, »
Extrait de : C. Priest. « La machine à explorer l’espace. »
L’été de l’infini par C. Priest
Fiche de L’été de l’infini
Titre : L’été de l’infini
Auteur : C. Priest
Date de parution : 1970
Traduction : H.-L. Planchat, M. Leconte, M. Charrier, F.-M. Watkins, M. Mathieu, P.-P. Durastanti
Editeur : Bélial
Sommaire de L’été de l’infini
- L’été de l’infini
- La tête et la main
- La femme dénudée
- Rien de l’éclat du soleil
- Finale
- La cage de chrome
- Le monde du temps réel
- Transplantation
- Haruspice
- Le baron
- Les effets du deuil
- Errant solitaire et pâle
- Magie, histoire d’un film
Première page de L’été de l’infini
« Août 1940
La guerre faisait rage et Thomas James Lloyd n’en avait cure. Si elle constituait une gêne et restreignait sa liberté de mouvement, elle représentait somme toute le cadet de ses soucis. La malchance l’avait amené en cette époque violente dont il refusait les crises. Il se tenait donc à l’écart – dans un coin d’ombre.
Debout sur le pont qui enjambait la Tamise à Richmond, les mains sur le parapet, il regardait vers le sud, en aval du fleuve. Le soleil se reflétait sur l’eau ; il tira ses lunettes de soleil de l’étui métallique dans sa poche et les chaussa.
Seule la nuit adoucissait les tableaux de temps gelé ; les lunettes noires offraient l’approximation de ce soulagement. »
Extrait de : C. Priest. « L’été de l’infini. »
La femme du bois par A. Merritt
Fiche de La femme du bois
Titre : La femme du bois
Auteur : A. Merritt
Date de parution : 1926
Traduction : J.-P. Gratias, J.-P. Moumon, F.-M. Watkins, G. H. Gallet
Editeur : NEO
Sommaire de La femme du bois
- Comment Circé fut découverte
- Quand les anciens dieux se réveilleront
- La route blanche
- La porte des dragons
- Les êtres de l’abîme
- Trois lignes de vieux français
- La femme du bois
- Le dernier poète et les robots
- Le faux bourdon
- Le défi de l’au-delà
Première page de Comment Circé fut découverte
« Rien n’est plus difficile à présenter que les récits de découvertes archéologiques.
Les sujets en sont, en général, aussi arides que le sable auquel on les arrache. Mais souvent, sous ce sable, reposent des trésors qui sont aussi précieux pour notre imagination que les objets du passé peuvent l’être pour ceux qui les découvrent.
Cependant, aussi passionnant que soit un sujet, il est bien difficile d’en extraire de quoi susciter l’enthousiasme ou stimuler l’intérêt de nos lecteurs ; de l’arracher à plusieurs couches de briques et de pierres qui s’effritent pour lui redonner l’éclat de la nouveauté ; de ressusciter les voix de ceux qui autrefois rirent ou pleurèrent entre des murs aujourd’hui en ruines ; de faire sonner de nouveau, dans des demeures »
Extrait de : A. Merritt. « La femme du bois. »
Le dieu monstrueux de Mamurth par Edmond Hamilton
Fiche de Le dieu monstrueux de Mamurth
Titre : Le dieu monstrueux de Mamurth
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1986
Traduction : L. Terrier, F.-M. Watkins, B. Martin, P. Alpérine
Editeur : NEO
Sommaire de Le dieu monstrueux de Mamurth
- Comment est-ce là-haut ?
- L’île de déraison
- Le dieu monstrueux de Mamurth
- Les graines d’ailleurs
- Requiem
- La planète morte
- Matériel humain
- Quand on est du métier
- Dans l’abîme du passé
- L’auberge hors du monde
Première page Le dieu monstrueux de Mamurth
« Surgissant de la nuit du désert, il chancela dans le cercle de lumière de notre feu de camp et s’écroula aussitôt. Mitchell et moi, nous nous levâmes d’un bond en laissant échapper une exclamation stupéfaite, car des hommes seuls et à pied sont un spectacle bien rare et bien étrange dans les déserts d’Afrique du Nord.
Pendant les premières minutes, alors que nous nous efforcions de le ranimer, j’étais certain qu’il allait mourir d’un instant à l’autre, mais, petit à petit nous parvînmes à lui faire reprendre conscience. Tandis que Mitchell portait à ses lèvres parcheminées un gobelet d’eau, je l’examinai et m’aperçus qu’il ne pourrait vivre longtemps encore. Ses vêtements étaient en lambeaux et ses mains comme ses genoux affreusement écorchés, comme s’il avait rampé sur le sable pendant des kilomètres. Quand il fit signe, faiblement, qu’il voulait encore boire, je n’hésitai pas à lui donner de l’eau. Je savais que cela ne pouvait lui faire de mal car sa mort était proche. »
Extrait de : E. Hamilton. « Le Dieu monstrueux de Mamurth. »
Les harpistes de Titan par Edmond Hamilton
Fiche de Les harpistes de Titan
Titre : Les harpistes de Titan (HS – Capitaine Futur)
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1950
Traduction : F.-M. Watlins, P.-P. Durastanti
Editeur : Bélial
Première page de Les harpistes de Titan
« Ombre de lune
Il s’appelait Simon Wright et avait jadis été comme les autres. Ce n’était plus un homme à présent, mais un cerveau vivant, enfermé dans une caisse de métal, nourri de sérum au lieu de sang, pourvu de sens et de moyens de locomotion artificiels.
Le corps de Simon Wright, qui avait connu les plaisirs et les souffrances de l’existence physique, était depuis longtemps tombé en poussière. Mais l’esprit de Simon Wright perdurait, brillant, intact.
La crête se dressait, aride et rocheuse, à l’orée de la forêt de lichens, la végétation géante couvrant tout le versant jusqu’au fond de la vallée.
Çà et là, il y avait une clairière, autour de ce qui avait pu être un temple, en ruine depuis longtemps. Les immenses silhouettes des lichens le dominaient, fripées, tristes, déchirées par le vent. Parfois une petite brise se levait et les agitait avec un bruit de »
Extrait de : E. Hamilton. « Capitaine Futur – Les Harpistes de Titan. »
Les chants de la Terre lointaine par A. C. Clarke
Fiche de Les chants de la Terre lointaine
Titre : Les chants de la Terre lointaine
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1986
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : Bragelonne
Première page de Les chants de la Terre lointaine
« La plage de Tarna
Avant même que le bateau franchisse le récif, Mirissa comprit que Brant était en colère. L’attitude tendue de son corps à la barre – le simple fait qu’il n’ait pas laissé le passage final aux mains expertes de Kumar – indiquait que quelque chose l’avait troublé.
Elle quitta l’ombre des palmiers et descendit lentement sur la plage, le sable mouillé alourdissant ses pas. Quand elle arriva au bord de l’eau, Kumar affalait déjà la voile. Son petit frère – maintenant presque aussi grand qu’elle et tout en muscles solides – agita gaiement la main. Que de fois elle avait souhaité que Brant ait le bon caractère de Kumar, qu’aucune crise ne pouvait apparemment bouleverser ! »
Extrait de : A. C. Clarke. « Les Chants de la Terre lointaine. »
2061 odyssée trois par A. C. Clarke
Fiche de 2061 odyssée trois
Titre : 2061 odyssée trois (Tome 3 sur 4 – L’odyssée de l’espace)
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1988
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu
Première page de 2061 odyssée trois
« Les années gelées
— Pour un homme de soixante-dix ans, vous êtes en pleine forme, observa le Dr Glazounov en levant les yeux de l’imprimante du Medcom. Je ne vous aurais pas donné plus de soixante-cinq ans.
— Ravi de l’entendre, Oleg. D’autant plus que j’en ai cent trois…, comme vous le savez parfaitement.
— Vous voilà repartit ! On croirait que vous n’avez jamais lu le livre du Pr Roudenko.
— Cette chère vieille Katerina ! Nous avions l’intention de faire une petite fête pour ses cent ans. J’ai été navré qu’elle n’arrive pas jusque-là. Voilà ce que c’est que de passer trop de temps sur Terre.
— Une ironie du sort, puisque c’est elle qui a imaginé ce fameux slogan : « La gravité est la cause de la vieillesse. »
Le Pr Heywood Floyd contempla d’un air pensif le panorama éternellement changeant de la belle planète, à six mille kilomètres seulement, sur laquelle il ne pourrait plus jamais marcher. L’ironie était d’autant plus grande que du fait de l’accident le plus stupide de sa vie, il était encore en excellente »
Extrait de : A. C. Clarke. « L’odyssée de l’espace – 2061 : odyssée trois. »
Prométhée en orbite par H. Harrison
Fiche de Prométhée en orbite
Titre : Prométhée en orbite
Auteur : H. Harrison
Date de publication : 1976
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu
Première page de Prométhée en orbite
« BAIKONOUR, URSS
— Bon Dieu… c’est énorme, murmura Harding. Jamais je n’aurais pensé qu’un truc puisse être aussi gros.
Enorme était peu dire. Un gratte-ciel scintillant dans l’immense plaine ; une tour de métal aveugle qui écrasait les bâtiments alentour. Pas de construction ; un vaisseau spatial. 20 000 tonnes qui allaient bientôt cracher le feu en rugissant, frémir et s’élever, d’abord lentement, puis de plus en plus vite, et monter comme une flèche dans l’espace. Le plus grand vaisseau spatial que l’homme avait jamais construit ou même rêvé.
Tout gigantesque que fût leur quadri-réacteur, il avait l’air d’une puce à côté, d’une mouche bourdonnante autour d’un clocher. Six fusées de lancement étincelantes, toutes identiques, toutes plus grandes que le plus grand vaisseau spatial américain jamais construit. En vol, les cinq fusées extérieures tomberaient une fois leur carburant consumé, laissant la plus centrale propulser la charge. Mais charge était un mot trop trivial pour ce Prométhée ; Prométhée le mortel avait volé le feu des dieux et l’avait ramené sur terre. Maintenant Prométhée la machine ferait le tour de la terre à 35 860 kilomètres d’altitude, tendrait ses bras d’argent et s’emparerait de l’énergie solaire pour en faire cadeau aux hommes. La réponse au problème d’énergie de l’humanité, l’ultime solution qui fournirait un courant illimité. A jamais. »
Extrait de : H. Harrison. « Prométhée En Orbite. »