Étiquette : Bonnefoy

 

L’avènement des chats quantiques par F. Pohl

Fiche de L’avènement des chats quantiques

Titre : L’avènement des chats quantiques
Auteur : F. Pohl
Date de parution : 1986
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Denoël

Première page de L’avènement des chats quantiques

« 16 août 1983 
20:20. Nicky DeSota

Quand mon bruiteur s’est mis à sonner, j’avais une main sur le levier de vitesses, prête à passer la seconde, et l’autre sortie par la vitre pour indiquer que j’allais tourner à gauche. J’avais l’attention fixée sur le flic au carrefour, qui prenait un temps désagréablement long pour laisser passer le trafic de Meacham Road. J’avais la tête comme une citrouille, entre les taux d’hypothèques variables, les calculs de points, les acceptations de dossier de prêt, et l’éventualité ou non d’aller piquer une tête avec ma petite amie après le dîner. On était mardi. Par conséquent, une bonne occasion pour aller nager, parce que, des fois, les soirs de semaine, en fin de soirée, le maître nageur regarde de l’autre côté quand quelqu’un enlève le haut.

Le bruiteur bousilla tout ça.

J’ai horreur de laisser sonner un téléphone. Je pris le risque. Je retirai la main du levier de vitesses pour décrocher. « Dominic DeSota à l’appareil, oui ? » dis-je, juste au moment où le flic, se rappelant qu’il y avait des voitures qui attendaient sur Meacham Road, m’ordonnait de virer d’un geste péremptoire. »

Extrait de : F. Pohl. « L’avènement des chats quantiques. »

Les gogos contre-attaquent par F. Pohl

Fiche de Les gogos contre-attaquent

Titre : Les gogos contre-attaquent (Tome 2 sur 2 – Les gogos)
Auteur : F. Pohl
Date de parution : 1984
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Denoël

Première page de Les gogos contre-attaquent

« La femme était une loque. Elle avait fait de pathétiques efforts pour se rendre jolie en vue de l’entretien. Pure perte de temps. J’avais devant moi une petite créature au teint cireux, à l’air maladif et qui s’humectait les lèvres en scrutant d’un regard apeuré mon bureau. Ce n’est pas un accident si tous les murs de la salle d’entretien sont intégralement tapissés d’affiches commerciales en tridi animée. « Seigneur, fit-elle. Je ferais n’importe quoi pour une bonne vieille tasse de Surcafé ! »

Je la gratifiai de mon plus menteur regard de sincère surprise. J’effleurai l’écran où s’affichait son dossier. « C’est marrant ! Je vois là que vous avez prévenu les Vénusiens des risques d’accoutumance induits par le Surcafé et des dangers qu’il faisait courir à la santé. »

Extrait de : F. Pohl. « Les gogos – Les gogos contre-attaquent. »

La grande roue par R. Bradbury

Fiche de La grande roue

Titre : La grande roue
Auteur : R. Bradbury
Date de parution : 1980
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Denoël

Première page de La grande roue

« La fête foraine était entrée dans la ville comme un vent d’octobre, comme le vol sombre d’une chauve-souris sur le lac glacial, dans le cliquetis des os, les plaintes, les soupirs et les murmures au long des toiles de tente battues d’une pluie sombre. Un mois durant, elle était restée sur les berges du lac aux eaux agitées et grises, par un temps noir et l’orage sous un ciel de plomb.
C’était la troisième semaine – un jeudi, au crépuscule – et les deux petits garçons longeaient les berges du lac dans le vent froid.
« Ouah, j’te crois pas ! disait Peter.
— Allons, je vais te montrer », disait Hank.
Et, laissant derrière eux un sillage de crachin dans le sable humide et brun de la plage battue, ils coururent jusqu’au champ de foire déserté.
Il avait plu. »

Extrait de : R. Bradbury. « La Grande Roue. »

La barrière de Santaroga par F. Herbert

Fiche de La barrière de Santaroga

Titre : La barrière de Santaroga
Auteur : F. Herbert
Date de parution : 1968
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : J.-C. Lattès

Première page de La barrière de Santaroga

« Le soleil déclinait lorsque la vieille camionnette Ford équipée en camping-car franchit le col pour amorcer la longue descente vers la Vallée de Santaroga. Une voie de dégagement en forme de croissant longeait la première courbe de l’autoroute. Gilbert Dasein engagea son camion sur le terre-plein gravillonné, l’arrêta devant une barrière blanche et considéra la vallée dont il devait dévoiler les secrets.
Dasein se souvint que deux hommes déjà avaient disparu à cause de ce projet. Des accidents. Des accidents naturels. Que se cachait-il donc là-bas dans cette cuvette d’ombre ponctuée de points de lumière ? Un accident l’attendait-il ?
Dasein avait mal dans le dos après cette longue route depuis Berkeley. Il stoppa le moteur, s’étira. Une odeur d’huile brûlée imprégnait la cabine. Les joints entre le châssis-cabine et la cellule du camping-car émettaient des craquements. »

Extrait de : F. Herbert. « La barriere Santaroga. »

Egomachine par H. Kuttner

Fiche d’Egomachine

Title : Egomachine
Auteur : H. Kuttner
Date de parution : 1962
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Denoël

Sommaire d’Egomachine

  • Les Etats-Unis de Hollywood par A. Bester
  • Egomachine par H. Kuttner

Première page d’Egomachine

« Nicolas Martin leva les yeux vers le robot installé derrière son bureau. « Je ne vais pas vous demander ce que vous voulez », dit-il d’une voix basse et contenue. « Je le sais déjà. Allez simplement dire à Saint-Cyr que je suis d’accord. Dites-lui que je trouve l’idée merveilleuse : mettre un robot dans un film. On a déjà tout vu – sauf les Rockettes[5]. Mais il est évident qu’une gentille petite histoire de Noël située chez des pêcheurs portugais sur la côte de Floride se doit d’avoir un robot. C’est évident. Seulement, pourquoi pas six ? Tant qu’on y est, dites-lui que je lui suggère d’en mettre treize à la douzaine… Allez, filez.
— Votre mère s’appelait bien Helena Glinska ? » demanda le robot sans prêter la moindre attention aux propos de Martin. »

Extrait de : H. Kuttner. « Egomachine. »

Terre et Fondation par I. Asimov

Fiche de Terre et Fondation

Titre : Terre et Fondation (Tome 7 sur 7 – Fondation)
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1986
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Gallimard

Première page de Terre et Fondation

«  Pourquoi ai-je fait ça ? » demanda Golan Trevize.
Ce n’était pas une question nouvelle. Depuis son arrivée à Gaïa, il se l’était posée bien souvent. Il s’éveillait d’un sommeil tranquille dans l’agréable fraîcheur nocturne pour découvrir que la question lui résonnait sans bruit dans la tête, tel un imperceptible roulement de tambour : pourquoi ai-je fait ça ? Mais pourquoi ai-je fait ça ?
A présent néanmoins, et pour la première fois, il pouvait se résoudre à la poser à Dom, l’Ancien de Gaïa.
Dom était parfaitement conscient de la tension de Trevize car il pouvait déceler la trame de l’esprit du conseiller. Il n’y réagit pas toutefois. Gaïa ne devait sous aucun prétexte toucher l’esprit de Trevize et la meilleure manière de résister à la tentation était de s’efforcer, non sans mal, d’ignorer ce qu’il ressentait. »

Extrait de : I. Asimov. « Fondation – Terre et Fondation. »

Fondation foudroyée par I. Asimov

Fiche de Fondation foudroyée

Titre : Fondation foudroyée (Tome 6 sur 7 – Fondation)
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1982
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Gallimard

Première page de Fondation foudroyée

«  Je n’en crois rien, bien sûr », dit Golan Trevize sur les marches devant le palais Seldon, tout en contemplant la cité qui étincelait au soleil.
Terminus était une planète tempérée avec une forte proportion de masses océaniques. L’instauration du contrôle climatique n’avait fait que la rendre plus confortable encore – et considérablement moins attrayante, estimait souvent Trevize.
« Je n’en crois pas un mot », répéta-t-il avec un sourire. Et ses dents blanches et régulières étincelèrent dans son visage juvénile.
Son compagnon, et collègue au conseil, Munn Li Compor – il avait adopté un second prénom au mépris de toutes les traditions de Terminus – hocha la tête, mal à l’aise. « Qu’est-ce que tu ne crois pas ? Que nous avons sauvé la cité ? »

Extrait de : I. Asimov. « Fondation – Fondation foudroyée. »

L’aube de Fondation par I. Asimov

Fiche de L’aube de Fondation

Titre : L’aube de Fondation (Tome 2 sur 7 – Fondation)
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1993
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Pocket

Première page de L’aube de Fondation

«  Je vous le répète, Hari, votre ami Demerzel a de gros ennuis. »
Yugo Amaryl souligna imperceptiblement le mot « ami », avec une expression de dégoût non dissimulée.
Hari Seldon détecta cette pointe d’amertume et l’ignora. Il quitta des yeux son triordinateur et répondit :
« Et moi, je te répète, Yugo, que c’est absurde. » Puis, avec une trace d’ennui, il ajouta : « Pourquoi me fais-tu perdre mon temps en insistant de la sorte ?
— Parce que j’estime que c’est important. »
Amaryl s’assit. Ce geste de défi signifiait qu’il n’était pas prêt à se laisser chasser. Il était là et entendait bien y rester.
Huit années plus tôt, il travaillait encore aux puits thermiques dans le secteur de Dahl – le poste le plus bas de l’échelle sociale.
Seldon l’en avait sorti pour faire de lui un mathématicien et un intellectuel – mieux, même, un  »

Extrait de : I. Asimov. « Fondation – L’aube de Fondation. »

Prélude à Fondation par I. Asimov

Fiche de Prélude à Fondation

Titre : Prélude à Fondation (Tome 1 sur 7 – Fondation)
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1988
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Pocket

Première page de Prélude à Fondation

« MATHÉMATICIEN

Étouffant un léger bâillement, Cléon demanda : « Demerzel, auriez-vous, par hasard, entendu parler d’un certain Hari Seldon ? »
Cléon était empereur depuis dix ans à peine et, quand le protocole l’exigeait, il y avait des moments où, pourvu qu’il fût revêtu des atours et ornements idoines, il réussissait à paraître majestueux. Il y était arrivé, par exemple, pour son portrait holographique qui trônait dans une niche creusée dans le mur, juste derrière lui. On l’avait disposé de manière à dominer nettement d’autres niches contenant les hologrammes de plusieurs de ses ancêtres.
La reproduction n’était pas absolument honnête : les cheveux étaient châtain clair comme dans la réalité, mais un peu plus épais que ceux du modèle. En outre, le visage réel était légèrement asymétrique, le côté gauche de la lèvre supérieure remontant un peu plus que le droit, détail qui n’était pas particulièrement évident sur l’hologramme. Enfin, s’il s’était placé debout à côté de sa reproduction tridimensionnelle, on aurait remarqué  »

Extrait de : I. Asimov. « Fondation – Prélude a Fondation. »

Les Etats-Unis de Hollywood par A. Bester

Fiche de Les Etats-Unis de Hollywood

Titre : Les Etats-Unis de Hollywood
Auteur : A. Bester
Date de parution : 1964
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Denoël

Sommaire de Les Etats-Unis de Hollywood

  • Les Etats-Unis de Hollywood par A. Bester
  • Egomachine par H. Kuttner

Première page de Les Etats-Unis de Hollywood

«  Et nous conclurons ce premier semestre d’Histoire antique, annonça le Pr Paul Muni, par la reconstitution d’une journée ordinaire d’un habitant moyen des États-Unis d’Amérique (puisque tel était, il y a cinq cents ans le nom du Grand L.A.) au milieu du XXe siècle.
« Nous l’appellerons Jukes, l’un des patronymes les plus renommés de l’époque, immortalisé par les sagas contant la rivalité entre les Kallikak et les Jukes. On s’accorde en général aujourd’hui à estimer que le mystérieux indicatif JU, découvert dans les annuaires de Hollywood Est, ou ville de New York, comme on l’appelait à l’époque – par exemple : JU. 6-0600 ou JU. 2-1914 –, indiquerait en quelque sorte une relation généalogique avec la puissante dynastie des Jukes.
« Nous sommes en 1950. M. Jukes, archétype du “solitaire” (entendez : “célibataire”), vit dans un petit ranch à l’extérieur de New York. Il se lève à l’aube, chausse bottes à éperons, enfile pantalon de toile, chemise de cuir brut, gilet de flanelle grise et  »

Extrait de : A. Bester. « Les États-Unis de Hollywood. »