Étiquette : Chatinika
Le maître d’Iquand par Alain Le Bussy
Fiche de Le maître d’Iquand
Titre : Le maître d’Iquand (Tome 4 sur 4 – Chatinika)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1999
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le maître d’Iquand
« Nial’Ha aspira profondément à plusieurs reprises comme s’il était à bout de souffle.
— Aaah ! Que cela fait du bien !
Il se retourna vers ses compagnons qui suivaient à peu de distance. Il y avait d’abord Chatinika, montée sur une jument blanche. Elle venait de finir d’aiguiser les carreaux de son carquois et buvait quelques gorgées d’eau, s’en aspergeant aussi le front et le cou. Ensuite venait Wandia, qui somnolait en selle, revivant peut-être la nuit précédente en compagnie d’Oudeh. Celui-ci cheminait juste derrière elle, monté sur un étalon géant, une bête dont il était presque tombé amoureux sur le marché de Tambul, tant elle semblait à sa (dé)mesure.
Derrière lui venaient les chevaux de bât au nombre de six, chargés de vivres et d’armes, mais aussi de quelques marchandises qu’ils échangeraient en chemin contre d’autres vivres, ou contre des renseignements, car rien ne s’obtient gratuitement, sinon l’amitié. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Le maître d’Iquand – Chatinika. »
La route du sud par Alain Le Bussy
Fiche de La route du sud
Titre : La route du sud (Tome 3 sur 4 – Chatinika)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1998
Editeur : Fleuve noir
Première page de La route du sud
« Cela avait été une franche bataille comme Nial’Ha les aimait : en plein soleil, sans traîtrise – sinon l’embuscade elle-même, mais il fallait reconnaître que leurs adversaires n’auraient pu faire autrement – et avec des compagnons courageux ou des adversaires qui savaient manier leurs armes et prendre des risques calculés.
Ils avaient mal calculé cette fois, et une douzaine de corps jonchaient le sol autour des chariots. Deux d’entre eux hélas appartenaient à la caravane. Les autres étaient ceux des pillards qui avaient tenté leur chance dans cet étroit défilé.
Maître Del-Hiss s’était battu en personne. Petit, fluet, plus habitué à marchander ou à caresser une étoffe du bout des doigts pour en évaluer la valeur, il avait ramassé une pique abandonnée par l’un de ses hommes et avait tenu à distance deux pillards qui tentaient de prendre les défenseurs à revers le temps nécessaire pour qu’arrive le renfort.
Les chariots étaient intacts, les chevaux de trait indemnes, et on allait pouvoir se remettre en route sans tarder. Mais pas sans prendre soin des morts, songea-t-il : cela portait malheur de laisser des cadavres pourrir au soleil, offerts aux dents puantes des charognards. »
Extrait de : A. Le Bussy. « La route du sud. »
Le dieu avide par Alain Le Bussy
Fiche de Le dieu avide
Titre : Le dieu avide (Tome 2 sur 4 – Chatinika)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1996
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le dieu avide
« Le ciel était d’un bleu étincelant, avec, de-ci, de-là, quelques gros nuages blancs qui ne préludent pas au mauvais temps mais sont un simple ornement, assurant parfois le passage d’une zone d’ombre sur les voyageurs. Ceux-ci, au nombre de quatre, traversaient une campagne riante et sauvage. Riante, parce que les arbres et une profusion de buissons en tous genres y poussaient dru entre des zones herbeuses entrecoupées de petits ruisseaux à l’eau vive et claire. Sauvage, parce c’était les dieux de la nature qui, seuls, décidaient des essences reines des lieux : il n’y avait pas la moindre trace de champs cultivés, de sillons tracés au cordeau, ou de ces pistes empierrées qui viennent briser l’élan des courbes de terrain. Ou alors, parfois, des traces si anciennes que le temps les avait harmonieusement mariées aux lignes sinueuses propres à ce qui est libre.
Tout ceci ne signifiait pas qu’il n’y avait pas de traces humaines : la contrée n’avait rien d’un désert, et les voyageurs avaient aperçu deux heures plus tôt quelques fumées signalant la présence d’un village. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Le dieu avide – Chatinika. »
Chatinika par Alain Le Bussy

Fiche de Chatinika
Titre : Chatinika (Tome 1 sur 4 – Chatinika)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1995
Editeur : Fleuve noir
Première page de Chatinika
« Dehors, le vent soufflait avec rage. Il était glacé, plein de la froidure des plaines orientales, et son hululement vous forçait à parler très haut, sans pouvoir être compris au-delà de trois pas. Le froid de l’hiver perçait les épais murs du château, s’insinuant par les fenêtres pourtant obturées de lourdes tapisseries. Les moins frileux se couvraient de grosses pelisses et se serraient autour des feux où les serviteurs jetaient les bûches par brassées entières ; les frileux ne quittaient que pour quelques instants leur lit où ils disparaissaient sous un amas de couvertures.
Même Nial’Ha, qui venait pourtant des Montagnes Orientales et savait ce qu’était un véritable hiver, ne pouvait négliger ce froid.
Cependant, il s’efforçait de ne pas le manifester trop ouvertement, pour pouvoir continuer à toiser de son regard vaguement méprisant d’homme vrai les courtisans qui se massaient dans la grande salle, l’une des rares pièces du château avec les appartements royaux et les cuisines à connaître l’avantage d’un âtre régulièrement alimenté. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Chatinika – Chatinika. »