Étiquette : Collon
Un auteur éminent par P. K. Dick
Fiche d’Un auteur éminent
Titre : Un auteur éminent (Tome 4 sur 8 – Les inédits)
Auteur : P. K. Dick
Date de parution : 1989
Traduction : H. Collon
Editeur : Denoël
Sommaire d’Un auteur éminent
- Un cadeau pour Pat
- James P. Crow
- Un auteur éminent
- Mission d’exploration
- Service avant achat
- Petit déjeuner au crépuscule
- Des pommes ridées
- Reconstitution historique
Première page d’Un cadeau pour Pat
« Alors, qu’est-ce que c’est ? demanda avidement Patricia Blake.
— De quoi parles-tu ?
— De ce que tu m’as rapporté ! Je suis sûre que tu m’as rapporté quelque chose. » Sa poitrine palpitait d’excitation sous les mailles de son corsage. « Tu m’as ramené un cadeau. Je le sens !
— Chérie, je suis allé sur Ganymède pour le compte de la Terrienne des Métaux, pas pour te trouver des bibelots. Maintenant, laisse-moi déballer mes affaires. Bradshaw attend mon rapport tôt demain matin au bureau. Il dit que j’ai intérêt à signaler de bons gisements. »
Pat saisit la petite boîte que le robot porteur avait déposée avec le monceau de bagages devant la porte. « Des bijoux ? Non, le paquet est trop gros. » Elle entreprit d’arracher la ficelle de ses ongles acérés.
Eric fronça les sourcils, manifestement mal à l’aise. « Ne sois pas déçue, chérie. C’est un truc assez bizarre. Pas du tout ce que tu attends. »
Extrait de : P.K. Dick. « Un auteur éminent. »
Derrière la porte par P. K. Dick
Fiche de Derrière la porte
Titre : Derrière la porte (Tome 3 sur 8 – Les inédits)
Auteur : P. K. Dick
Date de parution : 1988
Traduction : H. Collon
Editeur : Denoël
Sommaire de Derrière la porte
- Tant qu’il y a de la vie …
- L’inconnu du réverbère
- Projet : Terre
- A vue d’oeil
- Tony et les scarabées
- Le vaisseau arraisonné
- Derrière la porte
- La crypte de cristal
Première page de Tant qu’il y a de la vie …
« Pour l’amour du ciel, Joan ! »
Joan Clarke perçut le ton exaspéré de la voix de son mari, qui lui parvenait pourtant par le haut-parleur mural. Elle jaillit de son siège installé devant le vidécran et se précipita dans la chambre.
Bob fouillait dans le placard en fulminant, décrochant vestes et costumes pour les jeter pêle-mêle sur le lit, le visage cramoisi de colère.
« Que cherches-tu ?
— Mon uniforme. Où est-il ? C’est bien là qu’on le range, non ?
— Mais oui. Laisse-moi regarder. »
Bob s’écarta de mauvaise grâce ; Joan alla actionner le tri automatique. Les costumes se mirent à défiler rapidement sous son regard scrutateur.
Il était environ neuf heures du matin. Le ciel était d’un bleu éclatant, sans le moindre nuage.
C’était une douce journée printanière de la fin avril. Dehors, le sol était détrempé et noirci par les pluies de la veille. De la terre fumante pointaient déjà quelques pousses vertes ; les trottoirs luisaient d’humidité et les rayons du soleil accrochaient des perles scintillantes aux brins d’herbe des pelouses. »
Extrait de : P. K. Dick. « Les inédits – Derrière la porte. »
Le grand O par P. K. Dick
Fiche de Le grand O
Titre : Le grand O (Tome 2 sur 8 – Les inédits)
Auteur : P. K. Dick
Date de parution : 1988
Traduction : H. Collon
Editeur : Denoël
Sommaire de Le grand O
- Des nuées de Martiens
- La clause du salaire
- La machine à conserver
- Les braconniers du cosmos
- Dans le jardin
- Le grand O
- Le problème des bulles
Première page de Des nuées de martiens
« Ted Barnes entra et, tout frémissant, le visage défait, jeta son manteau et son journal sur le fauteuil. « Encore une ! marmotta-t-il. Toute une nuée ! Il y avait même une de ces sacrées bestioles sur le toit des Johnson. Quand je suis arrivé ils étaient en train de la faire tomber avec une perche. »
Lena vint ramasser son vêtement, qu’elle alla accrocher dans la penderie. « Heureusement que tu es rentré tout droit à la maison.
— Quand j’en vois une, j’ai les mains qui tremblent. » Ted se laissa tomber sur le canapé et chercha son paquet de cigarettes dans sa poche. « Parole, ça me met dans un état ! » Il alluma sa cigarette et souffla tout autour de lui un nuage de fumée grise. Ses mains cessaient peu à peu de trembler. Il essuya la sueur qui ourlait sa lèvre supérieure et desserra sa cravate. « Qu’est-ce qu’il y a pour dîner ?
— Du jambon. » Lena se pencha pour l’embrasser.
« Comment ça se fait ? On fête quelque chose ? »
Extrait de : P. K. Dick. « Les inédits – Le Grand O. »
Le crâne par P. K. Dick
Fiche de Le crâne
Titre : Le crâne (Tome 1 sur 8 – Les inédits)
Auteur : P. K. Dick
Date de parution : 1986
Traduction : H. Collon
Editeur : Denoël
Sommaire de Le crâne
- L’heure du Wub
- Le canon
- Le crâne
- Monsieur le vaisseau
- Le joueur de flûte
- Le monde qu’elle voulait
- Colonie
Première page de L’heure du Wub
« Ils avaient presque terminé le chargement. Les bras croisés, le visage empreint de désespoir, l’Optus attendait dehors. Le commandant Franco descendit la passerelle, sans hâte, un large sourire aux lèvres.
« Qu’est-ce qui ne va pas ? dit-il. Je vous signale qu’on vous paie pour tout ça. »
L’Optus garda le silence. Il se détournait et rassemblait les pans de sa robe lorsque le commandant posa sa botte sur l’ourlet : « Une minute. Ne partez pas si vite. Je n’ai pas fini.
— Ah ? » L’Optus lui fit face avec dignité. « Je m’en retourne au village. » Son regard erra sur les animaux et les oiseaux qu’on embarquait dans le vaisseau spatial par la passerelle. « Il faut que j’organise de nouvelles battues. »
Franco alluma une cigarette. « Pourquoi pas ? Vous pouvez aller dans le veldt recommencer à pister le gibier. Mais quand nous serons à mi-chemin entre Mars et la Terre…»
L’Optus s’éloigna sans un mot. Franco rejoignit son second poste au pied de la passerelle. »
Extrait de : P. K. Dick. « Les inédits – Le crâne. »
Les éléphants d’Hannibal par R. Silverberg
Fiche de Les éléphants d’Hannibal
Titre : Les éléphants d’Hannibal
Auteur : R. SIlverberg
Date de parution : 1996
Traduction : H. Collon
Editeur : Denoël
Sommaire de Les éléphants d’Hannibal
- Les éléphants d’Hannibal
- Martel en tête
- Hardware
- Echanges touristiques
- Longue nuit de veille au temple
- Passagers
- La route de Spectre City
- Carnet d’Henry James – Récit de l’invasion martienne
Première page de Les éléphants d’Hannibal
« C’est naturellement le 5 mai 2003 que les extraterrestres ont atterri à New York. Ce jour fait partie des dates historiques que nul Américain ne saurait oublier, comme le 4 juillet 1776, le 12 octobre 1492 ou – dans un esprit plus voisin – le 7 décembre 1941. Au moment de l’invasion, je travaillais comme calibrateur de rayon pour M.G.M.-C.B.S., au département « tightware », j’étais marié à Elaine et j’habitais, dans la Trente-Sixième Rue Est, un des tout premiers appartements à géométrie variable : une pièce le jour, trois la nuit, le tout pour un loyer de trois mille sept cent cinquante dollars par mois, une véritable affaire. Notre associé par contrat dans ce partage espace/temps était un programmateur de spectacles appelé Bobby Christie qui travaillait de minuit à l’aube, ce qui convenait parfaitement à toutes les parties concernées. »
Extrait de : R. Silverberg. « Les éléphants d’Hannibal. »
Le nez de Cléopâtre par R. Silverberg
Fiche de Le nez de Cléopâtre
Titre : Le nez de Cléopâtre
Auteur : R. SIlverberg
Date de parution : 1994
Traduction : H. Collon
Editeur : Denoël
Sommaire de Le nez de Cléopâtre
- Légendes de la forêt Veniane
- Le traité de Düsseldorf
- Tombouctou à l’heure du Lion
- Le sommeil et l’oubli
- Entre un soldat puis un autre
- Basileus
Première page de Légendes de la forêt Veniane
« C’était il y a fort longtemps, dans les premières décennies de la Deuxième République, au temps de mon enfance en Pannonie Supérieure. La vie était très simple en ces temps-là, du moins pour les gens comme nous. Nous habitions un village en forêt sur la rive droite du Danube, mes parents, ma grand-mère, ma sœur Friya et moi. Mon père, Tyr, dont je porte le nom, était forgeron ; ma mère, Julia, faisait l’école dans notre propre maison, et ma grand-mère était prêtresse au petit temple voisin de Junon Teutonica.
La vie était paisible. L’automobile n’avait pas encore été inventée – ceci se passe aux environs de l’an 2650, alors qu’on se servait encore de charrettes à cheval –, et nous ne quittions pratiquement jamais le village. Une fois l’an, pour le Jour d’Auguste – qu’on célébrait encore à l’époque –, nous revêtions nos plus beaux habits, mon père sortait de la grange le grand chariot à ferrures qu’il avait fabriqué de ses propres mains, et nous partions pour le municipium de Venia, à deux journées de route, pour entendre l’orchestre impérial jouer des valses sur la place Vespasien. »
Extrait de : R. Silverberg. « Le nez de Cléopatre. »
La porte des mondes – l’intégrale par R. Silverberg, J. Brunner et C. Q. Yarbro
Fiche de La porte des mondes – l’intégrale
Titre : La porte des mondes – l’intégrale
Auteur : R. Silverberg, J. Brunner et C. Q. Yarbro
Date de parution : 2015
Traduction : H. Collon, L. Dupra
Editeur : Mnémos
Sommaire de La porte des mondes – l’intégrale
- La porte des mondes
- Tombouctou à l’heure du Lion
- Sous le signe de la rose
- L’exaltation des araignées
Première page de La porte des mondes – l’intégrale
« À TRAVERS L’OCÉAN
Bientôt, sûrement – d’ici l’année 1980, peut-être – on aura fini d’inventer les machines volantes et il faudra seulement deux jours pour traverser l’océan, à la façon des oiseaux. Mais en cet an de grâce 1963 dont je voudrais parler, un tel exploit était encore chimérique. Et c’est tout simplement en bateau que je me suis rendu au Nouveau Monde.
Ce fut, sur une mer agitée, une longue traversée, et j’en garde un fort mauvais souvenir. Mais avant de gémir et me plaindre je veux d’abord vous parler de moi. Je ne suis pas du tout certain que cet ouvrage trouve jamais un lecteur. À part moi, bien sûr. Je l’écris donc pour moi, et j’espère par là y voir plus clair dans ce qui m’est arrivé durant mon séjour aux Hespérides. Mais qui sait ? Supposons que j’écrive ici un livre qui devienne célèbre dans le monde entier, qu’on traduise en toutes les langues, même en turc et en arabe. Si cela devait arriver, il est préférable qu’on sache tout de suite qui je suis. »
Extrait de : R. Silverberg, J. Brunner et C. Q. Yarbro. « La Porte des mondes – intégrale. »
Mon nom est Titan par R. Silverberg
Fiche de Mon nom est Titan
Titre : Mon nom est Titan 1987-1996 (Tome 4 sur 4 – Nouvelles au fil du temps)
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 2006
Traduction : J. et J.-M. Chambon, F. Lasaygues, L. Le Maire, J. Martinache, H. Collon, L. Evrard, J.-P. Pugi, T. Bauduret, P.-P. Durastanti
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Mon nom est Titan
- La maison en os
- Le regard du mort
- Chip runner
- Vers la terre promise
- La solution d’Asenion
- Le sommeil et l’oubli
- Entre un soldat, puis un autre
- Voués aux ténèbres
- Tombouctou à l’heure du lion
- Rien ne sert de courir
- La zone des clones
- Chasseurs en forêt
- Longue nuit de veille au temple
- Va et vient
- Jouvence
- La route de Spectre City
- Ce rouge éclat est le matin
- Jusqu’à ce que la mort nous sépare
- Carnets d’Henry James, récit de l’invasion martienne
- La venue de l’empire
- Le deuxième bouclier
- Diane aux cent seins
- Mon nom est Titant
Première page de La maison en os
« Après le repas du soir Paul se met à frapper sur son tambour et à psalmodier entre ses dents, bientôt accompagné par Marty qui a aussitôt pris le rythme. Et tous deux se lancent dans l’épisode de l’épopée tribale auquel nous allons avoir droit ce soir, comme c’est le cas tous les soirs, tôt ou tard.
Tout cela a l’air très dramatique mais je n’y comprends strictement rien. Ils chantent leur épopée dans cette langue religieuse que je n’ai jamais été autorisé à apprendre. Elle présente avec la langue de tous les jours le même rapport que celui qui existe, je suppose, entre le latin et le français ou l’espagnol. Mais c’est un langage privé, sacré, à usage interne. Pas pour les gens comme moi.
« Allez, raconte, mec ! braille B.J.
— Envoie la sauce ! » crie Danny.
Paul et Marty commencent à s’échauffer. Puis un souffle d’air glacé siffle à travers la maison tandis que le rabat en peau de renne qui masque l’entrée se soulève, livrant passage à Zeus. »
Extrait de : R. Silverberg. « Nouvelles au fil du temps – Mon nom est Titan. »
Le chemin de la nuit par R. Silverberg
Fiche de Le chemin de la nuit
Titre : Le chemin de la nuit 1953-1970 (Tome 1 sur 4 – Nouvelles au fil du temps)
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 1996
Traduction : H. Collon, C. Fisher, P.-P. Durastanti, J. Chambon
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Le chemin de la nuit
- Le chemin de la nuit
- Opération Méduse
- La colonie silencieuse
- Absolument inflexible
- Le circuit Macauley
- Les chants de l’été
- Alaree
- L’affaire des antiquités
- Les collecteurs
- Un homme de talent
- Voyage sans retour
- Lever de soleil
- Le monde aux mille couleurs
- Tant de chaleur humaine
- Auréolé de gloire
- Pourquoi ?
- Les déviateurs
- L’homme qui n’oubliait jamais
- Il était une vieille femme
- Le chancelier de fer
- Ozymandias
- Voir l’homme invisible
- Les colporteurs de souffrance
- Voisins
- Le sixième palais
- Comme des mouches
- Carrefour des mondes
- L’étoile noire
- Passagère
- L’épouse 91
- Je vous 10011100
- Les arbres qui avaient des dents
- Les amours d’Ismaël
- Un personnage en quête de corps
- La danse au soleil
- Le jour où le passé a disparu
- Une fois les mythes rentrés chez eux
- En bonne compagnie
- Nous savons qui nous sommes
- Martel en tête
- Trip dans le réel
Première page de Le chemin de la nuit
« Le chien gronda et continua à courir. Le spectacle des deux hommes étiques lancés à sa poursuite, le regard fou, inspirait à Katterson une horreur qui finit par le clouer sur place. Soudain, après avoir bondi par-dessus un tas de gravats, le chien disparut. Ses poursuivants s’arrêtèrent, épuisés, et s’appuyèrent sur leurs bâtons pour reprendre leur souffle.
« Et on n’a pas encore tout vu, dit un petit homme crasseux qui venait de surgir près de Katterson. Il paraîtrait que l’annonce officielle est pour aujourd’hui, mais ça fait si longtemps que le bruit court…
— C’est ce qu’on dit, articula lentement Katterson, encore saisi par la scène à laquelle il venait d’assister. On crève tous de faim. »
Extrait de : R. Silverberg. « Nouvelles au fil du temps – Le chemin de la nuit. »