Étiquette : Dans la toile du temps
Dans le berceau du temps par Adrian Tchaikovsky

Fiche de Dans le berceau du temps
Titre : Dans le berceau du temps (Tome 3 sur 3 – Dans la toile du temps)
Auteur : Adrian Tchaikovsky
Traduction : H.L Planchat
Date de parution : 2022
Editeur : Denoël
Première page de Dans le berceau du temps
« Ce ne fut pas un murmure, mais une explosion.
Le vaisseau avait administré à Heorest Holt tous les médicaments qui lui permettraient de revenir paisiblement à la vie, mais il n’était pas préparé à entendre ce qui ressemblait à la fin du monde. Il ne s’était écoulé qu’un moment subjectif depuis qu’ils s’étaient tous rassemblés dans la salle de commandement pour discuter de leur cible et célébrer leur succès. Esi Arbandir, leur archiviste bavarde, avait même concocté une boisson alcoolisée grâce aux vieilles imprimantes de l’Enkidu.
Leur succès : avoir voyagé plus loin qu’aucun autre humain, être parvenus à un âge que personne n’avait jamais atteint auparavant. Ils constituaient un fragment de la Terre qui continuerait à survivre, contre toute attente. Le vaisseau était encore entier ; bien que l’ingénieur Olf ait énuméré péniblement les dysfonctionnements et les systèmes en panne, le simple fait qu’il soit encore en vie pour en parler et que les autres puissent l’écouter trompait toutes les probabilités ; ils avaient déjoué bien des certitudes, y compris la mort elle-même. Ils avaient survécu. »
Extrait de : A. Tchaikovsky. « Dans la toile du temps – Dans le berceau du temps. »
Dans les profondeurs du temps par Adrian Tchaikovsky
Fiche de Dans les profondeurs du temps
Titre : Dans les profondeurs du temps (Tome 2 sur 3 – Dans la toile du temps)
Auteur : Adrian Tchaikovsky
Traduction : H.L Planchat
Date de parution : 2019
Editeur : Denoël
Première page de Dans les profondeurs du temps
« D’innombrables histoires commencent par un réveil. Disra Senkovi avait dormi pendant des décennies. Tandis qu’il hibernait, la durée d’une existence s’était écoulée sur sa planète ; pour son corps inconscient, cela n’avait semblé qu’un instant – comme sa vitesse approchait celle de la lumière, le temps avait été comprimé par la relativité. Toutefois, pour lui, il n’y avait même pas de temps ; seulement l’oubli glacé d’une chambre de stase. On savait les construire, à l’époque.
Senkovi avait choisi son mode de réveil. Certains de ses collègues – qu’il considérait comme les moins imaginatifs – recevaient des informations essentielles, des nouvelles de chez eux, des rapports du vaisseau. En sortant d’hibernation, avec l’esprit plein de données, ils étaient prêts à bondir vers leur poste, à accomplir leur tâche sans attendre. C’était ridicule, puisque leur mission allait les occuper pendant des dizaines d’années. Senkovi n’éprouvait pas une grande estime pour la plupart de ses collègues.
Paradoxalement, il reprit connaissance avec le souvenir d’un rêve. »
Extrait de : A. Tchaikovsky. « Dans les profondeurs du temps – Dans la toile du temps. »
Dans la toile du temps par Adrian Tchaikovsky
Fiche de Dans la toile du temps
Titre : Dans la toile du temps (Tome 1 sur 3 – Dans la toile du temps)
Auteur : Adrian Tchaikovsky
Traduction : H.L Planchat
Date de parution : 2015
Editeur : Denoël
Première page de Dans la toile du temps
« Il n’y avait pas de fenêtres dans les installations du Brin 2 — grâce à la rotation, « dehors » était toujours « en bas » et l’on n’y pensait plus. Les écrans muraux affichaient une agréable illusion qui gommait les effets du mouvement giratoire, une vue composite et immobile de la planète : sa surface marbrée de vert, qui évoquait le bleu du monde d’origine situé à vingt années-lumière. La Terre avait également été verte autrefois, mais ses couleurs étaient maintenant ternies.Peut-êtren’avait-elle jamais été aussi verte que ce monde superbement ouvragé, dont les océans eux-mêmes offraient des reflets d’émeraude grâce au phytoplancton qui équilibrait la quantité d’oxygène contenue dans son atmosphère. Il avait été si difficile, si délicat, de construire ce monument vivant qui resterait stable pendant les prochaines ères géologiques.
Il n’avait pas de nom officiel, sinon sa désignation astronomique, bien que certains membres d’équipage parmi les moins inventifs insistent pour le baptiser « Simiana ». En le regardant, la docteure Avrana Kern ne parvenait à imaginer qu’un seul nom : le Monde de Kern. Son projet, son rêve, sa planète. La première, qui serait suivie de beaucoup d’autres. »
Extrait de : A. Tchaikovsky. « Dans la toile du temps. »