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Une affaire très étrange par L. R. Hubbard

Fiche d’Une affaire très étrange

Titre : Une affaire très étrange (Tome 4 sur 10 – Mission Terre)
Auteur : L. R. Hubbard
Date de parution : 1986
Traduction : M. Demuth
Editeur : Presses Pocket

Première page d’Une affaire très étrange

« Mise en garde du Censeur voltarien

Pour la santé, la sécurité et l’équilibre mental du lecteur, on ne répétera jamais assez que la prétendue planète « Terre », telle qu’elle est décrite dans cette histoire, N’EXISTE PAS.
Mieux encore, il faut clamer bien haut qu’il est IMPOSSIBLE qu’une telle planète existe.
D’abord, les cartes astrographiques voltariennes sont les plus complètes de la galaxie. Elles couvrent des millions d’années-lumière et on ne trouve AUCUNE TRACE de la moindre « Terre », pas plus que de son appellation fantaisiste Blito-P3. Si une telle entité existait vraiment dans un rayon de vingt-deux années-lumière, nous aurions été les premiers à le savoir. Mais les cartes astrographiques ne montrent RIEN dans les parages des coordonnées de la « Terre », sinon de la poussière sidérale.
Ainsi donc, on ne saurait retenir la description mensongère d’une base voltarienne sur cette « Terre », puisqu’une telle planète n’a jamais existé.  »

Extrait de : L. R. Hubbard. « Mission Terre – Une affaire très étrange. »

L’ennemi intérieur par L. R. Hubbard

Fiche de L’ennemi intérieur

Titre : L’ennemi intérieur (Tome 3 sur 10 – Mission Terre)
Auteur : L. R. Hubbard
Date de parution : 1986
Traduction : M. Demuth, P. Berts
Editeur : Presses de la cité

Première page de L’ennemi intérieur

« Mise en garde du Censeur voltarien

La Couronne se refuse à accepter la moindre responsabilité dans les effets que ce récit hautement fictif pourrait produire sur quiconque aurait la naïveté de croire que la planète « Terre » existe ou que les actes ridicules qui sont rapportés puissent avoir le moindre rapport avec la réalité.
La prétentieuse tentative consistant à glisser le nom de quelques personnages réels, comme Jettero Heller, dans ce tissu de faits imaginaires afin de lui donner une apparence de crédibilité est la pire forme de licence dramatique qui soit. On dit aussi qu’il s’agirait de la « confession » d’un assassin notoire qui aurait voué toute son existence au mensonge, au vol, au chantage et à tous les méfaits criminels possibles. Ce qui en soi devrait constituer un avertissement suffisant.
Par conséquent, celui qui se hasarde dans la lecture de ce récit collusoire le fait à ses risques et périls. La prétendue planète « Terre » N’EXISTE  »

Extrait de : L. R. Hubbard. « Mission Terre – L’ennemi intérieur. »

La forteresse du mal par L. R. Hubbard

Fiche de La forteresse du mal

Titre : La forteresse du mal (Tome 2 sur 10 – Mission Terre)
Auteur : L. R. Hubbard
Date de parution : 1986
Traduction : M. Demuth, P. Berts
Editeur : Pocket

Première page de La forteresse du mal

« Mise en garde du Censeur voltarien

Étant donné que ce livre traite d’une planète inexistante, il est, par la présente, classé comme « œuvre de délassement ». Aucune partie de cet ouvrage ne saurait être admise dans le cadre d’une étude de l’histoire voltarienne.
Vous voilà donc prévenu, cher lecteur : la « Terre » est totalement fictive, inventée, fallacieuse, et tout contact avec une semblable planète (au cas – extraordinaire – où elle existerait) mettrait votre santé en péril.
 
Lord Invay, Historien Royal,
Président du Conseil des Censeurs
Palais Royal, Confédération de Voltar
Par ordre de Sa Majesté Impériale Wully le Sage
 »

Extrait de : L. R. Hubbard. « Mission Terre – La forteresse du mal. »

Le plan des envahisseurs par L. R. Hubbard

Fiche de Le plan des envahisseurs

Titre : Le plan des envahisseurs (Tome 1 sur 10 – Mission Terre)
Auteur : L. R. Hubbard
Date de parution : 1985
Traduction : M. Demuth, P. Berts
Editeur : Presses de la cité

Première page de Le plan des envahisseurs

« Avant-Propos du Censeur voltarien

par Lord Invay, Historien Royal,
Président du Conseil des Censeurs
 
Palais Royal, Confédération de Voltar
 
En ces jours où une littérature médiocre et inquiétante enseigne à nos jeunes la violence et le délire, c’est avec plaisir que j’accepte cette invitation à rédiger un avant-propos à cette œuvre extravagante et excessivement imaginative.
Lorsque nous entendons des hommes et des femmes, par ailleurs raisonnables, donner quelque crédit à des balivernes du genre : « Les Terriens arrivent » ou : « Il y a des O. V. N. I. au-dessus de toutes les paisibles cités de Voltar – on en repère jour et nuit », nous ne pouvons nous empêcher de soupirer en songeant à la crédulité de notre jeunesse si facilement influençable. »

Extrait de : L. R. Hubbard. « Mission Terre – Le plan des envahisseurs. »

Le secret des Psychlos par L. R. Hubbard

Fiche de Les derniers hommes

Titre : Le secret des Psychlos (Tome 2 sur 2 – Terre, champ de bataille)
Auteur : L. R. Hubbard
Date de parution : 1982
Traduction : M. Demuth
Editeur : France Loisirs

Première page de Le secret des Psychlos

« Dans son trou noir, Terl ruminait sombrement.

Il n’était pas avec les autres Psychlos : ils lui auraient lentement arraché jusqu’au dernier poil de son pelage. Il se trouvait dans un réduit où les employés à l’entretien des dortoirs rangeaient jadis leur matériel. Il avait été équipé d’un système de recyclage de gaz respiratoire, d’un lit très étroit et suffisamment long. On avait aménagé une ouverture pour servir de passe-plat, et il était possible de voir à l’extérieur à travers ses panneaux rotatifs. Un intercom avait été fixé au bas de la porte.

La construction, il l’avait appris à ses dépens, était solide : il avait essayé tous les moyens d’évasion. Il n’était pas enchaîné mais, à toute heure du jour et de la nuit, il se trouvait sous la surveillance d’une sentinelle armée d’une carabine d’assaut qui montait la garde dans le couloir.

Tout cela, se disait Terl, était de la faute des deux femelles et de Chirk. Sa perception des événements était plutôt éloignée de la vérité mais rien  »

Extrait de : L. R. Hubbard. « Terre champ de bataille – Le secret des Psychlos. »

Les derniers hommes par L. R. Hubbard

Fiche de Les derniers hommes

Titre : Les derniers hommes (Tome 1 sur 2 – Terre, champ de bataille)
Auteur : L. R. Hubbard
Date de parution : 1982
Traduction : M. Demuth
Editeur : France Loisirs

Première page de Les derniers hommes

« – L’homme, dit Terl, est une espèce en voie de disparition.

Les pattes velues des frères Chamco demeurèrent en suspens au-dessus des larges touches du jeu de tir-laser. Telles deux falaises, les os-paupières de Char s’abaissèrent sur les orbes jaunes de ses yeux comme il levait un regard perplexe. La cantinière elle-même, qui trottinait en remplissant les gamelles, s’interrompit et se figea lourdement sur place.

Terl n’aurait pas produit un effet plus spectaculaire s’il avait lancé une fille-viande nue au milieu de la pièce.

Au-dessus d’eux, le dôme transparent de la salle de récréation de la Compagnie Minière Intergalactique était noir, ses entretoises ourlées d’argent par la clarté pâle de l’unique lune de la Terre qui apparaissait à demi pleine en cette nuit de fin d’été. »

Extrait de : L. R. Hubbard. « Terre champ de bataille – Les derniers hommes. »

Futurs bien frappés par I. Asimov

Fiche de Futurs bien frappés

Titre : Futurs bien frappés (Tome 10 sur 11 – Asimov présente)
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1995
Traduction : M. Demuth, J. Guiod, G. Dupreux, T. Marignac, S. Lhopiteau
Editeur : Pocket

Sommaire de Futurs bien frappés :

  • Une enfance martienne par K. S. Robinson
  • Attention, un trou peut en cacher un autre ! par T. Bisson
  • Rédemption au royaume des Quanta par F. Pohl
  • La complainte de l’araignée par A. Steele
  • La nuée ardente par S. Utley

Première page d’Une enfance martienne

« Un jour, le ciel tomba. Des plaques de glace s’abattirent dans le lac et vinrent cogner sur la plage. Les enfants se dispersèrent comme des moineaux effrayés. Nirgal courut à travers les dunes jusqu’au village et surgit dans la serre en criant :
— Le ciel est en train de tomber !
Peter se précipita au-dehors et escalada les falaises trop vite pour que Nirgal puisse le suivre.
Au bord de la plage, de grands panneaux de glace venaient s’échouer sur le sable et des fragments de glace sèche crépitaient dans l’eau. Quand tous les enfants furent regroupés autour de lui, Peter se leva en redressant la tête vers les hauteurs du dôme.
— On retourne au village, déclara-t-il de son ton sérieux. (En chemin, il se mit à rire.) Le ciel est en train de tomber ! couina-t-il en ébouriffant les cheveux de Nirgal.
Nirgal rougit et Dao et Jackie se mirent à rire dans des bouffées d’haleine blanche.
Peter était l’un de ceux qui escaladaient le dôme pour le réparer. Lui, Kasei et Michel étaient comme  »

Extrait de : I. Asimov. « Asimov présente – Futurs bien frappés. »

Terre par D. Brin

Fiche de Terre

Titre : Terre
Auteur : D. Brin
Date de parution : 1990
Traduction : M. Demuth, T. Clegg
Editeur : Milady

Première page de Terre

«  NOYAU
Une déité furieuse fixait sur Alex son regard noir. Le soleil déclinant projetait des ombres sur les joues creuses et la langue dardée du Grand Tu, le dieu maori de la guerre.
Une idole dyspeptique, songea Alex en observant la sculpture de bois. Je ressentirais la même chose si j’étais collé là, comme décoration sur le mur du bureau d’un milliardaire.
Il lui vint à l’esprit que le nez de bois du Grand Tu ressemblait au gnomon d’un cadran solaire. Son ombre marquait le temps, rampant sur le mur, accompagnant le « tic-tac » d’une horloge grand-père du XXe siècle debout dans le coin. L’ombre s’étirait lentement, langoureusement, en direction de la géode d’améthyste étincelante, un autre parmi les nombreux trésors géologiques de George Hutton. Alex paria avec lui-même que l’ombre n’atteindrait pas son but avant que les collines de l’ouest découpent le soleil qui sombrait. »

Extrait de : D. Brin. « Terre. »

Message de l’univers par D. Brin

Fiche de Message de l’univers

Titre : Message de l’univers (Tome 2 sur 2 – Terre)
Auteur : D. Brin
Date de parution : 1990
Traduction : M. Demuth
Editeur : Presses Pocket

Première page de Message de l’univers

« TUEUR DE PLANÈTE

L’espace constituait le tissu de son existence.
Un écheveau de fil à supradensité – tricoté et brodé dans dix dimensions. Indéchirable. Un puits profond, enfoncé dans un point microscopique. Insondable. Plus noir que le noir des ténèbres, il n’émettait rien, et pourtant, autour de lui, l’espace torturé était plus torride que le cœur des étoiles.
C’était né à l’intérieur d’une machine, une machine qui avait longtemps voyagé avant d’atteindre ce modeste bassin, embouti dans la feuille-univers par une étoile mineure. Dès son arrivée, le dispositif s’était mis au travail pour façonner la trame serrée de l’assassin à partir du néant pur. Puis, dans les affres de la mort, l’usine avait lancé lentement sa progéniture sur une tranquille orbite, glissant entre les cortèges de planètes minuscules.
 »

Extrait de : D. Brin. « Terre – Message de l’univers. »

La chose au coeur du monde par D. Brin

Fiche de La chose au coeur du monde

Titre : La chose au coeur du monde (Tome 1 sur 2 – Terre)
Auteur : D. Brin
Date de parution : 1990
Traduction : M. Demuth
Editeur : Presses Pocket

Première partie de La chose au coeur du monde

« PLANÈTE

D’abord vint une supernova, qui éblouit l’univers dans un éclat bref et prodigue avant de refluer en nuages tortueux et multispectraux d’atomes nouvellement créés. Des remous tourbillonnants se mirent en spirale jusqu’à ce que l’un d’eux s’embrase – une étoile qui naissait.
Le soleil vierge était entouré de jupes tournoyantes de poussière et d’électricité. Des gaz, des roches et des fragments d’un peu de tout tombaient dans les plis, se concentrant en vagues grumeaux… des planètes.
Un tout petit monde de rien tournait à mi-distance. Il avait des caractéristiques modestes :
 
— masse : à peine suffisante pour attirer un ou deux astéroïdes de passage ;
— lunes : une seule, laissée par une collision sauvage, mais assez grosse pour provoquer des marées importantes ;
— rotation : suffisante pour susciter des vents qui brassent l’atmosphère fumante ;
— densité : un bouillon qui s’est concentré et séparé, produisant une surface de scories peu prometteuse ;
— température : la chaleur était l’unique voix de la planète, très faible, submergée dans le soleil ardent.
De toute façon, que peut donc dire une planète à l’univers, dans le cri ténu de l’infrarouge ?
 
«  Cela existe », répétait-elle sans fin. « Cela est une pierre condensée, irradiant à près de cent cinquante degrés, insignifiante à l’échelle des étoiles. »
« Ce grain, cette miette existe. »
Simple déclaration à un cosmos indifférent – la signature d’un monde de roche, souillé de flaques salées crachées par les vents enfumés.
Mais alors, quelque chose de nouveau bougea dans ces flaques. C’était insignifiant – une simple décoloration çà et là. Mais, à partir de ce moment, la voix changea. Subtilement, son timbre varia, encore faible et indistinct, semblant dire néanmoins :
« Je… suis…  »

Extrait de : D. Brin. « Terre – La chose au coeur du monde. »