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L’amulette tibétaine par A. Derleth

Fiche de L’amulette tibétaine

Titre : L’amulette tibétaine
Auteur : A. Derleth
Date de parution : 1985
Traduction : J. Papy, P. Goffin, M. Deutsch, D. Mols, R. Lathière, M. Roth, M.-B. Endrèbe
Editeur : NEO

Sommaire de L’amulette tibétaine

  • Le tertre du gibet
  • Vignes sauvages
  • Ils ressusciteront
  • Le retour de Sarah
  • La main de gloire
  • Le vent de la rivière
  • L’obsession de McGovern
  • Trois messieurs vêtus de noir
  • Tourbillons de neige
  • L’amulette tibétaine
  • Le petit garçon perdu
  • La chambre aux volets clos
  • Mademoiselle Esperson
  • La couverture à damier
  • Dîner de têtes

Première page de Le tertre du gibet

« Sir Hilary James vit l’apparition pour la première fois au crépuscule, à son retour d’une promenade à travers les marais.
« Je dois être fatigué », dit-il à mi-voix en se passant une main sur les yeux.
Comme l’apparition ne s’évanouissait pas, il la regarda attentivement pendant quelques secondes, puis décida que c’était une illusion d’optique, un de ces mirages qui leurrent tant de voyageurs épuisés par une marche trop longue. Bien qu’il ne fût pas fatigué le moins du monde, cette explication suffit à dissiper le vague malaise qu’il venait de ressentir. Une fois rentré chez lui, il n’accorda plus la moindre pensée à l’incident.
Au milieu de la nuit, il s’éveilla soudain, en proie à une terreur inexplicable. Étouffant de chaleur, il rejeta les couvertures, puis se leva et alla soulever le châssis de la fenêtre. Alors, il vit l’apparition pour la deuxième fois : une grande ombre noire se »

Extrait de : A. Derleth. « L’amulette tibétaine. »

La ruche terrestre par S. Perry

Fiche de La ruche terrestre

Titre : La ruche terrestre (Aliens)
Auteur : S. Perry
Date de parution : 1992
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu

Première page de La ruche terrestre

« En dépit de son épaisse combinaison, Billie sentait la morsure du froid. Certes, elles avaient sorti du tracteur derrière lequel elles s’abritaient un radiateur portable qu’elles avaient poussé au maximum – leur feu de camp, comme elles disaient –, mais c’était nettement insuffisant. De toute façon, qu’auraient-elles pu faire de plus ? Il n’y avait pas de bois sur cette planète. Et, même s’il y en avait eu, elles ne l’auraient certainement pas brûlé, car sur Ferro le bois valait plus cher que le platine.
Le vent glacé hurlait comme une bête malade en matraquant les flancs du tracteur ; des mugissements qui se muaient en sifflements quand il s’engouffrait dans les traces étroites et profondes laissées par les chenilles. »

Extrait de : S. Perry. « Aliens – La ruche terrestre. »

Podkayne fille de Mars par R. A. Heinlein

Fiche de Podkayne fille de Mars

Titre : Podkayne fille de Mars
Auteur : R. A. Heinlein
Date de parution : 1963
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu

Première page de Podkayne fille de Mars

« J’ai toujours eu envie d’aller sur la Terre. Pas pour y vivre, naturellement – juste pour voir. Tout le monde sait que Terra est un endroit merveilleux pour faire du tourisme mais pas pour y vivre. Elle ne convient pas vraiment à l’habitat humain.

Pour ma part, je ne suis nullement convaincue que la race humaine soit originaire de la Terre. Parce que, n’est-ce pas ? quel crédit peut-on accorder à une preuve constituée par quelques kilos de vieux ossements et aux opinions d’anthropologues dont les thèses sont généralement contradictoires lorsque ce que l’on est censé avaler n’a aucun rapport avec le bon sens le plus élémentaire ?

Il suffit de réfléchir ! Il est évident que l’accélération à la surface de Terra est trop forte pour l’organisme humain. Il est de notoriété publique que cela détermine des affections telles que les pieds plats, des hernies et des troubles cardiaques. »

Extrait de : R. A. Heinlein. « Podkayne fille de Mars. »

Le vagabond de l’espace par R. A. Heinlein

Fiche de Le vagabond de l’espace

Titre : Le vagabond de l’espace
Auteur : R. A. Heinlein
Date de parution : 1958
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Pocket

Première page de Le vagabond de l’espace

« EH oui ! j’ai fini par l’avoir, ce vidoscaphe ! Comment ? Vous allez voir…

— « Papa », avais-je dit un jour, « je voudrais aller sur la Lune. »

— « Bien sûr », me répondit mon père en se replongeant dans « Trois hommes dans un bateau » de Jerome K. Jerome qu’il devait connaître par cœur.

— « S’il te plaît, Papa… Je parle sérieusement…»

Cette fois il ferma le livre, se servant de son doigt comme d’un signet.

— « Je t’ai dit que j’étais d’accord. Vas-y ! »

— « Oui mais… comment ? »

— « Hein ? » Il parut légèrement étonné. « Ça, Clifford, c’est ton affaire ! »

C’était tout à fait Papa ! Le jour où je lui avais dit que j’avais envie d’une bicyclette, il m’avait répondu sans prendre la peine de lever la tête : « Va l’acheter tout de suite. » Alors moi, j’avais bondi sur la boîte à sous de la salle à manger, dans l’intention de prélever la somme nécessaire. »

Extrait de : R. A. Heinlein. « Le vagabond de l’espace. »

Le moindre des fléaux par C. M. Kornbluth

Fiche de Le moindre des fléaux

Titre : Le moindre des fléaux
Auteur : C. M. Kornbluth
Date de parution : 1984
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Denoël

Sommaire de Le moindre des fléaux

  • Heureux les humbles par F. Pohl
  • Le moindre des fléaux par C. M. Kornbluth

Première page de Le moindre des fléaux

« On était en mai. Il s’en fallait de cinq semaines que ce ne fût l’été, mais la chaleur était de jour en jour plus insupportable sous les toits de tôle ondulée des installations de Los Alamos où se poursuivaient les recherches dans le cadre du projet Manhattan. Depuis neuf mois qu’il se trouvait dans ce désert, le Dr Edward Royland avait fondu de huit kilos. Et il était pourtant déjà du genre maigrichon. Chaque après-midi, regardant la colonne de mercure du thermomètre grimper lentement vers son maximum, il se demandait s’il n’avait pas commis une erreur qu’il regretterait le reste de sa vie en acceptant de travailler dans ce laboratoire plutôt que de laisser le bureau de recrutement disposer librement de sa carcasse. De Saïpan à Bruxelles, ses camarades de l’université de »

Extrait de : C. M. Kornbluth. « Le moindre des fléaux. »

L’ère des gladiateurs par F. Pohl et C. M. Kornbluth

Fiche de L’ère des gladiateurs

Titre : L’ère des gladiateurs
Auteur : F. Pohl et C. M. Kornbluth
Date de parution : 1965
Traduction : M. Deutsch, P. Billon
Editeur : Opta / Galaxie

Sommaire de L’ère des gladiateurs

  • L’ère des gladiateurs
  • Une mort douce
  • Masse critique

Première page de L’ère des gladiateurs

« LE teint blafard, le visage taillé en museau de belette, l’accusé était le type même du psychopathe constitutif inférieur. « Faut que vous me tiriez de là », fit-il d’une voix geignante à l’adresse de maître Charles Mundin. « C’est la troisième fois et, ce coup-là, je suis bon pour le conditionnement ! » Mundin examina son premier client d’un air dégoûté : « Vous ne voulez vraiment pas plaider coupable ? » lui demanda-t-il à nouveau par acquit de conscience.

Il avait été commis d’office et considérait que le tribunal lui avait joué là un tour de cochon. Les empreintes digitales du client buté s’étalaient sur la pièce à conviction, une cassette de fer-blanc dérobée au guichet du Stade de Monmouth. Même technique que dans les deux affaires précédentes : un fil et un hameçon. Un soi-disant complice, qui avait détourné l’attention du caissier pendant les cinq minutes nécessaires à l’opération, était prêt à »

Extrait de : F. Pohl et C. M. Kornbluth. « L’ère des gladiateurs. »

Une chasse dangereuse par C. D. Simak

Fiche d’Une chasse dangereuse

Titre : Une chasse dangereuse
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1958
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu

Sommaire d’Une chasse dangereuse

  • Une chasse dangereuse
  • Pour sauver la guerre
  • Plus besoin d’hommes
  • La planète aux pièges
  • Jardinage
  • Opération putois
  • Projet Mastodonte

Première page d’Une chasse dangereuse

« Les traces suivaient systématiquement les sillons. Les tiges de vua étaient toutes sectionnées à trois ou quatre centimètres du sol. Le maraudeur avait agi avec méthode. Il n’avait pas fait sa razzia au hasard. Non, il s’était attaqué aux dix premières rangées du côté ouest du champ. Il avait opéré avec efficacité. Et quand il avait eu la panse pleine, il s’était enfoncé dans les fourrés. Il n’y avait pas longtemps. Les larges empreintes qu’il avait laissées dans la terre meuble, amoureusement travaillée, étaient encore fraîches.
Quelque part, un oiseau-scie taraudait une souche et d’un ravin envahi par les ronces s’élevait la cacophonique aubade d’un chœur de jacasseurs. La journée s’annonçait torride. Déjà, une odeur de poussière desséchée montait de l’humus et l’éclat aveuglant du soleil à peine levé faisait briller les feuilles vernissées des hulas. On aurait dit les reflets d’innombrables miroirs. »

Extrait de : C. D. Simak. « Une Chasse dangereuse. »

Projet Vatican XVII par C. D. Simak

Fiche de Projet Vatican XVII

Titre : Projet Vatican XVII
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1981
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu

Première page de Projet Vatican XVII

« Thomas Decker était à une demi-heure de sa cabane quand Chuchoteur se manifesta. Il s’arrêta net.
« Cette fois, je t’aurai, Decker, disait la voix qui parlait dans sa tête. Je vais t’avoir, ce coup-là. »
Decker, qui avançait sur le sentier, fusil loin du corps mais prêt à épauler au premier signe de danger, fit volte-face.
Rien en vue. Pas un mouvement. Un épais rideau de végétation bordait la piste à gauche et à droite. Pas une feuille ne bougeait. Pas le moindre souffle d’air, pas un frémissement d’aile. Rien, absolument rien. Un paysage figé, comme pétrifié par l’éternité.
« Decker ! »
L’appel avait fusé dans l’esprit de l’humain.  »

Extrait de : C. D. Simak. « Projet Vatican XVII. »

Les fleurs pourpres par C. D. Simak

Fiche de Les fleurs pourpres

Titre : Les fleurs pourpres
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1965
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Opta / Galaxie

Sommaire de Les fleurs pourpres

  • Les fleurs pourpres
  • Mercenaire par C. van de Vet
  • La maison à mi-chemin par R. Silverberg

Premières pages de Les fleurs pourpres

« Il y avait un camion derrière moi. Un semi-remorque qui fonçait à toute allure. Sur ce tronçon, la vitesse était limitée à 70 ― on était encore en agglomération ― mais à une heure aussi matinale, qui eût fait attention aux panneaux ?
Je cessai de penser au camion. Je n’allais pas bien loin : à moins de 2 kilomètres, au Johnny’s Motor Court, le motel où Alf Peterson et ses cannes à pêche m’attendaient. Et puis, j’avais autre chose en tête. Cette histoire de téléphone, en particulier. Qui m’avait donc appelé ? Il y avait eu trois voix. Des voix bizarres. Pourtant j’avais l’impression que ce n’en était qu’une seule dont le timbre changeait. Et que si je réussissais à déterminer la voix de base, le mystère serait éclairci. Autre problème : Gerald Sherwood et les plans qui naissaient tout armés dans sa tête. Et Stiffy me suppliant de ne pas « les » laisser employer la bombe. J’allais oublier l’enveloppe aux quinze cents dollars ! »

Extrait de : C. D. Simak. « Les fleurs pourpres. »

La génération finale par C. D. Simak

Fiche de La génération finale

Titre : La génération finale
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1984
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Denoël

Sommaire de La génération finale

  • Retour par R. Silverberg
  • La génération finale par C. D. Simak

Première page de La génération finale

« Depuis bien des générations, c’était le silence. Et le silence prit fin.
À l’aube naquit le Murmure.
Ceux du Peuple s’éveillèrent et, tapis au creux de leurs lits, écoutèrent le Murmure.
Car n’était-il pas dit qu’un jour viendrait le Murmure ? Et que le Murmure serait le commencement de la Fin ?
Jon Hoff s’éveilla. Et s’éveilla Mary Hoff, son épouse.
Ils étaient seuls dans leur compartiment car ils n’avaient pas d’enfants. Ils n’avaient pas le droit d’en avoir. Il fallait d’abord qu’il y ait place pour un enfant, par conséquent le vieux Joshua devait mourir. Ils seraient alors autorisés à en avoir un. Aussi attendaient-ils la mort de Joshua, honteux des prières silencieuses qu’ils adressaient pour qu’il trépassât bientôt. »

Extrait de : C. D. Simak. « La génération finale. »