Étiquette : Fleuve noir

 

Miss Atomos par André Caroff

Fiche de Miss Atomos

Titre : Miss Atomos (Tome 4 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir

Première page de Miss Atomos

« Kanoto Yoshimuta, alias Mme Atomos, était morte depuis quatre mois. Elle avait assassiné des milliers d’Américains, fait régner la panique à New York, à Dallas, à San Francisco; et le Monde entier s’était plus ou moins affolé. Vivante, elle avait été un monstre. Morte, elle aurait dû être enterrée en plein désert dans un endroit ignoré de tous.
Au lieu de cela, Mme Atomos reposait sous un mausolée extraordinaire érigé au beau milieu d’un cimetière de San Francisco !
Les Américains sont des gens curieux. Après la mort du meurtrier de Kennedy, Mme Oswald a reçu tant d’argent qu’elle peut désormais vivre sans travailler. Dans ce pays étrange où les femmes des criminels reçoivent une pension, le même phénomène s’était produit en ce qui concernait Mme Atomos, et les dons ne cessaient d’affluer au siège de la Ligue pour la Préservation du Souvenir de Kanoto Yoshimuta. L’Amérique est couverte de ligues de ce genre. Preuve qu’elle est bien le pays de la liberté et que tous les déments n’y sont pas systématiquement enfermés …
Néanmoins, les Américains équilibrés — et ils sont heureusement majoritaires — s’efforçaient d’oublier les terribles coups infligés par la sinistre Japonaise. »

Extrait de : A. Caroff. « Miss Atomos. »

Madame Atomos frappe à la tête par André Caroff

Fiche de Madame Atomos frappe à la tête

Titre : Madame Atomos frappe à la tête (Tome 3 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir

Première page de Madame Atomos frappe à la tête

« Peter Anton examina longuement le paysage qui s’offrait à ses yeux, déplaça son chevalet d’un mètre, jugea du résultat et s’installa sur son pliant avec un soupir de satisfaction.
Plus loin, à peu près au centre de la vaste clairière, Lisa Anton somnolait sur une chaise longue. Son fils, Bob, et sa fille, Bette, tous deux étudiants au collège de San José, potassaient, sans beaucoup d’enthousiasme, les matières devant faire l’objet des cours du lendemain.
Ce dimanche 13 septembre était particulièrement beau et, en contrebas, les eaux de la baie de San Francisco miroitaient sous le soleil. La famille Anton se trouvait là depuis le matin et venait de vider le panier de victuailles prévu pour le repas de midi.
Peter Anton était ingénieur, sa femme travaillait à la rédaction d’un journal de Santa Clara. Bob terminait sa deuxième année de médecine tandis que sa sœur, fiancée depuis plusieurs mois, commençait à ressentir pour les études une solide aversion. »

Extrait de : A. Caroff. « Mme Atomos frappe à la tête. »

Madame Atomos sème la terreur par André Caroff

Fiche de Madame Atomos sème la terreur

Titre : Madame Atomos sème la terreur (Tome 2 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir

Première page de Madame Atomos sème la terreur

« Dans son bureau de New York, Smith Beffort transpirait doucement. Le soleil chauffait la ville à blanc et aucun souffle d’air ne pénétrait par la fenêtre grande ouverte.
Il était dix heures du matin et, lorsque Beffort tourna la page de son éphéméride, il constata sans ennui, mais non plus sans joie particulière que ce vendredi 13 mai marquait en quelque sorte un anniversaire.
Exactement trois mois plus tôt, ses collègues du F.B.I. arrêtaient Hisato Keichuu, complice très obéissant de Kanoto Yoshimuta, alias Mme Atomos …
Depuis, Hisato était mort, Sam Forbes était mort, des milliers d’innocents avaient succombé aux coups terribles assénés par la sinistre Japonaise, mais elle-même avait totalement disparu sans payer ses crimes.
Beffort ne parvenait pas à oublier, et il ne croyait pas à la mort de Mme Atomos. Il savait qu’un jour viendrait où elle se manifesterait de nouveau, et se tenait prêt à s’opposer à ses projets. »

Extrait de : A. Caroff. « Madame Atomos sème la terreur. »

La sinistre Madame Atomos par André Caroff

Fiche de La sinistre Madame Atomos

Titre : La sinistre Madame Atomos (Tome 1 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1964
Editeur : Fleuve noir

Première page de La sinistre Madame Atomos

« Tac, tap … tac, tap … tac, tap …
C’était aussi régulier qu’un battement de moteur Diesel, et le balayeur finit par se retourner. La pluie tombait depuis le matin, et les rues désertes étaient d’une tristesse infinie.
Balayer des kilomètres de goudron toute son existence n’est pas tellement réjouissant, mais lorsqu’il faut le faire dans la solitude, sans prononcer un mot, c’est proprement intolérable.
Donc, le balayeur s’appuya sur son balai et pivota.
L’homme boitait de la jambe droite. Il était tête nue, sans manteau, mais malgré ses Cheveux blancs, son teint livide, le froid et la pluie, il avançait en se tenant très droit, sans un regard pour le bord du trottoir qu’il suivait, les arbres dénudés, les lampadaires, les flaques d’eau …
Le balayeur souffla dans ses mains, sourit aimablement.
— Sale temps ! Jeta-t-il.
Le vieillard passa à un mètre raide, glacé. »

Extrait de : A. Caroff. « La sinistre Madame Atomos. »

Bonder « mach 3 » par André Caroff

Fiche de Bonder « mach 3 »

Titre : Bonder « mach 3 » (Tome 36 sur 42 – Bonder)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir

Première page de Bonder « mach 3 »

« Parce que sa myopie s’était accentuée, le colonel Walcott portait maintenant des verres épais à travers lesquels ses yeux bleus ressemblaient à des huîtres. À part cela, il était toujours aussi chauve, avait le teint crémeux de ceux qui vivent en vase clos et, par ce matin de juillet, semblait être d’excellente humeur.

— Asseyez-vous, Paul, invita-t-il affablement, et fumez si vous le désirez.

Bonder se laissa choir dans un fauteuil, refusa d’un geste la boîte de cigares que Walcott lui présentait. En vacances à Miami, rappelé d’urgence par le colonel, il ne retrouvait pas Fort Monroe avec une grande allégresse.

— Beau temps en Floride ? s’informa Walcott en décapitant un cigare d’un coup de dents.

Là, il poussait ! Une chaleur torride régnait depuis plus de six semaines sur les États-Unis ; on manquait d’eau en certaines régions pour les cultures et le bétail. S’il n’avait pas fait beau à Miami, c’eût été un comble !

— Beau temps, confirma Bonder. J’étais bien sur la plage et, ne m’en veuillez pas, je vous avais complètement oublié… Pourquoi une affaire urgente éclate-t-elle toujours pendant mes congés ?

Walcott enflamma son cigare, fut instantanément environné d’un nuage de fumée grise. »

Extrait de : A. Caroff. « Bonder Mach 3. »

Bonder super-tueur par André Caroff

Fiche de Bonder super-tueur

Titre : Bonder super-tueur (Tome 23 sur 42 – Bonder)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir

Première page de Bonder super-tueur

« Après un mois de juillet froid et pluvieux, quelques coups de vent responsables de chutes de cheminées, Vienne rissolait maintenant sous la canicule de cette seconde quinzaine d’août.
Nul ne savait qui avait choisi le restaurant, ni le salon particulier, mais tous y étaient à l’aise. Ils étaient arrivés un par un, chemise blanche et costume sobre, chaussures noires et attaché-case, plus hommes d’affaires que nature. La langue choisie était l’anglais. 
On en était au café-alcool. Deux ventilateurs ronronnaient doucement, mais la sueur brillait sur le crâne lisse du président de séance. Peut-être Allemand, ou Russe, c’était très difficile à deviner car son anglais était pur.
Les autres, une douzaine, six de chaque côté de la table rectangulaire, arrivaient manifestement de tous les coins du globe. Ici, le racisme n’avait pas cours. Le Blanc, blond au yeux bleus, était assis entre le Noir et le Jaune, l’un crépu, l’autre en brosse… Devant chaque participant, une plaquette portant un numéro. Le chauve qui présidait s’appelait numéro 3. Il dit, d’une voix destinée à ne pas franchir les cloisons :

– La séance est ouverte. »

Extrait de : A. Caroff. « Bonder super-tueur. »

Bonder plombe le pigeon par André Caroff

Fiche de Bonder plombe le pigeon

Titre : Bonder plombe le pigeon (Tome 15 sur 42 – Bonder)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir

Première page de Bonder plombe le pigeon

« Depuis quelques années, plus précisément depuis qu’il avait acheté son bungalow non loin de la Savannah, Georges Simek affichait une mine soucieuse qu’il n’abandonnait que très rarement. Cela lui allait d’ailleurs assez mal car, comme beaucoup de ses collègues, il avait l’air plutôt farfelu. En outre, il était encore trop jeune pour se noyer dans les soucis, si bien qu’il donnait l’impression de se prendre trop au sérieux.
En fait, Simek était un être faible. Il se sentait écrasé par un fardeau que d’autres supportaient allègrement. Fils unique, il avait de surcroît une fâcheuse tendance à la solitude morale, à la non-communication, et vivait replié sur lui-même comme un ver dans son cocon. Pourtant, il le savait, Ella ne demandait qu’à partager ses ennuis…
Ce soir-là, il quitta l’usine à l’heure habituelle et s’installa au volant de sa Chevrolet. Une voiture qui demandait d’urgence une remplaçante car ayant de fort loin dépassé le cap fatidique des cent mille kilomètres. »

Extrait de : A. Caroff. « Bonder plombe le pigeon. »

Virus amok par Christopher Stork

Fiche de Virus amok

Titre : Virus amok
Auteur : Christopher Stork
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir

Première page de Virus amok

« Une centaine d’hommes en uniforme de toile kaki se tenaient dans la longue cour de béton, alignés par rangées de dix, la crosse de leur fusil posée sur le sol. Raides comme des piquets, le visage totalement dénué d’expression, le regard mort, ils étaient figés dans une immobilité de statue.
Le silence était absolu, à peine troublé par le ronronnement de la caméra que l’opérateur de télévision promenait lentement devant lui. Puis il s’immobilisa, prit quelques gros plans de certaines têtes qui paraissaient taillées dans la pierre et, d’un geste du pouce, fit signe à la fois au preneur de son qui se trouvait à côté de lui sur la plate-forme d’un petit mirador dominant la cour de plusieurs mètres, et au sous-officier dressé non loin de là. Ce dernier avança d’un pas et, de toute la force de ses poumons, hurla :
— Go !
À l’instant même, un mugissement monta de la cour. Le preneur de son eut une grimace et, d’un coup de pouce, abaissa le bouton qui commandait son micro. Rivé à l’œilleton de son appareil, l’opérateur vit les statues habillées de toile kaki s’animer brusquement. »

Extrait de : C. Stork. « Virus Amok. »

Vatican 2000 par Christopher Stork

Fiche de Vatican 2000

Titre : Vatican 2000
Auteur : Christopher Stork
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir

Première page de Vatican 2000

« L’église Saint-Clément est l’une des plus anciennes et des plus curieuses églises de Rome. Elle comporte deux nefs superposées dont la deuxième est souterraine. Plus bas encore, on trouve un sanctuaire de Mithra édifié sur l’emplacement de constructions romaines qui datent du IIe siècle avant notre ère.

Dans le fond du sanctuaire se dresse l’autel des sacrifices, une large dalle de porphyre légèrement en pente et entourée sur trois côtés d’une profonde rigole où coulait le sang des victimes – le plus souvent des taureaux mais quelquefois des hommes – offertes au dieu perse dont le culte faillit un instant supplanter le christianisme.

Cette partie du sanctuaire attire peu de monde. Elle est mal éclairée et la dalle n’offre, en soi, que peu d’intérêt, sauf pour ceux qui prendraient plaisir à évoquer les lugubres cérémonies dont elle a été le théâtre. Les touristes – du temps où il y avait des touristes à Rome – ne s’attardaient donc guère auprès d’elle et, depuis, le sanctuaire a été fermé et laissé dans le plus complet abandon. »

Extrait de : C. Stork. « Vatican 2000. »

Une si jolie petite planète par Christopher Stork

Fiche de Une si jolie petite planète

Titre : Une si jolie petite planète
Auteur : Christopher Stork
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir

Première page de Une si jolie petite planète

« L’énorme Cadillac en carbure de tungstène fonçait sur le ruban d’asphalte vitrifié qui conduisait au cosmodrome dont les phares étaient déjà visibles à l’horizon.
— Nous y serons dans cinq minutes, annonça l’homme assis derrière le volant.
D’un geste nerveux, il redressa la casquette de chauffeur de maître qui avait tendance à glisser de son crâne et contrastait singulièrement avec le reste de son costume : blouson de cuir, jean délavé et boots à semelles de crêpe. Son voisin eut une exclamation agacée :
— Bon sang, Nat ! Laisse cette casquette tranquille et conduis à deux mains ! Tu vas finir par nous envoyer dans le décor !
Puis, sans attendre la réponse, il se tourna vers le siège arrière et examina avec attention ceux qui l’occupaient : un colosse aux cheveux carotte qui mâchonnait son chewing-gum avec une placidité bovine ; une jeune femme blonde dont les traits devaient être fort gracieux à l’ordinaire mais étaient à présent défigurés par la peur »

Extrait de : C. Stork. « Une si jolie petite planète. »