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Le ciel et l’enfer par John Jakes

Fiche de Le ciel et l’enfer

Titre : Le ciel et l’enfer (Tome 3 sur 3 – Nord et Sud)
Auteur : John Jakes
Date de parution : 1987
Traduction : J. Martinache
Editeur : France Loisirs

Première page de Le ciel et l’enfer

« La pluie tomba sur Washington toute la nuit. Peu avant l’aube du 23 mai, un mardi, George Hazard s’éveilla dans sa suite de l’hôtel Willard, posa la main sur l’épaule chaude de sa femme, Constance, écouta.

Il ne pleuvait plus.

C’était de bon augure en ce jour de fête marquant le début d’une nouvelle ère, une ère de paix, au sein d’une Union préservée.

Alors pourquoi pressentait-il un malheur imminent ?

Il se leva, sortit furtivement de la chambre, la chemise de nuit en flanelle flottant autour de ses mollets poilus. Âgé de quarante et un ans, c’était un homme robuste, aux épaules puissantes, que ses camarades de West Point avaient surnommé Stump à cause de sa corpulence et de sa taille inférieure à la moyenne. Ses cheveux bruns grisonnaient, tout comme la barbe bien taillée qu’il continuait à porter, comme beaucoup d’autres, pour montrer qu’il avait servi dans l’armée. »

Extrait de : J. Jakes. « Le Ciel et l’Enfer – Nord et Sud. »

Guerre et passion par John Jakes

Fiche de Guerre et passion

Titre : Guerre et passion (Tome 2 sur 3 – Nord et Sud)
Auteur : John Jakes
Date de parution : 1986
Traduction : J. Martinache
Editeur : France Loisirs

Première page de Guerre et passion

« Le feu prit une heure avant minuit, le dernier jour d’avril, et le tocsin lointain des cloches d’incendie réveilla George Hazard. Il descendit en trébuchant le couloir obscur, monta à la tour de la grande maison, sortit sur le balcon étroit. Un vent chaud et fort attisait le brasier. De son perchoir, dominant la petite ville de Lehig Station, il reconnut la bâtisse en flammes – la dernière de quelque importance dans le quartier miteux proche du canal.

Il redescendit quatre à quatre à sa chambre faiblement éclairée, prit des vêtements au hasard en ne leur accordant qu’un vague coup d’œil. Il s’efforça de s’habiller en silence mais réveilla sa femme, Constance. Elle s’était endormie en lisant les Écritures saintes – non dans sa propre bible mais dans une de celles de la famille Hazard. Depuis la chute de Fort Sumter et le début de la guerre, Constance passait plus de temps que d’habitude à lire la Bible. »

Extrait de : J. Jakes. « Guerre et Passion – Nord et Sud. »

Nord et Sud par John Jakes

Fiche de Nord et Sud

Titre : Nord et Sud (Tome 1 sur 3 – Nord et Sud)
Auteur : John Jakes
Date de parution : 1980
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : France Loisirs

Première page de Nord et Sud

« 1686 : Le garçon du charbonnier

— Il est grand temps que le gosse prenne mon nom, déclara Windom après le souper.

C’était pour lui une obsession, qui revenait quand il avait bu. Près du maigre feu, la mère du gamin, Bess Windom, referma la Bible sur ses genoux. Comme tous les soirs, elle lisait. En regardant remuer ses lèvres, Joe, son fils, observait sa lente progression. Quand Windom lança sa réflexion, elle savourait son verset favori du cinquième chapitre de Saint Matthieu : « Heureux les persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux. »

Joe Moffat, assis, adossé à un coin de la cheminée, taillait un petit bateau de bois. Il avait douze ans, la charpente trapue de sa mère, de larges épaules, des cheveux châtain clair et des yeux d’un bleu si pâle qu’ils paraissaient parfois incolores. »

Extrait de : J. Jakes. « Nord et Sud. »

La gueule par C. Seignolle

Fiche de La gueule

Titre : La gueule
Auteur : C. Seignolle
Date de parution : 1999
Editeur : France Loisirs

Sommaire de La gueule

  • Les kartoffeln
  • Le surstrëmming
  • La soif

Première page de Les kartoffeln

« C’était à une des aubes de juillet quarante-quatre. 
Il avait plu jour et nuit, vingt-quatre heures durant. Une pluie d’été, torrentielle, brutale, hargneuse, qui avait réussi à scalper le champ d’avoine maigre dégageant le sud de la ferme où nous logions tant bien que mal Micheline et moi ; cette ferme des Quatre-Vents aux bâtiments misérables, sans bétail, sans matériel, perdue au milieu de sa ch’tite terre sableuse, avare de sève, cernée par les grands carrés cubiques des sapinières dociles ; les landes infinies, déroulées comme des pièces de mauvaise étoffe entre les marécages de cette Sologne divine et bénie du diable. L’eau tombait des citernes du ciel toutes vannes ouvertes, à croire que le bon Dieu, à son tour pris de folie furieuse, essayait une bonne fois pour toutes de noyer les hommes et leur sale vice de vouloir se casser la figure. »

Extrait de : C. Seignolle. « La Gueule. »

L’année du certif par M. Jeury

Fiche de L’année du certif

Titre : L’année du certif
Auteur : M. Jeury
Date de parution : 1995
Editeur : France Loisirs

Première page de L’année du certif

« Paul Fontanes a traversé la classe de sa femme, il est venu poser ses coudes sur le bureau où Claire est en train de calligraphier un modèle d’écriture à l’encre rouge.

— C’est demain le dernier jour de classe. Tu pourrais te dispenser de préparer les cahiers des petits.

— Mais les gens nous regardent, depuis que nous sommes en école mixte. Et si les petits ne travaillent pas le dernier jour, les parents diront : « Ce n’était pas la peine de tout chambarder ! »

Paul Fontanes tire sur son faux col et sa cravate à système, essuie du dos de la main la sueur qui baigne son cou. C’est un homme de taille moyenne, mince, les épaules maigres, bien planté sur ses jambes courtes. Sa tête, un peu longue et chevaline, est juchée sur un cou nerveux, à la pomme d’Adam pointue et toujours en mouvement. »

Extrait de : M. Jeury. « L’année du certif. »

L’âge des révolutions par J. M. Roberts et O. A. Westad

Fiche de L’âge des révolutions

Titre : L’âge des révolutions (Tome 3 sur 3 – Histoire du monde)
Auteur : J. M. Roberts et O. A. Westad
Date de parution : 2016
Traduction : A. Bourguilleau
Editeur : France Loisirs

Sommaire de L’âge des révolutions

  • La grande accélération
  • La fin de l’âge européen
  • Notre époque

Première page de L’âge des révolutions

« Au milieu du XVIIIe siècle, la plupart des habitants du monde (et la plupart des Européens) peuvent légitimement penser que l’histoire va continuer de suivre son ancien cours. Le poids du passé est partout pesant et souvent écrasant : en Europe, certains bouleversements ont été opérés, alors que la possibilité d’un changement n’est pas envisagée ailleurs. Si en certains endroits la vie de quelques personnes est progressivement révolutionnée par le contact avec des Européens, la majeure partie du globe reste exempte de toute contamination par des cultures étrangères.

C’est que l’Europe − et, pour commencer, d’infimes portions de l’Europe − diffère fondamentalement du reste du globe. Ailleurs, les crises ne sont guère susceptibles de provoquer des changements. »

Extrait de : J. M. Roberts et O. A. Westad. « Histoire du monde – L’âge des Révolutions. »

Du Moyen âge aux temps modernes par J. M. Roberts et O. A. Westad

Fiche de Du Moyen âge aux temps modernes

Titre : Du Moyen âge aux temps modernes (Tome 2 sur 3 – Histoire du monde)
Auteur : J. M. Roberts et O. A. Westad
Date de parution : 2016
Traduction : M. Devillers-Argouarc’h
Editeur : France Loisirs

Sommaire de Du Moyen âge aux temps modernes

  • L’âge des divergences culturelles
  • La genèse de la domination européenne

Première page de Du Moyen âge aux temps modernes

« Les « Romains » de l’époque de Justinien se savent très différents des autres hommes, et ils en sont fiers. Ils appartiennent à une civilisation particulière, la meilleure que l’on puisse concevoir, aux yeux de certains d’entre eux du moins. En cela, ils ne sont pas les seuls : on peut en dire autant d’autres populations, des Chinois par exemple. Sur tous les continents, l’Australasie exceptée, la civilisation est à l’œuvre bien avant la naissance de Jésus-Christ, creusant en accéléré les fossés apparus entre les comportements humains de l’époque préhistorique. Au commencement de l’histoire, la diversité culturelle du genre humain passe déjà à travers les mailles du filet le plus fin et, à l’époque où la désagrégation du monde classique méditerranéen paraît finalement irréversible (nous prendrons l’an 500 comme marqueur approximatif), de nombreuses cultures, contrastées, peuplent la planète. »

Extrait de : J. M. Roberts et O. A. Westad. « Histoire du monde – Du Moyen Âge aux Temps modernes. »

Les âges anciens par J. M. Roberts et O. A. Westad

Fiche de Les âges anciens

Titre : Les âges anciens (Tome 1 sur 3 – Histoire du monde)
Auteur : J. M. Roberts et O. A. Westad
Date de parution : 2016
Traduction : J. Bersani
Editeur : France Loisirs

Sommaire de Les âges anciens

  • Avant l’histoire
  • Les civilisations
  • L’âge classique

Première page de Les âges anciens

« John Roberts fut un éminent historien, et son Histoire du monde constitue probablement la meilleure qui ait jamais vu le jour en anglais. La première fois où je l’ai lue, jeune adolescent dans une petite ville, c’est son ambition qui me frappa. Roberts ne se contente pas de raconter l’histoire, il dit l’histoire ; il met en valeur les principales étapes du développement de l’humanité sans jamais perdre de vue les grands événements qui l’ont impulsé. Il se montre constamment attentif à l’inattendu, aux changements soudains, à tout ce qui cadre mal avec ce qui précédait et demande donc une explication. Il croit profondément en la capacité de l’homme à évoluer, à se transformer, mais sans jamais verser pour autant dans l’illusion téléologique, sans jamais s’imaginer qu’il n’y a, à une situation donnée, qu’une seule issue possible. »

Extrait de : J. M. Roberts et O. A. Westad. « Histoire du monde – Les âges anciens. »

Liens de sang par F. P. Wilson

Fiche de Liens de sang

Titre : Liens de sang
Auteur : F. P. Wilson
Date de parution : 1991
Traduction : J. Guiod
Editeur : France Loisirs

Première page de Liens de sang

« MERCREDI 4 FÉVRIER – 0 h 45

Ce fut une soirée des plus banales, elle devint complètement dingue. Une folie qui n’avait pas un instant effleuré l’esprit d’Ed Bannion lorsqu’il avait invité son frère cadet à le rejoindre à New York.
Phil avait pris sa Lincoln pour venir de Tinton Falls, dans le New Jersey, et Ed l’avait retrouvé dans un parking du centre ville. Pas pour une occasion particulière, seulement pour garder le contact. Ils avaient commencé par la partie sud de Manhattan pour remonter par étapes vers le nord : apéritif au Airplane de SoHo, pièce de théâtre d’avant-garde à Kips Bay, crevettes à la sauce verte au El Quijote de Chelsea, tout cela pour finir par un dernier verre au Oak Bar du Plaza. »

Extrait de : F. P. Wilson. « Liens de sang. »

Le secret des Psychlos par L. R. Hubbard

Fiche de Les derniers hommes

Titre : Le secret des Psychlos (Tome 2 sur 2 – Terre, champ de bataille)
Auteur : L. R. Hubbard
Date de parution : 1982
Traduction : M. Demuth
Editeur : France Loisirs

Première page de Le secret des Psychlos

« Dans son trou noir, Terl ruminait sombrement.

Il n’était pas avec les autres Psychlos : ils lui auraient lentement arraché jusqu’au dernier poil de son pelage. Il se trouvait dans un réduit où les employés à l’entretien des dortoirs rangeaient jadis leur matériel. Il avait été équipé d’un système de recyclage de gaz respiratoire, d’un lit très étroit et suffisamment long. On avait aménagé une ouverture pour servir de passe-plat, et il était possible de voir à l’extérieur à travers ses panneaux rotatifs. Un intercom avait été fixé au bas de la porte.

La construction, il l’avait appris à ses dépens, était solide : il avait essayé tous les moyens d’évasion. Il n’était pas enchaîné mais, à toute heure du jour et de la nuit, il se trouvait sous la surveillance d’une sentinelle armée d’une carabine d’assaut qui montait la garde dans le couloir.

Tout cela, se disait Terl, était de la faute des deux femelles et de Chirk. Sa perception des événements était plutôt éloignée de la vérité mais rien  »

Extrait de : L. R. Hubbard. « Terre champ de bataille – Le secret des Psychlos. »