Étiquette : Guiod
La momie par Anne Rice

Fiche de La momie
Titre : La momie (Tome 1 sur 3 – Ramsès le damné)
Auteur : Anne Rice
Date de parution : 1989
Traduction : J. Guiod
Editeur : Pocket
Première page de La momie
« Les flashes des appareils photo l’éblouirent un instant. Si au moins il pouvait se débarrasser des photographes.
Mais cela faisait maintenant des mois qu’ils l’accompagnaient – depuis le jour où les premiers objets avaient été retrouvés dans ces collines désolées, au sud du Caire. On eût dit qu’ils savaient que quelque chose allait se produire. Après bien des années, Lawrence Stratford était sur le point d’effectuer une découverte majeure.
C’est pourquoi ils étaient là, avec leurs appareils et leurs flashes qui fumaient. Ils le bousculèrent au moment où il s’engagea dans le passage grossièrement taillé qui menait à la porte de marbre.
Le crépuscule se fit soudain plus intense. Il voyait les lettres, mais ne les distinguait pas vraiment. »
Extrait de : A. Rice. « La Momie – Ramsès le damné. »
Station du cauchemar par P. J. Farmer

Fiche de Station du cauchemar
Titre : Station du cauchemar
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1982
Traduction : J. Guiod, J. Martinache
Editeur : Presses de la cité
Première page de Station du cauchemar
« Paul Eyre abattit une soucoupe volante. Ce matin-là, il traversait un champ en direction de la lisière d’un bois qu’un petit cours d’eau partageait en deux lorsque Riley, son setter, se mit à l’arrêt. Le corps tendu à en vibrer, l’animal pointait le museau vers l’aimant qui l’attirait, la caille invisible. Le cœur battant, Eyre regarda le buisson distant de quelques mètres derrière lequel devait se trouver la compagnie.
Les oiseaux s’envolèrent avec ce boucan qui avait coutume de le faire sursauter quand il n’était qu’un novice. On eût dit que la terre venait d’engendrer avec violence plusieurs petites planètes. Ils n’étaient pas une douzaine, comme il s’y attendait, mais seulement deux. Le premier était beaucoup plus gros que l’autre – si gros même que Paul, cette fois, sursauta. Au moment même où son fusil grondait et lui frappait l’épaule, Eyre savait déjà que ce n’était pas une caille. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Station du cauchemar. »
Némésis par Shaun Hutson

Fiche de Némésis
Titre : Némésis
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : J. Guiod
Date de parution : 1989
Editeur : Milady
Première page de Némésis
« Ça se rapprochait.
Pas de doute là-dessus.
Le grondement qui emplissait le couloir souterrain semblait émaner de chaque brique, pour grossir à son contact comme un orage qui s’annonce.
George Lawrenson savait que le tunnel dans lequel il courait se trouvait à plus de vingt mètres sous le pavé de Whitehall, malgré tout, chaque secousse l’ébranlait. De temps en temps, de la poussière se décollait du plafond, de minuscules morceaux de plâtre délogés par le tremblement incessant se détachaient, pour tomber comme de la neige solide. Sans cesser de marcher, Lawrenson épousseta sa veste et releva la tête quand les ampoules vacillèrent.
Sous terre, il y avait de la lumière. En surface, c’était le noir.
Cet étrange renversement des rôles, ce bouleversement de la normalité que chacun connaissait depuis plusieurs semaines, trouvait ici sa parfaite illustration, songea Lawrenson. Là où devraient régner les ténèbres resplendissait la lumière. Là où les réverbères auraient dû illuminer les rues, ce n’était qu’obscurité.
Les seules lueurs en surface étaient celles des flammes.
Des bombes incendiaires lâchées par la Luftwaffe, des maisons et des usines ravagées par le feu. »
Extrait de : S. Hutson. « Némésis. »
Extase sanglante par R. Garton

Fiche de Extase sanglante
Titre : Extase sanglante
Auteur : R. Garton
Traduction : J. Guiod
Date de parution : 1987
Editeur : Presses Pocket
Première page de Extase sanglante
« Après son boulot, Vernon Macy demanda au chauffeur de taxi de l’arrêter à quelques pâtés de maison de Times Square, par sécurité. Sa mallette à la main, il fit à pied le reste du chemin, dardant comme une souris ses grands yeux gris de peur que quelqu’un ne le reconnaisse, auquel cas il se serait engouffré dans une bouche de métro, aurait pris la première rame et aurait tout oublié en rentrant chez lui….
Il n’était pas très grand. Il avait un nez plutôt fort, et ses cheveux poivre et sel, aujourd’hui couverts d’une capuche, avaient commencé à se clairsemer sur le sommet de son crâne il y a une quinzaine d’années. Sa peau flasque, couleur de papier mâché, était la conséquence de quarante-sept années passées à éviter le soleil et les exercices physiques. Quand il n’était pas assis a son bureau, au travail, il trônait à son autre bureau, à la maison, occupé à lire, à fumer un cigare, à faire n’importe quoi pour ne pas se trouver dans la même pièce que sa femme, Doris, ou Janice, sa fille de vingt-deux ans »
Extrait de : R. Garton. « Extase sanglante. »
L’étrangère par G. R. Dozois

Fiche de L’étrangère
Titre : L’étrangère
Auteur : G. R. Dozois
Date de parution : 1978
Traduction : J. Guiod
Editeur : Denoël
Sommaire de L’étrangère
« Joseph Farber rencontra pour la première fois Liraun Jé Genawen pendant la cérémonie de l’Alàntene, la Pâque du solstice d’hiver, l’Ouverture-des-Portes-de-Mn, qui se déroulait annuellement dans l’ancienne ville d’Aei, sur le rivage nord de Shasine, sur le monde de Lisle. «Lisle» était le nom terrien, bien entendu, donné en l’honneur du sénateur Lisle Harris, le premier humain à visiter cette planète, et entré en usage parmi les Terriens expatriés d’Aei parce qu’ils avouaient avoir beaucoup de mal à prononcer le nom indigène, Weinunach, «Foyer fertile ».
Farber se trouvait sur Weinunach — ou «Lisle» — depuis un peu plus d’une semaine et il ne s’était rendu qu’en de rares occasions en dehors de l’Enclave, ce quartier — ou ghetto, comme l’on voudra — exclusivement réservé aux Terriens. Ce soir, l’ennui et l’abattement s’étaient conjugués pour l’obliger enfin à se bouger un peu : il s’était mêlé à un groupe d’expatriés qui se rendaient à l’Alàntene, en partie parce que Brody lui avait assuré que «les Cian donnaient toujours un bon spectacle » et en partie parce qu’il redoutait de se perdre irrémédiablement sans guide. »
Extrait de : G. R. Dozois. « L’Etrangère. »
Les profondeurs de la terre par R. Silverberg

Fiche de Les profondeurs de la terre
Titre : Les profondeurs de la terre
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 1971
Traduction : J. Guiod
Editeur : Le livre de poche
Première page de Les profondeurs de la terre
« Il était finalement sur la Terre de Holman. Il ne savait d’ailleurs pas trop pourquoi. Peut-être à cause d’une attirance irrésistible ; peut-être par sentimentalité ; ou peut-être même sur un coup de tête. Gundersen n’avait jamais envisagé de revenir sur cette planète. Et pourtant, il était là, debout devant l’écran panoramique, attendant l’atterrissage, contemplant la sphère qui était assez proche pour qu’il pût la prendre et l’écraser dans sa main. Un monde légèrement plus gros que la Terre, un monde qui lui avait pris les dix plus belles années de sa vie, un monde où il avait appris sur lui-même des choses qu’il aurait préféré ne pas connaître. Les lampes rouges du promenoir s’étaient mises à clignoter. Le vaisseau allait se poser. En dépit de tout, Gundersen était de retour.
Il vit les voiles de brume qui couvraient les zones tempérées, les immenses calottes polaires et la ceinture bleu-noir des tropiques embrasés. Il se souvint d’avoir traversé la Mer de Poussière aux lueurs du crépuscule ardent ; il se souvint d’avoir descendu, en un voyage sinistre et silencieux, une rivière que recouvrait une voûte de feuilles frissonnantes, effilées comme des poignards. »
Extrait de : R. Silverberg. « Les profondeurs de la terre. »
Le fils de l’homme par R. Silverberg

Fiche de Le fils de l’homme
Titre : Le fils de l’homme
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 1971
Traduction : J. Guiod
Editeur : Le livre de poche
Première page de Le fils de l’homme
« Il s’éveille. Sous lui, la terre noire est froide et humide. Il est allongé sur le dos dans un champ d’herbes écarlates. Un souffle de vent se lève et agite les feuilles, qui se fondent en un ruisseau de sang. Le ciel est d’un bleu métallique, une couleur d’une transparence si intense qu’elle éveille dans son crâne une clameur aussi brève que désespérée. Il découvre le soleil : bas dans le ciel, plus grand qu’il n’aurait dû être, il a l’air légèrement pâle et fragile et semble aplati aux deux pôles. Des brumes nacrées s’élèvent de la terre et tourbillonnent vers le soleil, créant dans leur ascension des spirales de dentelles bleues, vertes et rouges. Un coussin de silence l’oppresse. Il se sent perdu. Il ne voit pas de cités, il ne relève aucune trace de la présence de l’homme dans cette prairie, sur ces collines et par-delà cette vallée. Lentement, il se lève et se dresse face au soleil.
Son corps est nu. Il le touche et découvre sa peau. Avec une curiosité paisible, il examine sa main, posée sous son menton contre la toison brune de sa poitrine. »
Extrait de : R. Silverberg. « Le Fils de l’homme. »
Le livre d’or par N. Spinrad

Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science fiction
Auteur : N. Spinrad
Date de parution : 1978
Traduction : P. Duvic, M. Deutsch, J. Guiod, J. Chambon, F.-M. Watkins
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- Le dernier des Romani
- Subjectivité
- Les anges du Cancer
- Le dernier hurrah de la horde d’or
- Le grand flash
- L’herbe du temps
- Continent perdu
- Nulle part où aller
- La beauté de la chose
- Souvenir de famille
- Tous les sons de l’arc-en-ciel
- Black out
Première page de Le dernier des Romani
« La route fut longue et la chaleur accablante, dit l’homme à la moustache gominée. Un Collins, garçon, s’il vous plaît.
Le serveur adipeux tendit la main vers la console, pressa le bouton « Collins », et demanda :
— Gin, rhum, vodka ou grawa ?
— Gin, bien sûr, dit l’homme à la moustache gominée. Faire un Collins au grawa, non mais ! (Il alluma un grand cigare vert olive.)
Le garçon pressa le bouton « gin » et tapota le servobar. Le récipient de plastique transparent plein de liquide brumeux surgit par l’orifice de service du comptoir.
L’homme à la moustache noire et gominée regarda le verre, puis la console, puis le garçon.
— Ne me tenez pas pour impoli, l’ami, dit-il, mais je me suis toujours demandé pourquoi il y a encore des serveurs, quand n’importe qui pourrait appuyer sur ces stupides boutons. »
Extrait de : N. Spinrad. « Le livre d’or de la science-fiction. »
La dernière croisière du Dragon-Zéphyr par N. Spinrad

Fiche de La dernière croisière du Dragon-Zéphyr
Titre : La dernière croisière du Dragon-Zéphyr
Auteur : N. Spinrad
Date de parution : 1982
Traduction : J. Guiod
Editeur : Presses de la cité
Première page de La dernière croisière du Dragon-Zéphyr
« JE suis Genro Kane Gupta, Vacuo-Capitaine du Dragon-Zéphyr, et peut-être est-ce là mon ultime récit. Par la force des choses, c’est également l’histoire du Vacuo-Pilote Dominique Alia Wu, mais elle a rejoint le Grand Unique, et je ne possède ni l’adresse me permettant de présenter son point de vue dans le style romanesque de la fin du XXe siècle, ni l’intuition susceptible de me dicter le sens que doit prendre son histoire.
Ce récit n’est donc censé refléter que ma propre conscience. Certes, j’ai une connaissance si claire de mes imperfections en tant qu’instrument subjectif que, loup de mer aux temps anciens plutôt que Vacuo-Capitaine au Second Âge des Étoiles, j’eusse été cruellement tenté d’adopter le style littéraire connu sous le nom de « Livre de bord », grâce auquel des capitaines moins versés que moi-même dans l’art du conteur ont pu jeter sur le papier des descriptions laconiques d’événements quotidiens et tout relater, de la position du navire aux incidents les plus tragiques, dans la même prose, égale, stylisée et objective. »
Extrait de : N. Spinrad. « La dernière croisière du Dragon-Zéphyr. »
La der des ders par N. Spinrad

Fiche de La der des ders
Titre : La der des ders
Auteur : N. Spinrad
Date de parution : 1985
Traduction : J. Guiod
Editeur : Presses de la cité
Première page de La der des ders
« Six semaines avant le jour des élections, Elmer Powell, le célèbre organisateur de sondages, reçut un appel téléphonique d’un fonctionnaire anonyme de l’ambassade du Koram, qui lui fit une proposition à laquelle il ne comprit pas grand-chose, mais qu’il pouvait encore moins refuser.
Hassan al Korami désirait une consultation privée, pour laquelle il offrirait à Powell l’équivalent d’un million de dollars dans la devise de son choix.
Il n’y avait qu’une condition : Hassan voulait lui parler sur-le-champ, ce qui signifiait que Powell devait s’envoler dans moins de vingt-quatre heures pour Koramibad. C’était à prendre ou à laisser.
Powell accepta, bien entendu. Trois heures plus tard, une limousine de l’ambassade du Koram l’attendait devant son bureau de Washington : malgré la circulation, il ne lui fallut qu’une heure et demie pour gagner l’aéroport international de Dulles. »
Extrait de : N. Spinrad. « La der des der. »