Étiquette : Howard
Conan le vaillant par Roland Green
Fiche de Conan le vaillant
Titre : Conan le vaillant (Tome 7 sur 25 – Conan – les suiveurs)
Auteur : Robert E. Howard et Roland Green
Date de parution : 1988
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Fleuve noir
Première page de Conan le vaillant
« Le coucher de soleil nuançait d’or et de pourpre les neiges du Seigneur des Vents, monarque des Monts Ilbars. Le crépuscule avait déjà englouti les premiers pans de rocs ; la vallée était ensevelie sous un manteau de nuit.
Depuis une avancée rocheuse, Bora, fils de Rahfi, scrutait les vallées qui s’étendaient à ses pieds, sous une couche de brume. Eût-il été un enfant des villes, porté à ce genre de fantasmes, il aurait pu discerner de monstrueuses silhouettes dans le brouillard.
Mais il venait d’une famille de bergers et de chasseurs de loups du village des Sources Écarlates, quand les aïeux du roi Yildiz du Turan n’étaient encore que des chefs de tribus. Ces montagnes n’avaient rien d’étrange pour lui.
Ou plutôt, rien jusqu’à ces deux dernières lunes. Les rumeurs avaient alors commencé à se répandre. Dans l’une des vallées, une mystérieuse lueur verte teintait la brume. Ceux qui s’y aventuraient, intrigués, ne revenaient jamais. Un seul homme en réchappa : fou à lier, il bredouillait des histoires de démons déchaînés. »
Extrait de : R. E. Howard et R. Green. « Conan – les suiveurs – Conan le vaillant. »
Conan l’inconquis par Robert Jordan
Fiche de Conan l’inconquis
Titre : Conan l’inconquis (Tome 6 sur 25 – Conan – les suiveurs)
Auteur : Robert E. Howard et Robert Jordan
Date de parution : 1983
Traduction : L. Bruneau-Jallemain
Editeur : Fleuve noir
Première page de Conan l’inconquis
« Déchirés par la tempête, les brisants de la mer de Vilayet venaient griffer l’enceinte de granit du domaine du Culte du Dernier Jour. Avec ses nombreux bâtiments annexes, le temple ressemblait à une petite ville. Mais il n’y avait personne dans les « rues ». Quelque chose de plus inquiétant que la tempête ou l’heure tardive gardait les « habitants » blottis dans leurs lits, priant pour trouver le sommeil. Seuls une poignée d’entre eux avaient une idée de la véritable nature de ce « quelque chose ». Ils s’interdisaient d’y penser. Les dieux permettent à l’âme de s’élever… Ils peuvent aussi détruire. La tempête était-elle l’expression de leur colère ?
L’homme qui se nommait à présent Jhandar ignorait si les dieux s’impliquaient vraiment dans les affaires des mortels. Il ne savait même pas s’ils existaient ! Il avait pourtant la certitude que les cieux recelaient de puissants Pouvoirs. »
Extrait de : R. E. Howard et R. Jordan. « Conan – les suiveurs – Conan l’inconquis. »
Conan le champion par John Maddox Roberts
Fiche de Conan le champion
Titre : Conan le champion (Tome 5 sur 25 – Conan – les suiveurs)
Auteur : Robert E. Howard et John Maddox Roberts
Date de parution : 1987
Traduction : B. Billion
Editeur : Fleuve noir
Première page de Conan le champion
« LA MER DES TEMPÊTES
Deux jours et trois nuits durant, la tempête avait sculpté la mer pour former une armée de montagnes mouvantes qui guerroyaient comme les géants et les dieux à l’époque où le monde était encore jeune. Ce n’était pas pour rien que l’on désignait la Vilayet par le surnom de Mer des Tempêtes, de Mère de la Tempête ou par d’autres sobriquets exprimant l’étonnement des hommes devant l’incroyable faculté de cette mer intérieure si calme à se transformer d’un instant à l’autre en chaos primaire et sauvage, la Tombe des Marins.
L’homme qui était ballotté par les vagues, attaché à ce qui restait d’un mât, ne pensait pas à tout cela. »
Extrait de : R. E. Howard et J. M. Roberts. « Conan – les suiveurs – Conan le champion. »
Conan l’invincible par Robert Jordan
Fiche de Conan l’invincible
Titre : Conan l’invincible (Tome 3 sur 25 – Conan – les suiveurs)
Auteur : Robert E. Howard et Robert Jordan
Date de parution : 1982
Traduction : G. Dupreux
Editeur : Fleuve noir
Première page de Conan l’invincible
« Le vent qui balayait les monts Kezankians devenait plus glacial aux abords de la forteresse plaquée contre le flanc granitique d’un pic sans nom. Même les montagnards – qui n’avaient peur de rien, c’était connu – faisaient des détours de plusieurs kilomètres pour éviter ce monstrueux bastion, et, quand on en parlait devant eux dessinaient hâtivement, pour chasser le démon, le signe sacré de la Corne.
Amanar le Nécromancien, suivi par Ceux-qui-n’étaient-plus-humains, s’enfonça dans un corridor obscur qui plongeait comme une dague dans le cœur de la montagne. Il avait fière allure, ce thaumaturge, avec son visage d’une sombre beauté et sa courte barbe noire ; mais des lignes grises couraient à travers ses cheveux ras, et les éclairs rouges de ses yeux capturaient le regard – et l’âme – de quiconque était assez fou pour le regarder en face. Ses acolytes, au premier coup d’œil, ressemblaient à des hommes ordinaires. »
Extrait de : R. E. Howard et R. Jordan. « Conan – les suiveurs – Conan l’invincible. »
Conan le grand par Leonard Carpenter
Fiche de Conan le grand
Titre : Conan le grand (Tome 2 sur 25 – Conan – les suiveurs)
Auteur : Robert E. Howard et Leonard Carpenter
Date de parution : 1990
Traduction : B. Billion
Editeur : Fleuve noir
Première page de Conan le grand
« VICTOIRE
La plaine du Tybor s’étendait à perte de vue. Les herbes sauvages, nimbées de rosée matinale, brillaient comme l’émeraude dans les premiers rayons du soleil. Située entre les royaumes hyboriens d’Aquilonie, de Némédie et d’Ophir, c’était une étendue plate semée de fourrés fleuris et d’arbres au feuillage dru.
Sur la plaine verdoyante, les armées déployées dessinaient des taches de couleurs vives, comme des pions jetés sur un tapis de jeu.
On reconnaissait au sud les légions à cape bleue d’Ophir l’impériale, fantassins, chariots et chevaliers. Les pointes effilées de leurs lances et leurs casques en acier brillaient comme des constellations dans les premières lueurs du jour. Ils avançaient au son de la flûte, suivant leurs alliés aux tuniques grises et aux lourdes armures.
Ceux-là marchaient au rythme du tambour. Sous les bannières couleur sable de Némédie, dos au soleil, ils pointaient vers l’ouest une forêt de lances et de hallebardes. Plus loin, entouré de chevaliers brandissant des lances drapées de noir, on apercevait la chevelure et la barbe grises du roi Balt. »
Extrait de : R. E. Howard et L. Carpenter. « Conan – les suiveurs – Conan le grand. »
Conan le héros par Leonard Carpenter
Fiche de Conan le héros
Titre : Conan le héros (Tome 1 sur 25 – Conan – les suiveurs)
Auteur : Robert E. Howard et Leonard Carpenter
Date de parution : 1989
Traduction : G. Dupreux
Editeur : Fleuve noir
Première page de Conan le héros
« LA SHIKHARA
Protégé par une épaisse végétation, un marais dormait au cœur de la jungle ; d’infimes ondulations venaient parfois déranger la surface noire de l’eau.
Le rideau de roseaux se déchira soudain pour laisser apparaître la forme sombre d’un visage.
Un visage obscur et terrible comme celui d’une bête sauvage, mais où brillaient des yeux bleus semblables aux cieux pâles des contrées du Nord, une couleur inhabituelle dans les profondeurs de la jungle.
L’homme scruta longuement la berge opposée. Lorsqu’il fut certain qu’elle ne dissimulait aucun danger, il écarta les roseaux, dévoilant une montagne de muscles, et s’enfonça jusqu’aux cuisses dans les eaux croupissantes.
Il avança souplement, prêt à bondir au moindre bruit. Son visage était couvert d’ocre et de noir de fumée. Pour parfaire son camouflage, il portait une sorte de collier de feuilles et de fougères par-dessus sa crinière noire. »
Extrait de : L. Carpenter. « Conan – les suiveurs – Conan Le héros. »
Conan le libérateur par Lyon Sprague de Camp et Lin Carter
Fiche de Conan le libérateur
Titre : Conan le libérateur (Tome 16 sur 16 – Conan)
Auteur : Robert E. Howard, Lyon Sprague de Camp et Lin Carter
Date de parution : 1979
Traduction : F. Truchaud
Editeur : Jean-Claude Lattès
Première page de Conan le libérateur
« LORSQUE LA FOLIE EST COURONNÉE
La nuit recouvrait de ses ailes noires et fuligineuses les flèches de Tarantia, la cité royale. Dans les rues envahies par le brouillard, des torches brûlaient à intervalles réguliers, tels les yeux funestes de bêtes de proie tapies au sein de contrées sauvages et primitives. Peu de gens se trouvaient au-dehors, par des nuits semblables à celle-ci ; pourtant l’odeur parfumée du printemps naissant imprégnait les ténèbres voilées. Les rares passants, qu’une cruelle nécessité obligeait à sortir de chez eux, se glissaient le long des rues, tels des voleurs à l’allure furtive, se crispant et sursautant devant chaque ombre.
Sur l’acropole, le centre de la Vieille Ville, le palais de nombreux rois dressait ses murs crénelés vers les étoiles à l’éclat sinistre et blafard. Cette citadelle était blottie sur la colline, ressemblant à quelque monstre fantastique surgi des ères passées et lançant des regards furieux vers les murs de la Cité Extérieure, dont les pierres massives le retenaient captif. »
Extrait de : R. E. Howard, L. Sprague de Camp et L. Carter. « Conan – Conan le libérateur. »
Conan le sabreur par Lyon Sprague de Camp
Fiche de Conan le sabreur
Titre : Conan le sabreur (Tome 15 sur 16 – Conan)
Auteur : Robert E. Howard et Lyon Sprague de Camp
Date de parution : 1978
Traduction : E. Bakhtadzé
Editeur : Jean-Claude Lattès
Sommaire de Conan le sabreur :
- Les légions de la mort
- Le peuple des cimes
- Les ombres de la nuit
- L’étoile de Khorala
- La gemme dans la tour
- La déesse d’ivoire
- La lune sanglante
Première page de Les légions de la mort
« Du sang sur la neige
Le cerf s’immobilisa au bord de l’eau. Il leva la tête, humant l’air glacial. L’eau ruisselait de son museau, tel des perles de cristal. Un soleil languide faisait chatoyer sa robe rousse et lustrait sa ramure.
Mais le bruissement ou l’odeur qui avait dérangé l’animal ne se reproduisit pas, et de nouveau il se pencha pour boire l’eau vive qui chuchotait parmi les éclats de glace. De chaque côté de la rivière s’étiraient les berges escarpées, habillées des neiges encore fragiles de ce début d’hiver. Les fourrés de buissons dénudés s’enchevêtraient sous les sapins. Au-delà, c’était la forêt et son silence que seul troublait le frais murmure de la neige qui pleuvait en fondant depuis les hautes branches. La fin du jour enveloppait de grisaille la cime des arbres. »
Extrait de : R. E. Howard et L. Sprague de Camp. « Conan – Conan le sabreur. »
Conan le justicier par Lyon Sprague de Camp
Fiche de Conan le justicier
Titre : Conan le justicier (Tome 14 sur 16 – Conan)
Auteur : Robert E. Howard et Lyon Sprague de Camp
Date de parution : 1980
Traduction : E. Chédaille
Editeur : Jean-Claude Lattès
Première page de Conan le justicier
« LE DÉSIR ET LA MORT
Un homme grand, formidablement puissant – presque un géant – se tenait immobile dans l’ombre de la cour. Il attendait, malgré la chandelle que la Turanienne avait placée à sa fenêtre afin d’indiquer que le chemin était libre, et bien que, pour cet homme des collines, grimper à un mur fût un jeu d’enfant. Il n’avait aucune envie de se faire surprendre au beau milieu de son ascension, accroché comme un insecte au lierre qui recouvrait le très vieil édifice. Même au cas où la garde civile hésiterait à arrêter un des officiers du Roi Yildiz, la rumeur de son escapade parviendrait certainement aux oreilles du protecteur de Narkia. Et celui-ci n’était autre que son supérieur, le Commandant Orkhan. »
Extrait de : R. E. Howard et L. Sprague de Camp. « Conan – Conan le justicier. »