Étiquette : J'ai lu
Conan le valeureux par J. M. Roberts
Fiche de Conan le valeureux
Titre : Conan le valeureux (Tome 25 sur 25 – Conan – les suiveurs)
Auteur : R. E. Howard et J. M. Roberts
Date de parution : 1985
Traduction : B. Emerich
Editeur : J’ai lu
Première page de Conan le valeureux
« La cité de la plaine
Par l’étroite croisée en ogive et aux riches moulures, on percevait le formidable roulement de l’énorme tambour suspendu au-dessus du Grand Portail de Khorshemish. Les plus petits tambours des douze portails secondaires répercutaient dans toute la cité le signal de la fermeture des lourdes portes de chêne. Quiconque lambinerait hors des murs se verrait contraint de rester pendant les heures sombres dans la plaine verdoyante. Malheur à qui tenterait malgré tout de pénétrer dans la cité !
La femme, assise à une massive table en bois, leva les yeux du parchemin sur lequel elle calligraphiait de sinueux hiéroglyphes stygiens. Les derniers rais pourpres du soleil couchant étincelaient sur les serpents d’argent encerclant ses bras nus et sur le diadème d’or à tête de cobra qui mettait en valeur ses fins sourcils noirs. Sur un léger signe de la femme, un homme de grande stature s’avança de l’angle de la chambre où il était posté. Il arborait la tenue des hommes du désert du Shem oriental. »
Extrait de : R. E. Howard et J. M. Roberts. « Conan – les suiveurs – Conan le valeureux. »
Conan le destructeur par Robert Jordan
Fiche de Conan le destructeur
Titre : Conan le destructeur (Tome 23 sur 25 – Conan – les suiveurs)
Auteur : R. E. Howard et Robert Jordan
Date de parution : 1984
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Conan le destructeur
« Un soleil rouge sang grillait les plaines rocailleuses et les collines ondulées de Zamora où progressait une longue colonne de cavaliers. Les hommes portaient une cuirasse et un casque ébène. Les cottes de mailles qui protégeaient leurs bras étaient noires, de même que leurs jambarts, leurs bottes et leur culotte. Toute leur tenue était couleur de la nuit. Les chevaux étaient également caparaçonnés de fer noir. Un chanfrein couvrait leur tête et leur cou, une barde leur poitrail. Un long sabre incurvé pendait à la hanche de chaque guerrier, et une masse d’armes garnie de pointes se balançait au pommeau de toutes les selles. Mais les lances avaient été remplacées par des gourdins et de longs bâtons. Certains soldats transportaient des filets aux mailles serrées, assez résistants pour garder un tigre captif. »
Extrait de : R. E. Howard et R. Jordan. « Conan – les suiveurs – Conan le destructeur. »
Conan l’indomptable par S. Perry
Fiche de Conan l’indomptable
Titre : Conan l’indomptable (Tome 21 sur 25 – Conan – les suiveurs)
Auteur : R. E. Howard et S. Perry
Date de parution : 1985
Traduction : M. Godoc
Editeur : J’ai lu
Première page de Conan l’indomptable
« À l’endroit précis où se rejoignaient les terres de Brythunie, de Corinthie et de Zamora se dressait un cairn solitaire de la taille d’un homme. Balayé des siècles durant par la pluie et le vent, livré tour à tour à l’emprise glaciale de la neige et à la chaleur implacable du soleil, ce n’était plus qu’un monticule de pierre érodé, fruit inattendu d’un sol stérile. Il était perché sur une montagne presque toujours recouverte de neige, continuellement en proie à de violentes tempêtes, et rares étaient ceux qui faisaient le détour pour admirer cette borne sans grande beauté.
Un homme et une femme marchaient sur l’étroit sentier qui serpentait au pied du cairn. Ils se disputaient. »
Extrait de : R. E. Howard et S. Perry. « Conan – les suiveurs – Conan l’Indomptable. »
Conan et l’épée de Skelos par A. J. Offutt
Fiche de Conan et l’épée de Skelos
Titre : Conan et l’épée de Skelos (Tome 20 sur 25 – Conan – les suiveurs)
Auteur : R. E. Howard et A. J. Offutt
Date de parution : 1979
Traduction : P. Benita
Editeur : J’ai lu
Première page de Conan et l’épée de Skelos
« L’Épée
Nus, ravagés par la faim et les tortures, les deux prisonniers au fond de la fosse levèrent les yeux. Au sommet des marches, sur la plate-forme devant la porte du donjon, quatre hommes les observaient. Trois étaient barbus, deux portaient une cotte de mailles et un casque pointu, les deux autres une robe. Le plus jeune, qui arborait un étrange couvre-chef, tenait son épée à la main.
Ce jeune homme au curieux chapeau ferygien et à la longue robe mauve prit la parole.
— Vous avez obtenu tout ce que vous désiriez des deux prisonniers. Seigneur Khan, n’est-ce pas ? Le moment n’est-il donc pas venu de les mettre à mort ?
L’homme à la robe brodée d’or et d’argent haussa les sourcils. Malgré ses cheveux noirs frisés luisants de graisse et son ventre proéminent, il n’était nullement disgracieux. »
Extrait de : R. E. Howard et A. J. Offutt. « Conan – les suiveurs – Conan et l’épée de Skelos. »
Les habitants du mirage par A. Merritt
Fiche de Les habitants du mirage
Titre : Les habitants du mirage
Auteur : A. Merritt
Date de parution : 1932
Traduction : A. Rosenblum
Editeur : J’ai lu
Première page de Les habitants du mirage
« Des bruits dans la nuit
Je redressai la tête et j’écoutai, non seulement l’ouïe en alerte mais aussi tous les nerfs à fleur de peau, guettant le renouvellement du bruit qui m’avait réveillé. Le silence régnait, un silence profond. Pas un frémissement dans les branches de la sapinière qui entourait notre petit camp. Pas le moindre mouvement furtif d’animal dans les broussailles. À travers les flèches des arbres, les étoiles luisaient faiblement dans le bref crépuscule qui sépare le coucher du soleil de son lever au commencement de l’été en Alaska.
Un coup de vent courba la cime des sapins, ramenant le bruit – le son d’une enclume qui résonne sous les coups d’un marteau.
Je me dégageai de ma couverture et contournai les braises noircissantes du feu pour rejoindre Jim. Sa voix m’arrêta.
– Ça va, Leif. J’ai entendu.
Le vent soupira, mourut – et avec lui moururent les vibrations du coup frappé sur l’enclume. Avant que nous ayons eu le temps de parler, le vent reprit. »
Extrait de : A. Merritt. « Les habitants du mirage. »
Le visage dans l’abîme par A. Merritt
Fiche de Le visage dans l’abîme
Titre : Le visage dans l’abîme
Auteur : A. Merritt
Date de parution : 1931
Traduction : P. Chwat
Editeur : J’ai lu
Première page de Le visage dans l’abîme
« SUARRA
Nicholas Graydon se trouva à Quito, nez à nez avec Starrett. Plus exactement, c’est là que Starrett le dénicha. Le nom du grand aventurier de la côte Ouest avait souvent été prononcé devant Graydon, mais leurs chemins ne s’étaient jamais croisés. Sa curiosité était vive lorsqu’il ouvrit sa porte au visiteur.
Starrett vint immédiatement au fait. Graydon avait-il entendu parler du convoi apportant à Pizarre le trésor constituant la rançon de l’Inca Atahualpa ? Savait-il que ceux qui le conduisaient, en apprenant l’assassinat de leur roi par ce garçon boucher de conquistador, avaient changé de route et caché le trésor quelque part dans le désert andin ?
Cette histoire était venue des centaines de fois aux oreilles de Graydon, qui avait même envisagé de se mettre en chasse. Il le dit. Starrett fit un signe d’approbation. »
Extrait de : A. Merritt. « Le visage dans l’abîme. »
Le gouffre de la Lune par A. Merritt
Fiche de Le gouffre de la Lune
Titre : Le gouffre de la Lune
Auteur : A. Merritt
Date de parution : 1919
Traduction : H. Wertheuner
Editeur : J’ai lu
Première page de Le gouffre de la Lune
« SUR LE CHEMIN LUNAIRE
J’avais passé deux mois sur les îles d’Entrecasteaux, occupé à réunir les éléments nécessaires aux derniers chapitres de mon livre sur la flore des îles volcaniques du Pacifique sud. La veille, j’avais atteint Port Moresby et j’avais surveillé de près l’embarquement de mes spécimens sur le Reine du Sud. Assis sur le pont supérieur, je pensais avec une certaine nostalgie à la distance qui me séparait de Melbourne, et à celle encore plus considérable qui séparait Melbourne de New York.
C’était l’une de ces matinées jaunâtres de Papua où la ville apparaît sous son aspect le plus sombre, le plus ténébreux. La couleur ocre du ciel rappelait »
Extrait de : A. Merritt. « Le gouffre de la Lune. »
La nef d’Ishtar par A. Merritt
Fiche de La nef d’Ishtar
Titre : La nef d’Ishtar
Auteur : A. Merritt
Date de parution : 1924
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu
Première page de La nef d’Ishtar
« Un parfum étrange s’exhalait de la pierre en une volute dont la caresse effleurait le visage de Kenton comme une main câline. Ce parfum, dont l’odeur insolite et mystérieusement troublante évoquait des images furtives et jamais vues, des arabesques de pensées qui s’évanouissaient avant d’être appréhendées, il l’avait senti dès l’instant où il avait sorti de sa caisse l’objet que Forsyth, le vieil archéologue, avait exhumé du linceul de sable recouvrant l’antique Babylone et lui avait expédié.
Une fois encore, Kenton examina le bloc. Un mètre vingt de long, une hauteur un peu supérieure, une largeur imperceptiblement inférieure. Il était d’un jaune éteint et le poids des siècles lui était un voile presque visible. Une seule de ses faces portait une inscription d’une douzaine de lignes parallèles, des cunéiformes archaïques gravés sous le règne de Sargon d’Akkad quelque six mille ans plus tôt si les déductions de Forsyth étaient exactes. La surface de la pierre était crevassée, grêlée et les caractères aigus à demi effacés.
Kenton se pencha davantage au-dessus du monolithe et les arabesques parfumées l’enserrèrent plus étroitement, s’accrochant à lui comme un buisson de vrilles, comme de minuscules doigts nostalgiques et suppliants, des doigts qui imploraient… »
Extrait de : A. Merritt. « La nef d’Ishtar. »
Le retour aux étoiles par Edmond Hamilton
Fiche de Le retour aux étoiles
Titre : Le retour aux étoiles (Tome 2 sur 2 – John Gordon)
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1967
Traduction : F. Straschitz
Editeur : J’ai lu
Première page de Le retour aux étoiles
« La réceptionniste lui ouvrit la porte :
— Si vous voulez bien entrer, Mr Gordon…
— Merci, dit Gordon.
La porte se referma doucement derrière lui ; en même temps, un homme se leva et vint vers lui, la main tendue. Il était grand, plus jeune qu’il ne l’aurait cru, et rayonnait d’énergie positive.
— Mr Gordon ? Je suis le Dr Keogh.
Gordon lui serra la main et prit place dans un fauteuil tandis que le Dr Keogh allait se rasseoir derrière son bureau. Gordon, soudain embarrassé, mal à l’aise, évita son regard.
— C’est la première fois que vous consultez un psychiatre ? lui demanda Keogh d’une voix calme.
— Je… je n’en avais jamais ressenti le besoin. »
Extrait de : E. Hamilton. « John Gordon – Le Retour Aux étoiles. »