Étiquette : J'ai lu
Le paidhi par C. J. Cherryh
Fiche de Le paidhi
Titre : Le paidhi (Tome 1 sur 2 – Cycle du phoenix)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1994
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu
Première page de Le paidhi
« La nuit, la nuit absolue où personne ne s’était jamais aventuré hormis les robots, ses seuls visiteurs jusqu’à présent. L’objectif était un amas stellaire, seconde étape que les Terriens se proposaient d’atteindre en direction d’un chapelet d’étoiles prometteuses… Pour le vaisseau qui s’en approchait, la partie centrale de l’amas constituait une zone infiniment solitaire et silencieuse, dépourvue de la fantasia incessante émise par l’espace auquel les hommes étaient habitués : rafales électromagnétiques, babils et jacasseries du commerce, instructions des services de contrôle à destination des équipages, le maelstrom vorace, intermittent des machines communiquant entre elles. Au fond de ces multiples distances, seuls le rayonnement radioactif de l’amas, la présence lointaine des étoiles et la petite musique des sphères, expression implicite, imperceptible, de l’existence même, venaient chatouiller les capteurs avec assez d’insistance pour attirer l’attention. »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Cycle du phoenix – Le Paidhi. »
Les légions de l’enfer par C. J. Cherryh
Fiche de Les légions de l’enfer
Titre : Les légions de l’enfer (Tome 3 sur 3 – Héros en enfer)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de publication : 1987
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu
Première page de Les légions de l’enfer
« LE PRINCE
Les fondations tremblèrent. La lumière s’éteignit. L’ordinateur tomba en panne.
— Dannazione… !
La lumière revint. L’écran se ralluma mais resta vide, et l’appareil bourdonna en cherchant stupidement des instructions disparues.
Dante Alighieri s’était déjà élancé dans le couloir, il dévalait l’escalier et se précipitait dans le grand vestibule pour faire irruption dans le jardin d’hiver du Premier Citoyen.
— I scellerati ! I maledetti… !
— Sivis, sivis Graece modum, Dantille. (Auguste leva une main, agita les doigts et les ombres empressées s’écartèrent pour lui permettre de balancer les pieds hors de sa couche.) Noli tant’ versari…
— Disparus ! cria Dante en brandissant une poignée de papiers. Disparus ! Et pourtant je les avais ! Je les avais ! Je… »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Héros en enfer – Les légions de l’enfer. »
La pierre de rêve par C. J. Cherryh
Fiche de La pierre de rêve
Titre : La pierre de rêve (Tome 1 sur 2 – Ealdwood)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1983
Traduction : L. Maillet
Editeur : J’ai lu
Première page de La pierre de rêve
« À propos de poisson et de feu
Il existe de par le monde des choses qui jamais n’ont aimé les Hommes, qui se trouvent là depuis bien plus de temps que l’humanité puisque, alors même que les Hommes étaient encore nouveaux sur cette terre et plus vastes les forêts, il existait des lieux où l’Homme, lorsqu’il les foulait, pouvait sentir peser sur ses épaules le poids des âges du monde. Des forêts où le silence était si grand qu’il pouvait entendre bruire une vie qui ne participait nullement de la sienne. Il y avait des ruisseaux d’où la magie n’avait pas fui, des montagnes qui chantaient avec leurs voix et, parfois, le vent qui effleurait la nuque de l’Homme et lui soufflait dans les cheveux portait le frisson d’une présence qu’il ne devait surtout pas affronter en se retournant. »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Ealdwood – La pierre de rêve. »
Le puits de Shiuan par C. J. Cherryh
Fiche de Le puits de Shiuan
Titre : Le puits de Shiuan (Tome 2 sur 4 – Le cycle de Morgane)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de publication : 1978
Traduction : R. Lathière
Editeur : J’ai lu
Première page de Le puits de Shiuan
« Sept lunes dansaient au firmament, là où on n’en voyait qu’une seule du temps des Anciens, quand les Puits des Dieux s’ouvraient pour donner force et richesse à tous les seigneurs Khals qui gouvernaient avant l’époque des Rois. Les Puits étaient à présent obturés, aussi bien pour les Khals que pour les Hommes. Des siècles et des siècles plus tôt, dans les pays de Shiuan et de Hiuaj, on vivait sur de vastes terres et, maintenant, elles disparaissaient progressivement sous l’eau.
Telles étaient les choses dont Mija Jhirun, fille d’Ela, n’aurait pu douter.
Tout au cours de son enfance, Jhirun avait vu l’eau restreindre sans répit l’espace habitable – vu Hiuaj diminuer de moitié, la mer gagner petit à petit. Elle atteignait ses dix-huit ans, et l’invasion totale des eaux aurait lieu bien avant son vieil âge.
Elle se rappelait le bourg – Chadrih – non loin des Tumulus de Hiuaj, la grande digue protégeant »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Cycle de Morgane – Le puits de Shiuan. »
Les portes d’Ivrel par C. J. Cherryh
Fiche de Les portes d’Ivrel
Titre : Les portes d’Ivrel (Tome 1 sur 4 – Le cycle de Morgane)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de publication : 1976
Traduction : B. Martin
Editeur : J’ai lu
Première page de Les portes d’Ivrel
« Les Portes, c’étaient les ruines des Qujals. Il y en avait partout, sur tous les mondes, elles étaient une des réalités de la vie depuis des millénaires et reliaient tous les points du réseau des civilisations qujals – un empire qui couvrait à la fois l’Espace et le Temps, car les Portes menaient en autre temps aussi bien qu’en ailleurs… sauf vers la fin.
Pour commencer, l’aspect temporel des Portes n’avait pas causé grande inquiétude. On en avait découvert la technologie dans les décombres d’un monde mort du système qujal… découverte qui, faite durant les premières décennies des voyages spatiaux, avait soudain ouvert le chemin des étoiles. Par la suite, les vaisseaux ne servirent plus qu’au transport initial des techniciens et du matériel sur des distances se chiffrant en années de lumière. Mais après la construction de chacune des Portes Mondiales, les voyages vers le monde choisi et à sa surface devinrent instantanés. »
Extrait de : C.J. Cherryh. « Cycle de Morgane – Les portes d’Ivrel. »
L’oeuf du coucou par C. J. Cherryh
Fiche de L’oeuf du coucou
Titre : L’oeuf du coucou (Tome 4 sur 4 – L’ère d’exploration)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de publication : 1985
Traduction : G. Lebec
Editeur : J’ai lu
Première page de L’oeuf du coucou
« Il était assis. Il sentait sous ses pieds nus le sable de synthèse du sol fin, presque impalpable, tout en brillances opalines. Les fenêtres de la salle ne donnaient sur aucun paysage urbain mais sur l’incessante et lente rotation de la plaine de Khoggut : vue mensongère ; le bruit de la circulation lui parvenait au travers des vitres.
Il s’appelait Duun, Dana Duun Shtoni no Lughn, mais Duun suffisait pour tous les jours. On lui donnait d’autres noms. Sey : général. Mingi : seigneur. Ou d’autres encore similaires. Hatani en était un. Mais pour l’heure, Duun suffisait. Il n’y en avait pas d’autre. De par le monde, tous les shonunin savaient ça ; oui, ils le savaient ; aussi, lorsque résonna le carillon de la porte et qu’on vint lui remettre l’étranger, celui qui le portait dans ses bras n’osa pas regarder Duun ; et ce n’était pas seulement pour éviter de voir les cicatrices qui sautaient aux yeux de tout shonun : des lignes pâles qui labouraient sa fourrure sur toute une moitié du visage, comme des traces sur un arbre foudroyé, des marques qui lui tordaient l’oreille droite et dotaient en permanence ses lèvres d’un rictus ironique, laissant à l’un des »
Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère d’exploration – L’oeuf du coucou. »
Les seigneurs de l’Hydre par C. J. Cherryh
Fiche de Les seigneurs de l’Hydre
Titre : Les seigneurs de l’Hydre (Tome 1 sur 4 – L’ère d’exploration)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de publication : 1980
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Les seigneurs de l’Hydre
« S’il existait un lieu où il était possible de connaître une enfance heureuse, c’était bien Kethiuy. Les visiteurs étaient rares, les dangers inexistants. La propriété se trouvait sur Cerdin, non loin de la Cité, mais les collines et ses activités uniques la maintenaient à l’écart des manœuvres politiques de la Famille. Kethiuy possédait son lac et ses champs, ses jardins où les arbres-chandeliers s’élevaient telles des aiguilles duveteuses entre les quatorze dômes, dans cette vallée cernée par les ruches. Tous les majats qui commerçaient avec les hommes le faisaient par l’entremise de Kethiuy, le privilège des Meth-maren, ce clan et cette Maison de la Famille qui occupait la contrée. D’un côté s’étendaient les champs que se partageaient humains et majats ; de l’autre étaient disséminés les labos ; et le dernier tiers de la vallée était occupé par les entrepôts où les azis, ces humains obtenus par parthénogénèse, entassaient les richesses provenant des échanges avec les ruches et les produits des labos et des ordinateurs. Kethiuy était une ville autant qu’une Maison : autarcique et paisible, presque inchangée en ce qui concernait ses propriétaires. Car les Kontrin mesuraient leur durée de vie en termes de décennies »
Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère d’exploration – Les seigneurs de l’Hydre. »
L’héritage de Chanur par C. J. Cherryh
Fiche de L’héritage de Chanur
Titre : L’héritage de Chanur (Tome 5 sur 5 – Le cycle de Chanur)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1992
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de L’héritage de Chanur
« La Jonction était en quelque sorte le cœur de la Communauté Spatiale. Cette station, où des représentants de toutes les espèces venaient procéder à des échanges commerciaux, se situait au point de rencontre des secteurs de ces peuples et l’atmosphère cosmopolite de ses docks incitait à la méfiance, même en cette période de paix où le port d’une arme était strictement interdit. Les quais de la section réservée aux êtres qui respiraient de l’oxygène étaient glacés et envahis par des odeurs de carburant et de produits volatils. Ici, les boutiques et les bars offraient de quoi satisfaire une vaste palette de perversions. Du côté des Méthaniens – des créatures aux cerveaux multiples –, tout était incompréhensible, mais la partie oxy était administrée par les Stsho. Et à ces créatures fragiles et dégingandées au teint pâle se mêlaient des Hani ; des Mahendo’sat, des Kif et même (lorsqu’un vaisseau bien connu appontait) un Humain égaré loin de son monde appelé, sans grande originalité, la Terre.
Le vaisseau en question avait appareillé une vingtaine de jours plus tôt pour une destination inconnue, ce qui satisfaisait pleinement Hilfy Chanur, la capitaine de l’Héritage de Chanur, qui faisait escale »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Cycle de Chanur – L’héritage de Chanur. »
Le retour de Chanur par C. J. Cherryh
Fiche de Le retour de Chanur
Titre : Le retour de Chanur (Tome 4 sur 5 – Le cycle de Chanur)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1986
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu
Première page de Le retour de Chanur
« La petite table de la cambuse de L’Orgueil disparaissait sous un amoncellement de rubans d’imprimante et de supports d’écriture auréolés, mouchetés de taches de gfi brunâtres et couverts de flèches, de cercles, de renvois et de notes sibyllines griffonnées à l’encre rouge et verte. Le stylet rouge traça une nouvelle annotation, une nouvelle flèche crochue ; et la main hani à la fourrure bronze sortit et rétracta ses griffes à plusieurs reprises, symptôme d’une accablante frustration. Assise dans ce sanctuaire, Pyanfar Chanur mordillait ses moustaches et buvait coupe sur coupe de gfi tiédasse en se débattant avec ses gribouillages qui zébraient les plans de vol et le livre de bord.
Elle ne ressemblait plus à la Pyanfar soignée de sa personne que l’on connaissait. Un grossier pantalon bleu de navigante avait remplacé celui de soie rouge vif qu’elle affectionnait, elle ne portait aucun des bracelets et des bijoux d’or dont elle était habituellement parée – juste la poignée d’anneaux d’or des spatiennes qui se balançaient à ses oreilles velues. Son plus beau bouffant de soie rouge était à présent en loques, victime de la même calamité qui lui avait engourdi les articulations, échevelé et »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Cycle de Chanur – Le retour de Chanur. »
La vengeance de Chanur par C. J. Cherryh
Fiche de La vengeance de Chanur
Titre : La vengeance de Chanur (Tome 3 sur 5 – Le cycle de Chanur)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1985
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu
Première page de La vengeance de Chanur
« L’Orgueil se matérialisa brusquement dans « l’ici et maintenant » et Pyanfar, encore à demi hébétée, tendit une main vers les commandes.
Où est-on ? se demanda-t-elle, paniquée à l’idée qu’il ait pu y avoir une déviation d’itinéraire et qu’ils ne soient plus nulle part. Il fallait se rappeler de procédures nouvelles, de paramètres nouveaux, de systèmes nouveaux…
Non. Cale-toi sur l’ordinateur, imbécile, laisse les automs prendre le bâtiment en charge…
— Localisation.
C’était à peine si le mot était sorti de sa bouche sèche, aussi granuleuse que de la poussière.
— Nous sommes dans l’alignement, répondit Tirun.
Le premier choc les fit plonger dans l’interface.
Ils en ressortirent et L’Orgueil de Chanur refit surface avec autorité dans l’espace réel.
— Nous sommes vivants, dit Khym.
Et la surprise fut générale. »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Cycle de Chanur – La vengeance de Chanur. »