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Wyst par Jack Vance
Fiche de Wyst
Titre : Wyst Alastor 1716 (Tome 3 sur 3 – Alastor)
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 1978
Traduction : M. Demuth
Editeur : J’ai lu
Première page de Wyst Alastor 1716
« L’Amas d’Alastor compte une trentaine de milliers d’étoiles actives, d’innombrables coques abandonnées et d’énormes quantités de détritus interstellaires. Il est accroché à la paroi intérieure de la Galaxie, devant le Désert du Malheur, avec, au-delà, le Golfe du Néant et, sur le côté, la Frange de Gaea, pareille à une brume lumineuse. Pour le voyageur de l’espace, quel que soit son angle d’approche, le spectacle est remarquable : constellations étincelantes de blanc, de bleu et de rouge, rideaux de matière lumineuse, déchirés par endroits, ailleurs obscurcis par des tempêtes de poussière, flots d’étoiles errant dans tous les sens, tourbillons et explosions de gaz phosphorescents.
Doit-on considérer l’Amas d’Alastor comme faisant partie de la Frange de Gaea ? Les habitants de l’Amas – au nombre de quatre à cinq trillions répartis sur plus de trente mille mondes – n’y réfléchissent que rarement. En fait, ils ne s’estiment ni gaéens, ni alastrides. Interrogez le natif moyen sur son lieu d’origine : il vous donnera le nom de sa planète, ou celui de son district, comme si l’endroit était extraordinaire et réputé par toute la Galaxie.
Toutefois, l’esprit de clocher s’éclipse devant la gloire du Connatic, qui gouverne l’Amas d’Alastor de son palais de Lusz[…] »
Extrait de : J. Vance. « Alastor – Wyst. »
La reine de l’air et des ténèbres par P. Anderson
Fiche de La reine de l’air et des ténèbres
Titre : La reine de l’air et des ténèbres
Auteur : P. Anderson
Date de parution : 1973
Traduction : M.-F. Watkins
Editeur : J’ai lu
Sommaire de La reine de l’air et des ténèbres
- La reine de l’air et des ténèbres
- Chez nous
- L’ennemi inconnu
- Le faune
- Dans l’ombre
- Décalage horaire
Première page de La reine de l’air et des ténèbres
« Les dernières lueurs du dernier coucher de soleil s’attardaient presque jusqu’au milieu de l’hiver, mais il n’y aurait plus de jour et les terres du nord se réjouissaient. Les fleurs s’épanouissaient, les épines-de-feu flamboyaient, les fleurs-d’acier se dressaient toutes bleues parmi le brok et l’herbe-de-pluie qui envahissaient toutes les collines. Des insectes voletaient de leurs ailes iridescentes ; un crowbuck secouait ses cornes et claironnait dans la tiédeur et les parfums fleuris. Entre les horizons, le ciel s’assombrissait, du violet au noir. Les deux lunes, presque pleines, baignaient de leur clarté glacée les feuilles et se reflétaient dans les eaux. Leurs ombres se brouillaient sous l’aurore boréale, »
Extrait de : P. Anderson. « La reine de l’Air et des Ténèbres. »
Tuer les morts par T. Lee
Fiche de Tuer les morts
Titre : Tuer les morts
Auteur : T. Lee
Date de parution : 1980
Traduction : G. Lebec
Editeur : J’ai lu
Première page de Tuer les morts
« – Cilny… un danger nous menace.
Les ténèbres s’abstinrent de répondre.
Une seule route descendait de la montagne, ruban bleu acier raide et tortueux qui, quatre lieues plus bas que le col, virait sur lui-même pour se redresser non sans répugnance à l’horizontale et gagner une haute vallée où poussaient de concert un gros village et des arbres. Un quart de lieue avant d’atteindre la bourgade, la route faisait un brusque crochet pour aller longer le mur d’une curieuse bâtisse toute de guingois.
Des arbres poussaient également à proximité de cette demeure. Leurs racines s’étaient insinuées sous les fondations à la recherche du cours d’eau souterrain dont un puits, visible au delà du portail de fer forgé, manifestait la présence. Peu à peu, telles un levier, ces racines renversaient l’édifice entier. D’extravagantes fissures couraient sur les murs, soulignées par la luxuriante végétation vert sombre qui s’y cramponnait. Sur sa face nord, toutefois, la demeure elle-même avait offert au lierre en quelque époque une solide excroissance à enserrer sous la forme d’une tour de pierre haute de trois étages.
Il était vraisemblable qu’à l’origine cette tour avait un caractère défensif car, par-dessus la cime embrumée des arbres, ses[…] »
Extrait de : T. Lee. « Tuer les morts. »
Terre de lierre par T. Lee
Fiche de Terre de lierre
Titre : Terre de lierre
Auteur : T. Lee
Date de publication : 1985
Traduction : B. Emerich
Editeur : J’ai lu
Première page de Terre de lierre
« Pour commencer, je dois retourner cent trente-sept ans en arrière. En ce temps-là, la race humaine vivait dans le Haut, non seulement dans les cités mais sur toute la surface de la terre. Quiconque lira ce livre doit accepter l’idée que dans le Haut s’étend la terre, que sur cette terre, il est une cité à présent en ruine, et au-dessus de cette cité, un arc élevé et coloré que l’on appelle le ciel ; et au-delà encore, une sorte de vide aussi noir que la nuit II est essentiel de bien assimiler cette notion pour la simple raison que ce vide noir – l’Espace – joue un rôle fondamental. C’est en effet de ce vide qu’est arrivé ce qui nous a forcés à vivre dans notre prison du Bas : l’Envahisseur. »
Extrait de : T. Lee. « Terre de lierre. »
Cyrion par T. Lee
Fiche de Cyrion
Titre : Cyrion
Auteur : T. Lee
Date de publication : 1982
Traduction : G. Lebec
Editeur : J’ai lu
Première page de Cyrion
« Le Jardin de Miel
Bien involontairement, le petit jeune homme grassouillet à la rousse chevelure fit une entrée remarquée dans l’auberge.
Ébloui par la vive luminosité des rues ensoleillées, il ne crut voir que deux marches sur un seuil qui en comptait trois. Emporté par son élan, il voulut retrouver son équilibre et se précipita droit sur la malencontreuse silhouette qui, à cet instant, traversait le vestibule, chargée de deux cruchons de vin. Ils basculèrent alors dans un concert de cris et dans les bras de la Qirri de cuivre postée à l’entrée de l’établissement et firent bien sûr résonner le gong d’airain qu’elle tenait entre ses mains. Le puissant vacarme se répercuta d’une pièce à l’autre, suivi par »
Extrait de : T. Lee. « Cyrion. »
La quête de la sorcière blanche par T. Lee
Fiche de La quête de la sorcière blanche
Titre : La quête de la sorcière blanche (Tome 3 sur 3 – Uasti)
Auteur : T. Lee
Date de parution : 1978
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de La quête de la sorcière blanche
« J’ai déjà fait le récit de ma jeunesse passée dans le krarl des Dagkta roux, expliqué comment je reçus le nom de Tuvek et crus être le fils du chef Ettook et de Tathra, son épouse ; comment je fus tatoué selon le Rituel des Garçons, puis, lorsque les marques tribales s’effacèrent de ma chair, je dus me mesurer à mes aînés afin de prouver ma valeur. Cela m’attira la rancœur de Seel, l’ignoble sorcier. Ettook ne m’aimait guère, lui non plus, même s’il ouvrit le coffre où il entreposait ses trésors et me dit d’y prendre un présent de mon choix : un masque de lynx fabriqué dans une des anciennes cités. Si je devins un guerrier inégalé et aimant les combats, j’éprouvais une profonde insatisfaction, sans raison apparente. Ma chair possédait l’étrange faculté de se cicatriser rapidement après chaque blessure. Aucune de mes plaies ne suppurait, et je survécus même à la mor- »
Extrait de : T. Lee. « Uasti – La quête de la sorcière blanche. »
Vazkor par T. Lee
Fiche de Vazkor
Titre : Vazkor (Tome 2 sur 3 – Uasti)
Auteur : T. Lee
Date de parution : 1978
Traduction : G. Lebec
Editeur : J’ai lu
Première page de Vazkor
« Le Krarl
J’avais neuf ans lorsqu’un été un serpent me mordit à la cuisse. De ce qui suivit, je n’ai gardé qu’un vague souvenir, mais je sais que dans le délire de la fièvre, je me tordis sur ma couche pour échapper au feu qui dévorait ma chair cependant que le temps s’écoulait en lambeaux. Puis le mal passa et, de nouveau, je pus courir sur les vertes pentes entre les hautes roches blanches qui poussaient là comme des arbres. Plus tard, j’appris que le venin du serpent aurait dû entraîner ma mort, que mon corps avait viré au gris, puis au bleu, puis au jaune – admirable spectacle, à n’en pas douter. Mais j’avais survécu, et la morsure n’avait pas même laissé de cicatrice.
Ce ne fut d’ailleurs pas la seule fois que je frôlai la mort. Quand j’avais été sevré, mon estomac s’était »
Extrait de : T. Lee. « Uasti – Vazkor. »
La déesse voilée par T. Lee
Fiche de La déesse voilée
Titre : La déesse voilée (Tome 1 sur 3 – Uasti)
Auteur : T. Lee
Date de parution : 1975
Traduction : M. Darroux et B. Emerich
Editeur : J’ai lu
Première page de La déesse voilée
« Sous le volcan
Se réveiller et ne pas savoir où l’on est, ni qui l’on est, ni même ce que l’on est – une chose avec des bras et des jambes ? un animal ? le cerveau d’un grand poisson ? –, voilà un bien étrange réveil. Au bout d’un moment toutefois, je m’étirai dans le noir, puis promenai mes mains sur mon corps : j’étais une femme.
Il régnait une obscurité et un silence absolus. Le sol était rocailleux et une ancienne odeur, amère et indéfinissable, parvenait à mes narines. Je rampai hors du recoin où j’étais allongée et atteignis une sorte de passage dans lequel je pus me tenir debout. »
Extrait de : T. Lee. « Uasti – La Déesse voilée. »
Le rôdeur devant le seuil par Howard Phillips Lovecraft
Fiche de Le rôdeur devant le seuil
Titre : Le rôdeur devant le seuil
Auteur : Howard Phillips Lovecraft et August Derleth
Date de parution : 1945
Traduction : C. Gilbert
Editeur : J’ai lu
Première page de Le rôdeur devant le seuil
« Au nord d’Arkham, s’élèvent de sombres collines sauvages et boisées, étonnamment luxuriantes; c’est là, presque à la limite de la zone forestière, que coule la rivière Miskatonic avant de se jeter dans la mer. Dans cette région, les voyageurs sont rarement amenés à s’aventurer au-delà la lisière, bien qu’un chemin à peine tracé pénètre dans la forêt et, sans doute, traversant les collines, aboutisse à la Miskatonic et finisse par déboucher à nouveau sur la plaine. Les maisons désertes, abandonnées aux attaques du temps, présentent un aspect uniforme assez surprenant de décrépitude provoquée par les intempéries, et tandis que la partie boisée elle-même manifeste une vitalité singulière, il n’y a guère de signes de fertilité dans les environs. Vraiment, le voyageur qui emprunte le chemin d’Aylesbury, qui commence dans Arkham à River Street et progresse paresseusement à l’ouest et au nord-ouest de la vieille cité aux toits en croupe vers l’étrange et solitaire pays de Dunwich, après Dean’s Corner, celui-là donc ne peut guère qu’être impressionné par le remarquable développement de ce qui, à première vue, ressemble à un reboisement mais qui, si on y regarde de près, se révèle être non une planta »
Extrait de : H. P. Lovecraft et A. Derleth. « Le rodeur devant le seuil. »
L’ombre venue de l’espace par Howard Phillips Lovecraft
Fiche de L’ombre venue de l’espace
Titre : L’ombre venue de l’espace
Auteur : Howard Phillips Lovecraft et August Derleth
Date de parution : 1957
Traduction : J. Ferry
Editeur : J’ai lu
Sommaire de L’ombre venue de l’espace
- Le survivant
- Le jour à Wentworth
- L’héritage Peabody
- La lampe d’Alhazred
- La fenêtre à pignon
- L’ancêtre
- L’ombre venue de l’espace
Première page de Le survivant
« Il était bien dans mes intentions de ne plus jamais parler de la maison Charrière, de n’en plus rien écrire – cela depuis que j’ai fui Providence, par cette nuit affreuse où j’eus la révélation. Chacun de nous détient des souvenirs qu’il préférerait effacer, nier, rayer de sa mémoire.
Il faut cependant que je confie aujourd’hui au papier le récit de mes brefs rapports avec la maison de Benefit Street, et dans quelle panique je l’ai quittée. Sinon, j’ai tout lieu de craindre que quelque innocent ait un jour de graves ennuis avec la police. Celle-ci, fatalement, lorsque la maison sera devenue bien communal, ne pourra manquer de faire l’abominable découverte – moins épouvantable peut-être que ce qu’il m’a été donné de voir –, mais quelles explications fournir, alors ?
Il est bien évident qu’un archéologue devrait en savoir moins sur les voies étranges où s’est jadis égarée la quête de l’homme que sur les vieilles demeures. Il est tout aussi concevable que, plongé dans l’étude de l’évolution de l’habitat, cet archéo- »
Extrait de : H. P. Lovecraft et A. Derleth. « L’ombre venue de l’espace. »