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Emmanuel Jouanne

Présentation de Emmanuel Jouanne :

Naissance et Jeunesse

Emmanuel Jouanne est né le 23 avril 1960 à Caen, en Normandie. Dès son plus jeune âge, il se passionne pour la lecture et l’écriture, influencé par les œuvres des surréalistes et des auteurs de science-fiction anglo-saxons.

Formation et Premiers Écrits

Après des études à l’Université de Caen, Emmanuel Jouanne se tourne vers l’écriture et envoie ses textes à la revue Minuit des éditions de Minuit. Ses premières nouvelles sont publiées à partir de 1979 dans des revues spécialisées comme Fiction, Univers, Garichankar, SF & Quotidien, ainsi que dans des anthologies de Richard Comballot.

Carrière Littéraire

Emmanuel Jouanne se fait rapidement remarquer par son style unique et ses récits iconoclastes, souvent teintés d’humour noir et de satire sociale. En 1982, il publie son premier roman, Damiers imaginaires, qui lui vaut le Prix Rosny aîné, l’une des récompenses les plus prestigieuses de la science-fiction française.

Succès et Reconnaissance

Consacrant son activité à l’écriture, Emmanuel Jouanne enchaîne les publications dans les années 1980 et 1990. Ses romans, parmi lesquels Ici-bas (Prix Rosny aîné 1984), Providence (1988), Le Temps du mépris (1992), Les Enfants de Noé (1996) et L’Homme-fusil (2000), explorent des thèmes variés tels que la condition humaine, la société, la religion, la politique et la technologie.

Style et Thèmes

L’œuvre d’Emmanuel Jouanne se caractérise par un style percutant et un langage riche, souvent empreint de poésie et de surréalisme. Ses romans se distinguent par leur profondeur philosophique et leur exploration de sujets tabous ou controversés. Jouanne n’hésite pas à défier les conventions du genre de la science-fiction, s’affranchissant des codes et des clichés pour proposer une vision unique et personnelle du monde.

Engagement et Militantisme

Au-delà de son activité littéraire, Emmanuel Jouanne était également un militant engagé. Il participait activement à des mouvements altermondialistes et anticapitalistes, et ses écrits portaient souvent la voix des marginalisés et des opprimés.

Décès et Héritage

Emmanuel Jouanne est décédé le 6 février 2008 à Paslières, dans le Loiret, à l’âge de 47 ans. Sa disparition soudaine a laissé un grand vide dans le monde de la littérature française.

Considéré comme l’un des auteurs de science-fiction français les plus importants et les plus influents de sa génération, Emmanuel Jouanne a laissé une œuvre riche et complexe qui continue d’être lue et appréciée par un public toujours plus large.

Faits marquants

  • Emmanuel Jouanne a publié une quinzaine de romans et de recueils de nouvelles au cours de sa courte carrière.
  • Ses romans ont été traduits dans plusieurs langues et ont connu un succès international.
  • Il a reçu de nombreux prix littéraires, dont le Prix Rosny aîné à deux reprises.
  • Emmanuel Jouanne était un auteur engagé et militant, dont les écrits portaient souvent la voix des marginalisés et des opprimés.
  • Son œuvre est considérée comme un jalon important dans l’histoire de la science-fiction française.

Conclusion

Emmanuel Jouanne était un écrivain visionnaire et talentueux qui a marqué de son empreinte le paysage littéraire français. Son œuvre audacieuse et inclassable continue d’inspirer et de questionner les lecteurs du monde entier.

Livres de Emmanuel Jouanne :

Cruautés (1987)
Damiers imaginaires (1982)
Dites-le avec des mots (1985)
Ici-bas (1984)
L’âge de fer (1988)
Le rêveur de chats (1988)
Mémoires de sable (2015)
Nuage (1983)
Rêve de chair (1981)

Pour en savoir plus sur Emmanuel Jouanne :

La page Wikipédia de E. Jouanne
La page Noosfere de E. Jouanne
La page isfdb de E. Jouanne

La solitude est un cercueil de verre par R. Bradbury

Fiche de La solitude est un cercueil de verre

Titre : La solitude est un cercueil de verre (Tome 1 sur 3 – Autobiographie)
Auteur : R. Bradbury
Date de parution : 1985
Traduction : E. Jouanne
Editeur : Denoël

Première page de La solitude est un cercueil de verre

« Venice, Californie, avait autrefois de quoi plaire à ceux qui aiment être tristes : du brouillard à peu près tous les soirs, et le grondement des installations de forage le long de la côte, et le clapotis de l’eau noire dans les canaux, et le crissement du sable contre les fenêtres quand le vent se levait et chantait sur les aires dégagées et les promenades désertes.
C’était l’époque où la jetée de Venice partait en morceaux et mourait dans la mer, et où l’on pouvait trouver là les ossements d’un énorme dinosaure, le manège des montagnes russes, que les marées fluctuantes venaient recouvrir.
Au bout d’un long canal, on voyait de vieilles voitures de cirque que l’on avait roulées dans l’eau et, à l’intérieur des cages, quand on regardait, des choses vivaient ; poissons et crustacés s’agitant avec les marées, et c’était tous les cirques de tous les temps qui, d’une certaine manière, avaient été condamnés à être mangés par la rouille. »

Extrait de : R. Bradbury. « Autobiographie – La solitude est un cercueil de verre. »

Radio Libre Albemuth par P. K. Dick

Fiche de Radio Libre Albemuth

Titre : Radio Libre Albemuth (Tome 0 sur 3 – Trilogie divine)
Auteur : P. K. Dick
Date de parution : 1985
Traduction : E. Jouanne
Editeur : Gallimard

Première page de Radio Libre Albemuth

« Mon ami Nicholas Brady, qui était persuadé d’avoir contribué à sauver le monde, naquit à Chicago en 1928 mais gagna la Californie immédiatement après. Il passa la majeure partie de sa vie aux abords de la Baie, en particulier à Berkeley. Il se souvenait des piquets d’attelage métalliques en forme de tête de cheval devant les vieilles bâtisses de la partie vallonnée de la ville, et des tramways électriques de la compagnie Red Trains qui assuraient la correspondance avec les ferries et, surtout, du brouillard. Plus tard, dans les années quarante, le brouillard cessa de recouvrir Berkeley la nuit.
À l’origine, Berkeley, à l’époque des Red Trains et des tramways, était une cité paisible et sous-peuplée à l’exception de l’université, avec ses célèbres foyers d’étudiants et son excellente équipe de football. Enfant, Nicholas Brady avait assisté à un certain nombre de matchs de foot, mais n’y avait jamais rien compris. Il n’arrivait même pas à saisir correctement l’hymne à la gloire de l’équipe. Mais il aimait le campus de Berkeley, ses arbres, ses pai »

Extrait de : P. K. Dick. « Trilogie divine – Radio Libre Albemuth. »

Souvenir par P. K. Dick

Fiche de Souvenir

Titre : Souvenir (Tome 5 sur 8 – Les inédits)
Auteur : P. K. Dick
Date de parution : 1989
Traduction : H. Collon, E. Jouanne
Editeur : Gallimard

Sommaire de Souvenir

  • Le nazisme et le Haut Château
  • La schizophrénie et le Livre des changements
  • Rajustement
  • Interférence
  • Souvenir
  • Progéniture
  • Sur la terre sans joie
  • Etrange Eden
  • Le monde de Jon

Première page de Le nazisme et le Haut Château

« Bien des lunes sont passées depuis la critique par l’homme blanc (c. -à-d. Poul Anderson) de mon livre Le Maître du Haut Château[1] et depuis que les fans (ex. : trop nombreux pour être cités, à une exception près, toutefois, un certain John Boardman) ont émis des commentaires non sur le livre ou sur la critique en soi, mais sur le nazisme – ce qui est bien et adéquat, car c’est le véritable sujet, beaucoup plus que n’importe quel livre ou n’importe quelle critique, et cela ne fait que prouver que j’ai raison : nous avons toujours très peur, et sommes toujours à juste titre très perturbés, et, comme Harry Warner l’a si justement dit, « … nous pourrions nous identifier à la culpabilité de guerre des Allemands parce qu’ils sont tellement similaires à nous… ».
Toutefois, quoique ces commentaires, etc., soient parus en mars, je viens juste de les découvrir, et j’aimerais également faire des commentaires.
John Boardman appelle le Dr Friedrich Fœrster « le plus grand critique moderne de l’Allemagne ». Il n’y a pas un « grand critique moderne », etc., de quoi que ce soit ; c’est juste une façon de dire que l’on accorde foi à sa source, et il est juste que l’on fasse confiance à sa source – toutefois, je contesterai son caractère unique, ou quelque proclamation que ce soit de sa perfection comme une source unique et absolue, comme une idée type de la théorie de Platon. »

Extrait de : P. K. Dick, Philip K,. « Souvenir. »