Étiquette : La croisée des chemins
L’armée des masques par Chris Wooding

Fiche de L’armée des masques
Titre : L’armée des masques (tome 3 sur 3 – La croisée des chemins)
Auteur : Chris Wooding
Date de parution : 2005
Traduction : M. Thirioux
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’armée des masques
« Ils apparurent indistinctement dans la fumée, telles des ombres dans les ténèbres qui ondoyaient. Juste avant qu’ils n’attaquent le hall, on aurait dit des démons aux silhouettes démesurées et vaporeuses. Mais ce n’étaient pas des démons. Les démons étaient toujours dehors.
Les quelques défenseurs pitoyables éparpillés ici et là répondirent à l’attaque avec un stoïcisme lugubre. Certains avaient pris place sur le balcon qui faisait le tour de la salle, mais la plupart se trouvaient au rez-de-chaussée, derrière une barricade érigée avec des statues renversées, des plinthes et les quelques petites tables qu’ils avaient pu trouver. Le penchant de Saramyr pour un mobilier minimal n’avait pas joué en leur faveur, cette fois-ci. Mais ils se mirent à couvert comme ils le purent et leurs coups de feu résonnèrent à mesure que les ghauregs s’approchaient d’eux d’un pas lourd. »
Extrait de : C. Wooding. « La croisée des chemins – L’armée des ombres. »
Les soeurs de l’ordre rouge par Chris Wooding

Fiche de Les soeurs de l’ordre rouge
Titre : Les soeurs de l’ordre rouge (tome 2 sur 3 – La croisée des chemins)
Auteur : Chris Wooding
Date de parution : 2004
Traduction : M. Thirioux
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les soeurs de l’ordre rouge
« L’air sirupeux, imprégné de la chaleur de la jungle, bruissait d’insectes.
Saran Ycthys Marul était étendu, immobile, sur un rocher plat de pierre poussiéreuse, protégé du soleil impitoyable par un arbre chapapa en surplomb. Il tenait une longue carabine fine dans les mains, l’œil collé à la mire depuis des heures. Devant lui, une vallée étroite descendait en cascade, un abysse semblable à une entaille de couteau, au sol jonché d’un fouillis de grosses pierres blanches. C’étaient les vestiges d’une rivière, dérivée par les tremblements de terre catastrophiques qui déchiquetaient de temps en temps le vaste continent sauvage d’Okhamba. De chaque côté de l’abîme, la terre s’élevait tel un mur de roche préhistorique, dont les parties supérieures étaient enfouies sous une dense complexité de plantes rampantes, de buissons et d’arbres qui s’accrochaient avec ténacité aux crevasses et autres saillies qu’ils parvenaient à trouver. »
Extrait de : C Wooding. « La croisée des chemins – Les soeurs de l’ordre rouge. »
Les tisserands de Saramyr par Chris Wooding

Fiche de Les tisserands de Saramyr
Titre : Les tisserands de Saramyr (tome 1 sur 3 – La croisée des chemins)
Auteur : Chris Wooding
Date de parution : 2003
Traduction : M. Thirioux
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les tisserands de Saramyr
« Kaiku avait vingt moissons la première fois qu’elle mourut.
Elle ne se rappelait absolument pas comment elle était parvenue en ce lieu. Les souvenirs lui échappaient : l’extase, la sensation de tranquillité qui imprégnait chaque fibre de son corps les avaient rendus insaisissables. Et ces visions. De telles visions l’auraient fait pleurer si elle avait pu. Pour elle, le monde était un chatoiement doré, plusieurs millions de fils infimes qui se bousculaient dans ses yeux, qui s’agitaient, qui ondulaient. Ils l’entraînaient et la taquinaient gentiment, la poussaient tranquillement vers une destination invisible. Une fois, ils se séparèrent pour définir une forme qui glissa entre eux, aperçu lointain d’une chose immense et monstrueuse, telles les baleines qu’elle observait s’éloigner de la côte depuis la maison de vacances de Mishani. Elle tenta de la capturer avec son œil mais elle disparut instantanément, et une seule couture suffit pour refermer la tapisserie. »
Extrait de : C. Wooding. « La croisée des chemins – Les tisserands de Saramyr. »