Étiquette : La saga d’Oap Täo

 

Bérénice par Jean-Marc Ligny

Fiche de Bérénice

Titre : Bérénice (Tome 3 sur 3 – La saga d’Oap Täo)
Auteur : Jean-Marc Ligny
Date de parution : 1990
Editeur : Fleuve noir

Première page de Bérénice

« Tay m’attendait à bord du Black Staff, dans sa cabine personnelle située juste derrière le poste de pilotage, auquel j’ai jeté un œil en passant : une merveille de design et de technologie avancée… Formes
douces et rondes, éclairages indirects, fauteuils ergonomiques, tactiles nacrés… et la paroi miroitante de l’unique pano multiplex. La Puce faisait barbare à côté. Je commençais à l’avoir en horreur – et ce n’est jamais bon pour un pilote de détester son vaisseau.

L’agent qui nous accompagnait a frappé à la porte, laquelle a émis un doux carillon.

— Voici le droïde et le prisonnier, a-t-il annoncé.

Le prisonnier ?

La porte s’est effacée avec un soupir et nous avons pénétré dans une espèce d’alcôve d’amour comme on en trouve maintenant sur Eros. Tentures moirées, meubles précieux, chandelles naturelles… Et sur le lit antigrav satiné, Tay étendue langoureuse, vêtue de ses voiles diaphanes… J’ai douté un instant d’être à l’intérieur d’un Black Staff du GRIS, appareil policier de type très militaire. »

Extrait de : J.M Ligny. « Bérénice – La saga d’Oap Täo. »

Apex (M57) par Jean-Marc Ligny

Fiche de Apex (M57)

Titre : Apex (M57) (Tome 2 sur 3 – La saga d’Oap Täo)
Auteur : Jean-Marc Ligny
Date de parution : 1990
Editeur : Fleuve noir

Première page de Apex (M57)

« Je ne sais pas ce qui s’est passé : en émergeant du Saut, la Puce s’est mise à dériver à une vitesse écrasante. Une seconde j’ai cru que le Saut avait foiré – qu’on allait plonger indéfiniment. Puis – à travers mon vertige – j’ai vu la géante bleue dans le pano, trou de lumière dans la nuit éternelle. Et l’anneau autour, rouge-jaune-vert luminescent, couronne de brume cosmique… qui s’étendait visiblement.

Non. Se rapprochait. Trop vite !

— Zag-O, qu’est-ce qui se passe ?

Le droïde s’était arraché à son mantra hyadim : tendu sur le siège de pilotage, relié par broches et drains au vaisseau fou, il cliquait frénétiquement, marmonnait des données en langage machine. Il ne m’a pas entendu.

Je me suis redressé tant bien que mal, un marteau-pilon dans la tête et une tonne de plomb à chaque pied, me suis traîné jusqu’aux panels abstraits de la Puce, pour tenter de repérer parmi tant de contrôles et témoins ceux qui étaient dans le rouge. Des alarmes discordantes me vrillaient les oreilles et des flashes inquiétants clignotaient ici et là. »

Extrait de : J.M Ligny. « Apex (M57) – La saga d’Oap Täo. »

Rasalgethi par Jean-Marc Ligny

Fiche de Rasalgethi

Titre : Rasalgethi (Tome 1 sur 3 – La saga d’Oap Täo)
Auteur : Jean-Marc Ligny
Date de parution : 1990
Editeur : Fleuve noir

Première page de Rasalgethi

« Le Coz-Pors est un bar dérivant construit dans l’ancienne mine de ferronickel de l’astéroïde 1685-Toro, un astricule tout à fait insignifiant dont l’orbite croise régulièrement celle de la Terre – ce qui justifia un temps son exploitation minière. Le bar et l’astéroïde sont la propriété de Yanik Kéfé-lec, un Breton (?) authentique (!) – comme il se définit lui-même –, âgé de cent douze ans, dont ni les boissons les plus coriaces, ni les drogues les plus exotiques ne semblent venir à bout (il n’a cependant jamais touché à la Fleur). Il acheta ce sinistre bout de rocher pour une poignée de cristaux il y a quatre-vingt-quinze ans, pendant le Grand Exode vers les Nouveaux Mondes, à une époque où personne ne songeait à s’établir à moins de cent millions de kilomètres de la Terre pestiférée.

À l’âge – civilement responsable mais néanmoins fougueux – de dix-sept ans, Yanik Kéfélec fit donc installer dans les anciennes galeries de 1685-Toro un bar-hôtel-senso de 832 m2, bâtir à sa surface douze berceaux d’atterrissage commandés par quatre faisceaux de guidage, et satelliser autour deux balises-pubs émettant sur quatorze fréquences commerciales jusqu’à six milliards de kilomètres par soleil calme. Il engloutit toute sa fortune (illégalement amassée sur la Terre) dans l’opération, et vécut dans son bar chic et dans la misère pendant les quinze années suivantes – car personne ne voulait s’approcher de la Terre à moins de cent millions de kilomètres, et Toro frôlait tous les trente ans cette planète condamnée ! »

Extrait de : J.M Ligny. « Rasalghethi – La saga d’Oap Täo. »