Étiquette : Lemoine

 

Les esclaves de Gor par J. Norman

Fiche de Les esclaves de Gor

Titre : Les esclaves de Gor (Tome 7 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1972
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page de Les esclaves de Gor

« LA MARQUE

LE récit suivant est écrit sur l’ordre de mon Maître, Bosk de Port Kar, le célèbre Marchand qui, à mon avis, a autrefois appartenu à la Caste des Guerriers.
Je m’appelais Elinor Brinton. J’étais riche et indépendante.
Il y a beaucoup de choses que je ne comprends pas. Je laisse à d’autres le soin de dégager la signification de ce récit.
D’après mes renseignements, mon histoire n’est ni aussi exceptionnelle ni aussi étrange qu’elle peut le paraître. Conformément aux critères de la Terre, j’étais considérée comme extrêmement belle. Sur cette planète, je suis une fille à quinze pièces d’or, plus jolie que beaucoup, mais dépassée, sur ce plan, par beaucoup d’autres, dont je ne puis qu’envier la stupéfiante beauté. J’ai été achetée pour servir dans les cuisines de la Demeure de Bosk. »

Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Les Esclaves de Gor. »

Les pirates de Gor par J. Norman

Fiche de Les pirates de Gor

Titre : Les pirates de Gor (Tome 6 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1971
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page de Les pirates de Gor

« LA MARQUE SANGLANTE

JE sentais la mer, Thassa la Luisante qui, selon les mythes, n’a qu’un seul rivage.
Passant la main par-dessus le bord de ma barque de roseau, je pris un peu d’eau dans la paume et y trempai le bout de la langue. Thassa ne pouvait plus être loin.
Je pris la pagaie triangulaire, en bois de Tem, et propulsai ma petite embarcation, légère et mince, juste assez grande pour un seul passager. Elle était en roseaux du Vosk, longs, flexibles et creux, attachés avec des lianes des marais.
Sur ma droite, environ un mètre sous l’eau, j’aperçus soudain l’éclair jaune et mobile du ventre écailleux d’un tharlarion des marais qui se retournait au moment de frapper, probablement la carpe du Vosk ou la tortue des marais. Aussitôt après, l’eau parut étinceler d’une multitude d’aiguilles dorées, dans le sillage du tharlarion des marais, à n’en pas douter sa horde de charognards, minuscules tharlarions d’eau d’environ vingt centimètres de long, tout en dents et en queue. »

Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Les Pirates de Gor. »

Les assassins de Gor par J. Norman

Fiche de Les assassins de Gor

Titre : Les assassins de Gor (Tome 5 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1970
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page de Les assassins de Gor

« KUURUS

ACCROUPI au sommet d’une faible colline, les deux mains sur la hampe de son javelot, les yeux fixés sur le fond de la petite vallée, Kuurus, membre de la Caste des Assassins, attendait. Le moment n’était pas encore venu.
Au loin, se dressaient les murs blancs et les tours de Ko-ro-ba, que l’on reconstruisait. Ko-ro-ba est un mot d’ancien goréen signifiant : ville de marché, mais rares étaient ceux qui connaissaient ce sens archaïque. Kuurus regarda la ville. Les Prêtres-Rois l’avaient détruite, mais on la reconstruisait. Cela n’intéressait guère Kuurus. Il appartenait à la Caste des Assassins. Il avait rendez-vous à cet endroit. Au début de la huitième heure goréenne, le soleil illumina les murs blancs qui brillèrent de tout leur éclat parmi les vertes collines. Les Tours du Matin, se dit Kuurus, les Tours du Matin.
L’Assassin changea de position et reporta son attention sur la vallée où les officiants étaient presque prêts. »

Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Les Assassins de Gor. »

Le chant du cygne par Brian Stableford

Fiche de Le chant du cygne

Titre : Le chant du cygne (Tome 6 sur 6 – Grainger des étoiles)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1975
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Galaxie / Opta

Première page de Le chant du cygne

« Pourchasser la liberté s’avère parfois une activité très éprouvante. C’est le genre d’activité qui domine les pensées et les projets pendant des mois, voire des années – l’endurance n’est pas un problème à partir du moment où l’on a un objectif à atteindre et une direction à suivre – ensuite, quand on est parvenu à ses fins, on se retrouve complètement et totalement à plat. Vide et épuisé. Objectifs, élan et ambition ont disparu. La première gorgée de cette liberté chèrement gagnée a inévitablement le goût amer de l’eau croupie. Peut-être est-ce la première fois que l’on n’est pas en mesure de répondre à la question : Pourquoi ? et, quand on s’est battu aussi âprement pendant aussi longtemps, l’absence de réponse a un côté terrifiant.
Un peu de temps suffit à se reprendre, mais ce temps est parfois tellement lourd et inutile qu’on sue sang et eau pour le supporter.
Au bout du compte, on s’y fait. Ce n’est pas pour rien qu’on se sent à plat, abandonné comme un ballon crevé, du moment qu’on sait que monter est la  »

Extrait de : B. Stableford. « Grainger des étoiles – Le chant du cygne. »

Le fenris par Brian Stableford

Fiche de Le fenris

Titre : Le fenris (Tome 5 sur 6 – Grainger des étoiles)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1974
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Galaxie / Opta

Première page de Le fenris

« Je suis spationaute. J’aime l’espace. J’aime voyager dans l’espace et je connais toutes les ficelles qui rendent cette activité plus aisée, toutes les ficelles qui me permettent de faire face mieux qu’un autre aux excentricités de l’espace. Je suis à l’aise dans l’espace libre et je suis capable de résoudre virtuellement tous les problèmes que l’espace libre peut décider de me poser. Piloter le Cygne Capoté en espace libre était une joie et un privilège.
Mais le Cygne Capoté, de l’aveu de son architecte, avait beaucoup plus de capacités qu’un vaisseau ordinaire. Quant à son propriétaire, il n’avait aucunement l’intention, disait-il, de l’utiliser comme un simple moyen de transport lui permettant de se rendre du point A au point B – trajet que n’importe quel caboteur de bas étage pouvait effectuer presque aussi bien. Il avait toujours eu l’intention de confier au Cygne Capoté des missions qu’aucun vaisseau existant n’était en mesure de mener à bien. C’était pour cette raison qu’il m’avait engagé. En fait, les événements ne s’étaient pas déroulés exactement  »

Extrait de : B. Stableford. « Grainger des étoiles – Le fenris. »

Grainger des étoiles – l’intégrale 2 par Brian Stableford

Fiche de Grainger des étoiles – l’intégrale 2

Titre : Grainger des étoiles – l’intégrale 2
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 2019
Traduction : B. Martin, D. Lemoine
Editeur : Critic

Sommaire de Grainger des étoiles – l’intégrale 2

  • Un petit coin de paradis
  • Le Fenris
  • Le chant du cygne

Première page d’Un petit coin de paradis

« Au cours de ma longue et relativement pénible carrière de parasite galactique, il m’est souvent arrivé d’avoir l’impression que tout le monde me détestait. Mais je n’ai qu’une seule et unique fois eu l’occasion de prendre un plaisir particulier à cette situation. C’était sur Pharos.
Le jour où l’on se posa, j’allai me promener dans le village de cabanes que l’équipe de la Caradoc s’était aménagé. Ce n’étaient guère que des abris en plastique accolés les uns aux autres, mais les contremaîtres, directeurs et organisateurs disposaient de demeures plus impressionnantes, en cuprocarbone, qui soulignaient leurs différences de position. En tant que villégiature, c’était décidément assez moche, mais je ne doutais pas qu’avec le temps ils finissent par en faire une pathétique imitation des agglomérations suburbaines. Bien sûr, c’était le spatioport qui avait la priorité absolue et, en ce  »

Extrait de : B. Stableford. « Grainger des Etoiles – L’intégrale 2. »

L’énigme de Floria par Brian Stableford

Fiche de L’énigme de Floria

Titre : L’énigme de Floria (Tome 1 sur 6 – Daedalus)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1976
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Galaxie / Opta

Première page de L’énigme de Floria

« C’était la fin de septembre, les arbres se débarrassant de leurs feuilles inutiles, se dénudant pour l’hiver avec l’aide d’un vent pressé et nerveux. Un homme et un adolescent marchaient le long de la rivière. L’eau était noire, trouble et, malgré les vagues qui en agitaient la surface, elle semblait lourde et paresseuse. Les deux rives, où les arbres frêles vivaient chichement en dépit des ombres qui les privaient de soleil pendant la plus grande partie de la journée, étaient bordées de hauts murs de béton lisse. La ville, où les immeubles aux nombreuses fenêtres s’épanouissaient sur les toits de labyrinthes de catacombes, se lançait à l’assaut du ciel. Son grondement atteignait la profonde ravine où coulait la rivière, mais il était lointain, étouffé. L’endroit où l’homme et son fils marchaient appartenait à un monde ancien, oublié : un monde où l’intimité demeurait.
L’homme portait un manteau et ses mains étaient enfoncées dans ses poches tandis qu’il rentrait la tête dans les épaules sous l’effet des rafales de vent froid. »

Extrait de : B. Stableford. « Daedalus – L’énigme de Floria. »

Le fardeau des Yurths par Andre Norton

Fiche de Le fardeau des Yurths

Titre : Le fardeau des Yurths
Auteur : Andre Norton
Date de parution : 1978
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page de Le fardeau des Yurths

« La jeune Raski esquissa les cornes du démon avec deux doigts de la main droite et cracha au milieu. Le jet de salive atterrit, couvert de poussière, sur le calcaire creusé d’ornières de la route, manquant d’un cheveu le bord de la cape tachée d’Elossa. Celle-ci ne se détourna pas vers la jeune fille ; son regard resta fixé sur la chaîne de montagnes qu’on apercevait au loin : son but.
Dans la ville, la haine prenait la forme d’un nuage nauséabond qui l’asphyxiait. Les Yurths ne pénétraient jamais dans les agglomérations indigènes quand ils pouvaient l’éviter. Les émanations de haine étaient tellement intenses qu’elles attaquaient le Sens Supérieur, brouillaient la réception, dénaturaient les pensées. Mais il lui avait fallu se procurer de la nourriture. Elle avait glissé sur une pierre la veille au soir, en traversant un cours d’eau, et les provisions contenues dans le sac qu’elle portait à la ceinture s’étaient transformées en une bouillie gluante dont elle s’était débarrassée au matin. »

Extrait de : A. Norton. « Le fardeau des Yurths. »

Les ingénieurs de l’anneau-monde par L. Niven

Fiche de Les ingénieurs de l’anneau-monde

Titre : Les ingénieurs de l’anneau-monde (Tome 2 sur 4 – Le cycle de l’Anneau-Monde)
Auteur : L. Niven
Date de parution : 1980
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page de Les ingénieurs de l’anneau-monde

« SOUS FIL

Louis Wu était sous fil lorsque deux hommes vinrent troubler son intimité.
Il était dans la position du lotus sur le tapis luxuriant d’herbe intérieure jaune. Son sourire était béat, rêveur. L’appartement ne comportait qu’une grande pièce. Il pouvait voir les deux portes. Mais, perdu dans une joie que seuls les intoxiqués du fil connaissent, il ne les vit pas arriver. Soudain, ils furent là : deux jeunes gens de plus de deux mètres, pâles, examinant Louis avec un sourire méprisant. L’un d’eux émit un reniflement de dérision et glissa dans sa poche un objet qui faisait penser à une arme. Ils approchaient lorsque Louis se leva.
Ce n’est pas seulement le sourire béat qui les trompa. Ce fut la boîte de la taille du poing, posée, comme un ulcère de plastique noir, sur la tête de Louis Wu. Ils avaient affaire à un intoxiqué au courant et savaient à quoi s’attendre. Depuis des années, l’individu ne devait penser qu’au fil qui distillait le courant dans le centre du plaisir de son cerveau. Il devait être presque mort de faim, à force de se négliger. »

Extrait de : L. Niven. « Le cycle de l’Anneau-Monde – Les Ingénieurs de l’Anneau-Monde. »

Ox par P. Anthony

Fiche d’Ox

Titre : Ox (Tome 3 sur 3 – Omnivore)
Auteur : P. Anthony
Date de parution : 1976
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta

Première page d’Ox

« TRIO

 Cela avait un poli noir et luisant, de grosses chenilles, une lame tournoyante… Et c’était rapide. C’était apparemment une machine, mais elle n’était manifestement pas au service de l’homme.
Veg tira dessus avec son fulgurateur. La charge projetée aurait dû chauffer le métal jusqu’à l’explosion et en arracher un morceau. Mais la peau polie se contenta de projeter quelques étincelles et d’émettre une brève lueur rouge. La créature pivota avec une agilité consternante et se dirigea à nouveau vers lui, la lame en avant.
Veg recula d’un bond, saisit une longue barre à mine et la plongea dans la lame tournoyante.
« Essaye un peu ça ! » s’écria-t-il, protégeant ses yeux contre la fragmentation prévisible. »

Extrait de : P. Anthony. « Omnivore – OX. »