Étiquette : Les aventures d’Arialde
Les eaux de Jade par Francine Pelletier

Fiche de Les eaux de Jade
Titre : Les eaux de Jade (Tome 5 sur 5 – Les aventures d’Arialde)
Auteur : Francine Pelletier
Date de parution : 2000
Editeur : Médiaspaul
Première page de Les eaux de Jade
« Ce printemps-là, il avait plu en abondance, un véritable déluge qui semblait sans fin. L’eau ruisselant des montagnes et des collines formait des torrents dans les vallées, torrents qui couraient à leur tour gonfler les rivières. À Bourg-Paradis, on craignit les inondations pour la première fois dans l’histoire du village.
Bourg-Paradis était peuplé de chercheurs qui grognèrent à l’idée de voir leurs demeures, leurs laboratoires et, surtout, leurs travaux menacés par la crue printanière. Comment la Nature osait-elle s’en prendre à la Science ?
Les seuls à être ravis furent Mareuil, l’hydrographe, et l’agronome qui avait mis sur pied un plan d’ensemencement des terres inondables.
Toutefois, les plus malheureux furent sans conteste les enfants. Il n’y avait pas beaucoup d’enfants à Bourg-Paradis. »
Extrait de : F. Pelletier. « Les eaux de Jade – Les aventures d’Arialde. »
La saison de l’exil par Francine Pelletier

Fiche de La saison de l’exil
Titre : La saison de l’exil (Tome 4 sur 5 – Les aventures d’Arialde)
Auteur : Francine Pelletier
Date de parution : 1992
Editeur : Editions Paulines
Première page de La saison de l’exil
« Que peut bien fabriquer une ornithologue dans un endroit où il n’y a pas d’oiseau ni d’arbre, pas même le moindre atome d’oxygène ?
C’était la question que se posait Arialde Henke dans la navette qui amorçait sa descente vers Titan. Mains crispées aux accoudoirs de son fauteuil, la jeune femme fermait les yeux. De toute manière, il n’y avait rien à voir : pas de hublot, ni d’écran pour montrer aux passagers la surface où ils allaient se poser. Ce n’était pas nécessaire : Arialde avait vu suffisamment d’images de Titan pour savoir à quoi ressemblait sa destination.
Titan : pas même une planète, mais une lune de Saturne. Quant à elle, la planète géante n’était que rarement visible à partir de Titan, à cause des épais nuages de vapeur de méthane qui enveloppaient le satellite. De plus, un « smog », en haute atmosphère, dissimulait la surface de Titan aux yeux des voyageurs qui y arrivaient. Du fait de ce smog, Arialde savait que Titan serait apparu, sur les écrans, comme un globe d’un rouge brunâtre. »
Extrait de : F. Pelletier. « La saison de l’exil – Les aventures d’Arialde. »
Le septième écran par Francine Pelletier

Fiche de Le septième écran
Titre : Le septième écran (Tome 3 sur 5 – Les aventures d’Arialde)
Auteur : Francine Pelletier
Date de parution : 1992
Editeur : Editions Paulines
Première page de Le septième écran
« Quand on a toujours vécu au grand air, rien n’est plus exaspérant que de se retrouver enfermée dans une salle sans fenêtre, où se presse une foule tellement serrée qu’on ne peut esquisser le moindre mouvement sans écraser un pied ou heurter un dos. Quelle raison valable existait-il au monde pour accepter pareil calvaire ? Voilà la question que se posait avec amertume Arialde Henke, tandis qu’autour d’elle les congressistes joyeux s’agitaient bruyamment. Le brouhaha des voix rendait toute conversation indistincte. Au milieu de ce tumulte, une musique de fête devait jouer, mais il n’en restait rien d’audible. Quelle incroyable foire ! Arialde contemplait la foule avec incrédulité. À dix-neuf ans, la jeune femme avait quitté pour la première fois sa planète natale afin d’assister à ce congrès qui se tenait dans Agora, la station spatiale à proximité d’Arkadie. Ah ! Arkadie, c’était autre chose ! Arialde y avait grandi, dans son lointain village où l’on ne verrait jamais tant de monde. »
Extrait de : F. Pelletier. « Le septième écran – Les aventures d’Arialde. »
Le crime de l’enchanteresse par Francine Pelletier

Fiche de Le crime de l’enchanteresse
Titre : Le crime de l’enchanteresse (Tome 2 sur 5 – Les aventures d’Arialde)
Auteur : Francine Pelletier
Date de parution : 1989
Editeur : Editions Paulines
Première page de Le crime de l’enchanteresse
« Ce matin-là, Lisbelle Chatereau travaillait dans la mine comme à tous les jours. L’ouvrière se trouvait dans un boyau étroit et, sous sa commande, une haveuse avançait dans le vacarme de son moteur. Des éclats de pierre jaillissaient tout autour tandis que les lames de la machine attaquaient la paroi rocheuse. Le havage ne visait pas à creuser le roc : la machine striait la surface rocheuse pour faciliter l’abattage qui venait ensuite. D’autres machines suivaient plus loin derrière, dans le même conduit.
La haveuse couinait sous l’effort pour avancer régulièrement et Lisbelle devait interrompre fréquemment la progression de l’appareil pour en nettoyer les chenillettes engluées de boue.
Vêtue de sa combinaison bleue d’ouvrière-mineure, Lisbelle Chatereau guidait patiemment l’appareil. De son casque, la lampe projetait un rayon lumineux sur les parois de la mine. Parfois, une lueur brillait au passage de la lampe : un cristal emprisonné dans la roche. »
Extrait de : F. Pelletier. « Le crime de l’Enchanteresse – Les aventures d’Arialde. »
Mort sur le Redan par Francine Pelletier
Fiche de Mort sur le Redan
Titre : Mort sur le Redan (Tome 1 sur 5 – Les aventures d’Arialde)
Auteur : Francine Pelletier
Date de parution : 1988
Editeur : Editions Paulines
Première page de Mort sur le Redan
« Arialde Henke se trouvait sur une plateforme d’exploration. La jeune fille était petite et mince. En fait, son corps musclé n’avait rien de frêle. Elle se savait capable de traverser la rivière à la nage, s’il le fallait. Car Arialde avait l’habitude du grand air et sa peau brunie par le soleil avait presque la même couleur que ses cheveux.
Près d’elle, sur la plate-forme, se tenaient Ian Onieri et Luc Mareuil. Luc venait de la Terre alors que Ian, tout comme Arialde, était né ici sur la planète Arkadie. Les deux jeunes hommes travaillaient au service de l’hydrographie.
La plate-forme se déplaçait lentement au-dessus de la rivière. Ses suspenseurs troublaient à peine la surface de l’eau. Sur les rives, des arbres se courbaient jusqu’à toucher la surface, des buissons poussaient presque au milieu du courant. D’ailleurs, la région était marécageuse, ponctuée d’étangs où affleuraient de longues herbes. La rivière verdissait à cause de toute cette végétation et, sous le soleil matinal, elle prenait la couleur du jade. D’où son nom : la Jadière. »
Extrait de : F. Pelletier. « Mort sur le Redan – Les aventures d’Arialde. »