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Les limiers de l’infini par Pierre Barbet

Fiche de Les limiers de l’infini

Titre : Les limiers de l’infini (Tome 1 sur 2 – Les limiers de l’infini)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1966
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les limiers de l’infini

« L’université européenne de Strasbourg s’enorgueillissait à juste titre de ses réalisations.

Etablie hors de la ville, en pleine campagne, des savants venus de tous les pays de l’Union y travaillaient dans un cadre plaisant avec un outillage de premier ordre.

En cette année 2452, la Terre jouissait de la paix depuis deux siècles. La Confédération mondiale groupant l’Union Européenne, les Etats-Unis d’Amérique du Nord et du Sud, les Républiques d’Extrême-Orient et la Communauté des Peuples Noirs assurait un développement harmonieux de tous les types d’humanité.

Les astronefs de l’E.S. (Exploration Spatiale) dotés de propulseurs spéciaux poussaient des pointes très au-delà du système solaire, en quête de planètes susceptibles d’héberger des colonies humaines.

De nombreuses races animales inconnues avaient été découvertes, et une branche nouvelle de la science, l’exobiologie, se chargeait de leur étude.

Le titulaire de cette chaire à l’université, le professeur Jules Valbius, possédait une personnalité marquante. »

Extrait de : P. Barbet. « Les limiers de l’infini. »

William Wilson par Edgar Allan Poe

Fiche de William Wilson

Titre : William Wilson
Auteur : Edgar Allan Poe
Date de parution : 1839
Traduction : C. Baudelaire
Editeur : Bibebook

Première page de William Wilson

« Qu’il me soit permis, pour le moment, de m’appeler William Wilson. La page vierge étalée devant moi ne doit pas être souillée par mon véritable nom. Ce nom n’a été que trop souvent un objet de mépris et d’horreur, – une abomination pour ma famille. Est-ce que les vents indignés n’ont pas ébruité jusque dans les plus lointaines régions du globe son incomparable infamie ? Oh ! de tous les proscrits, le proscrit le plus abandonné ! – n’es-tu pas mort à ce monde à jamais ? à ses honneurs, à ses fleurs, à ses aspirations dorées ? – et un nuage épais, lugubre, illimité, n’est-il pas éternellement suspendu entre tes espérances et le ciel ?

Je ne voudrais pas, quand même je le pourrais, enfermer aujourd’hui dans ces pages le souvenir de mes dernières années d’ineffable misère et d’irrémissible crime. »

Extrait de : Edgar Allan Poe. « William Wilson. »

Une descente dans le maelström par Edgar Allan Poe

Fiche de Une descente dans le maelström

Titre : Une descente dans le maelström
Auteur : Edgar Allan Poe
Date de parution : 1841
Traduction : C. Baudelaire
Editeur : Bibebook

Première page de Une descente dans le maelström

« Nous avions atteint le sommet du rocher le plus élevé. Le vieil homme, pendant quelques minutes, sembla trop épuisé pour parler.
— Il n’y a pas encore bien longtemps, – dit-il à la fin – je vous aurais guidé par ici aussi bien que le plus jeune de mes fils. Mais, il y a trois ans, il m’est arrivé une aventure plus extraordinaire que n’en essuya jamais un être mortel ou du moins telle que jamais homme n’y a survécu pour la raconter, et les six mortelles heures que j’ai endurées m’ont brisé le corps et l’âme. Vous me croyez très vieux, mais je ne le suis pas. Il a suffi du quart d’une journée pour blanchir ces cheveux noirs comme du jais, affaiblir mes membres et détendre mes nerfs au point de trembler après le moindre effort et d’être effrayé par une ombre. Savez-vous bien que je puis à peine, sans attraper le vertige, regarder par-dessus ce petit promontoire. »

Extrait de : Edgar Allan Poe. « Une descente dans le maelström. »

Un événement à Jérusalem par Edgar Allan Poe

Fiche de Un événement à Jérusalem

Titre : Un événement à Jérusalem
Auteur : Edgar Allan Poe
Date de parution : 1832
Traduction : C. Baudelaire
Editeur : Bibebook

Première page de Un événement à Jérusalem

«  Hâtons-nous d’aller aux remparts, dit Abel-Phittim à Buzi-ben-Lévi et à Siméon le pharisien, le dixième jour du mois Thammuz, en l’an du monde trois mille neuf cent quarante et un ; hâtons-nous vers les remparts qui avoisinent la porte de Benjamin, qui est dans la cité de David, et qui dominent le camp des incirconcis. C’est la dernière heure de la quatrième veille, et voici le soleil levé ; et les idolâtres, pour remplir la promesse de Pompée, doivent nous attendre avec les agneaux des sacrifices. »

Siméon, Abel-Phittim et Buzi-ben-Lévi étaient les Gizbarim, ou sous-collecteurs de l’offrande, dans la cité sainte de Jérusalem. »

Extrait de : Edgar Allan Poe. «  Un événement à Jérusalem. »

L’ère du spatiopithèque par Pierre Barbet

Fiche de L’ère du spatiopithèque

Titre : L’ère du spatiopithèque
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1991
Editeur : Fleuve Noir

Première page de L’ère du spatiopithèque

« Aïcha appuya sur la télécommande pour couper la vidéo : elle en avait marre de ces films à l’eau de rose tirés des innombrables romans d’une vieille Anglaise du XXe siècle, dont le fantôme devait d’ailleurs se retourner dans sa tombe ; sur la Riviera, naguère réservée aux riches oisifs, c’était la lutte pour la vie.

En cette année 2040, des rixes incessantes opposaient les diverses communautés : un habitant sur quatre venait d’Afrique ou d’Asie Mineure. La vieille Europe, devenue stérile, se voyait engrossée par une population dynamique dont les moins de quinze ans constituaient le tiers et qui n’avaient rien d’angélique. Du moins le récent article de Nice-Matin, paru sur diapositive, l’affirmait-il…

Chaque cité s’était transformée en mégalopole : malgré les ravages du tremblement de terre de 1998 qui y avait fait 400 000 victimes, Nice, étendue le long du Var, comptait à présent 4 millions d’habitants.

Aïcha y vivait et en était heureuse : dans les grandes villes, une jolie fille trouve toujours à se débrouiller… »

Extrait de : P. Barbet. « L’Ere spatiopithèque. »

Soleil de mort par Pierre Barbet

Fiche de Soleil de mort

Titre : Soleil de mort
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1990
Editeur : Fleuve Noir

Première page de Soleil de mort

« Denis Roussel, biologiste de Sanofi spécialisé en zoo­logie, contemplait mélancoliquement le paysage désolé entourant les laboratoires de Sophia Antipolis. D’un geste machinal, il caressait la monture de ses lunettes miroirs réfléchissant à 100 % les ultra-violets. Beaucoup de pauvres bougres, faute de cette protection, étaient devenus aveugles, crevant comme des rats dans leur trou.

Par l’étroite meurtrière découpée dans les volets de fer, il apercevait les troncs dénudés, les myrtes dessé­chés, Therbe jaunie entourant les bâtiments du centre de recherche. Au loin, des volutes de fumée s’élevaient dans le ciel: un incendie ravageait les pinèdes sur la route de Grasse ; l’odeur aromatique des conifères brû­lés évoquait les anciens barbecues, lui mettant l’eau à la bouche.

Jadis, une verte forêt de pins entourait la ville d’Antibes; sous ses ombrages, le samedi, on jouait à la pétanque. »

Extrait de : P. Barbet. « Soleil de Mort. »

Option zéro par Pierre Barbet

Fiche de Option zéro

Titre : Option zéro (Tome 9 sur 9 – Alex Courville)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1988
Editeur : Fleuve Noir

Première page de Option zéro

« Alex Courville n’aimait guère la foule : difficile de repérer un adversaire parmi cent badauds flânant sans but. Mais il haïssait la faune des gens du spectacle, leurs stars insolentes autour desquelles photographes et journalistes tournoyaient comme des mouches à merde.

Par bonheur, la corvée serait brève. Vilar l’avait convoqué dans son bureau quelques jours auparavant et accueilli avec un sourire, fait tellement étonnant qu’Alex avait aussitôt soupçonné de perfides intentions.

Faussement jovial, le boss lui avait tendu la main :

— Alors cher ami, en forme ?

— Tout à fait, amiral.

— Tant mieux, tant mieux. À quand remonte votre dernière mission ? »

Extrait de : P. Barbet. « Option zéro – Alex Courville. »

Les enfants de Pisauride par J.-P. Andrevon

Fiche de Les enfants de Pisauride

Titre : Les enfants de Pisauride
Auteur : J.-P. Andrevon
Date de parution : 1990
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les enfants de Pisauride

« Pisauride était malade… très malade.
Elle se traînait avec peine au long des immenses perspectives de béton qui étaient son univers, son corps était engourdi, elle n’avait plus d’appétit.
Le monde devenait brouillard à ses six yeux brillants comme des perles de charbon enfoncées à la base de la calotte de son céphalothorax, ses huit membres longs et déliés n’avaient plus aucune agilité, elle n’éprouvait plus aucun courage à traquer les rares proies qui passaient à sa portée.
Elle décida de quitter ces lieux vrombissants, où de maléfiques lueurs bleues couraient dans les profondeurs d’une eau miroitante et mortelle. Pourquoi était-elle venue habiter ici ? Elle l’ignorait… Un obscur instinct l’avait sans doute poussée vers cette caverne de béton où elle s’était trouvée prisonnière… de si longs mois, des années peut-être. »

Extrait de : J.-P. Andrevon. « Les Enfants de Pisauride. »

Visiteurs d’apocalypse par J.-P. Andrevon

Fiche de Visiteurs d’apocalypse

Titre : Visiteurs d’apocalypse
Auteur : J.-P. Andrevon
Date de parution : 1990
Editeur : Fleuve noir

Première page de Visiteurs d’apocalypse

« La sonnerie du réveil mécanique fait sauter Gérard Lefrançois hors de l’eau douillette du sommeil. Douillette ? Pas tant que ça. Depuis un quart d’heure, ou une demi-heure, il se tournait et se retournait, pas encore réveillé, pas vraiment endormi non plus. Sa main se tend, à la recherche du petit objet rond qui crache l’irritante sonnerie. Elle cesse avant qu’il ait pu l’atteindre. Tant pis, tant mieux. La main de Gérard se rétracte au bout de son bras, rampe sur la surface désertée du drap à côté de lui. Elle est tiède encore, tiède de la présence palpable de Béatrice. Il soupire…

Béatrice n’est plus là, bien sûr. Elle prend son travail de secrétaire à 8 h 30, elle doit quitter la maison à 8 heures. C’est elle qui lui a remonté le réveil pour 8 h 15… et qui a dû le réveiller à moitié en se levant, en s’habillant, d’où cette impression confuse d’une somnolence troublée.  »

Extrait de : J.-P. Andrevon. « Visiteurs d’apocalypse.  »

Souvenirs de M. Auguste Bedloe par Edgar Allan Poe

Fiche de Souvenirs de M. Auguste Bedloe

Titre : Souvenirs de M. Auguste Bedloe
Auteur : Edgar Allan Poe
Date de parution : 1844
Traduction : C. Baudelaire
Editeur : Bibebook

Première page de Souvenirs de M. Auguste Bedloe

« Vers la fin de l’année 1827, pendant que je demeurais près de Charlottesville, dans la Virginie, je fis par hasard la connaissance de M. Auguste Bedloe. Ce jeune gentleman était remarquable à tous égards et excitait en moi une curiosité et un intérêt profonds. Je jugeai impossible de me rendre compte de son être tant physique que moral. Je ne pus obtenir sur sa famille aucun renseignement positif. D’où venait-il ? Je ne le sus jamais bien. Même relativement à son âge, quoique je l’aie appelé un jeune gentleman, il y avait quelque chose qui m’intriguait au suprême degré. Certainement il semblait jeune, et même il affectait de parler de sa jeunesse ; cependant, il y avait des moments où je n’aurais guère hésité à le supposer âgé d’une centaine d’années. Mais c’était surtout son extérieur qui avait un aspect tout à fait particulier. Il était singulièrement grand et mince ; – se voûtant beaucoup ; – les membres excessivement longs et émaciés ; – le front large et bas ; – une complexion absolument exsangue ; – sa bouche, large et flexible, et ses dents, quoique saines, plus irrégulières que je n’en vis jamais dans aucune bouche humaine. »

Extrait de : Edgar Allan Poe. « Souvenirs de M. Auguste Bedloe. »