Étiquette : Matheson
Je suis une légende par R. Matheson

Fiche de Je suis une légende
Titre : Je suis une légende
Auteur : Richard Matheson
Date de parution : 1954
Traduction : N. Serval
Editeur : Gallimard
Première page de Je suis une légende
« Lorsque le ciel – comme c’était le cas ces jours-ci – était nuageux, Robert Neville ne se rendait pas toujours compte de l’approche du soir, et parfois ils auraient pu envahir les rues avant qu’il ne fût rentré chez lui.
S’il avait eu l’esprit plus précis, il aurait pu calculer approximativement le moment de leur arrivée ; mais il avait gardé la vieille habitude de s’en remettre à la couleur du ciel. Par temps couvert, cette méthode n’était pas sûre et c’est pourquoi, ces jours-là, il préférait ne pas s’éloigner de sa demeure…
Il fit le tour de la maison, une cigarette collée au coin de la bouche, et examina chaque fenêtre pour s’assurer qu’aucune planche ne manquait : après certains assauts particulièrement violents, il arrivait que plusieurs fussent fendues ou à demi arrachées. Il lui fallait alors les remplacer, et il détestait cela. Aujourd’hui, une seule manquait. « Curieux », pensa-t-il… »
Extrait de : R. Matheson. « Je suis une légende. »
Echos par R. Matheson

Fiche de Echos
Titre : Echos
Auteur : Richard Matheson
Date de parution : 1958
Traduction : J.-P. Gratias
Editeur : Rivages
Première page de Echos
« Le jour où tout a commencé – un chaud samedi d’août – j’avais quitté mon travail peu après midi. Je m’appelle Tom Wallace ; je travaille au service de documentation de l’usine d’Aviation Nord-Américaine, à Inglewood, en Californie. À ce moment-là, nous habitions à Hawthorne, dans une résidence. La maison que nous louions appartenait à l’une de nos voisines, Mildred Sentas. En général, je faisais l’aller-retour entre mon domicile et l’usine en compagnie d’un autre voisin, Frank Wanamaker, chacun de nous utilisant sa voiture à tour de rôle. Mais Frank n’aimait pas travailler le samedi, et ce jour-là, il avait réussi à se faire excuser. C’est donc seul que je rentrai chez moi.
En abordant Tulley Street, j’aperçus devant notre porte une vieille voiture à la carrosserie bien briquée, et je sus que Philip, le frère d’Anne, était venu nous rendre visite. Philip était étudiant en psychologie à l’Université de Californie, à Berkeley, et il descendait parfois à Los Angeles pour le week-end. C’était la première fois qu’il venait nous voir dans notre nouvelle maison ; nous avions emménagé deux mois plus tôt seulement. »
Extrait de : R. Matheson. « Échos. »
Dystopia par R. Matheson

Fiche de Dystopia
Titre : Dystopia
Auteur : Richard Matheson
Date de parution : 2000
Traduction : C. Perdereau
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Dystopia
- Dystopia 1
- Photos souvenirs
- Photo voyance
- L’homme qui hurlait
- Vacances
- Tapage nocturne
- Rouge
- Stimulations
- Intrus
- Cache-cache
- Möbius
- La cité des rêves
- Vampire
- S’il vous plaît, aidez-moi
- Annulé
- Mutilator
- Banlieusards
- Oral
- Région de la chair
- La grande chute
- H.D.’s (3)
- Troisième souffle
- Ménage à trois
- Incorporation
- Le film
- Après la pluie …
- Manifeste
- L’homme idéal
- Chirurgie à mains nues
- Rupture
- Dystopia 2
- Whatever
- Les redoutables
- L’homme qui achetait par correspondance
- Agresseur
- Je suis toujours là
- Une chaleur d’enfer
- Yeux
- Obsolète
- Wyom …
- C’était écrit
- Chair de poule
- Enfant d’eau
- Impasse
- Groupies
- Mobile inconnu
- Lit de mort
- Poussière
- Sévices
- Vous peignez ?
- Nécrologie
- Etudes supérieures
- Le baratin
- Sirènes
- Quand on veut
- Hémorragie
- Entretien
- Barking sands
- Pense-bête
- Question de limite
- Coeur de l’hiver
- Echos
- D’autres vous-mêmes en Amérique
Première page de Photos souvenirs
« Assis.
Au café.
Pour trouver un peu de calme. La paix.
Je bois mon café. Mange mon burger. Mais il y a deux vieux pruneaux à côté qui ne veulent pas la fermer.
« J’adore celle-là. Regarde ça. » Elle a bien deux cents ans.
« Et regarde celle-là… bon sang. » Quatre cents ans, minimum.
Super.
Des vieilles qui regardent des photos. Pourquoi je ne me tire pas une balle ?
« Elle est mignonne, celle-là.
— Oui, hein ? »
Elles grignotent des salades de vieilles. Des escargots fossilisés en pantalons corsaire. J’ai des couteaux à la place des yeux. »
Extrait de : R. Matheson. « Dystopia. »
De la part des copains par R. Matheson

Fiche de De la part des copains
Titre : De la part des copains
Auteur : Richard Matheson
Date de parution : 1960
Traduction : B. Martin
Editeur : Gallimard
Première page de De la part des copains
« La sonnerie du téléphone retentit dans l’entrée.
— Qui peut bien nous appeler à une heure pareille ? demanda Helen en se redressant devant la machine à laver la vaisselle.
— Tu as envie de jouer aux devinettes ? Je donne tout de suite ma langue au chat, répliqua Chris.
Helen lui fit une grimace.
— Tu es en grande forme ce soir !
— On fait ce qu’on peut !
— On peut peu !
Souriante, Helen sortit de la cuisine et traversa le living-room où le tapis assourdissait le bruit de ses mules. Dans l’entrée, la sonnerie stridente tintait toujours. Elle songea qu’on aurait dû la faire poser dans la cuisine. »
Extrait de : R. Matheson. « De la part des copains. »
D’autres royaumes par R. Matheson

Fiche de D’autres royaumes
Titre : D’autres royaumes
Auteur : Richard Matheson
Date de parution : 2011
Traduction : P. Imbert
Editeur : J’ai lu
Première page de D’autres royaumes
« Commençons. Je ne m’appelle pas Arthur Black. Mon nom de famille, c’est White. Mon prénom ? Alexander. Mon éditeur a jadis décrété que le patronyme Alexander White ne cadrait pas avec l’auteur des vingt-six romans de la série Minuit – parmi lesquels on citera Carnage à minuit et Orgie cannibale à minuit, entre autres titres de bon goût. À l’époque, c’est lui qui m’a proposé le nom d’Arthur Black. J’ai eu le temps de m’y faire. J’avais besoin d’argent. Trois mille dollars le bouquin – trois mille cinq cents plus récemment. J’ai fait le dos rond.
Malgré la teneur discutable de mes trente ans de carrière littéraire, j’ai hésité à écrire ce livre. Pourquoi ? Parce que tout est vrai. »
Extrait de : R. Matheson. « D’autres royaumes. »
Cauchemar cathodique par R. Matheson

Fiche de Cauchemar cathodique
Titre : Cauchemar cathodique
Auteur : Richard Matheson
Date de parution : 1993
Traduction : F. Reichert
Editeur : Denoël
Première page de Cauchemar cathodique
« — Alors, est-ce que ça va marcher ?
Alan sourit. Peut-être était-elle réellement incroyable, comme tout le monde s’accordait à le dire. Il n’était pas assis à côté d’elle depuis cinq minutes que déjà c’était parti comme en 14 : le grand numéro, haute voltige et chapeau claque.
— Votre nouveau pilote ? On va voir.
Alan afficha un visage crispé. Ça frôlait le film d’horreur, les séances avec cette bonne femme. Rien que sa façon de s’asseoir, les yeux écarquillés.
Scrutant.
À coup sûr, le décor n’était pas vraiment grandiose. Jamais qu’un petit appart’ clés en main dans un quartier couci-couça de la ville. Le boudoir tout entier avait un petit côté appartement de rencontres pour partouzes d’échangistes, style Vegas éclaté, et velours omniprésent. »
Extrait de : R. Matheson. « Cauchemar cathodique. »
Au-delà de nos rêves par R. Matheson

Fiche de Au-delà de nos rêves
Titre : Au-delà de nos rêves
Auteur : Richard Matheson
Date de parution : 1978
Traduction : H. Collon
Editeur : Flammarion
Première page de Au-delà de nos rêves
« Le manuscrit que vous vous apprêtez à lire est entré en ma possession de la manière suivante.
Au soir du 17 février 1976, on a sonné à la porte et mon épouse est allée ouvrir. Quelques instants plus tard elle est revenue dans la chambre à coucher, où nous étions en train de regarder la télévision. Une femme demandait à me voir.
La porte d’entrée était restée ouverte. Une dame d’une cinquantaine d’années se tenait sur le seuil. Grande et bien mise, elle tenait une grosse enveloppe.
« Robert Nielsen ? »
J’ai acquiescé ; elle m’a tendu l’enveloppe. « Dans ce cas, ceci est pour vous. »
J’ai contemplé l’objet d’un air soupçonneux et demandé ce qu’il contenait.
« C’est de la part de votre frère. »
Extrait de : R. Matheson. « Au delà de nos rêves. »
Miroir, miroir … par R. Matheson

Fiche de Miroir, miroir …
Titre : Miroir, miroir … (Tome 6 sur 6 – Nouvelles)
Auteur : Richard Matheson
Date de parution : 2003
Traduction : P.-P. Durastanti
Editeur : Flammarion
Sommaire de Miroir, miroir …
- Miroir, miroir …
- Dans la douleur
- Tout n’est que silence
- Le prisonnier
- Coup de fil de l’autre côté de la rue
- Voyons si vous vous souvenez de lui
- Reliques
- Toujours devant ta voix …
Première page de Miroir, miroir …
« C’est une de ces histoires qui débute comme elle s’achève, à ceci près, bien sûr, qu’une même phrase peut signifier deux choses différentes selon le contexte. Cette phrase, la voici :
C’était une de ces femmes qui siègent sans répit devant leur miroir et s’adorent. Considérez ces glaces au revers enduit d’argent comme l’étang de Narcisse, et vous ne serez pas loin de la vérité. Car, pour dire le vrai, ces femmes qui passent des heures à poser n’aiment qu’elles. Elles peuvent avoir un mari, un foyer, des responsabilités, certes… mais qu’une ride apparaisse et elles oublient tout le reste dans leur agitation et leur vain désarroi. Témoignez-leur avec largesse de l’affection, de la gentillesse, de la complicité, de l’amour… mais complimentez-les sur leur apparence, et elles oublieront vos louanges plus subtiles. »
Extrait de : R. Matheson. « Miroir, miroir … – Nouvelles. »
La touche finale par R. Matheson

Fiche de La touche finale
Titre : La touche finale (Tome 5 sur 6 – Nouvelles)
Auteur : Richard Matheson
Date de parution : 1989
Traduction : H. Collon, J. Chambon
Editeur : Flammarion
Sommaire de La touche finale
- Je suis là à attendre
- Erreur de tir
- Les inséparables
- Les visages de Julie
- Sans paroles
- Deus ex machina
- La fille de mes rêves
- La machine à jazz
- Onde de choc
- Les temps sont mous
- La multiplication des deniers
- Mon royaume pour un verre d’eau
- Thérèse
- Proie
- Le signe du lion
- Le jeu du boutton
- Ombres et silhouettes
- Uniquement sur rendez-vous
- La touche finale
- Jusqu’à ce que la mort nous sépare
- La presque disparue
- Talents cachés
- Duel
- La consultation de quatorze heures
- Du vent, sale mouche !
- Messages personnels
- Itinéraires de l’angoisse
Première page de Je suis là à attendre
« À peine avais-je sonné que Mary m’ouvrait la porte. Sans doute m’attendait-elle dans l’entrée.
Jamais je n’avais vu ma sœur dans un tel état. Le chagrin avait tellement creusé ses traits qu’elle en paraissait plus âgée. Elle, d’ordinaire si impeccable, n’était même pas coiffée. Ses cheveux châtains pendaient, tout emmêlés, sur ses épaules.
En l’embrassant j’ai senti combien ses joues étaient froides et sèches.
« Donne-moi tes affaires. »
Je lui ai tendu mon manteau et mon chapeau, qu’elle a rangés dans la penderie de l’entrée. J’ai remarqué que ses épaules, autrefois si droites, étaient voûtées. Je me suis senti submergé de colère en voyant ce qu’il avait fait d’elle. »
Extrait de : R. Matheson. « La Touche Finale – Nouvelles. »
Le pays de l’ombre par R. Matheson

Fiche de Le pays de l’ombre
Titre : Le pays de l’ombre (Tome 4 sur 6 – Nouvelles)
Auteur : Richard Matheson
Date de parution : 1989
Traduction : H. Collon, J. Chambon
Editeur : Flammarion
Sommaire de Le pays de l’ombre
- L’indéracinable
- J’veux voir le Père Noël
- Les enfants de Noah
- L’homme des jours de fête
- Lemmings
- Jours disparus
- Le distributeur
- Au bord du précipice
- Une surprise de taille
- L’horreur rampante
- Date limite
- Mantage
- Les vampires n’existent pas
- Les grillons
- Le jour du jugement
- Premier anniversaire
- Le pays de l’ombre
- Cauchemar à six mille mètres
- Le langage des mains
- Etre seul de son espèce
Première page de L’indéracinable
« Les deux hommes s’avancèrent sur le quai de la gare en poussant devant eux un objet recouvert d’une housse qu’ils firent rouler jusqu’à une voiture située en milieu de convoi. Ruisselants de sueur, ils le hissèrent non sans mal à l’intérieur. Un roue se détacha et dégringola au bas des marches, où un voyageur qui s’apprêtait à monter derrière eux la ramassa avant de la tendre à l’homme vêtu d’un complet brun tout chiffonné.
« Merci », dit ce dernier en fourrant la roue dans la poche de sa veste.
Les deux hommes poussèrent leur fardeau dans le couloir central. Privé d’une roue, il était de guingois et l’homme au complet brun — qui répondait au nom de Kelly – devait l’étayer de l’épaule pour l’empêcher de basculer. Il haletait et se passait la langue sur la lèvre supérieure pour en chasser les gouttelettes de sueur qui ne cessaient de s’y former. »
Extrait de : R. Matheson. « Le pays de l’ombre – Nouvelles. »