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Les nouveaux mystères d’Abyme par M. Gaborit

Fiche de Les nouveaux mystères d’Abyme

Titre : Les nouveaux mystères d’Abyme (Tome 1 sur 2 – La cité exsangue)
Auteur : M. Gaborit
Date de parution : 1998
Editeur : Mnémos

Première page de Les nouveaux mystères d’Abyme

« Maspalio,

Je vais être sincère. Au début, je n’ai pas cru à ta retraite dans les abysses. Cela fait près de dix ans que tu es parti, et je ne sais pas si tu es resté le même. Je suppose que vivre parmi les démons a un prix.

Les premières années, je m’attendais chaque jour à te voir réapparaître. Au fil du temps, j’ai fini par ne plus y croire. Aujourd’hui, c’est moi qui ai besoin de toi.

Est-ce que tu rêves encore de moi ? Moi, je rêve de toi, je rêve de ce que nous n’avons pas conquis à deux. Il y a des souvenirs si réels… Ils me font croire que tout cela a peut-être un sens et que même si nous n’avons pas su nous donner une chance, nous avons goûté l’un à l’autre. Je ne nous blâme pas. C’était peut-être trop tôt ou trop tard, c’était peut-être la faute de nos vies trop denses. J’avais de l’espace pour toi. De l’espace et de l’amour. »

Extrait de : M. Gaborit. « La Cité exsangue – Les Nouveaux Mystères d’Abyme. »

L’ombre de Noth par W. Hawk (M. Gaborit)

Fiche de L’ombre de Noth

Titre : L’ombre de Noth (Tome 3 sur 3 – L’âme des rois nains)
Auteur : W. Hawk (M. Gaborit)
Date de parution : 1998
Editeur : Mnémos

Première page de L’ombre de Noth

« Barbe-Rousse se trouvait être le seul capitaine ayant survécu au naufrage de l’Utopia. Il venait de grimper au sommet d’un tertre, d’un pas lent et résolu. Autour de lui se massaient les autres survivants de la catastrophe, des géants aux corps meurtris, se soutenant les uns et les autres avec des regards emplis de tristesse. Seul le vent semblait faire écho à cette foule terrassée, glissant comme un linceul sur leurs épaules voûtées. Un peu plus loin, quatre silhouettes lorgnaient les géants avec un mélange d’inquiétude et de compassion.

Le premier d’entre eux se nommait Mohndoroïn. Ce nain massif, ancien guerrier du clan de l’Émeraude, gardait les yeux rivés sur l’épave de l’Utopia, sur ce rêve qu’il avait lui-même brisé. »

Extrait de : W. Hawk (M. Gaborit). « L’Âme des rois nains – L’ombre de Noth. »

La tour des mages par W. Hawk (M. Gaborit)

Fiche de La tour des mages

Titre : La tour des mages (Tome 2 sur 3 – L’âme des rois nains)
Auteur : W. Hawk (M. Gaborit)
Date de parution : 1998
Editeur : Mnémos

Première page de La tour des mages

« Mohndoroïn porta la main au bandeau qui couvrait l’orbite creuse de son œil droit. Il l’avait perdu dans ces montagnes, contre un ogre dont le poing ferré avait manqué de le tuer. Le nain fronça les sourcils en songeant à ce combat, à la manière dont Grise était parvenue à mettre en fuite leurs assaillants.

Pour l’heure, elle se tenait en retrait, sur une solide monture cédée par les forgerons royaux. Vêtue comme à l’accoutumée de son armure complète, elle avait une main sur la bride et une autre sur le pommeau de son épée bâtarde glissée dans son fourreau. »

Extrait de : W. Hawk (M. Gaborit). « L’Âme des rois nains – La tour des mages. »

Le roi déchu par W. Hawk (M. Gaborit)

Fiche de Le roi déchu

Titre : Le roi déchu (Tome 1 sur 3 – L’âme des rois nains)
Auteur : W. Hawk (M. Gaborit)
Date de parution : 1997
Editeur : Mnémos

Première page de Le roi déchu

« Avant le commencement, avant même ce que les Anciennes races appellent désormais « les Origines », rien n’existait ou ne subsistait en l’univers que le Grand Vide : ni temps, ni espace, ni matière, et l’absence se nourrissait d’elle-même, comme un serpent se mord la queue. Lassé du reflet de sa non-existence, le Vide se contracta en un point brûlant et solitaire pour donner corps à la Substance dont, par la grâce des Éthers, procède toute chose. Elle se scinda en deux principes égaux et complémentaires qui lui donnèrent vie : ainsi naquirent Khronon et Anankë, ainsi parurent le temps et l’espace – le père et la mère de tous les dieux, et le fruit de leur union se répandit dans les mondes supérieurs pour peupler l’Univers (…) »

Extrait de : W. Hawk (M. Gaborit). « L’Âme des rois nains – Le roi déchu. »

Délius par D. Calvo

Fiche de Délius

Titre : Délius (Tome 1 sur 2 – Lacejambe)
Auteur : D. Calvo
Date de parution : 1997
Editeur : Mnémos

Première page de Délius

« Depuis le début, il s’était persuadé que la première chose qu’ils verraient serait ses yeux. De grands yeux verts, rieurs et coquins. Deux grands yeux tournés vers le ciel.

— Ces yeux… Sainte Marie Mère de Dieu.
— Je vous en prie, Perkins, ne jurez pas.
— Qui peut avoir fait ça ?
— Avez-vous vu ces yeux ?
— Ne me dites pas qu’un homme est capable de…
— Calmez-vous, les enfants. C’est peut-être juste une histoire de cœur. Ne crions pas à Jack l’Éventreur.
— C’est le médecin qui va s’amuser.
— Oh, et cette odeur…
— Ça ne sent pas si mauvais.
— Jésus-Christ, aidez-nous, pardonnez-nous nos péchés. »

Extrait de : D. Calvo. « Délius, une chanson d’été – Lacejambe. »

Riverdream par G. R. R. Martin

Fiche de Riverdream

Titre : Riverdream
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1983
Traduction : A. Robert
Editeur : Mnémos

Première page de Riverdream

« Saint Louis
Avril 1857

D’UN GESTE VIF, Abner Marsh tapota le pommeau de sa canne en hickory sur le comptoir de l’hôtel pour attirer l’attention du réceptionniste. « Je cherche un dénommé York, dit-il. Josh York, je crois qu’il s’appelle. Vous avez un homme de ce nom-là ? »
Les coups sur le bois firent sursauter l’employé, un vieil homme avec des binocles. Il se retourna, dévisagea Marsh et sourit. « Ben ça ! Le cap’taine Marsh, répondit-il aimablement. Voilà bien six mois qu’on ne vous avait pas vu, cap’taine. J’ai eu vent de vos déboires, en revanche. Quel malheur, vraiment. Depuis ‘36 que je suis ici, j’ai jamais vu une purée de glace comme celle-là.
— Ne vous occupez donc pas de ça », rétorqua Abner Marsh, un peu contrarié. Il s’était préparé à ce genre de commentaires. La Maison des »

Extrait de : G. R. R. Martin. « Riverdream.  »

Thongor et la cité des flammes par L. Carter

Fiche de Thongor et la cité des flammes

Titre : Thongor et la cité des flammes (Tome 2 sur 6 – Thongor)
Auteur : L. Carter
Date de parution : 1970
Traduction : H. Fagne
Editeur : Mnémos

Première page de Thongor et la cité des flammes

« La venue de Thongor le puissant vers les neuf cités de l’ouest.

Il y a un demi-million d’années, la première et très glorieuse civilisation humaine prit son essor sur le continent perdu de Lémurie, parmi la vaste étendue bleue du Pacifique.

C’était au milieu du pléistocène, époque géologique qui s’étendit environ de 1 000 000 à 25 000 avant notre ère. Les continents d’Eurasie, d’Afrique et des deux Amériques étaient alors très différents de ce qu’ils sont à présent. Les mammouths, les mastodontes et les tigres machairodus luttaient pour s’emparer de la maîtrise de la terre, tandis que le grand et vigoureux homme de Cro-Magnon et son prédécesseur, l’homme de Neandertal, lourd et pareil à un singe, fuyaient devant l’impitoyable avance des glaciers dominateurs. »

Extrait de : L. Carter. « Thongor – Thongor et la Cité de la Flamme. »

La porte des mondes – l’intégrale par R. Silverberg, J. Brunner et C. Q. Yarbro

Fiche de La porte des mondes – l’intégrale

Titre : La porte des mondes – l’intégrale
Auteur : R. Silverberg, J. Brunner et C. Q. Yarbro
Date de parution : 2015
Traduction : H. Collon, L. Dupra
Editeur : Mnémos

Sommaire de La porte des mondes – l’intégrale

  • La porte des mondes
  • Tombouctou à l’heure du Lion
  • Sous le signe de la rose
  • L’exaltation des araignées

Première page de La porte des mondes – l’intégrale

« À TRAVERS L’OCÉAN
 
Bientôt, sûrement – d’ici l’année 1980, peut-être – on aura fini d’inventer les machines volantes et il faudra seulement deux jours pour traverser l’océan, à la façon des oiseaux. Mais en cet an de grâce 1963 dont je voudrais parler, un tel exploit était encore chimérique. Et c’est tout simplement en bateau que je me suis rendu au Nouveau Monde.
Ce fut, sur une mer agitée, une longue traversée, et j’en garde un fort mauvais souvenir. Mais avant de gémir et me plaindre je veux d’abord vous parler de moi. Je ne suis pas du tout certain que cet ouvrage trouve jamais un lecteur. À part moi, bien sûr. Je l’écris donc pour moi, et j’espère par là y voir plus clair dans ce qui m’est arrivé durant mon séjour aux Hespérides. Mais qui sait ? Supposons que j’écrive ici un livre qui devienne célèbre dans le monde entier, qu’on traduise en toutes les langues, même en turc et en arabe. Si cela devait arriver, il est préférable qu’on sache tout de suite qui je suis. »

Extrait de : R. Silverberg, J. Brunner et C. Q. Yarbro. « La Porte des mondes – intégrale. »

Ceux des profondeurs par F. Leiber

Fiche de Ceux des profondeurs

Titre : Ceux des profondeurs
Auteur : F. Leiber
Date de parution : 1976
Traduction : J. Van Herp
Editeur : Mnémos

Première page de Ceux des profondeurs

« LE MANUSCRIT SUIVANT fut trouvé dans un curieux étui en cuivre et en ruolz ; d’une facture fort moderne, mis aux enchères par la police du comté de Los Angeles, Californie, en tant que bien non réclamé après le temps prescrit. Dans cet étui deux petits livres de vers accompagnaient le manuscrit : Azatoth – et autres horreurs de Edward Pickmann Derby, Presses du Sphinx d’Onyx, à Arkham, Massachussetts, et Le tunnelier d’en bas de George Reuter Fischer, presses de Ptolémée, Hollywood, Californie. Le manuscrit avait été rédigé à la plume par le second de ces poètes, à l’exception de deux lettres et d’un télégramme, interfoliés. Le coffret et son contenu étaient sous la garde de la police depuis le 16 mars 1937, après la découverte du corps mutilé de Fischer, près de son habitation en ruines dans  »

Extrait de : F. Leiber. « Ceux des profondeurs. »

Les enfants de l’anneau-monde par L. Niven

Fiche de Les enfants de l’anneau-monde

Titre : Les enfants de l’anneau-monde (Tome 4 sur 4 – Le cycle de l’Anneau-Monde)
Auteur : L. Niven
Date de parution : 2004
Traduction : M. Boclet
Editeur : Mnémos

Première page de Les enfants de l’anneau-monde

« LOUIS WU 2893 apr. J.C.
 
LOUIS WU S’ÉVEILLA BRÛLANT D’UNE VIE NOUVELLE, SOUS un couvercle de cercueil. Des écrans scintillaient au-dessus de ses yeux. Composition des os, paramètres sanguins, réflexes profonds, taux d’urée, de potassium et de zinc il parvenait à en identifier la plupart. Les dégâts répertoriés étaient mineurs. Piqûres et coupures, épuisement, ligaments déchirés et larges ecchymoses, deux côtes cassées : tous les vestiges de la bataille avec Brama, le protecteur vampire. Tout guérissait maintenant. L’autodoc l’aurait reconstruit cellule après cellule. Il s’était senti mort et froid en montant dans la cavité de soins intensifs. Quatre-vingts jours, indiquait l’écran.
Soixante-sept jours sur l’Anneau-Monde. Presque un falan. Un falan équivalait à dix rotations de l’Anneau-Monde, chaque rotation étant de soixante-quinze jours de trente heures chacun. Vingt ou trente jours l’auraient guéri ! Mais il aurait su qu’il était blessé. Avec la contusion générale du combat contre Bram, il n’avait même pas remarqué les blessures des traces de piqûres qu’il avait dans le dos. »

Extrait de : L. Niven. « Le cycle de l’Anneau-Monde – Les Enfants de l’Anneau-Monde. »