Étiquette : Opta
Les assassins de Gor par J. Norman
Fiche de Les assassins de Gor
Titre : Les assassins de Gor (Tome 5 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1970
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de Les assassins de Gor
« KUURUS
ACCROUPI au sommet d’une faible colline, les deux mains sur la hampe de son javelot, les yeux fixés sur le fond de la petite vallée, Kuurus, membre de la Caste des Assassins, attendait. Le moment n’était pas encore venu.
Au loin, se dressaient les murs blancs et les tours de Ko-ro-ba, que l’on reconstruisait. Ko-ro-ba est un mot d’ancien goréen signifiant : ville de marché, mais rares étaient ceux qui connaissaient ce sens archaïque. Kuurus regarda la ville. Les Prêtres-Rois l’avaient détruite, mais on la reconstruisait. Cela n’intéressait guère Kuurus. Il appartenait à la Caste des Assassins. Il avait rendez-vous à cet endroit. Au début de la huitième heure goréenne, le soleil illumina les murs blancs qui brillèrent de tout leur éclat parmi les vertes collines. Les Tours du Matin, se dit Kuurus, les Tours du Matin.
L’Assassin changea de position et reporta son attention sur la vallée où les officiants étaient presque prêts. »
Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Les Assassins de Gor. »
Un spectre hante le Texas par F. Leiber
Fiche d’Un spectre hante le Texas
Titre : Un spectre hante le Texas
Auteur : F. Leiber
Date de parution : 1968
Traduction : F. Straschitz
Editeur : Opta
Première page d’Un spectre hante le Texas
« TERRIBLE TERRA
« Fils, vous ressemblez à un Texan qui a eu droit à l’hormone, mais qui a crevé de faim depuis sa naissance. Comme si votre Man, que Lyndon la bénisse, avait levé la jambe et vous avait laissé tomber dans un grand sac noir, et après ça, plus rien qu’un croûton et un mini-carton de lait une fois par mois. »
— « Ce n’est que trop vrai, noble sire. J’ai grandi dans le Sac et je suis un Maigre, » répondis-je au Géant Énorme d’une voix semblable au grondement lointain du tonnerre, ce qui faillit me faire mouiller ma culotte, car c’était la première fois de ma vie que je m’exprimais autrement que dans un baryton léger. »
Extrait de : F. Leiber. « Un spectre hante le Texas. »
Le millénaire vert par F. Leiber
Fiche de Le millénaire vert
Titre : Le millénaire vert
Auteur : F. Leiber
Date de parution : 1953
Traduction : C. E. L. Meistermann
Editeur : Galaxie / Opta
Première page de Le millénaire vert
« Phil Gish se réveilla avec l’impression que toute sa vie antérieure avait appartenu à deux autres types… de pauvres et malheureuses ganaches.
Habituellement, ses réflexes foudroyants le faisaient bondir du lit et enfiler slip et socquassins tandis qu’il se mettait en quête du pot de crème dissolvante pour la barbe. Mais cette fois-ci il fut capable de rouler toutes ses tyranniques impulsions nerveuses et de garder les yeux fermés afin de jouir tout seul de cette sensation sans précédent, évitant même de la partager avec les murs couverts de publicité de son minuscule appartement de célibataire.
Mais c’est tout simplement magnifique ! décida-t-il au bout d’un moment. Magnifique de façon outrageante, impossible !
Il avait en fait l’impression de ne pas se trouver dans un monde où les guerres chaudes ou froides ruisselaient de manière imprévisible depuis cinquante ans comme autant de robinets dotés d’un mauvais caractère, où le Bureau Fédéral de Fidélité »
Extrait de : F. Leiber. « Le millénaire vert. »
Génies en boîtes par F. Leiber
Fiche de Génies en boîtes
Titre : Génies en boîtes
Auteur : F. Leiber
Date de parution : 1961
Traduction : B. de Lesseps
Editeur : Opta
Première page de Génies en boîtes
« GASPARD de la Nuit, écrivain journalier, poussait sa peau de chamois le long du socle étincelant de son gloseur imposant ; il avait exactement cette même affectueuse absence avec laquelle, quelque temps plus tard ce matin-là, il caresserait le flanc ondulant et doux d’Héloïse Ibsen, maître écrivain. Il vérifia machinalement les milliers de voyants (tous éteints) et les rangées de cadrans (tous à zéro) sur la façade à deux étages de l’ordinateur. Après quoi il bâilla, tout en se massant la nuque.
Il avait passé son service de nuit à boire du café en terminant « Les bas-fonds de l’espace » et « À chacun sa philosophie ». On ne pouvait rêver pour un auteur d’une nuit de travail plus facile.
Il fourra la peau de chamois dans un tiroir de son bureau fatigué et se jeta un regard critique dans une glace ; il passa les doigts dans ses cheveux bruns et ondulés, noua d’un geste la soie noire flamboyante »
Extrait de : F. Leiber. « Génies en boîtes. »
Les royaumes de Tartare par Brian Stableford
Fiche de Les royaumes de Tartare
Titre : Les royaumes de Tartare
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1977
Traduction : J. Polanis
Editeur : Opta
Première page de Les royaumes de Tartare
« Les étoiles étaient immobiles dans le ciel, comme elles l’avaient toujours été, comme elles le seraient toujours. Elles brillaient d’une lueur nacrée régulière, et chacune d’elles était parfaitement ronde. Elles n’étaient pas également réparties dans la voûte céleste, mais s’accumulaient en grappe au-dessus des terres appelées Shairn, se faisant à peine moins denses vers l’est, où les terres des Hommes Sans Ames se déroulaient au-delà du Canal Cudal, plus loin que ne portait la vue depuis le Mont Amalek. Au nord de Shairn s’étendait la Lande Gangreneuse. Dans ces cieux, les étoiles étaient plus espacées, et se clairsemaient plus encore quand on s’éloignait vers l’ouest ou vers le nord en contournant la grande muraille de fer. Enfin, loin vers le nord-ouest, se trouvaient les terres-sombres, où ne brillait aucun astre, à l’exception d’une seule ligne qui s’incurvait vers l’obscurité comme une route étoilée. Personne ne suivait la route étoilée, non parce que personne n’était curieux de savoir où elle »
Extrait de : B. Stableford. « Les royaumes de Tartare. »
Les portes de l’eden par Brian Stableford
Fiche de Les portes de l’eden
Titre : Les portes de l’eden
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1983
Traduction : J. Schmitt
Editeur : Galaxie / Opta
Première page de Les portes de l’eden
« Tandis que tu avances dans le couloir, les mains jaillissent des murs, tâtonnant de leurs doigts gourds et visqueux, à la recherche de tes bras et de tes chevilles. Tes cheveux se prennent dans les toiles d’araignée qui caressent ton visage, et tu sens les yeux des grosses araignées t’épier. Elles ne bougent pas, mais ce n’est pas rassurant pour autant.
Des fantômes existent à proximité, mais tu ne les verras jamais. Ils habitent dans l’épaisseur des murs, là où préfèrent vivre les fantômes, en coexistence avec la pierre froide. Telle est ta destinée : enseveli pour l’éternité dans le roc, obligé d’errer à l’intérieur des barrières qui séparent les espaces où vivent les autres.
Les autres ?
Tu es en ce moment l’un de ces autres. Une créature éphémère ; le songe dénué de sens des acides nucléiques, un pion dans le grand jeu de la vie. Chair et sang – une chair faite pour ressentir la douleur ; un sang qui t’emplit à tel point que la moindre piqûre d’épingle te crèvera, te videra, te flétrira ; et le vampire se nourrira de toi jusqu’à ce que, desséché, consumé, tu coures te réfugier au sein glacial des murs. »
Extrait de : B. Stableford. « Les portes de l’Éden. »
Le chant du cygne par Brian Stableford
Fiche de Le chant du cygne
Titre : Le chant du cygne (Tome 6 sur 6 – Grainger des étoiles)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1975
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Galaxie / Opta
Première page de Le chant du cygne
« Pourchasser la liberté s’avère parfois une activité très éprouvante. C’est le genre d’activité qui domine les pensées et les projets pendant des mois, voire des années – l’endurance n’est pas un problème à partir du moment où l’on a un objectif à atteindre et une direction à suivre – ensuite, quand on est parvenu à ses fins, on se retrouve complètement et totalement à plat. Vide et épuisé. Objectifs, élan et ambition ont disparu. La première gorgée de cette liberté chèrement gagnée a inévitablement le goût amer de l’eau croupie. Peut-être est-ce la première fois que l’on n’est pas en mesure de répondre à la question : Pourquoi ? et, quand on s’est battu aussi âprement pendant aussi longtemps, l’absence de réponse a un côté terrifiant.
Un peu de temps suffit à se reprendre, mais ce temps est parfois tellement lourd et inutile qu’on sue sang et eau pour le supporter.
Au bout du compte, on s’y fait. Ce n’est pas pour rien qu’on se sent à plat, abandonné comme un ballon crevé, du moment qu’on sait que monter est la »
Extrait de : B. Stableford. « Grainger des étoiles – Le chant du cygne. »
Le fenris par Brian Stableford
Fiche de Le fenris
Titre : Le fenris (Tome 5 sur 6 – Grainger des étoiles)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1974
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Galaxie / Opta
Première page de Le fenris
« Je suis spationaute. J’aime l’espace. J’aime voyager dans l’espace et je connais toutes les ficelles qui rendent cette activité plus aisée, toutes les ficelles qui me permettent de faire face mieux qu’un autre aux excentricités de l’espace. Je suis à l’aise dans l’espace libre et je suis capable de résoudre virtuellement tous les problèmes que l’espace libre peut décider de me poser. Piloter le Cygne Capoté en espace libre était une joie et un privilège.
Mais le Cygne Capoté, de l’aveu de son architecte, avait beaucoup plus de capacités qu’un vaisseau ordinaire. Quant à son propriétaire, il n’avait aucunement l’intention, disait-il, de l’utiliser comme un simple moyen de transport lui permettant de se rendre du point A au point B – trajet que n’importe quel caboteur de bas étage pouvait effectuer presque aussi bien. Il avait toujours eu l’intention de confier au Cygne Capoté des missions qu’aucun vaisseau existant n’était en mesure de mener à bien. C’était pour cette raison qu’il m’avait engagé. En fait, les événements ne s’étaient pas déroulés exactement »
Extrait de : B. Stableford. « Grainger des étoiles – Le fenris. »
Un petit coin de paradis par Brian Stableford
Fiche d’Un petit coin de paradis
Titre : Un petit coin de paradis (Tome 4 sur 6 – Grainger des étoiles)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1974
Traduction : B. Martin
Editeur : Galaxie / Opta
Première page d’Un petit coin de paradis
« Au cours de ma longue et relativement pénible carrière de parasite galactique, il m’est souvent arrivé d’avoir l’impression que tout le monde me détestait. Mais je n’ai qu’une seule et unique fois eu l’occasion de prendre un plaisir particulier à cette situation. C’était sur Pharos.
Le jour où l’on se posa, j’allai me promener dans le village de cabanes que l’équipe de la Caradoc s’était aménagé. Ce n’étaient guère que des abris en plastique accolés les uns aux autres, mais les contremaîtres, directeurs et organisateurs disposaient de demeures plus impressionnantes, en cupro-carbone, qui soulignaient leurs différences de position. En tant que villégiature, c’était décidément assez moche, mais je ne doutais pas qu’avec le temps ils finissent par en faire une pathétique imitation des agglomérations suburbaines. Bien sûr, c’était le spatioport qui avait la priorité absolue et, en ce moment, toute l’attention se concentrait à l’améliorer. »
Extrait de : B. Stableford. « Grainger des étoiles – Un petit coin de paradis. »
Terre promise par Brian Stableford
Fiche de Terre promise
Titre : Terre promise (Tome 3 sur 6 – Grainger des étoiles)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1974
Traduction : B. Martin
Editeur : Galaxie / Opta
Première page de Terre promise
« On ne peut pas dire que la Nouvelle-Alexandrie soit l’endroit idéal pour un pauvre mec sans culture et sur le pavé. Ce n’est pas tant que la population se compose presque entièrement de bibliophiles profondément imbibés de philosophie de la civilisation, et puritains derrière leurs lunettes, que du fait que les habitants exclus de cette catégorie se sentent en quelque sorte honteux de leur état. À la Nouvelle-Alexandrie, tout le monde est toujours en train de s’excuser. Partout où on met les pieds, on tombe sur des poids-plume de l’intellect qui jouent aux petits soldats sous un barda d’ersatz-instruction et de goût soigneusement calqué sur la mode.
Moi, ça ne me gênerait pas tellement si encore ils prenaient leur pied à se conduire ainsi, mais la morosité immédiatement sous-jacente à leur hypocrisie me hérisse littéralement le poil. Rien que d’aller boire un pot à Corinthe, ça me foutait les nerfs en boule. Fallait généralement que j’emmène Nick ou Johnny de peur que mes chagrins finissent par me noyer au lieu que ce soit le contraire. »
Extrait de : B. Stableford. « Grainger des étoiles – Terre promise. »