Étiquette : Pugi
Noire est la couleur par J. Brunner
Fiche de Noire est la couleur
Titre : Noire est la couleur
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1969
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : Pocket
Première page de Noire est la couleur
« J’EN pris conscience alors que j’effectuais une cinquième tentative pour la retrouver et je faillis exprimer mes pensées à haute voix : Bon Dieu, Mark, tu commences vraiment à te faire vieux.
Ce n’était pas la première fois que je me tenais de tels propos. Cela avait dû commencer à vingt ans, lorsque je m’étais rendu compte que je ne possédais plus la forme nécessaire pour rester éveillé trois nuits consécutives. Mais à présent de nombreuses preuves venaient étayer cette impression.
Quelle était la raison de cette hâte ? je n’effectuais pas une simple escale entre deux vols, ou autre chose de ce genre. J’étais revenu à Londres avec la ferme intention de m’y installer à nouveau. Il y aurait un lendemain, un surlendemain, d’autres jours encore, et cependant j’agissais avec précipitation, comme si la fin du monde était proche.
»
Extrait de : J. Brunner. « Noire est la couleur. »
Aux douze vents du monde par U. Le Guin
Fiche d’Aux douze vents du monde
Titre : Aux douze vents du monde
Auteur : U. Le Guin
Date de parution : 2018
Traduction : J. Bailhache, P.-P. Durastanti, A. Le Bussy, L. Murail, H.-L. Planchat, J. Polanis, J.-P. Pugi, C. Saunier, N. Zimmermann
Editeur : Bélial
Sommaire d’Aux douze vents du monde
- Le collier de Semlé
- Avril à Paris
- Les maîtres
- La boîte d’ombre
- Le mot de déliement
- La règle des noms
- Le roi de Nivôse
- Voyage
- Neuf existences
- Les choses
- La forêt de l’oubli
- Plus qu’un vaste empire
- Etoile des profondeurs
- Le champ de vision
- Le chêne et la mort
- Ceux qui partent d’Omelas
- A la veille de la révolution
Première page de La collier de Semlé
« Comment discerner la légende de la réalité sur des mondes dont tant d’années nous séparent ? – planètes sans nom que leurs habitants appellent le Monde, planètes sans histoire dont les mythes se nourrissent du passé, à telle enseigne qu’un explorateur revenant après quelques années d’absence s’aperçoit que ses actions antérieures sont devenues des postures divines. La déraison assombrit cette brèche creusée dans le temps et annihilée par nos vaisseaux aussi rapides que la lumière, et dans les ténèbres l’incertitude et la démesure poussent comme des herbes folles.
Raconter, avec quelques années de recul, l’histoire d’un homme, simple ethnologue de la Ligue découvrant un monde de cette sorte, anonyme et mal connu, équivaut à travailler tel l’archéologue qui, parmi les ruines millénaires, tantôt lutte contre un enchevêtrement touffu de feuilles, de fleurs, de branchages et de vigne sauvage pour tomber soudain, brillante trouvaille, sur quelque objet géométrique, roue ou pierre angulaire polie, tantôt franchit une porte ensoleillée que rien ne distingue des autres pour voir jaillir dans l’obscurité le scin- »
Extrait de : U. Le Guin. « Aux douze vents du monde. »
Miro Hetzel par Jack Vance
Fiche de Miro Hetzel
Titre : Miro Hetzel
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 2017
Traduction : P.-P. Durastanti, E. C. L. Meistermann, J.-P. Pugi
Editeur : Bélial
Sommaire de Miro Hetzel
- L’agence de voyage de Terrier
- Le tour de Freitzke
Première page de L’agence de voyage de Terrier
« S’aidant d’un stylo à plume courte et d’encre noire, Hetzel, d’une écriture vive et anguleuse, improvisa la lettre que voici :
Chère Madame X,
En accord avec les instructions reçues par messager, j’ai retrouvé la trace de l’individu connu sous le nom de Casimir Wuldfache à Twisselbane, sur Tamar, dans le secteur de Nova Céleste, où il était arrivé le 23 ianiaro gaéan courant.
À Twisselbane, Vv. Wuldfache s’était trouvé un emploi de serveur au Café Fabrilankus sous le nom de Carmine Daruble. Le soir, il travaillait au Mirrographe local quand ses activités de cavalier rétribué par les dames requérant ce genre de services le lui permettaient. »
Extrait de : J. Vance. « Miro Hetzel. »
Les domaines de Koryphon par Jack Vance
Fiche de Les domaines de Koryphon
Titre : Les domaines de Koryphon (Tome 1 sur 5 – L’aire gaïane)
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 1974
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : Le Masque
Première page de Les domaines de Koryphon
« L’ère spatiale avait trente millénaires. Les hommes étaient allés d’étoile en étoile, en quête de richesse et de gloire. L’Étendue Geane comprenait une partie importante de la galaxie, et les lignes commerciales tissaient l’espace comme les vaisseaux capillaires d’un tissu organique. Des milliers de mondes avaient été colonisés. Chacun d’eux était différent et modifiait à sa façon les hommes qui s’y étaient installés. Jamais l’humanité n’avait été aussi peu homogène.
L’expansion de la race humaine avait totalement manqué de régularité. Les hommes étaient venus et étaient partis par vagues successives, poussés par les guerres, la religion, des contraintes mysté- »
Extrait de : J. Vance. « Les domaines de Koryphon. »
Le livre d’or par Jack Vance
Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science-fiction
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 1980
Traduction : J.-P. Pugi, M. Deutsch, F. Straschitz,
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- Maître de la galaxie
- Personnes déplacées
- Quand se lèvent les cinq lunes
- Le papillon de lune
- Le dernier château
- Alice et la cité
- Le tour de Freitzke
Première page de Maître de la galaxie
« Musique, lampions de carnaval, glissements de pieds sur le chêne ciré, parfums, chuchotements étouffés et rires.
Arthur Caversham de Boston, XXe siècle, sentit de l’air courir sur sa peau et découvrit qu’il était nu comme un ver.
C’était lors de la réception donnée à l’occasion des débuts de Janice Paget : trois cents invités en habit de soirée l’entouraient.
Durant un instant, il n’éprouva aucune émotion, sinon une légère impression de confusion. Sa présence en ce lieu semblait résulter d’événements logiques, mais ses souvenirs étaient brumeux et il ne put trouver aucun point d’attache précis avec la réalité.
Il se tenait légèrement à l’écart du groupe formé par les autres hommes non accompagnés. Il faisait face à l’orgue rouge et or derrière lequel était assis l’orchestre. Le buffet, le récipient rempli de punch, les dessertes de champagne, dont le service était assuré par des clowns, se trouvaient sur sa droite. À gauche, au-delà de l’auvent relevé d’un chapiteau de cirque, s’étalait le jardin, illuminé par des guirlandes de lanternes colorées, rouges, vertes, jaunes, bleues, et il entrevit un manège à l’autre extrémité de la pelouse. »
Extrait de : J. Vance. « Le livre d’or de Jack Vance. »
Le dernier château par Jack Vance
Fiche de Le dernier château
Titre : Le dernier château et autres crimes
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 2013
Traduction : P.-P. Durastanti, O. Girard, P. Chwat, J.-P. Pugi, E. C. L. Meistermann, F. Straschitz
Editeur : Bélial
Sommaire de Le dernier château
- Les maisons d’Iszm
- Alice et la cité
- Fils de l’arbre
- Le dernier château
Première page de Les maisons d’Iszm
« On tenait pour acquis que chaque visiteur débarquait sur Iszm avec une seule idée en tête : voler une maison femelle. Cosmographes, étudiants, nourrissons, canailles notoires, à tous, les Iszmiens cyniques appliquaient le même traitement — fouille approfondie des esprits et des corps, surveillance de tous les instants.
Seul le grand nombre de voleurs de maisons ainsi révélés justifiait ces procédés.
De loin, voler une maison paraissait relativement simple. On pouvait coudre dans un bracelet de montre une graine pas plus grosse qu’un grain d’orge ; mêler une brindille aux fils d’un châle ; coller une jeune pousse sur une fusée et la lancer dans l’espace. Pour dérober une maison iszmienne, il existait des milliers de moyens éprouvés ; on les avait tous essayés, et les voleurs malheureux avaient été conduits à la Maison Folle, escortés par des individus des plus courtois. Réalistes, les Iszmiens savaient fort bien qu’un jour, d’ici un an, un siècle, »
Extrait de : J. Vance. « Le Dernier Château et autres crimes. »
La Geste des Princes-Démons – l’intégrale par Jack Vance
Fiche de La Geste des Princes-Démons – l’intégrale
Titre : La Geste des Princes-Démons – l’intégrale
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 2016
Traduction : P. Billon, A. Garsault, G. Abadia, F. Straschitz, J.-P. Pugi, A. Rosenblum
Editeur : Le livre de poche
Sommaire de La Geste des Princes-Démons – l’intégrale
- Le prince des étoiles
- La machine à tuer
- Le palais de l’amour
- Le visage du démon
- Le livre des rêves
Première page de Le prince des étoiles
« Extrait de Smade, de la planète Smade, article phare du Cosmopolis d’octobre 1523 :
Question : Vous sentez-vous parfois isolé, M. Smade ?
Réponse : Impossible, avec trois femmes et onze enfants.
Q : Qu’est-ce qui vous a conduit à vous installer ici ? Il s’agit d’un monde globalement assez sinistre…
R : C’est dans l’œil de l’observateur que réside la beauté. Et puis, il ne me déplaît pas de diriger un établissement de tourisme.
Q : Quel genre de clientèle fréquente votre taverne ?
R : Des personnes en quête de tranquillité, d’un endroit où se reposer. Parfois un voyageur en provenance de la Limite, ou un explorateur.
Q : J’ai entendu dire que certains de vos clients étaient du genre turbulent. En toute franchise, on voit généralement la taverne de Smade comme un établissement fréquenté par les pirates et les flibustiers les plus notoires de l’Au-Delà.
R : Je suppose qu’eux aussi ont besoin de se reposer de temps en temps.
Q : Ces gens ne vous créent jamais de difficultés ? Vous parvenez toujours à maintenir l’ordre ? »
Extrait de : J. Vance. « La geste des Princes-Démons – l’intégrale. »
Nouvelles 1945-1982 par Jack Vance
Fiche de Nouvelles 1945-1982
Titre : Nouvelles 1945 – 1982
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 2019
Traduction : P. Chwat, S. Doke, P.-P. Durastanti, P. Dusoulier, G. Goullet, B. Martin, N. Mège, E. C. L. Meistermann, J.-P. Pugi, R. C. Wagner
Editeur : Bélial
Sommaire de Nouvelles 1945 – 1982
- Le penseur de mondes
- La planète de poussière
- Un destin de Phalid
- Je bâtirai le château de vos rêves
- Les potiers de Firsk
- Château en Hispanie
- Droit devant
- Maître de la galaxie
- Les Maîtres de Maxus
- Les dix livres
- Une fille en or
- Fils de l’arbre
- Mascarade sur Dicantrope
- Le robot désinhibé
- La gaffe monumentale de Dover Spargill
- Qui perd gagne
- Télek
- La station Abercrombie
- Sabotage sur la planète de soufre
- Cholwell et ses poules
- Le bruit
- Sept façons de quitter Bocz
- Joe Trois-pattes
- Personnes déplacées
- La guerre des écologies
- La Mytr
- Quatre cents merles
- Sjambak
- Rassemblement
- Le professeur distrait
- Quand se lèvent les cinq lunes
- Les maisons d’Iszm
- La princesse enchantée
- Miss Univers
- Le don du bagout
- Le diable de la colline du Salut
- Le laitier fantôme
- Point de chute
- Le retour des hommes
- Guide pratique
- Les maîtres de maison
- Les faiseurs de miracles
- Parapsyché
- La retraite d’Ullward
- Les oeuvres de Dodkin
- Le papillon de lune
- Le syndrome de l’homme augmenté
- Les maîtres des dragons
- Les portes de l’ailleurs
- Magie verte
- L’arche d’Alfred
- Le secret
- Le dernier château
- La terre étroite
- L’homme de la Zodiac
- La planète de Sulwen, l’élimination des inconnues
- La grande bamboche
- Alice et la cité
- Le château de vos rêves
Première page de Le penseur de mondes
« Par la fenêtre ouverte entraient les bruits de la ville : le souffle de la circulation aérienne, le grincement du trottoir roulant sur la rampe, des voix rauques issues des niveaux inférieurs. Cardale, assis près de la fenêtre, étudiait un feuillet qui comportait une photo et quelques lignes dactylographiées.
EN FUITE !
Isabel MAY : 21 ans ; 1,65 m ; structure moyenne.
Chevelure : noire (peut-être teinte).
Yeux : bleus.
Signes particuliers : aucun.
Il porta son attention sur le portrait, étudiant le joli visage aux yeux colériques incongrus. Un panonceau sur la poitrine indiquait : 94E-627. Cardale revint au texte.
»
Extrait de : J. Vance. « Nouvelles. »
Emphyrio par Jack Vance
Fiche d’Emphyrio
Titre : Emphyrio
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 1969
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : Opta
Première page d’Emphyrio
« Dans la salle, au sommet de la tour, se trouvaient six personnages : trois de ceux qui avaient choisi de se faire appeler « seigneurs » ou « réparateurs », un homme du peuple – pitoyable – qui était leur prisonnier, et deux Garrions. La salle avait un côté théâtral et étrange, elle était de dimensions irrégulières, tendue de lourds panneaux de velours marron. À une extrémité, une embrasure laissait pénétrer un rai de lumière couleur d’ambre fumé, comme si la vitre était maculée de poussière – ce qui n’était pas le cas ; en fait, la nature de ce verre était très particulière, produisant des effets remarquables. À l’autre bout de la pièce se trouvait une porte basse, d’acier, de forme trapézoïdale.
Le captif, inconscient, était emprisonné dans une structure articulée compliquée. Le sommet de son crâne avait été ôté et, sur le cerveau nu, reposait une gelée jaune couverte de striures. Au-dessus, était suspendue une capsule noire, un objet curieusement laid, simple combinaison de verre et de métal. Sa surface était couverte d’une douzaine de protubérances semblables à des verrues ; chacune d’elles projetait dans la gelée un faisceau tremblant de radiations. »
Extrait de : J. Vance. « Emphyrio. »