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La fleur diabolique par George Oliver Smith

Fiche de La fleur diabolique
Titre : La fleur diabolique
Auteur : George Oliver Smith
Date de parution : 1955
Traduction : J. Raffejeaud
Editeur : Le rayon fantastique
Première page de La fleur diabolique
« LORSQUE Howard Clevis découvrit Charles Farradyne dans les champs d’algues de Vénus, il trouva un homme brisé, qui avait cessé d’éprouver tout ressentiment, car il n’en avait plus la force. Farradyne leva un regard morne lorsque son visiteur entra dans la sinistre chambre meublée.
« Je suis Howard Clevis, dit le visiteur.
— Ravi, murmura Farradyne. Et après ? » Il considérait avec désapprobation la chemise blanche de Clevis – ce n’était pas, dans le secteur, un spectacle fréquent.
« J’ai du travail pour vous, Farradyne.
— Qui voulez-vous faire tuer ?
— Ne le prenez pas sur ce ton. Vous êtes bien le Charles Farradyne qui…
— Qui a flanqué le Sémiramide dans le Marais… et vous, vous êtes le Père Noël qui va l’en repêcher ?
— Mon offre est sérieuse, Farradyne. »
Ce dernier eut un rire bref, dépourvu de la moindre gaieté.
« Ça va bien, Clevis. Il y a, de par l’univers, quelques milliers de pilotes interplanétaires qui ne demandent qu’à gagner honnêtement une poignée de dollars. »
Extrait de : G. O. Smith. « La Fleur diabolique. »
Opération interstellaire par George Oliver Smith

Fiche de Opération interstellaire
Titre : Opération interstellaire
Auteur : George Oliver Smith
Date de parution : 1950
Traduction : G. Geoffroy
Editeur : Fleuve noir
Première page de Opération interstellaire
« Paul Grayson suivait la rue principale pour se rendre à l’aéroport interplanétaire ; il marchait lentement, à l’allure d’un promeneur. Il était parti de chez lui assez tôt pour goûter tout à loisir la fraîcheur du printemps. Quel plaisir d’écouter les mille bruits familiers de la vie terrestre, quelle joie de se trouver en plein air !
Il faudrait bientôt se contenter de respirer l’air des réservoirs, saturé de l’odeur acre de l’huile des compresseurs et des émanations du composé végétal qui assurait le renouvellement de l’oxygène. La liberté de ses mouvements serait limitée à quelques pas, son champ visuel ne dépasserait pas les hublots du spacionef derrière lesquels il n’y aurait que l’invisible néant.
De temps à autre il regardait le ciel vers le sud, en direction d’Alpha du Centaure. Bien entendu, il était impossible de voir Proxima à l’œil nu, et encore moins le petit atome de rien du tout, la petite masse surchauffée qui tournait en satellite autour de Proxima. »
Extrait de : G. O. Smith. « Opération interstellaire. »
George Oliver Smith

Présentation de George Oliver Smith :
George Oliver Smith (1911-1981) est un écrivain américain de science-fiction, également connu sous le pseudonyme de Wesley Long.
Biographie
Né le 9 avril 1911, George Oliver Smith est décédé le 27 mai 1981 dans le New Jersey. Il était ingénieur en électronique de formation, et ses connaissances techniques ont fortement influencé son œuvre de science-fiction.
Carrière littéraire
Smith est principalement connu pour ses nouvelles, souvent publiées dans le magazine Astounding Science Fiction durant l’Âge d’or de la science-fiction dans les années 1940. Ses histoires se caractérisent par leur souci du détail scientifique et leur extrapolation technologique.
Son recueil de nouvelles le plus célèbre, Venus Equilateral, est un exemple parfait de son style. Il y explore les possibilités de la vie et de la technologie dans un environnement extraterrestre.
En plus de ses nouvelles, Smith a également écrit quelques romans, dont Hellflower (1953), qui marque une évolution dans son écriture. Il y met de côté l’aspect technique pour se concentrer davantage sur les personnages.
Style et thèmes
Le style de George Oliver Smith est marqué par une grande rigueur scientifique et une imagination fertile. Ses histoires sont souvent centrées sur les avancées technologiques et leurs impacts sur la société et l’individu. Il aborde des thèmes tels que l’exploration spatiale, l’intelligence artificielle, et lesFrontières de la science.
Héritage
Bien que moins connu que d’autres auteurs de l’Âge d’or, George Oliver Smith a laissé une empreinte significative dans le monde de la science-fiction. Ses histoires, qui mêlent science et aventure, continuent d’être appréciées par les amateurs du genre.
Livres de George Oliver Smith :
La fleur diabolique (1955)
Opération interstellaire (1950)
Pour en savoir plus sur George Oliver Smith :
La page Wikipédia sur G. O. Smith
La page Noosfere sur G. O. Smith
La page isfdb de G. O. Smith
Légendes et glossaire du futur par C. Smith

Fiche de Légendes et glossaire du futur
Titre : Légendes et glossaire du futur (Tome 4 sur 4 – Les seigneurs de l’instrumentalité)
Auteur : C. Smith et A. Lewis
Date de publication : 1993
Traduction : S. Hilling, P.-P. Durastanti
Editeur : Gallimard
Sommaire de Légendes et glossaire du futur
- La guerre n°81-Q (version originale)
- La science occidentale, quelle merveille !
- Nancy
- Le fifre de Bodhidharma
- Angerhelm
- Les bons amis
- glossaire
Première page de La guerre n°81-Q
« On en vint à la guerre.
Le Tibet et l’Amérique, qui réclamaient l’un et l’autre le Monopole de la Chaleur Radiante, demandèrent un Permis de guerre en 2127 après J.-C.
Le Conseil de Guerre Universel le leur accorda, sous certaines conditions, bien sûr. Après quelques compromis et amendements, les deux nations belligérantes les acceptèrent.
Telles étaient les conditions :
a) Cinq aéronefs de 22 000 tonnes, mélanges d’avion et de dirigeable, seraient les seuls combattants.
b) Ils ne devaient être armés que de mitrailleuses tirant des balles non explosives. »
Extrait de : C. Smith. « Les seigneurs de l’instrumentalité – Légendes et glossaire du futur. »
Norstralie par C. Smith

Fiche de Norstralie
Titre : Norstralie (Tome 3 sur 4 – Les seigneurs de l’instrumentalité)
Auteur : C. Smith
Date de parution : 1993
Traduction : S. Hilling, P.-P. Durastanti
Editeur : Gallimard
Première page de Norstralie
« Thème et prologue
Intrigue, lieu et temps : tels sont les éléments essentiels.
1
L’intrigue est simple. Il était une fois un adolescent qui acheta la planète Terre. Cela nous le savons, à nos dépens. Cela n’arriva qu’une fois, et nous avons veillé à ce que cela ne puisse jamais se reproduire. Il vint sur la Terre, obtint ce qu’il désirait, et repartit en vie, après une série d’aventures remarquables. Telle est l’intrigue. »
Extrait de : C. Smith. « Les seigneurs de l’instrumentalité – Norstralie. »
La planète Shayol par C. Smith

Fiche de La planète Shayol
Titre : La planète Shayol (Tome 2 sur 4 – Les seigneurs de l’instrumentalité)
Auteur : C. Smith
Date de parution : 1993
Traduction : M. Demuth, M. Deutsch, D. Hersant, S. Hilling, P.-P. Durastanti
Editeur : Gallimard
Sommaire de La planète Shayol
- Le bateau ivre
- La mère Hitton et ses chatons
- Boulevard Alpha Ralpha
- La ballade de C’mel
- La planète Shayol
- Sur la planète aux gemmes
- Sur la planète des tempêtes
- Sur la planète des sables
- Une étoile pour trois
- Jusqu’à une mer sans soleil
Première page de Le bateau ivre
« Peut-être s’agit-il de l’anecdote la plus triste, la plus folle, la plus démentielle de toute l’histoire de l’espace. Il est vrai que personne n’avait jamais rien fait de pareil auparavant — voyager à de telles distances, à de telles vitesses et par de tels moyens. Son héros avait l’air d’un homme si ordinaire — au premier regard. Ensuite… Ah !… c’était différent !
Et l’héroïne. Petite, oui, elle l’était, et blond cendré, intelligente, espiègle, vulnérable. Vulnérable, c’est le mot. Elle semblait toujours avoir besoin d’aide ou de réconfort, même quand elle allait bien. Les hommes se sentaient plus virils en sa présence. Elle se prénommait Élisabeth.
Qui aurait jamais imaginé que son nom résonnerait haut et clair dans le néant sauvage et nauséeux de l’Espace ?
Il prit une vieille, très vieille fusée, d’un très ancien modèle. Grâce à elle, il vola plus loin, fila plus loin, sauta plus loin que toutes les machines qui avaient existé avant elle. On aurait presque pu penser qu’il était allé si vite qu’il en avait percuté les grandes voûtes des cieux, et que l’antique poème n’avait été écrit que pour lui seul. « J’ai vu des archipels sidéraux et des îles dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur. »
Pour voyager, certes, il voyagea, si vite, si loin que d’abord les gens n’y crurent pas. Ils pensèrent que c’était une plaisanterie, une farce propagée par la rumeur publique, une histoire démentielle destinée à tuer le temps par un après-midi d’été. »
Extrait de : C. Smith. « Les seigneurs de l’instrumentalité – La Planete Shayol. »
Les sondeurs vivent en vain par C. Smith

Fiche de Les sondeurs vivent en vain
Titre : Les sondeurs vivent en vain (Tome 1 sur 4 – Les seigneurs de l’instrumentalité)
Auteur : C. Smith
Date de parution : 1993
Traduction : M. Demuth, A. Dorémieux, D. Hersant, Y. Hersant, S. Hilling, P.-P. Durastanti
Editeur : Gallimard
Sommaire de Les sondeurs vivent en vain
- Non, non, pas Rogov !
- La guerre n°81-Q
- Mark Elf
- La reine de l’après-midi
- Les sondeurs vivent en vain
- La dame aux étoiles
- Le jour de la pluie humaine
- Pensez bleu, comptez deux
- Le colonel revient du grand néant
- Le jeu du rat et du dragon
- Le cerveau brule
- La planète de Gustible
- Lui-même en Anachron
- Le crime et la gloire du commandant Suzdal
- Le vaisseau d’or
- La dame défunte de la ville des gueux
- Sous la vieille terre
Première page de Non, non, pas Rogov !
« La forme dorée sur les marches d’or tremblait et voltigeait comme un oiseau devenu fou – comme un oiseau doué d’un intellect et d’une âme, et pourtant poussé à la folie par des extases et des terreurs au-delà de l’humaine compréhension – des extases incarnées momentanément dans la réalité par l’exécution d’un art superlatif. Un millier de mondes regardaient.
L’ancien calendrier eût-il été encore en usage que cela se serait passé en l’an 13 582 après J.-C. Après la défaite, après la désillusion, après la ruine et la reconstruction, l’humanité avait bondi au milieu des étoiles.
Par la rencontre avec un art non humain, par la confrontation avec des danses non humaines, l’humanité avait fait un superbe effort esthétique et bondi sur la scène de tous les mondes.
Les marches d’or vacillaient devant les yeux. Certains yeux avaient des rétines. Certains avaient des cônes cristallins. Mais tous les regards se fixaient sur la forme dorée qui interprétait LA GLOIRE ET L’AFFIRMATION DE L’HOMME au Festival de Danse Inter-Mondes de ce qui aurait pu être l’an 13 582 après J.-C.
Une fois encore, l’humanité remportait le concours. La musique et la danse étaient hypnotiques par-delà les limites des systèmes, stimu- »
Extrait de: C. Smith. « Les seigneurs de l’instrumentalité – Les Sondeurs Vivent en Vain. »
Cordwainer Smith

Présentation de Cordwainer Smith :
Cordwainer Smith est le pseudonyme de Paul Myron Anthony Linebarger, un écrivain américain de science-fiction né le 11 juillet 1913 et décédé le 6 août 1966. Il est surtout connu pour ses nouvelles et romans qui se déroulent dans l’univers de la Terre future, où l’humanité a évolué en plusieurs races distinctes et où des animaux ont été génétiquement modifiés pour des tâches spécifiques.
Linebarger était un expert en psychologie, spécialisé dans la guerre psychologique et la propagande, et a travaillé pour l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée. Il a également travaillé pour le gouvernement américain dans les années 1950 et 1960, notamment dans le cadre du programme de contre-insurrection du Vietnam.
Ses premières histoires de science-fiction ont été publiées dans les années 1940, mais c’est dans les années 1950 et 1960 qu’il a atteint le sommet de sa carrière littéraire avec des histoires comme « Scanners Live in Vain », « The Game of Rat and Dragon », et « The Rediscovery of Man ». Il a également écrit plusieurs romans, dont « Les Seigneurs de l’instrumentalité », qui est considéré comme l’un des plus grands romans de science-fiction de tous les temps.
Cordwainer Smith a laissé une grande influence sur la science-fiction, notamment par son style d’écriture unique et son imagination débridée. Son œuvre est considérée comme une contribution importante au genre de la science-fiction et a été saluée pour sa créativité et sa complexité.
Livres de Cordwainer Smith :
Les seigneurs de l’instrumentalité :
- Les sondeurs vivent en vain (1993)
- La planète Shayol (1993)
- Norstralie (1993)
- Légendes et glossaire du futur (1993)
Pour en savoir plus sur Cordwainer Smith :
La page Wikipédia sur C. Smith
La page Noosfere sur C. Smith
La page isfdb de C. Smith
Autres mondes – C. A. Smith

Fiche de Autres mondes
Titre : Volume 3 Autres mondes (Tome 3 sur 3 – Intégrale)
Auteur : C. A. Smith
Date de parution : 2017
Traduction : A. Nikolavitch
Editeur : Mnémos
Sommaire de Autres mondes
- Mars
- Les caveaux de Yoh-Vombis
- L’habitant du gouffre
- Vulthoom
- Xiccarph
- Le dédale de Maal Dweb
- Les femmes-fleurs
- Autres mondes
- Les abominations de Yondo
- Une nuit dans Malnéant
- Le monstre de la prophétie
- Le démon de la fleur
- La planète défunte
- Poèmes
Première page de Les caveaux de Yoh-Vombis
« En tant qu’interne à l’hôpital terrien d’Ignarh, j’ai été contraint de prendre en charge le cas singulier de Rodney Severn, seul survivant de l’expédition Octave vers Yoh-Vombis, et c’est sous sa dictée que j’ai noté ce récit. Severn avait été conduit à l’hôpital par les guides martiens de l’expédition. Il présentait de terribles lacérations et inflammations au crâne ainsi qu’au front et se trouvait pris de délire, au point qu’il fallait l’attacher à son lit lors de crises dont la violence était d’autant plus inexplicable que son état s’avérait extrêmement faible.
Les lacérations, nous l’avions appris grâce à son récit, étaient pour l’essentiel de son propre »
Extrait de : C. A. Smith. « Autres mondes. »
Hyperborée & Poséidonis – C. A. Smith

Fiche de Hyperborée & Poséidonis
Titre : Volume 2 Mondes premiers – Hyperborée & Poséidonis (Tome 2 sur 3 – Intégrale)
Auteur : C. A. Smith
Date de parution : 2017
Traduction : V. Basset
Editeur : Mnémos
Sommaire de Hyperborée & Poséidonis
- Hyperborée
- La muse d’Hyperborée (en français)
- The muse of Hyperborea (en anglais)
- L’histoire de Satampra Zeiros
- La porte vers Saturne
- Le testament d’Athammaus
- L’infortune d’Avoosl Wuthoqquan
- Ubbo-Sathla
- Le démon de glace
- La sybille blanche
- L’avènement du ver blanc
- Les sept Geasa
- Le vol des trente-neuf ceintures
- Fragment
- Poséidonis
- L’Atlantide (en français)
- Atlantis (en anglais)
- La muse d’Atlantide (en français)
- The muse of Atlantis (en anglais)
- La dernière incantation
- Voyage pour Sfanomoë
- Un grand cru d’Atlantide
- L’ombre double
- La mort de Malygris
- Tolometh (en français)
- Tolometh (en anglais)
Première page de La muse d’Hyperborée
« Mes yeux ne sauraient la contempler, inaccessible est son visage albe et périlleux, inaccessible la blancheur funeste de son sein neigeux. Parfois pourtant son murmure me parvient, brise froide et surnaturelle née aux confins des déserts glacés, frêle d’avoir traversé les abîmes entre les mondes. Elle s’adresse à moi dans une langue que j’ai toujours connue sans l’avoir jamais entendue, et me parle de l’horreur et de la beauté par-delà l’extase de l’amour. Ses paroles transcendent le bien et le mal, transcendent tout »
Extrait de : C. A. Smith. « Mondes premiers – Hyperborée & Poséidonis. »