Étiquette : Une aventure de Lucifer Box
L’ambre du diable par Mark Gatiss

Fiche de L’ambre du diable
Titre : L’ambre du diable (tome 2 sur 3 – Une aventure de Lucifer Box)
Auteur : Mark Gatiss
Date de parution : 2006
Traduction : L. Boischot
Editeur : Bragelonne
Première page de L’ambre du diable
« Il était américain, je n’avais donc d’autre choix que de lui tirer dessus.
J’avais déjà atteint le pauvre bougre une fois – en plein dans l’un de ses mollets flasques – et le poursuivais à présent avec la ténacité qui m’avait rendu modérément célèbre. Pour une raison qui ne mérite pas que l’on s’y attarde, j’étais cramponné au marchepied d’une automobile, le visage fouetté par le vent froid tandis que nous parcourions à toute allure les rues encombrées de Manhattan. Devant moi se dressait, magnifique d’élégance, le tout nouveau Chrysler Building, qui s’élançait comme une épée dans le ciel limpide et reflétait les rayons froids du soleil.
Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas au courant (mais où étiez-vous, enfin ?), je m’appelle Lucifer Box, artiste peintre, auteur occasionnel de mémoires croustillants et agent (très secret) au service de Sa Majesté. Je vous avoue volontiers (quoiqu’avec une pointe de tristesse) que ma carrière artistique était alors plus ou moins morte et enterrée. »
Extrait de : M. Gatiss. « L’Ambre du diable – Une aventure de Lucifer Box. »
Le club Vesuvius par Mark Gatiss

Fiche de Le club Vesuvius
Titre : Le club Vesuvius (tome 1 sur 3 – Une aventure de Lucifer Box)
Auteur : Mark Gatiss
Date de parution : 2004
Traduction : L. Boischot
Editeur : Bragelonne
Première page de Le club Vesuvius
« J’ai toujours fait preuve d’un manque de discernement affligeant quand il s’agissait de juger du caractère des autres. C’est, paraît-il, la plus charmante de mes vertus.
Je ne savais donc que penser de l’Honorable Everard Supple, dont j’exécutais le portrait dans mon studio en ce soir de juillet écrasé de chaleur.
C’était un individu d’une soixantaine d’années à la carrure de pugiliste, qui devait sa fortune à des mines de diamants situées dans la province sud-africaine du Cap. Lors de notre deuxième séance – celle où, invariablement, les clients commencent à se dérider –, il m’avait confié son projet de dévouer ses dernières années à la recherche du plaisir, qu’il comptait notamment trouver dans les casinos des contrées les plus chaudes d’Europe – et je ne parle pas que du climat. Il avait donc souhaité qu’un portrait de lui habite, en son absence, l’impressionnant manoir qu’il venait de s’offrir. »
Extrait de : M. Gatiss. « Une Aventure de Lucifer Box – Le Club Vesuvius. »