Auteur/autrice : CH91
Le roi Candaule par Théophile Gautier

Fiche de Le roi Candaule
Titre : Le roi Candaule
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution : 1893
Editeur : BnF
Première page de Le roi Candaule
« Cinq cents ans après la guerre de Troie, et sept cent quinze ans avant notre ère, c’était grande fête à Sardes. – Le roi Candaule se mariait. – Le peuple éprouvait cette espèce d’inquiétude joyeuse et d’émotion sans but qu’inspire aux masses tout évènement, quoiqu’il ne les touche en rien et se passe dans des sphères supérieures dont elles n’approcheront jamais.
Depuis que le Phœbus-Apollon, debout sur son quadrige, dorait de ses rayons les cimes du mont Tmolus fertile en safran, les braves Sardiens allaient et venaient, montant et descendant les rampes de marbre qui reliaient la cité au Pactole, cette opulente rivière dont Midas, en s’y baignant, a rempli le sable de paillettes d’or. On eût dit que chacun de ces honnêtes citoyens se mariait lui-même, tant ils avaient l’air important et solennel.
Des groupes se formaient dans l’agora, sur les degrés des temples, le long des portiques. À chaque angle de rue, l’on rencontrait des femmes traînant par la main de pauvres enfants dont les pas inégaux s’accordaient mal avec l’impatience et la curiosité maternelles. »
Extrait de : T. Gautier. « Le Roi Candaule. »
Le capitaine Fracasse Tome 2 par Théophile Gautier

Fiche de Le capitaine Fracasse Tome 2
Titre : Le capitaine Fracasse Tome 2
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution : 1868
Editeur : BnF
Première page de Le capitaine Fracasse Tome 2
« Le duc de Vallombreuse fut assis avec précaution dans une chaise à porteurs, le bras bandé par le chirurgien et soutenu d’une écharpe. Sa blessure, quoiqu’elle le mît hors d’état de manier l’épée de quelques semaines, n’était point dangereuse ; sans léser artère ni nerf, la lame avait traversé seulement les chairs. Assurément sa plaie le faisait souffrir, mais son orgueil saignait bien davantage. Aussi, aux contractions légères que la douleur imprimait parfois aux sourcils noirs du jeune duc, se mêlait une expression de rage froide, et sa main valide égratignait de ses doigts crispés le velours de la chaise. Souvent, pendant le trajet, il pencha sa tête pâle pour gourmander les porteurs, qui cependant marchaient de leur pas le plus égal, cherchant les endroits unis pour éviter le moindre cahot, ce qui n’empêchait pas le blessé de les appeler « butors », et de leur promettre les étrivières, car ils le secouaient, disait-il, comme salade en panier. »
Extrait de : T. Gautier. « Le Capitaine Fracasse – Tome second. »
Le capitaine Fracasse Tome 1 par Théophile Gautier

Fiche de Le capitaine Fracasse Tome 1
Titre : Le capitaine Fracasse Tome 1
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution : 1868
Editeur : BnF
Première page de Le capitaine Fracasse Tome 1
« Sur le revers d’une de ces collines décharnées qui bossuent les Landes, entre Dax et Mont-de-Marsan, s’élevait, sous le règne de Louis XIII, une de ces gentilhommières si communes en Gascogne, et que les villageois décorent du nom de château.
Deux tours rondes, coiffées de toits en éteignoir, flanquaient les angles d’un bâtiment, sur la façade duquel deux rainures profondément entaillées trahissaient l’existence primitive d’un pont-levis réduit à l’état de sinécure par le nivelage du fossé, et donnaient au manoir un aspect assez féodal, avec leurs échauguettes en poivrière et leurs girouettes à queue d’aronde. Une nappe de lierre enveloppant à demi l’une des tours tranchait heureusement par son vert sombre sur le ton gris de la pierre déjà vieille à cette époque.
Le voyageur qui eût aperçu de loin le castel dessinant ses faîtages pointus sur le ciel, au-dessus des genêts et des bruyères, l’eût jugé une demeure convenable pour un hobereau de province ; mais, en approchant, son avis se fût modifié. »
Extrait de : T. Gautier. « Le Capitaine Fracasse – Tome premier. »
Paul Féval père

Présentation de Paul Féval père :
Paul Féval père, de son nom complet Paul Henri Corentin Féval, est un écrivain français majeur du XIXe siècle. Né à Rennes le 29 septembre 1816 et mort à Paris le 8 mars 1887, il est l’un des auteurs les plus prolifiques et populaires de son temps, célèbre pour ses romans-feuilletons qui ont captivé le public.
Jeunesse et formation
Issu d’une famille de petite noblesse bretonne, Paul Féval est le fils d’un avocat. Il étudie le droit à Rennes, puis monte à Paris en 1837 pour y tenter sa chance. Il y exerce d’abord le métier de clerc de notaire, mais se sent rapidement attiré par la littérature. Il fréquente les cercles littéraires et journalistiques de la capitale, et publie ses premiers écrits, des nouvelles, dans des revues.
Carrière littéraire
C’est avec la publication de son premier grand roman, Le Loup blanc (1843), que Paul Féval connaît le succès. Ce roman d’aventures, qui se déroule dans la forêt de Paimpont, allie le fantastique et le pittoresque breton. Mais c’est le roman-feuilleton qui va le hisser au rang des auteurs les plus en vue.
Il devient l’un des maîtres incontestés du genre, aux côtés d’Alexandre Dumas et d’Eugène Sue. Ses romans, publiés en épisodes dans les journaux, tiennent les lecteurs en haleine grâce à des intrigues complexes, des rebondissements incessants et des personnages hauts en couleur. Ses œuvres les plus célèbres sont :
- Les Mystères de Londres (1844) : un roman social qui dépeint la misère et la criminalité de la capitale britannique.
- Le Bossu (1857) : son roman le plus célèbre, dont le héros, le chevalier de Lagardère, est un maître escrimeur. La phrase « Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! » est passée à la postérité.
- Le Cavalier fantôme (1853) : un roman d’aventures historique qui se déroule au temps de la Chouannerie.
- Jean-Diable (1862) : un roman de cape et d’épée qui se déroule au XVIIIe siècle.
Paul Féval excelle dans de nombreux genres : le roman d’aventures, le roman de cape et d’épée, le roman fantastique, le roman policier. Il est d’ailleurs considéré comme l’un des précurseurs du roman policier moderne. Il est l’auteur de près de 200 romans et nouvelles.
Une vie tumultueuse
Malgré son immense succès, la vie de Paul Féval est marquée par des hauts et des bas. Il connaît la fortune, mais aussi des périodes de grandes difficultés financières dues à ses dépenses excessives et à de mauvais placements. Il est également connu pour sa vie amoureuse agitée.
En 1876, il se convertit au catholicisme avec ferveur, reniant ses œuvres de jeunesse qu’il considère comme immorales. Il se retire progressivement de la vie littéraire et mène une existence pieuse.
Héritage
Paul Féval père a eu un fils, Paul Féval fils (1860-1933), qui a également été un écrivain populaire et qui a repris le flambeau de son père.
L’œuvre de Paul Féval père a connu un grand succès posthume, notamment grâce aux nombreuses adaptations théâtrales et cinématographiques de ses romans. Le Bossu a été adapté à plusieurs reprises, notamment dans une version mythique avec Jean Marais en 1959.
Paul Féval reste aujourd’hui un écrivain populaire, dont les romans continuent d’être réédités et appréciés pour leur souffle épique, leurs intrigues passionnantes et leur place essentielle dans l’histoire de la littérature populaire française.
Livres de Paul Féval père :
Les habits noirs :
- Les habits noirs (1863-1875)
- Coeur d’acier (1863-1875)
- La rue de Jerusalem (1863-1875)
- L’arme invisible (1863-1875)
- Maman Léo (1863-1875)
- L’avaleur de sabre (1863-1875)
- Les compagnons du trésor (1863-1875)
- La bande cadet (1863-1875)
Intégrales :
Contes de Bretagne (1878)
Corbeille d’histoires (1880)
Douze femmes (1878)
Fontaine aux perles (1880)
Jean Diable T. 1 (1861)
Jean Diable T. 2 (1861)
L’homme sans bras (1881)
La cavalière (1881)
La fabrique de crimes (1866)
La fée des grèves (1850)
La fille du juif-errant (1879)
La forêt de Rennes (1880)
La louve T. 1 (1855)
La louve T. 2 (1855)
La maison de Pilate (xxxx)
La province de Paris (1889)
La quittance de minuit T. 1 (1846)
La quittance de minuit T. 2 (1846)
La reine des épées (1852)
La vampire (1856)
La ville vampire (1875)
Le bossu (1857)
Le cavalier fortune (1869)
Le chevalier ténèbre (1860)
Le dernier vivant T. 1 (1871)
Le dernier vivant T. 2 (1871)
Le fils du diable T. 1 (1846)
Le fils du diable T. 2 (1846)
Le loup blanc (1883)
Le médecin bleu (1925)
Le mendiant noir (1879)
Le paradis des femmes (1873)
Le poisson d’or (1878)
Le roi des gueux (1859)
Les amours de Paris T. 1 (1845)
Les amours de Paris T. 2 (1843)
Les amours de Paris T. 3 (1845)
Les amours de Paris T. 5 (1845)
Les amours de Paris T. 6 (1845)
Les belles de nuit T. 1 (1850)
Les belles de nuit T. 2 (1850)
Les cinq (1875)
Les compagnons du silence T. 1 (1857)
Les compagnons du silence T. 2 (1857)
Les contes de nos pères (1845)
Les errants de la nuit (1880)
Les fanfarons du roi (1843)
Les mystères de Londres (1844)
Les romans enfantins (1894)
Madame Gil Blas (1856)
Madame Pistache (1856)
Quatre femmes et un homme (1862)
Une histoire de revenants (1881)
Pour en savoir plus sur Paul Féval père :
La page Wikipédia sur P. Féval père
La page Noosfere sur P. Féval père
La page isfdb de P. Féval père
Patrice Duvic

Présentation de Patrice Duvic :
Patrice Duvic (1946-2007) est une figure marquante de la science-fiction, du fantastique et de l’horreur en France. Bien qu’il ait écrit quelques œuvres de fiction, sa contribution la plus significative réside dans son rôle d’anthologiste, de traducteur, de critique et de directeur littéraire.
Né à Orsay le 11 janvier 1946 et décédé à Villeurbanne le 25 février 2007, Duvic s’est imposé comme un passeur essentiel entre la littérature anglo-saxonne et le public francophone. Il a été l’un des premiers à populariser les œuvres de grands auteurs de science-fiction, notamment au travers de ses célèbres anthologies.
Son travail a permis de faire découvrir de nombreux écrivains, dont Philip K. Dick, qu’il a interviewé lors d’un voyage aux États-Unis, une rencontre qui a marqué la carrière des deux hommes. Duvic a poursuivi cette activité d’intervieweur avec de nombreux autres auteurs, tant anglo-saxons que français.
En tant qu’anthologiste, il a dirigé plusieurs collections de nouvelles, dont les séries « Le Livre d’or de la science-fiction » et les anthologies « Asimov présente ». Ces recueils, qui mettaient en avant le travail d’un auteur ou exploraient un thème précis, ont joué un rôle majeur dans la formation du goût des lecteurs français pour la science-fiction.
Patrice Duvic est également l’auteur de quelques romans, dont Naissez, nous ferons le reste (1979) et Terminus (1986). Son roman Poisson-Pilote est également une œuvre notable. Il a également écrit des scénarios et s’est investi dans le domaine de la critique littéraire, contribuant à des revues spécialisées.
Sa disparition en 2007 a été une grande perte pour le monde de la science-fiction en France. Son héritage reste vivace à travers les nombreuses œuvres qu’il a traduites, éditées et fait connaître.
Livres de Patrice Duvic :
Autant en emporte le divan (1996)
Demain les puces (1986)
Monstres et monstruosités (1973)
Naissez, nous ferons le reste (1979)
Terminus (1987)
Pour en savoir plus sur Patrice Duvic :
La page Wikipédia sur P. Duvic
La page Noosfere sur P. Duvic
La page isfdb de P. Duvic
Le capitaine Fracasse par Théophile Gautier

Fiche de Le capitaine Fracasse
Titre : Le capitaine Fracasse
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution : 1861
Editeur : Flammarion
Première page de Le capitaine Fracasse
« Sur le revers d’une de ces collines décharnées qui bossuent les Landes, entre Dax et Mont-de-Marsan, s’élevait, sous le règne de Louis XIII, une de ces gentilhommières si communes en Gascogne, et que les villageois décorent du nom de château.
Deux tours rondes, coiffées de toits en éteignoir, flanquaient les angles d’un bâtiment, sur la façade duquel deux rainures profondément entaillées trahissaient l’existence primitive d’un pont-levis réduit à l’état de sinécure par le nivelage du fossé, et donnaient au manoir un aspect assez féodal, avec leurs échauguettes en poivrière et leurs girouettes à queue d’aronde. Une nappe de lierre enveloppant à demi l’une des tours tranchait heureusement par son vert sombre sur le ton gris de la pierre déjà vieille à cette époque.
Le voyageur qui eût aperçu de loin le castel dessinant ses faîtages pointus sur le ciel, au-dessus des genêts et des bruyères, l’eût jugé une demeure convenable pour un hobereau de province ; mais, en approchant, son avis se fût modifié. »
Extrait de : T. Gautier. « Le Capitaine Fracasse. »
La morte amoureuse par Théophile Gautier

Fiche de La morte amoureuse
Titre : La morte amoureuse
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution : 1995
Editeur : Flammarion
Sommaire de La morte amoureuse
- La cafetière
- Omphale
- La morte amoureuse
- Le pied de momie
Première page de La cafetière
« L’année dernière, je fus invité, ainsi que deux de mes camarades d’atelier, Arrigo Cohic et Pedrino Borgnioli, à passer quelques jours dans une terre au fond de la Normandie.
Le temps, qui, à notre départ, promettait d’être superbe, s’avisa de changer tout à coup, et il tomba tant de pluie, que les chemins creux où nous marchions étaient comme le lit d’un torrent.
Nous enfoncions dans la bourbe jusqu’aux genoux, une couche épaisse de terre grasse s’était attachée aux semelles de nos bottes, et par sa pesanteur ralentissait tellement nos pas, que nous n’arrivâmes au lieu de notre destination qu’une heure après le coucher du soleil.
Nous étions harassés ; aussi, notre hôte, voyant les efforts que nous faisions pour comprimer nos bâillements et tenir les yeux ouverts, aussitôt que nous eûmes soupé, nous fit conduire chacun dans notre chambre.
La mienne était vaste ; je sentis, en y entrant, comme un frisson de fièvre, car il me sembla que j’entrais dans un monde nouveau. »
Extrait de : T. Gautier. « La Morte amoureuse et autres nouvelles. »
La mille et deuxième nuit par Théophile Gautier

Fiche de La mille et deuxième nuit
Titre : La mille et deuxième nuit
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution : 1898
Editeur : BnF
Première page de La mille et deuxième nuit
« J’avais fait défendre ma porte ce jour-là ; ayant pris dès le matin la résolution formelle de ne rien faire, je ne voulais pas être dérangé dans cette importante occupation. Sûr de n’être inquiété par aucun fâcheux (ils ne sont pas tous dans la comédie de Molière), j’avais pris toutes mes mesures pour savourer à mon aise ma volupté favorite.
Un grand feu brillait dans ma cheminée, les rideaux fermés tamisaient un jour discret et nonchalant, une demi-douzaine de carreaux jonchaient le tapis, et, doucement étendu devant l’âtre à la distance d’un rôti à la broche, je faisais danser au bout de mon pied une large babouche marocaine d’un jaune oriental et d’une forme bizarre ; mon chat était couché sur ma manche, comme celui du prophète Mahomet, et je n’aurais pas changé ma position pour tout l’or du monde. »
Extrait de : T. Gautier. « La Mille et Deuxième Nuit. »
La chaine d’or par Théophile Gautier
Fiche de La chaine d’or
Titre : La chaine d’or
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution : 1896
Editeur : BnF
Première page de La chaine d’or
« LANGON la Milésienne fut en son temps une des femmes les plus à la mode d’Athènes. Il n’était bruit que d’elle dans la ville ; pontifes, archontes, généraux, satrapes, petits-maîtres, jeunes patriciens, fils de famille, tout le monde en raffolait. Sa beauté,
semblable à celle d’Hélène aimée de Pâris, excitait l’admiration et les désirs des vieillards moroses et regretteurs du temps passé. En effet, rien n’était plus beau que Plangon, et je ne sais pourquoi Vénus, qui fut jalouse de Psyché, ne l’a pas été de notre Milésienne. Peut-être les nombreuses couronnes de roses et de tilleul, les sacrifices de colombes et de moineaux, les libations de vin de Crète offerts par Plangon à la coquette déesse, ont-ils détourné son courroux et suspendu sa vengeance ; toujours est-il que personne n’eut de plus heureuses amours que Plangon la Milésienne, surnommée Pasiphile. »
Extrait de : T. Gautier. « La Chaine d’or. »
La belle Jenny par Théophile Gautier

Fiche de La belle Jenny
Titre : La belle Jenny
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution : 1868
Editeur : BnF
Première page de La belle Jenny
« Une pâle aurore de novembre encore mal éveillée se frottait les yeux derrière une courtine de nuages grisâtres, et déjà le digne hôtelier Geordie se tenait debout sur le seuil de son auberge, les bras aussi croisés que le permettait un abdomen plus que majestueux, qui témoignait on ne peut plus favorablement de la cuisine du Lion rouge.
Il avait l’air profondément tranquille d’un aubergiste qui, étant unique, se sent maître de la situation et ne craint pas que les voyageurs puissent lui échapper ; car le Lion rouge était, en ce temps-là, la seule hôtellerie de Folkstone.
Folkstone, au temps où se passait l’histoire que nous entreprenons de raconter, n’était qu’un petit village dont les maisons de briques jaunes et de planches goudronnées s’échelonnaient un peu au hasard sur la pente qui, de la montagne, descend à la mer.
La maison de Geordie était une des plus belles, sinon la plus belle de Folkstone. À l’angle du bâtiment, au bout d’une volute de fer élégamment contournée, se balançait à la brise de mer le lion rouge découpé en tôle, dont les vapeurs salines de l’Océan nécessitaient de raviver fréquemment les couleurs, et qui, repeint depuis peu, flamboyait aussi fièrement qu’un lion de gueules sur champ d’or dans un manuel héraldique. »
Extrait de : T. Gautier. « La Belle Jenny. »