Auteur/autrice : CH91

 

La caste des chercheurs par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de La caste des chercheurs

Titre : La caste des chercheurs (Tome 24 sur 50 – Perry Rhodan #6 (M87))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.L Blary
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de La caste des chercheurs

« Perry Rhodan et Atlan franchirent le dernier cordon de blindés-robots et se dirigèrent vers le petit vaisseau en train de se poser. C’était la nef des Halutiens, qui venait de traverser l’espace cosmique entre les géantes rouges encadrant la forteresse spatiale à seulement trente-six heures-lumière de part et d’autre de celle-ci, un secteur secoué en permanence par d’intenses tempêtes gravitationnelles et hyperénergétiques.

Les deux hommes se déplaçaient à bord d’un glisseur, leurs spatiandres hermétiquement clos étant donné que les derniers lambeaux de l’atmosphère qui avait environné la citadelle avant la disparition de son bouclier protecteur s’étaient depuis longtemps dissipés dans le vide.

Ils regardèrent derrière eux, considérant avec suspicion l’antique navire scientifique de seulement quatre-vingts mètres de diamètre debout sur l’aire d’atterrissage : le Minhau qui, s’il fallait en croire l’Alph, renfermait toutes les installations techniques devant permettre aux Terraniens de rejoindre leur Galaxie natale – en franchissant le gouffre de trente-deux millions d’années- lumière qui s’étendait entre M 87 et la Voie Lactée.

—   J’ai peur que cela ne soit trop beau pour être vrai, murmura Rhodan. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « La caste des chercheurs – Perry Rhodan. »

L’enlèvement de l’élu par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de L’enlèvement de l’élu

Titre : L’enlèvement de l’élu (Tome 23 sur 50 – Perry Rhodan #6 (M87))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.L Blary
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’enlèvement de l’élu

« Qui était à la recherche du Paradis et abordait la planète Geegival avait découvert l’objet de sa quête. Ce monde tournait en deuxième position autour d’un soleil jaune ordinaire du nom de Geeg, situé au sein de la Grande Nébuleuse M 87, à soixante et un mille années-lumière de son centre. C’était dans cet univers-île de deux cent mille années-lumière de diamètre, distant d’environ trente-deux millions d’années-lumière de la Voie Lactée, que Perry Rhodan et ses compagnons s’étaient retrouvés coincés, et ils en étaient encore à rechercher une possibilité de revenir dans la Galaxie-patrie. Toutes les actions qu’ils entreprenaient actuellement ne concouraient qu’à ce seul objectif : découvrir ce moyen.

Sur Geegival, d’un diamètre proche de celui de la Terre, la pesanteur était de 0,86 g, et la teneur en oxygène de l’atmosphère légèrement plus élevée que sur le monde originel des Terraniens. Ce globe possédait quatre grands continents et des milliers d’îles de toutes dimensions. Son cycle nycthéméral était de 28,8 heures. Un ciel d’azur, la majeure partie du temps exempt de nuages, s’étendait sur des paysages idylliques. La température moyenne atteignait 30,6° Celsius. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « L’enlèvement de l’Élu – Perry Rhodan. »

Les labyrinthes de M 87 par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Les labyrinthes de M 87

Titre : Les labyrinthes de M 87 (Tome 22 sur 50 – Perry Rhodan #6 (M87))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Gaillard-Paquet
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les labyrinthes de M 87

« Le capitaine Irven Holler traversait l’étroit couloir qui reliait les sections II et III du 24e pont. Il se sentait d’humeur euphorique, ce qui pouvait paraître surprenant car il partait rejoindre, afin de le relever, l’officier de garde qui venait de passer huit heures d’affilée dans la section III, assis devant ses écrans de visualisation afin d’observer les manières affectées des Skovars qui gîtaient là depuis peu. En réalité, si Irven était de si bonne humeur, c’est qu’il avait reçu une invitation à jouer au piquet le soir même. Un jeu qu’il adorait. Rien n’était plus éloigné de son esprit à ce moment-là que l’idée d’un danger menaçant.

Il contourna le coin où le corridor latéral débouchait sur la coursive principale et se trouva brusquement nez à nez avec une créature énorme à la peau sombre, dotée de quatre bras et de quatre yeux. Le monstre braquait une arme dans une de ses mains. Avant qu’Irven ait eu le temps de faire le moindre geste de défense, l’autre tira.

Le capitaine s’effondra sur le sol. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Les labyrinthes de M87 – Perry Rhodan. »

Holocauste Halutien par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Holocauste Halutien

Titre : Holocauste Halutien (Tome 21 sur 50 – Perry Rhodan #6 (M87))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.L Blary
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Holocauste Halutien

« Tar Szator sentit le déplacement d’air provoqué par la rematérialisation d’un téléporteur, mais il n’ouvrit pas les yeux. Il se contenta de déduire la taille de l’arrivant en fonction de la force de la turbulence.

—    Salut, Les Mirettes ! murmura-t-il d’une voix lasse.

Le mulot-castor planta ses petits poings sur ses hanches et soupira d’indignation.

—    Quelle mouche t’a piqué, gentilhomme Szator ? Ou bien t’aurais-je offensé, pour que tu ne m’appelles plus L’Emir?

—    Négatif, répliqua le minuscule Auroranien en soulevant à peine ses épaisses paupières.

Nonobstant ce tressaillement, il demeura parfaitement immobile sur le dos convexe de son sensorobot au repos.

Les yeux de L’Emir étincelèrent. Il détailla les traits couleur bronze à l’apparence perpétuellement pincée de Szator ainsi que ses grandes paluches agrippées aux poignées de maintien saillant de la face supérieure de l’engin, tout en notant dans un coin de son esprit que le Libre-Marchand avait changé de véhicule porteur. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Holocauste Halutien – Perry Rhodan. »

Ann Radcliffe contre les vampires par Paul Féval

Fiche de Ann Radcliffe contre les vampires

Titre : Ann Radcliffe contre les vampires
Auteur : Paul Féval père
Date de parution :
Editeur : Les moutons électriques

Première page de Ann Radcliffe contre les vampires

«  Il y a beaucoup d’Anglais et surtout d’Anglaises qui ont pudeur quand on leur raconte les actes d’effrontée piraterie dont les écrivains français sont victimes en Angleterre. Sa Très Gracieuse Majesté Victoria reine a signé jadis un traité avec la France dans le but louable de mettre fin à ces vols tant de fois répétés. Le traité est fort bien fait : seulement, il contient une petite clause qui en rend la teneur illusoire. Sa Très Gracieuse Majesté, en effet, défend à ses loyaux sujets de nous prendre nos drames, nos livres, etc., mais elle leur permet d’en faire ce qu’elle a la bonté d’appeler « une blonde imitation ».
C’est joli, ce n’est pas honnête. Le cher, l’excellent Dickens me disait un jour, en manière d’apologie :
– Je ne suis pas beaucoup mieux gardé que vous. Quand je passe à Londres et que j’ai par hasard une idée sur moi, je ferme à clef mon portefeuille, je le mets dans ma poche et je tiens mes deux mains dessus. On me vole tout de même.
Le fait est que la « blonde imitation » en remontrerait aux pickpockets les plus subtils.
Aussi, l’amie si charmante de Dickens, lady B…, du château de Shr…, me répète, depuis vingt ans, la même question, chaque fois que j’ai le bonheur de la voir :
– Pourquoi ne volez-vous pas les Anglais à votre tour ?
– Ce n’est pas assurément, madame, qu’il n’y ait des choses adorables à prendre dans vos livres, mais peut-être que notre caractère national ne nous porte pas vers le « blond » escamotage.
Cette réponse a le don de faire rire Mylady aux éclats. Elle va même jusqu’à me citer des noms très français et particulièrement recommandables… Mais chut ! »

Extrait de : P. Féval. «  Ann Radcliffe contre les vampires. »

Le dieu estropié par Steven Erikson

Fiche de Le dieu estropié

Titre : Le dieu estropié (Tome 10 sur 10 – Le livre des martyrs)
Auteur : Steven Erikson
Traduction : N. Merrien
Date de parution : 2011
Editeur : Editions Leha

Première page de Le dieu estropié

« Cotillon dégaina deux dagues. Son regard se posa sur les lames. Leur surface de fer noircie semblait onduler, deux rivières d’étain serpentant autour des encoches et des crénelures là où les armures et les os avaient endommagé le fil en encaissant les coups. Il étudia quelques instants les reflets éclatants du ciel maladif, puis déclara :
— Je n’ai pas la moindre intention de m’expliquer.
Puis il redressa la tête et figea son regard.
— Est-ce bien compris ?
L’individu qui lui faisait face était incapable de la moindre expression. Ses lambeaux de tendons et de peau demeuraient immobiles sous les os de ses tempes, de ses pommettes et de ses mâchoires. Ses yeux n’exprimaient rien, rien du tout.
Mieux valait cela, décida Cotillon, qu’un scepticisme blasé. Oh, ce qu’il en avait assez !
— Dites-moi, reprit-il, que croyez-vous voir ici ? Du désespoir ? De la panique ? Une faillite de la volonté, quelque inévitable déclin frisant l’incompétence ? Croyez-vous en l’échec, Frôlabîme ?
L’apparition garda le silence un certain temps, puis s’exprima d’une voix brisée, grinçante :
— Vous ne pouvez pas vous montrer aussi… audacieux.
— Je vous ai demandé si vous croyiez en l’échec. Parce que moi, non. »

Extrait de : S. Erikson. « Le Livre des Martyrs – Le dieu estropié. »

Soldats de pierre 2 par Glen Cook

Fiche de Soldats de pierre 2

Titre : Soldats de pierre 2 (Tome 10 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 2000
Traduction : F. Reichert
Editeur : L’Atalante

Première page de Soldats de pierre 2

« Trois poteaux volaient en formation d’oies sauvages. Tobo avait pris la tête, Saule Cygne à cheval sur son pilon. Cygne semblait en proie aux affres d’une grave rechute dans la religiosité : il marmottait sans discontinuer une prière polysyllabique d’un seul mot. Il souffrait du vertige, se cramponnait si fort à Tobo qu’il devait lui infliger des ecchymoses et fermait les yeux si hermétiquement que des crampes musculaires se propageaient sûrement jusque dans ses mollets.

Madame et Shukrat pilotaient les deux autres. Madame avait pris Aridatha Singh en croupe et Shukrat embarqué l’oncle Doj.

Murgen, Thai Dei et moi partagions le tapis volant avec le Hurleur, dont les glapissements étaient étouffés par l’espèce de grand bol de verre dont l’avait coiffé Madame. L’expédient fonctionnait assez bien pour nous épargner des problèmes avec des gens ignorant tout de notre venue. »

Extrait de : G. Cook. « Soldats de pierre 2 – La compagnie noire. »

Soldats de pierre 1 par Glen Cook

Fiche de Soldats de pierre 1

Titre : Soldats de pierre 1 (Tome 10 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 2000
Traduction : F. Reichert
Editeur : L’Atalante

Première page de Soldats de pierre 1

« Quatre années s’étaient écoulées et personne n’était mort.

Ni de mort violente ni frappé par le sort, à tout le moins. Otto et Hagop avaient trépassé à quelques jours d’intervalle l’an dernier, de causes naturelles associées au vieillissement. Quelques semaines plus tôt, un certain Tam Duc, jeune recrue à l’entraînement, avait péri victime de l’enthousiasme et de la trop grande assurance de la jeunesse. Il était tombé dans une crevasse pendant que ses frères d’armes et lui, suspendus à leurs couvertures, descendaient la longue pente escarpée et glissante du glacier Tien Myuen. Il y avait eu encore quelques autres morts. Mais aucun d’une main hostile.

Quatre ans, c’était sans doute un record, mais pas de ceux qu’on trouve fréquemment dans ces annales. »

Extrait de : G. Cook. « Soldats de pierre 1 – La compagnie noire. »

L’eau dort 2 par Glen Cook

Fiche de L’eau dort 2

Titre : L’eau dort 2 (Tome 9 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1999
Traduction : F. Reichert
Editeur : L’Atalante

Première page de L’eau dort 2

« Le bébé pleurait encore, enfoui dans le giron de sa mère, mais il ne cherchait pas à la téter. Le bruit agaçait tout le monde. Si l’on avait voulu nous faire des misères, on nous aurait pistés sans mal. Sans doute n’aurions-nous entendu personne approcher en catimini, entre les pleurs et le clapotis de la bruine glacée s’abattant de rameau en rameau sur les arbres imbibés. Arpenteur et les Singh de la Compagnie gardaient leur arme à la main. Oncle Doj avait récupéré Bâton de Cendre et l’avait tiré au clair en dépit du risque de corrosion.

Les animaux n’étaient pas moins tourneboulés que le nourrisson. Les chèvres bêlaient et traînaient les pattes. Les ânes refusaient obstinément d’avancer, mais mère Gota connaissait une ou deux ruses susceptibles de ramener certaines bêtes de somme un peu trop têtues à la raison. Le pain y était pour beaucoup.

La pluie ne fléchissait pas.

Narayan Singh avait pris la tête. Il connaissait le chemin. Il était chez lui. »

Extrait de : G. Cook. « L’eau dort 2 – La compagnie noire. »

L’eau dort 1 par Glen Cook

Fiche de L’eau dort 1

Titre : L’eau dort 1 (Tome 9 sur 10 – La compagnie noire)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1999
Traduction : F. Reichert
Editeur : L’Atalante

Première page de L’eau dort 1

« En ce temps-là, la Compagnie noire n’existait pas. Je le sais pour l’avoir appris par des lois et des décrets. Mais je ne me sentais pas pour autant privée de substance.

L’étendard de la Compagnie, son capitaine, son lieutenant, son porte-étendard et tous les hommes qui avaient contribué à lui forger sa terrible réputation avaient disparu, enterrés vivants au cœur d’un vaste désert de pierre. « Pierre scintillante », chuchotait-on dans les rues et les venelles de Taglios ; « Partis au Khatovar », proclamait-on là-haut, tandis que l’effroyable forfait qu’elle s’était si longtemps efforcée de prévenir se transformait en un triomphe ineffable, la Radisha, la Protectrice ou Dieu sait qui ayant décidé que le peuple devait se persuader que la Compagnie avait accompli sa destinée.

Ceux qui étaient assez vieux pour s’en souvenir n’étaient pas dupes. Seules cinquante personnes s’étaient aventurées dans la plaine de pierre scintillante. La moitié n’appartenaient même pas à la Compagnie. Et sur ces cinquante individus, deux seulement en étaient revenus pour mentir effrontément sur ce qui s’était passé. »

Extrait de : G. Cook. « L’eau dort 1 – La compagnie noire. »