Auteur/autrice : CH91

 

Interférence par Daniel Piret

Fiche de Interférence

Titre : Interférence
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1978
Editeur : Fleuve noir

Première page de Interférence

« Dans quelques heures, Baki se poserait sur Alta. Voyage de routine, s’il en fût. Apporter aux colons des nouvelles d’Eretza, en rapporter des échantillons de la flore, de la faune et surtout de minerai énergétique dont la planète mère avait tant besoin.

Un court voyage de trois mois dont deux et demi en état d’hibernation, seule solution possible pour supprimer le mal cosmique que la biologie impose à l’être humain.

Lorsque l’ordinateur central avait rappelé Baki à la vie active, sa première occupation avait été de vérifier les divers instruments de bord. Tout était parfaitement normal, la trajectoire avait été correctement suivie, à peine quelques légères modifications. Dans quelques heures, les cerveaux de Zéda l’unique ville et capitale d’Alta prendraient l’appareil en charge jusqu’à l’astroport ; après il y aurait la réception par les officiels, les sacro-saints discours, les visites traditionnelles aux exploitations agricoles et aux centres miniers. »

Extrait de : D. Piret. « Interférence. »

Année 500.000 par Daniel Piret

Fiche de Année 500.000

Titre : Année 500.000
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir

Première page de Année 500.000

« Les mutations… sont les marches qui font progresser l’évolution. Malheureusement, la quasi-totalité de ces transformations est orientée vers le pire. Il est effroyablement rare qu’une mutation soit favorable à l’espèce. Or, les radiations, et partant les bombes atomiques qui se sont déversées sur la terre depuis une décennie et demie sont des fabricants de mutations. Cela, on l’a constaté en laboratoire sur les poulets. On peut fabriquer un cyclope en dirigeant sur un embryon un pinceau de rayons X qui détruiront la partie des hémisphères cérébraux concernés. Le poussin aura, au milieu du front, un oeil en forme de lampe d’otorhino-laryngologiste. De la même manière, on obtient des otocéphales sans bec ni queue, des sirouanètes avec pattes soudées, des cyclocéphales dont les deux yeux sont rapprochés, pour n’en former qu’un. Toutes ces horreurs peuvent, elles aussi, être fabriquées par les rayonnements atomiques. Il n’est pas impossible que d’ici à deux générations, la terre commence à se peupler de monstres… A moins que, au lieu de toutes ces mutations catastrophiques, l’atome ne produise distraitement la merveille supérieure, la monstruosité qui soit, malgré tout, une amélioration. »

Extrait de : D. Piret. « Année 500.000. »

Ahouvati le Kobek par Daniel Piret

Fiche de Ahouvati le Kobek

Titre : Ahouvati le Kobek
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ahouvati le Kobek

« L’être introduisit le fin rouleau enregistré dans la cavité du transmetteur et se pencha sur l’appareil. La masse informe qui constituait son corps fut agitée de tremblements convulsifs.
— Alk’Nar au grand conseil des Aan’Thor – mission accomplie. Ce jour 49e d’Ool’H an 5842 avons découvert sur Wals-taa, 14e planète du système d’Alfa, un engin d’origine inconnue. Les cerveaux ont révélé qu’il provenait d’une planète située dans une galaxie fort éloignée après avoir voyagé pendant plus de cent wortz, ce qui semble correspondre d’après les instruments trouvés à bord des appareils à plus de 1 000 années pour les êtres dont nous avons découvert les restes.
Nous avons également retrouvé un étrange manuscrit que nous vous faisons parvenir. Tous les êtres qui occupaient l’engin sont morts depuis longtemps. Leur morphologie est étrange. Ils n’auraient sans doute pu vivre sur nos mondes. Tous les autres engins, une dizaine, ont été détectés et explorés. Il n’y a aucun survivant. »

Extrait de : D. Piret. « Ahouvati le Kobek. »

Les fils de Prométhée par Daniel Piret

Fiche de Les fils de Prométhée

Titre : Les fils de Prométhée (Tome 2 sur 2 – Les ellipses temporelles)
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les fils de Prométhée

« Le jour se leva péniblement, comme à regret. La face blafarde d’un soleil que voilaient depuis des lustres les vapeurs sulfureuses de l’altitude apparut et avec elle revint la chaleur.
Comme si elles avaient attendu ce signal, les créatures nocturnes cédèrent la place à celles du jour. Les humains n’y gagnaient rien, bien au contraire. Aux rats-batraciens, aux lézards nyctalopes et aux hybrides animaux-plantes succédèrent les dogues bicéphales, les chats-serpents et les rapaces nécrophages.
Tout cela rampait, sifflait, éructait et se dirigeait vers le charnier.

La morsure d’un chat-serpent fit reprendre conscience à Lobnar. Enseveli sous un monceau de cadavres il avait échappé par miracle à la furie des Destructeurs. Son cri déclencha la panique dans les rangs des charognards. Ils fuyaient tout ce qui était vivant, ne se risquant qu’à « l’attaque » des cadavres. »

Extrait de : D. Piret. « Les fils de Prométhée – Les ellipses temporelles. »

Prométhée par Daniel Piret

Fiche de Prométhée

Titre : Prométhée (Tome 1 sur 2 – Les ellipses temporelles)
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir

Première page de Prométhée

« Les grands tournesols déployèrent leurs pétales et se tournèrent vers l’astre du jour. Les prédateurs nocturnes regagnèrent à regret leurs tanières, enhardis par la douce chaleur qui, lentement, prenait possession de la terre ; les graciles herbivores quittèrent leurs refuges.
Algor se glissa hors de l’anfractuosité du rocher qui lui avait servi d’abri durant la nuit. Il s’étira longuement, fit jouer ses muscles, porta la main à la sacoche de cuir et sourit. Il avait subi la dernière épreuve, celle qui faisait de lui un homme, un guerrier. Algor rapportait la preuve de sa victoire sur les grands dragons qui hantaient les territoires interdits et de son passage à la grande mégapole.
Vaincre le dragon n’avait pas été chose facile, mais Algor avait eu en face de lui un ennemi visible, un adversaire redoutable mais fait de chair et de sang comme lui. Il n’en avait pas été de même dans les souterrains de la cité morte. »

Extrait de : D. Piret. « Prométhée – Les ellipses temporelles. »

Top 20 des éditeurs de livre de Science Fiction / Fantasy / Horreur en France en février 2026

1. Fleuve noir

Fleuve noir est sans doute l’un des éditeurs les plus emblématiques de la littérature populaire française, notamment pour son rôle majeur dans la diffusion de la science-fiction, du fantastique et du polar. Fondé en 1949, il s’est rapidement imposé grâce à des collections phares comme « Anticipation », qui a publié des auteurs majeurs comme Philip K. Dick, Frank Herbert ou encore Stefan Wul. Fleuve noir a aussi marqué l’histoire du roman noir et de l’horreur, avec des séries cultes et une accessibilité qui a démocratisé ces genres en France.

L’éditeur a su conserver une identité forte, même après son rachat par le groupe Editis. Son catalogue reste une référence pour les amateurs de littérature de genre, et ses rééditions en format poche ou numérique permettent de découvrir ou redécouvrir des classiques. Fleuve noir incarne à la fois une tradition éditoriale et une modernité, en continuant à publier des auteurs contemporains tout en entretenant la mémoire des grands noms du XXe siècle.

2. Gallimard (avec Denoël, Folio, Folio SF)

Gallimard, géant de l’édition française, a marqué l’histoire littéraire avec des collections comme « Folio SF » et « Ailleurs et Demain » (chez Denoël), qui ont accueilli des œuvres fondatrices de la science-fiction et de la fantasy. Denoël, intégré au groupe Gallimard, a été un pionnier avec des auteurs comme J.R.R. Tolkien, Isaac Asimov ou Philip K. Dick. La collection « Présence du Futur » a aussi joué un rôle clé dans la popularisation du genre.

Folio SF, lancée en 2000, a permis de rendre accessibles des classiques et des nouveautés, avec une politique éditoriale exigeante. Gallimard, via ses différentes filiales, couvre ainsi un large spectre, du roman graphique à la littérature générale, tout en restant un acteur incontournable pour les amateurs de genres de l’imaginaire.

3. Flammarion (avec J’ai lu, Librio)

Flammarion, maison historique fondée en 1876, a su diversifier son offre avec des collections dédiées à la science-fiction, la fantasy et l’horreur, notamment via sa filiale J’ai lu. Cette dernière, avec sa collection « J’ai lu SF », a publié des auteurs majeurs comme Stephen King, Anne Rice ou encore Terry Pratchett, rendant ces genres accessibles à un large public. Librio, autre filiale, a aussi contribué à la diffusion de textes courts et accessibles.

Flammarion et J’ai lu ont ainsi joué un rôle central dans la démocratisation de la littérature de genre, en alliant qualité éditoriale et prix abordables. Leur catalogue, riche et varié, continue d’attirer les lecteurs, des classiques aux découvertes contemporaines.

4. Pocket (avec Presses Pocket, Presses de la cité)

Pocket, filiale du groupe Editis, est un acteur majeur du livre de poche en France, avec une forte présence dans les genres de l’imaginaire. La collection « Pocket Science-Fiction » a publié des auteurs incontournables comme Ray Bradbury, Arthur C. Clarke ou encore Ursula K. Le Guin. Presses de la cité, autre entité du groupe, a aussi édité des œuvres de fantasy et d’horreur, élargissant ainsi l’offre.

Pocket a su allier accessibilité et diversité, en proposant des rééditions de classiques et des nouveautés, tout en maintenant une qualité de traduction et d’édition reconnue. Son rôle dans la diffusion de la littérature de genre reste essentiel, notamment pour les lecteurs en quête de formats pratiques et abordables.

5. Hachette (avec Le livre de poche, Jean-Claude Lattès, Calmann-Lévy, Marabout)

Hachette, l’un des plus grands groupes éditoriaux français, couvre un large éventail de genres grâce à ses nombreuses filiales. Le livre de poche, notamment, a publié des classiques de la science-fiction, de la fantasy et de l’horreur, avec des collections dédiées et des rééditions régulières. Jean-Claude Lattès et Calmann-Lévy ont aussi contribué à la diversité de l’offre, en éditant des auteurs français et internationaux.

Marabout, autre filiale, a marqué les esprits avec des séries cultes et des anthologies. Hachette, par son envergure, permet une diffusion massive des œuvres de l’imaginaire, tout en maintenant une exigence éditoriale qui en fait un acteur clé du secteur.

6. Bragelonne (avec Milady)

Bragelonne, fondé en 1995, s’est rapidement imposé comme l’un des éditeurs français les plus dynamiques dans les domaines de la fantasy, de la science-fiction et de l’horreur. La maison a publié des auteurs français et étrangers, avec une attention particulière portée à la qualité des traductions et à la diversité des voix. Milady, sa filiale, se concentre sur la fantasy et le fantastique, avec des séries à succès et des découvertes.

7. Nouvelles Editions Oswald (avec NEO)

Les Nouvelles Editions Oswald, avec leur filiale NEO, sont spécialisées dans la réédition de classiques de la science-fiction et de la fantasy. Leur catalogue, souvent illustré et soigné, permet de redécouvrir des œuvres rares ou oubliées, avec une approche patrimoniale et passionnée.

8. Bibliothèque Nationale de France (avec BNF)

La BNF, via sa plateforme Gallica, propose un accès gratuit à des milliers d’œuvres tombées dans le domaine public, dont de nombreux textes de science-fiction, fantasy et horreur. C’est une ressource inestimable pour les chercheurs et les amateurs de littérature ancienne.

9. Opta

Opta, surtout connu pour ses magazines comme « Fiction » et « Galaxies », a joué un rôle clé dans la diffusion de la science-fiction en France. Ces revues ont publié des nouvelles, des articles et des traductions, contribuant à la vitalité du genre.

10. Albin Michel

Albin Michel, maison historique, a publié des auteurs majeurs de la fantasy et de la science-fiction, comme J.K. Rowling ou Frank Herbert. Leur collection « Wiz » a marqué les esprits, avec des œuvres pour la jeunesse et un public adulte.

11. Les Indés de l’imaginaire (avec Mnémos, ActuSF, Les moutons électriques)

Ce collectif regroupe des éditeurs indépendants spécialisés dans l’imaginaire, proposant des œuvres originales et des traductions de qualité, souvent primées.

12. Bélial

Bélial est un éditeur indépendant réputé pour son exigence et son éclectisme, publiant des auteurs français et étrangers de science-fiction, fantasy et horreur.

13. Bibliothèque Numérique Romande

Cette bibliothèque en ligne offre un accès gratuit à des œuvres francophones de l’imaginaire, tombées dans le domaine public.

14. Vaugirard (avec Vauvenargues)

Vaugirard, avec Vauvenargues, réédite des classiques de la science-fiction et de la fantasy, souvent dans des éditions soignées.

15. Le Masque (avec Editions du Masque)

Le Masque, connu pour ses polars, a aussi publié des œuvres de fantastique et d’horreur, avec une identité graphique forte.

16. L’Atalante

L’Atalante est un éditeur indépendant spécialisé dans la fantasy et la science-fiction, avec un catalogue exigeant et varié.

17. Bibebook

Bibebook propose des ebooks gratuits, dont des classiques de l’imaginaire, accessibles à tous.

18. Editions Robert Laffont

Robert Laffont a publié des auteurs majeurs de la science-fiction et de la fantasy, avec des collections comme « Ailleurs et Demain ».

19. Plon

Plon a édité des œuvres de fantastique et d’horreur, avec une approche littéraire et grand public.

20. Feedbooks

Feedbooks est une plateforme numérique proposant des ebooks gratuits et payants, dont des classiques de l’imaginaire.

Jacques Hoven

Présentation de Jacques Hoven :

Jacques Hoven, pseudonyme de Jacques Bourderon, né le 10 août 1924 à Montluçon et mort le 30 décembre 2002 à Paris, est un écrivain français. S’il a exploré plusieurs genres littéraires, il est principalement connu pour ses contributions à la science-fiction et au roman d’espionnage.

Une plume de la littérature populaire

Jacques Bourderon entame sa carrière littéraire sous diverses identités, un usage fréquent dans l’édition populaire de la seconde moitié du XX^e siècle. Sous le nom de Jacques Hoven, il devient l’un des auteurs réguliers des éditions du Fleuve Noir, participant à l’essor des collections de poche les plus célèbres de l’époque.

L’anticipation et la science-fiction

Dans la collection « Anticipation » du Fleuve Noir, il publie six romans entre 1971 et 1978. Ses récits se distinguent par une approche souvent centrée sur les périls technologiques ou les rencontres extraterrestres. On lui doit notamment :

  • Le Onzième Commandement (1971) ;
  • Adieu Céres (1972) ;
  • Les Maîtres de la matière (1973) ;
  • Le Temps des loups (1974) ;
  • L’Invasion des invisibles (1976).

Ces ouvrages témoignent d’une imagination fertile, typique de la science-fiction française des années 1970, mêlant aventure spatiale et réflexions sur l’avenir de l’humanité.

Diversité des genres : espionnage et policier

Sous le même pseudonyme, il signe également sept romans dans la collection « Espionnage » du Fleuve Noir, contribuant au succès de ce genre alors très prisé durant la Guerre froide. On lui doit aussi des incursions dans le roman policier avec des titres comme L’Exécuteur ou La Mort en prime.

Au-delà de son pseudonyme le plus célèbre, Jacques Bourderon a également publié sous d’autres noms, notamment H. J. Hoven, Jacques Boileau ou encore Jacques Ronsac, illustrant sa grande polyvalence et sa capacité à produire une œuvre abondante répondant aux codes de différentes collections.

Postérité

Jacques Hoven appartient à cette génération d’auteurs qui ont fait les beaux jours de l’édition « de gare », offrant une littérature d’évasion accessible et rythmée. Bien que ses ouvrages soient aujourd’hui essentiellement recherchés par les collectionneurs, il demeure une figure représentative de l’histoire du Fleuve Noir et de la science-fiction populaire française.

Livres de Jacques Hoven :

Adieu Cered (1972)
Il était une fois dans l’espace (1973)
La porte des enfers (1978)
La Vénus de l’Himmenadrock (1975)
Les intemporels (1974)
Les non-humains (1981)
Les rats de la section IV (1972)
Robinson du cosmos (1980)
Sombre est l’espace (1973)
Triplix (1979)
Un nazi nommé Straub (1974)
Vacances pour un espion (1971)

Pour en savoir plus sur Jacques Hoven :

La page Wikipédia sur J. Hoven
La page Noosfere sur J. Hoven
La page isfdb de J. Hoven

Pierre Courcel

Présentation de Pierre Courcel :

Pierre Courcel, de son vrai nom Roger Jean Valentin Tribot, est un écrivain français né le 26 octobre 1923 à Paris et mort le 9 mai 2002 au Plessis-Robinson. Auteur prolifique, il a marqué la littérature de genre du second XX^e siècle, alternant entre le roman policier, le roman d’espionnage et la science-fiction.

Un parcours entre journalisme et administration

Après avoir suivi des études de droit, Roger Tribot commence sa carrière professionnelle au sein de l’administration, travaillant successivement pour le ministère du Travail et le ministère de l’Information. Parallèlement, il exerce le métier de journaliste avant de choisir de se consacrer pleinement à l’écriture. Sous une multitude de pseudonymes (Roger Ardel, Pierre Charny ou encore Jean Gardy), il multiplie les collaborations : contes, nouvelles, pièces de théâtre radiophonique et romans-feuilletons.

Pilier des éditions du Fleuve Noir

C’est sous le pseudonyme de Pierre Courcel qu’il rencontre ses plus grands succès en librairie, devenant l’un des auteurs phares des éditions du Fleuve Noir.

  • Le roman policier : Il débute en 1963 dans la collection « Spécial Police » avec Le Pont sur le gouffre. Au cours des deux décennies suivantes, il y publiera soixante-trois romans, dont certains titres évocateurs comme Le Meurtrier aux mains vides (1964) ou Le Motard de la mort (1981).
  • L’espionnage : Dans la collection « Espionnage », il fait paraître quarante ouvrages. Il y crée notamment le personnage de Rex Baxter, surnommé « Le Délégué », un agent de la CIA dont les missions mouvementées font l’objet d’une série de vingt-cinq romans (tels que Pleins pouvoirs au Délégué ou Le Délégué à Mexico).
  • L’anticipation : Bien que plus discret dans ce domaine, il signe trois romans pour la célèbre collection « Fleuve Noir Anticipation » au début des années 1970 : Équipages en péril (1970), Bases d’invasion (1971) et Escales forcées (1972).

Style et postérité

L’œuvre de Pierre Courcel se caractérise par une efficacité narrative propre à la littérature populaire de son temps. Qu’il s’agisse de traques policières ou de missions de renseignement en pleine Guerre froide, ses récits privilégient l’action et une construction solide. Il demeure aujourd’hui l’un des représentants emblématiques de l’âge d’or des collections de poche de la seconde moitié du siècle dernier.

Livres de Pierre Courcel :

Bases d’invasion (1971)
Consignes de prudence (1967)
Echelon de destruction (1970)
Equipages en péril (1970)
Escales forcées (1972)
Le coin du bois (1977)
Le délégué à Mexico (1973)
Un gout de fièvre (1966)

Pour en savoir plus sur Pierre Courcel :

La page Wikipédia sur P. Courcel
La page Noosfere sur P. Courcel
La page isfdb de P. Courcel

Zarnia, dimension-folie par Dan Dastier

Fiche de Zarnia, dimension-folie

Titre : Zarnia, dimension-folie
Auteur : Dan Dastier
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir

Première page de Zarnia, dimension-folie

« Leur cérémonie est ridicule. Ridicule et parfaitement inutile… Marvel aurait pu m’en dispenser, ne serait-ce que pour me remercier d’avoir été un condamné exemplaire, pendant toute la durée du trajet qui nous a conduits de Mars à cette planète perdue au bout de l’Univers. Tous les bannis ne sont pas aussi faciles à transférer !

Mais il existe un règlement, et Anthon Marvel – pardon, le capitaine Anthon Marvel ! – n’est pas homme à oublier que chaque proscrit débarqué sur Zarnia doit obligatoirement écouter
l’énumération détaillée de ses crimes ou délits, avant d’entendre une sentence qu’il connaît déjà par cœur : bannissement à vie, sur une des planètes périphériques de l’Emgal…

Pour moi, le sort a désigné Zarnia, une planète semblable à cette bonne vieille Terre que je ne reverrai jamais. D’après Marvel, j’aurais pu tomber plus mal. Dans l’enfer torride de Planuria, où les bannis sont obligés de se battre pour un peu d’eau, ou quelque part dans les immensités glaciales de Cylar, planétoïde peuplé d’une faune dangereuse qui résout le problème de surpeuplement posé par l’afflux des condamnés. »

Extrait de : D. Dastier. « Zarnia, dimension-folie. »

Une autre éternité par Dan Dastier

Fiche de Une autre éternité

Titre : Une autre éternité
Auteur : Dan Dastier
Date de parution : 1980
Editeur : Fleuve noir

Première page de Une autre éternité

« La première explosion qui secoua les entrailles du Véga II, en plongée supra-spatiale, produisit un bruit curieux qui se répercuta interminablement le long des structures modulaires, couvrant pendant un temps la vibration ténue des générateurs. Instantanément, Chris Landsen bondit sur ses jambes, quittant la couchette de relaxation sur laquelle il se reposait après ses quatre heures terrestres de quart au poste central de la nef. Il atteignait le panneau coulissant de sa cabine quand la voix synthétique de l’ordinateur annonça :

— Secteur 3 en cours d’isolement… Photomoteurs cinq et sept stoppés. Incident origine indéterminée. Traces radiations Mu en progression vers secteur 2. Alerte sécurité jaune… Alerte sécurité jaune…

Chris Landsen franchit en courant le panneau mobile qui venait de s’effacer devant lui, et faillit bousculer l’homme en combinaison rouge qui venait en sens inverse, le visage crispé. Dans la luminescence verdâtre provoquée par l’état de plongée supra-spatiale, Chris reconnut aussitôt Bari Trenton. »

Extrait de : D. Dastier. « Une autre eternite. »