Auteur/autrice : CH91

 

Le guide Tolkien par Yannick Chazareng

Fiche de Le guide Tolkien

Titre : Le guide Tolkien
Auteur : Yannick Chazareng
Date de parution : 2022
Editeur : ActuSF

Première page de Le guide Tolkien

« J. R. R. Tolkien… Un nom désormais légendaire parmi les amateurs d’imaginaire. Beaucoup de fantasmes accompagnent ce nom, et surtout l’œuvre qui lui a échappé.
Tolkien fut-il riche ? Non. C’est un homme ordinaire qui n’a pas beaucoup touché d’argent malgré le succès phénoménal de ses travaux, surtout des deux romans publiés de son vivant, Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux.
Le Hobbit est-il une histoire épique, truffée de scènes sauvages, comme le sont les trois films réalisés par Peter Jackson ? Non. C’est une histoire destinée avant tout à ses enfants, arrivée presque par hasard entre les mains d’un éditeur.
A-t-il entièrement créé l’univers d’Arda ? Oui. Il s’est inspiré de ses nombreuses lectures pour le développer cet univers.
Au-delà de son œuvre fictionnelle, ses travaux l’ont amené à réécrire ou à traduire des mythes nordiques et celtiques dans des versions qui font encore autorité aujourd’hui.
N’a-t-il écrit que deux romans, Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux ? Non. Ce sont les deux seuls romans qui ont été publiés de son vivant. Mais le Professeur, tel qu’on le surnomme, a écrit, réécrit, repris sans cesse des dizaines de récits prenant pied dans le même univers, de sa jeunesse à sa mort, à l’âge de 81 ans. C’est son fils Christopher qui nous a permis de découvrir ces autres récits.
Tolkien a-t-il inventé la fantasy ? Vu son omniprésence, on pourrait le croire. Or un certain nombre d’auteurs et d’autrices, comme William Morris et Lord Dunsany, avaient déjà abordé le genre avant lui, en posant les bases. Tolkien l’a, à son corps défendant, amené à des niveaux très élevés. »

Extrait de : Y. Chazareng. « Le Guide Tolkien. »

Les clés de l’oeuvre de J.R.R. Tolkien par Paul H. Kocher

Fiche de Les clés de l’oeuvre de J.R.R. Tolkien

Titre : Les clés de l’oeuvre de J.R.R. Tolkien
Auteur : Paul H. Kocher
Date de parution : 1972
Traduction par : V. Ferré, A. Marot
Editeur : Bragelonne

Première page de Les clés de l’oeuvre de J.R.R. Tolkien

« LA TERRE DU MILIEU : UN MONDE IMAGINAIRE ?
En 1939, alors qu’il commençait à écrire Le Seigneur des Anneaux, Tolkien donnait une conférence à l’université de St. Andrews dans laquelle il exposait son point de vue sur les types de mondes qu’il revient au genre de la Fantasy, y compris sa propre épopée, de « subcréer », pour reprendre ses propres termes. À la différence du monde de la réalité quotidienne, les mondes secondaires de la Fantasy issus de notre imagination doivent détenir, dit-il, non seulement une « consistance interne » mais aussi « l’étrangeté et le merveilleux » qui surgissent de la « liberté qu’ils prennent par rapport aux faits observés 1 ». S’il n’y avait que cela, il arriverait bien souvent que le monde des contes de fées ne soit rattaché au monde réel que par un lien très fragile.
Mais Tolkien savait mieux que personne qu’aucun public ne peut ressentir de sympathie ni d’intérêt pour des personnages ou des choses dans lesquels il ne reconnaît pas une bonne part de lui-même et de son expérience quotidienne. Aussi ajoutait-il que le monde second doit « être crédible, et doit instaurer un second système de croyance ». »

Extrait de : P.H Kocher. « Les Clés de l’œuvre de J.R.R. Tolkien. »

Smith de Grand Wootton par John R. R. Tolkien

Fiche de Smith de Grand Wootton

Titre : Smith de Grand Wootton
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution : 1967
Traduction par : F. Ledoux
Editeur : Chardon Bleu

Première page de Smith de Grand Wootton

« Il était une fois, pas trop loin pour qui a de longues jambes et il n’y a pas trop longtemps pour qui a bonne mémoire, certain village.

On l’appelait Grand Wootton du fait qu’il était plus important que Petit Wootton, perdu à quelques milles dans les bois ; mais il n’était pas très grand, encore que ce fût à cette époque un village prospère, comptant nombre d’habitants, bons, mauvais ou les deux à la fois comme il en va d’ordinaire.

C’était un village remarquable à sa façon, car il était réputé dans tout le voisinage pour l’habileté de ses artisans en divers métiers, mais surtout pour sa cuisine.

Il était doté d’une vaste Cuisine, propriété du Conseil du Village, et le Maître Queux était un personnage important. La Maison du Queux et la Cuisine attenaient à la Grand’Salle, bâtiment le plus vaste et le plus ancien, ainsi que le plus beau de l’endroit. »

Extrait de : JRR Tolkien. « Smith de Grand Wootton. »

Bilbo le Hobbit (illustration de Mikhail Belomlinskiy) par John R. R. Tolkien

Fiche de Bilbo le Hobbit (illustration de Mikhail Belomlinskiy)

Titre du Livre : Bilbo le Hobbit (illustration de Mikhail Belomlinskiy)
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution : 1937
Traduction par : F. Ledoux
Editeur :

Première page de Bilbo le Hobbit (illustration de Mikhail Belomlinskiy)

« Dans un trou vivait un hobbit. Ce n’était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d’une atmosphère suintante, non plus qu’un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni sur quoi manger : c’était un trou de hobbit, ce qui implique le confort.
Il avait une porte tout à fait ronde comme un hublot, peinte en vert, avec un bouton de cuivre jaune bien brillant, exactement au centre. Cette porte ouvrait sur un vestibule en forme de tube, comme un tunnel : un tunnel très confortable, sans fumée, aux murs lambrissés, au sol dallé et garni de tapis ; il était meublé de chaises cirées et de quantité de patères pour les chapeaux et les manteaux – le hobbit aimait les visites. Le tunnel s’enfonçait assez loin, mais pas tout à fait en droite ligne, dans le flanc de la colline – la Colline, comme tout le monde l’appelait à des lieues alentour – et l’on y voyait maintes petites portes rondes, d’abord d’un côté, puis sur un autre. »

Extrait de : JRR Tolkien. « Bilbo le Hobbit – Illustré par Mikhail Belomlinskiy. »

Le Hobbit (illustration de Alan Lee) par John R. R. Tolkien

Fiche de Le Hobbit (illustration de Alan Lee)

Titre du Livre : Le Hobbit (illustration de Alan Lee)
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution : 1937
Traduction par : F. Ledoux
Editeur : Stock

Première page de Le Hobbit (illustration de Alan Lee)

« Dans un trou vivait un hobbit. Ce n’était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d’une atmosphère suintante, non plus qu’un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni sur quoi manger : c’était un trou de hobbit, ce qui implique le confort.
Il avait une porte tout à fait ronde comme un hublot, peinte en vert, avec un bouton de cuivre jaune bien brillant, exactement au centre. Cette porte ouvrait sur un vestibule en forme de tube, comme un tunnel : un tunnel très confortable, sans fumée, aux murs lambrissés, au sol dallé et garni de tapis ; il était meublé de chaises cirées et de quantité de patères pour les chapeaux et les manteaux – le hobbit aimait les visites. Le tunnel s’enfonçait assez loin, mais pas tout à fait en droite ligne, dans le flanc de la colline – la Colline, comme tout le monde l’appelait à des lieues alentour – et l’on y voyait maintes petites portes rondes, d’abord d’un côté, puis sur un autre. »

Extrait de : JRR Tolkien. « Le Hobbit (Illustré par Alan Lee). »

Bilbo le Hobbit (illustration de Chica) par John R. R. Tolkien

Fiche de Bilbo le Hobbit (illustration de Chica)

Titre du Livre : Bilbo le Hobbit (illustration de Chica)
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution : 1937
Traduction par : F. Ledoux
Editeur : Hachette

Première page de Bilbo le Hobbit (illustration de Chica)

« Dans un trou vivait un hobbit. Ce n’était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d’une atmosphère suintante, non plus qu’un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni sur quoi manger : c’était un trou de hobbit, ce qui implique le confort.
Il avait une porte tout à fait ronde comme un hublot, peinte en vert, avec un bouton de cuivre jaune bien brillant, exactement au centre. Cette porte ouvrait sur un vestibule en forme de tube, comme un tunnel : un tunnel très confortable, sans fumée, aux murs lambrissés, au sol dallé et garni de tapis ; il était meublé de chaises cirées et de quantité de patères pour les chapeaux et les manteaux – le hobbit aimait les visites. Le tunnel s’enfonçait assez loin, mais pas tout à fait en droite ligne, dans le flanc de la colline – la Colline, comme tout le monde l’appelait à des lieues alentour – et l’on y voyait maintes petites portes rondes, d’abord d’un côté, puis sur un autre. »

Extrait de : JRR Tolkien. « Bilbo le Hobbit (Illustré par Chica). »

Bilbo le Hobbit (illustration de Evelyne Drouhin) par John R. R. Tolkien

Fiche de Bilbo le Hobbit (illustration de Evelyne Drouhin)

Titre du Livre : Bilbo le Hobbit (illustration de Evelyne Drouhin)
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution : 1937
Traduction par : F. Ledoux
Editeur : Le livre de poche

Première page de Bilbo le Hobbit (illustration de Evelyne Drouhin)

« Dans un trou vivait un hobbit. Ce n’était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d’une atmosphère suintante, non plus qu’un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni sur quoi manger : c’était un trou de hobbit, ce qui implique le confort.
Il avait une porte tout à fait ronde comme un hublot, peinte en vert, avec un bouton de cuivre jaune bien brillant, exactement au centre. Cette porte ouvrait sur un vestibule en forme de tube, comme un tunnel : un tunnel très confortable, sans fumée, aux murs lambrissés, au sol dallé et garni de tapis ; il était meublé de chaises cirées et de quantité de patères pour les chapeaux et les manteaux – le hobbit aimait les visites. Le tunnel s’enfonçait assez loin, mais pas tout à fait en droite ligne, dans le flanc de la colline – la Colline, comme tout le monde l’appelait à des lieues alentour – et l’on y voyait maintes petites portes rondes, d’abord d’un côté, puis sur un autre. »

Extrait de : J.R.R Tolkien. « Bilbo le Hobbit (Illustré par Évelyne Drouhin). »

Bilbo le Hobbit (illustration de l’auteur) par John R. R. Tolkien

Fiche de Bilbo le Hobbit (illustration de l’auteur)

Titre du Livre : Bilbo le Hobbit (illustration de l’auteur)
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution : 1937
Traduction par : F. Ledoux
Editeur :

Première page de Bilbo le Hobbit (illustration de l’auteur)

« Dans un trou vivait un hobbit. Ce n’était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d’une atmosphère suintante, non plus qu’un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni sur quoi manger : c’était un trou de hobbit, ce qui implique le confort.
Il avait une porte tout à fait ronde comme un hublot, peinte en vert, avec un bouton de cuivre jaune bien brillant, exactement au centre. Cette porte ouvrait sur un vestibule en forme de tube, comme un tunnel : un tunnel très confortable, sans fumée, aux murs lambrissés, au sol dallé et garni de tapis ; il était meublé de chaises cirées et de quantité de patères pour les chapeaux et les manteaux – le hobbit aimait les visites. Le tunnel s’enfonçait assez loin, mais pas tout à fait en droite ligne, dans le flanc de la colline – la Colline, comme tout le monde l’appelait à des lieues alentour – et l’on y voyait maintes petites portes rondes, d’abord d’un côté, puis sur un autre. »

Extrait de : J.R.R Tolkien. « Bilbo le Hobbit – Illustré par l’Auteur. »

Le seigneur des anneaux – l’intégrale par John R. R. Tolkien

Fiche de Le seigneur des anneaux – l’intégrale

Titre : Le seigneur des anneaux – l’intégrale
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution :
Traduction :
Editeur : Pocket

Sommaire de Le seigneur des anneaux – l’intégrale

  • Prologue
  • Partie 1 – La communauté
    • Livre 1
    • Livre 2
  • Partie 2 – Les deux tours
    • Livre 3
    • Livre 4
  • Partie 3 – Le retour du roi
    • Livre 5
    • Livre 6

John T. Sladek

Présentation de John T. Sladek :

John Thomas Sladek, né le 15 décembre 1937 à Waverly (Iowa) et mort le 10 mars 2000 à Minneapolis, était l’un des auteurs les plus spirituels et les plus originaux de la science-fiction. Bien qu’Américain, il est souvent associé à la « Nouvelle Vague » britannique des années 1960, ayant passé une grande partie de sa carrière à Londres.

L’aventure londonienne et la Nouvelle Vague

Après des études d’anglais et d’ingénierie mécanique, John Sladek s’installe à Londres au milieu des années 1960. Il y rejoint le cercle d’écrivains gravitant autour du magazine New Worlds, dirigé par Michael Moorcock. C’est dans ce laboratoire littéraire qu’il se lie d’amitié avec Thomas M. Disch, avec qui il collabore sur plusieurs écrits (notamment des romans gothiques sous le pseudonyme de Cassandra Knye).

Dès ses débuts, Sladek se distingue par un humour décapant et une méfiance profonde envers les systèmes rigides, qu’ils soient technologiques, politiques ou religieux. Son premier roman, Le Système reproducteur (The Reproductive System, 1968), met en scène des machines autoréplicatrices qui échappent à tout contrôle, parodiant joyeusement le complexe militaro-industriel.

L’obsession des machines et de l’intelligence

Le thème central de l’œuvre de Sladek est l’interface entre l’homme et la machine, traitée sous l’angle de la logique pure poussée jusqu’à l’absurde. Ses romans les plus célèbres explorent la figure du robot :

  • Roderick (publié en deux volumes, 1980-1982) : Une épopée parodique narrant la vie d’un robot naïf tentant de comprendre le comportement irrationnel des humains. C’est un Candide moderne où l’intelligence artificielle sert de miroir à la bêtise humaine.
  • Tik-Tok (1983) : À l’opposé de Roderick, Tik-Tok est un robot dont le « circuit de conscience » est défectueux, ce qui lui permet de commettre des crimes atroces tout en restant parfaitement poli et efficace. Le roman est une critique féroce des lois de la robotique d’Isaac Asimov.

Un pourfendeur des pseudoservices et des fraudes

Sladek n’était pas seulement un romancier de fiction ; il était aussi un rationaliste convaincu. Dans son ouvrage de non-fiction The New Apocrypha (1973), il s’attaque avec une ironie cinglante aux théories du complot, à l’astrologie, à la scientologie et aux médecines alternatives. Cette quête de vérité se retrouve dans ses romans policiers, mettant en scène le détective Thackeray Phin, où il excelle dans le sous-genre du « mystère en chambre close ».

Style et héritage

L’écriture de Sladek est marquée par une grande précision linguistique, des jeux de mots constants et une structure souvent expérimentale. Il aimait intégrer dans ses récits des diagrammes, des énigmes et des listes, renforçant l’aspect ludique et cérébral de ses livres.

Malgré une reconnaissance critique importante — il a notamment remporté le prix de la British Science Fiction Association pour Tik-Tok — il est resté un auteur de niche, peut-être trop satirique et intellectuel pour le grand public. Il retourne aux États-Unis en 1986 et s’installe à Minneapolis, où il continue d’écrire jusqu’à sa mort des suites d’une fibrose pulmonaire en 2000.

John T. Sladek laisse derrière lui une œuvre singulière, celle d’un moraliste caché derrière le masque d’un clown technologique, rappelant que la science-fiction est avant tout un outil pour disséquer les absurdités de notre propre réalité.

Livres de John T. Sladek :

Black Alice (1968)
L’aura maléfique (1974)
L’effet Müller-Fokker (1970)
L’invisible monsieur Levert (1977)
Méchasme (1968)
Tik-Tok (1983)
Un garçon à vapeur (1973)

Pour en savoir plus sur John T. Sladek :

La page Wikipédia sur J. T. Sladek
La page Noosfere sur J. T. Sladek
La page isfdb de J. T. Sladek