Auteur/autrice : CH91

 

L’homme transformé par Orson Scott Card

Fiche de L’homme transformé

Titre : L’homme transformé – Récits d’angoisse (Tome 1 sur 4 – Portulans de l’imaginaire)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1990
Traduction : A. Mousnier-Lompré, L. Carissimo
Editeur : L’Atalante

Sommaire de L’homme transformé

  • L’homme transformé et le roi des mots
  • Les Euménides dans les toilettes du quatrième
  • Quietus
  • Exercices respiratoires
  • Commerce de gros
  • Temps morts
  • Jeux sans frontières
  • Les chants du sépulcre
  • Contrainte préalable
  • Souvenirs de ma tête
  • Enfants perdus

Première page de L’homme transformé et le roi des mots

« IL ÉTAIT UNE FOIS un homme qui aimait son fils plus que la vie.

Il était une fois un enfant qui aimait son père plus que la mort.

Ce sont deux histoires différentes, à vrai dire, mais je ne peux pas vous raconter l’une sans vous raconter l’autre.

L’homme était le docteur Alvin Bevis, l’enfant son fils Joseph, et la seule femme qu’ils aimèrent l’un et l’autre était Connie qui, en 1977, épousa Alvin dans l’espoir et l’allégresse, en 1978 donna le jour à Joe à l’orée de la mort et les adora tous deux en conséquence. Ils formaient une famille où régnait l’affection : il était donc presque certain que le malheur les frapperait.
Après Joe, Connie ne put avoir aucun autre enfant. Même lui, elle n’aurait pas dû l’avoir. Son médecin la traita de folle lorsqu’elle refusa d’avorter au quatrième mois, au moment où les problèmes apparurent. »

Extrait de : O.S Card. « L’homme transformé – Portulans de l’imaginaire. »

Les Terriens par Orson Scott Card

Fiche de Les Terriens

Titre : Les Terriens (Tome 5 sur 5 – Terre des origines)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1995
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu

Première page de Les Terriens

« Jadis, il y avait bien longtemps de cela, l’ordinateur du vaisseau Basilica avait gouverné la planète Harmonie, et ce pendant quarante millions d’années. Et voici qu’il veillait à présent sur une population bien moindre, avec aussi de bien moindres pouvoirs d’intervention. Mais la planète dont il s’occupait, c’était la Terre, l’antique berceau de l’espèce humaine.

C’est à bord du Basilica qu’un groupe d’hommes et de femmes étaient revenus sur ce monde, pour découvrir qu’en l’absence de l’humanité, deux nouvelles espèces s’étaient hissées à l’apogée sublime de l’intelligence. Les trois peuples se partageaient désormais un vaste massif de hautes montagnes et de vallées verdoyantes dont le climat variait plus en fonction de l’altitude que de la latitude. »

Extrait de : O.S Card. « Les Terriens – Terre des origines. »

Le retour par Orson Scott Card

Fiche de Le retour

Titre : Le retour (Tome 4 sur 5 – Terre des origines)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1995
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu

Première page de Le retour

« Le maître ordinateur de la planète Harmonie n’était plus tout à fait lui-même ; ou plutôt, d’un autre point de vue, il l’était deux fois. Enfin, pour être tout à fait précis, il était à côté de lui-même, car il avait copié son programme principal et toute sa mémoire dans le complexe informatique du vaisseau Basilica. Si les questions d’identité individuelle avaient eu pour lui le moindre intérêt, déterminer lequel des deux exemplaires représentait sa véritable personnalité l’aurait conduit au bord de l’égarement. Mais, dépourvu de subjectivité, il s’était borné à constater que le programme du Basilica constituait la reproduction exacte de celui qui supervisait l’existence de l’humanité sur Harmonie depuis quarante millions d’années.

Il avait également constaté qu’à l’instant de leur séparation, les deux copies avaient commencé à diverger. »

Extrait de : O.S Card. « Le retour – Terre des origines. »

L’exode par Orson Scott Card

Fiche de L’exode

Titre : L’exode (Tome 3 sur 5 – Terre des origines)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1994
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu

Première page de L’exode

« Le maître ordinateur de la planète Harmonie avait enfin retrouvé l’espoir. Les humains élus avaient été réunis et ils étaient sortis de la cité de Basilica. Deux voyages les attendaient. Le premier les emmènerait par le désert puis la vallée des Feux jusqu’à l’extrémité méridionale de l’île jadis nommée Vusadka, sur un site que nul homme n’avait foulé depuis quarante millions d’années. Le second voyage débuterait là pour se terminer mille années-lumière plus loin, sur la Terre, planète d’origine de l’espèce humaine, abandonnée quarante millions d’années auparavant et maintenant prête au retour de l’humanité.

Mais pas n’importe quelle humanité : certains humains bien particuliers ; ceux qui étaient nés, au bout de millions de générations d’évolution contrôlée, dotés de la plus puissante capacité à communiquer avec le maître ordinateur, d’esprit à esprit, de mémoire à mémoire. »

Extrait de : O.S Card. « L’Exode – Terre des origines. »

Le Général par Orson Scott Card

Fiche de Le Général

Titre : Le Général (Tome 2 sur 5 – Terre des origines)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1993
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu

Première page de Le Général

« Le maître ordinateur de la planète Harmonie n’était pas programmé pour s’immiscer aussi directement dans les affaires humaines. Le fait d’avoir récemment poussé le jeune Nafai à tuer Gaballufix le perturbait profondément. Mais comment regagner la Terre sans l’Index ? Et comment Nafai aurait-il obtenu l’Index sans assassiner Gaballufix ? Non, c’était la seule solution.

Vraiment ?

Je suis vieux, se dit le maître ordinateur. Je suis une machine âgée de quarante millions d’années qui n’a jamais été conçue pour durer si longtemps. Comment savoir si mon jugement est sain ? Pourtant, j’ai décidé la mort d’un homme et c’est à cause de moi que le jeune Nafai affronte sa culpabilité. Tout cela pour rapporter l’Index à Zvezdakroog, afin que je puisse reprendre le chemin de la Terre. »

Extrait de : O.S Card. « Le général – Terre des origines. »

Basilica par Orson Scott Card

Fiche de Basilica

Titre : Basilica (Tome 1 sur 5 – Terre des origines)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1992
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu

Première page de Basilica

« Le maître ordinateur de la planète Harmonie avait peur. Cela ne se manifestait par aucun symptôme humain ; il n’avait pas les mains moites, ni la bouche sèche, ni l’estomac noué ou retourné. Ce n’était qu’une machine sans parties mobiles, qui tirait son énergie du soleil et ses données de ses satellites, de sa mémoire et de l’esprit d’un demi-milliard d’êtres humains. Pourtant, il ressentait une sorte de peur, il avait l’impression que tout lui échappait, qu’il n’avait plus le pouvoir d’influencer le monde comme autrefois.

Bref, il connaissait la peur de la mort. Pas de sa mort personnelle, car le maître ordinateur ne possédait pas d’ego et il n’attachait aucune importance à prolonger ou non son existence. Mais il avait une mission, inscrite dans son programme depuis des millions d’années, celle d’être le gardien de l’humanité sur ce monde. »

Extrait de : O.S Card. « Basilica – Terre des origines. »

Ysabel par Guy Gavriel Kay

Fiche de Ysabel

Titre : Ysabel
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 2007
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : Les éditions Alire

Première page de Ysabel

« Ned n’était pas impressionné. Pour ce qu’il pouvait en voir, dans la lumière atténuée qui tombait des petites fenêtres hautes, la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence était un vrai bazar : dehors, là où l’équipe de son père était en train de tout installer pour une séance de prises de vue préliminaires, et à l’intérieur, où il était tout à fait seul dans la pénombre.

Il était censé trouver ça cool, d’être là tout seul. Mélanie, la minuscule assistante de son père, tellement organisée que c’en était presque ridicule, lui avait donné une brochure touristique sur la cathédrale en lui disant, avec un de ses clins d’œil, d’y aller avant qu’ils ne commencent à prendre les photos numériques qui serviraient de test et précéderaient les véritables photos destinées au livre. »

Extrait de : G.G Kay. « Ysabel. »

Un éclat d’antan par Guy Gavriel Kay

Fiche de Un éclat d’antan

Titre : Un éclat d’antan (Tome 3 sur 5 – La mosaïque de Sarance)
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 2019
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : Les éditions Alire

Première page de Un éclat d’antan

« Un homme qui n’est plus de toute jeunesse, dans une vaste pièce, la nuit. Des lanternes, des lampes, des torches dans des supports, une belle table, de hautes fenêtres fermées par des volets, des tableaux sur les murs, plongés dans l’ombre. Il n’est pas seul. Et pourtant, il sent son esprit se tourner vers un temps où il était encore jeune. Cela nous arrive à tous. Un parfum nous emporte, une voix, un nom, quelqu’un nous rappelle une personne connue…

Des événements se déroulent en cet instant, mais il y a aussi un délai, une pause dans la précipitation de toutes ces courses, et le passé est plus proche la nuit.

Il songe à une histoire datant de l’époque où il apprenait le monde et la place qu’il y tenait. Il ne peut conter cette histoire et ne le fera pas. Nous ne percevons que des éclairs de l’histoire, même la nôtre. Elle ne nous appartient pas entièrement – dans notre souvenir, dans ce que nous en écrivons, en entendons ou en lisons. Nous ne pouvons récupérer qu’une partie du passé. Parfois, c’est assez. »

Extrait de : G.G Kay. « Un éclat d’antan. »

Tigane par Guy Gavriel Kay

Fiche de Tigane

Titre : Tigane
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 1990
Traduction : C. Faure-Geors
Editeur : J’ai lu

Première page de Tigane

« Les deux lunes étaient pleines, qui éclipsaient toutes les étoiles hormis les plus brillantes. De chaque côté du fleuve, les feux de camp s’étiraient avant de disparaître dans la nuit. La Deisa au cours tranquille retenait le clair de lune et l’orangé des feux les plus proches, puis les réfléchissait en longs rubans aux contours imprécis. Tous ces faisceaux lumineux convergeaient à hauteur de ses yeux, à l’endroit de la berge où il était assis, les bras autour des genoux, songeant à sa mort prochaine et à la vie qui avait été la sienne.
Quelle nuit admirable, se dit-il en inspirant une bouffée d’air tiède ; il huma le fleuve, les plantes aquatiques, le tapis d’herbe, contempla le reflet bleu argenté du clair de lune, entendit le murmure de la Deisa et les chants lointains qui montaient autour des feux de camp. De l’autre côté aussi on chantait, remarqua-t-il en écoutant les soldats ennemis sur la rive nord. Il était bien difficile de croire que ces voix à l’unisson appartenaient à des êtres foncièrement mauvais et de les haïr aussi aveuglément qu’il est nécessaire pour faire un bon soldat. »

Extrait de : G.G Kay. « Tigane. »

Les lions d’Al-rassan par Guy Gavriel Kay

Fiche de Les lions d’Al-rassan

Titre : Les lions d’Al-rassan
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 1995
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : J’ai lu

Première page de Les lions d’Al-rassan

« Rappelle-toi toujours qu’ils viennent du désert.

Autrefois, avant que Jehane eût ouvert son propre cabinet de consultation, au temps où son père pouvait encore lui parler et l’instruire, il lui avait répété bien des fois cette maxime à propos des maîtres asharites qui les toléraient et parmi lesquels – comme le faisaient partout les tribus dispersées des Kindaths – ils travaillaient à ménager dans le monde un petit espace de sécurité où trouver une certaine quiétude.

« Mais le désert ne fait-il pas partie de notre propre histoire ? » se rappelait-elle avoir demandé une fois, une question renvoyée comme un défi ; elle n’avait jamais été une élève facile, ni pour lui ni pour personne.

« Nous l’avons traversé, avait répliqué Ishak de sa belle voix bien modulée. Nous y avons séjourné pour un temps, en chemin. Mais nous n’avons jamais été vraiment un peuple des dunes. Eux, oui. Même ici en Al-Rassan, au milieu des jardins, de l’eau et des arbres, les Fils des Étoiles ne sont jamais certains de leur permanence. Au fond de leur cœur, ils demeurent ce qu’ils étaient lorsqu’ils ont pour la première fois adopté les enseignements d’Ashar dans les sables. Quand tu hésites sur la façon de comprendre l’un d’entre eux, souviens-t’en, et la conduite à suivre s’éclaircira sans doute.  »

Extrait de : G.G Kay. « Les lions d’Al-Rassan.  »