Auteur/autrice : CH91
Le chant du Drille par Ayerdhal

Fiche de Le chant du Drille
Titre : Le chant du Drille – l’intégrale
Auteur : Ayerdhal
Date de parution : 1992
Editeur : Au diable Vauvert
Première page de Le chant du Drille
« Lodève laissa ses reins goûter la fraîcheur lénifiante du bois, comme si le dossier de la chaise avait la faculté de détendre, comme s’il pouvait l’aider à extraire les impuretés émotionnelles de cette lettre. Comment Vernang pouvait-il sortir indemne de ses voyages incessants avec ce fatras de sensibilité pour seul bagage ? Elle sourit : Vernang ne sortait pas toujours indemne de ses expériences. Il s’était parfois tant ramassé la figure que son visage intérieur devait être lézardé de cicatrices terrifiantes. Néanmoins, il prétendait trouver la paix dans chaque blessure. De toute façon, Vernang vivait depuis presque un siècle de cette exacerbation sensitive, et ce n’était pas à elle de comprendre comment. Elle l’écarta de ses pensées.
Taheni. Décidément, Vernang n’était pas facile à chasser, fût-ce en image ! Taheni : elle reconnaissait la patte de l’écrivain dans l’exotisme de ce nom suave. Qui d’autre pouvait ainsi nommer la deuxième planète d’un petit système binaire perdu dans un amas aux confins de la Galaxie ? Et les étoiles : Tandsen, Looderin… Et les Drilles ! Noyé dans la nomenclature d’une expédition scientifique, l’artiste laissait sa marque, comme un charme. »
Extrait de : Ayerdhal. « Le chant du Drille. »
La troisième lame par Ayerdhal
Fiche de La troisième lame
Titre : La troisième lame
Auteur : Ayerdhal
Date de parution : 2013
Editeur : ActuSF
Sommaire de La troisième lame :
- La troisième lame
- Pollinisation
Première page de La troisième lame
« Anthelm Lax a rang d’ambassadeur, mais, sur les rôles fédéraux, il apparaît comme Médiateur attaché au Conseil Homéocrate et son statut est celui de consultant chargé d’audit auprès des colonies. Comme ses missions exigent la plus stricte neutralité, il n’a aucun lien avec le Département Expansion et il n’est pas rare que celui-ci exprime la plus froide réserve voire les plus strictes observations à son encontre. Toutefois, ni le Département Expansion, ni le Président du Conseil – la seule autorité dont Anthelm Lax dépend –, ni lui-même ne sont dupes des tensions qui les opposent. Elles ne sont que répliques, de celles qui se récitent pour l’authenticité dans un spectacle où toute ressemblance avec la réalité ne peut être que fortuite.
Anthelm Lax a un nom pour son sacerdoce : brise-lames. Il n’a, par ailleurs, aucune illusion sur le bien-fondé humaniste, pourtant indéniable, de son action. Il est très confortablement défrayé pour casser l’élan d’indépendance des colonies. L’Homéocratie ne souhaite pas perdre le bénéfice de ses protectorats et elle n’a pas davantage l’intention d’accueillir de nouveaux membres dans son hémicycle législatif. Le Département Expansion gère, les agents de la Commission Homéocrate veillent et, lorsqu’ils alertent le Conseil, Anthelm Lax affrète un astronef. »
Extrait de : Ayerdhal. « La troisième lame suivi de Pollinisation. »
L’homme aux semelles de foudre par Ayerdhal

Fiche de L’homme aux semelles de foudre
Titre : L’homme aux semelles de foudre
Auteur : Ayerdhal
Date de parution : 1999
Editeur : Les moutons électriques
Première page de L’homme aux semelles de foudre
« Salinger n’aimerait pas, mais alors pas du tout, ce qu’il est en train de faire.
Correction : l’honorable professeur Salinger détestera ce qu’il apprendra par l’une ou l’autre des agences de presse qui vampirisent les petits tracas et les gros pépins du monde.
Les pointes de bottes dans la croûte de sable que la nuit moire de gris, les deux mains sur le guidon du trial, Mark hausse les épaules. Du même mouvement, il se redresse, coupe le contact, passe la jambe gauche par-dessus la selle et hisse la moto sur sa béquille, puis il ôte ses gants et son casque et les pose sur le réservoir. La moto est noire, le casque est noir, mais son humeur les rend pâlots.
Il se passe une main dans les cheveux pour en chasser la sueur et jette un œil vers la dune. Pas vraiment une dune, tout au plus un remords de désert que le simoun s’acharne à jeter contre le rocher. Derrière, quelque part en contrebas, se trouve l’oued qui est devenu un fleuve, comme disent les Gallas – et ça leur fait une belle jambe que la sécheresse elle-même se soit tarie. Ah oui ! Une putain de jambe de bois ! »
Extrait de : Ayerdhal. « L’Homme aux semelles de foudre. »
Genèses par Ayerdhal

Fiche de Genèses
Titre : Genèses
Auteur : Ayerdhal
Date de parution : 1996
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Genèses
- Genèse par F. Carsac
- Le début du cercle par E. Vonarburg
- Labyrinthe de la nuit par J.-M. Ligny
- Le jugement des oiseaux par J.-C. Dunyach
- Une paix éternelle par P. Bordage
- Nulle part à Liverion par S. Lehman
- Chaque jour est un nouveau combat par B. Werber
- Lamente-toi, sagesse ! par J.-L. Trudel
- Les heureux damnés par R. Canal
- Reprendre, c’est voler par Ayerdhal
Demain, une oasis par Ayerdhal

Fiche de Demain, une oasis
Titre : Demain, une oasis
Auteur : Ayerdhal
Date de parution : 1991
Editeur : Fleuve noir
Première page de Demain, une oasis
« Cette version doit bien être la cinquantième ; du moins est-ce la cinquantième fois que je commence ce… Qu’est-ce au juste ? Une biographie ? Je n’en suis pas certain.
— Tu te perds encore, s’esclaffe Tatiana. (Elle se sert de son écran pour intercepter ce que le mien affiche.) Raconte, bon sang ! Contente-toi de raconter… comme à des gosses, par exemple.
Nous n’avons pas d’enfant, nous n’en avons jamais eu, nous sommes trop âgés pour en avoir à présent et nous n’en voudrions toujours pas. Parfois, cela nous a manqué… Parfois. Mais c’eût été un crime pour nous, vous comprenez ? Non, mais vous comprendrez ; c’est ce que je me suis promis, c’est pour cela que j’écris.
— Si tu mets l’épilogue en prologue, tu ne t’en sortiras jamais !
Tatiana aime les choses carrées, logiques.
— Par quoi veux-tu que je commence ? dis-je.
Elle se lève, sûre d’elle, impérieuse, magnifique, et elle se place derrière mon écran. Le regard qu’elle me jette est un encouragement à n’être que moi, aussi faible et futile, brouillon — et immature que je le suis toujours. Pensez ce que vous voulez, elle n’a jamais été aussi belle, elle ne fait qu’embellir ; chaque ride, chaque cicatrice, chaque stigmate de son vieillissement ne font que l’embellir. »
Extrait de : Ayerdhal. « Demain une oasis. »
Gustave Le Rouge
Présentation de Gustave Le Rouge :
Gustave Le Rouge, qui vit le jour en juillet de l’an 1867 dans la paisible bourgade normande de Valognes et s’éteignit dans le dénuement parisien en 1938, demeure l’une des figures les plus fascinantes et les plus injustement oubliées de nos lettres. Ce prodigieux forçat de la plume, qui fut tout à la fois journaliste, essayiste et poète, s’est imposé comme l’un des maîtres incontestés du roman populaire et du merveilleux scientifique, jetant les bases d’une littérature d’imagination que notre époque redécouvre aujourd’hui avec grand appétit.
Avant de devenir ce feuilletoniste à la fécondité vertigineuse, Gustave Le Rouge arpenta les trottoirs de la bohème de notre capitale. Esprit curieux et érudit, il se lia d’une amitié sincère avec le poète Paul Verlaine, dont il partagea les heures sombres, ainsi qu’avec Blaise Cendrars, qui sut toujours reconnaître en lui un véritable génie visionnaire. Contraint par les nécessités de l’existence et souvent exploité par des éditeurs peu scrupuleux, il se lança à corps perdu dans la rédaction de fascicules et de récits à grand tirage, abordant l’aventure maritime, l’espionnage et le drame sentimental avec une frénésie peu commune.
Cependant, c’est dans l’anticipation et l’épouvante que son imagination débridée trouva sa plus noble expression. Les amateurs de frissons intersidéraux lui doivent le diptyque magistral formé par « Le Prisonnier de la planète Mars » (1908) et « La Guerre des vampires » (1909), œuvres dans lesquelles il déploie des visions cosmiques et horrifiques d’une audace stupéfiante. Mais son chef-d’œuvre absolu reste sans nul doute la vaste saga du « Mystérieux Docteur Cornélius », parue à la veille de la Grande Guerre. À travers les exactions de ce savant fou, véritable démiurge de la chirurgie clandestine et souverain de l’empire du crime, Gustave Le Rouge livre une fresque haletante qui annonce, avec plusieurs décennies d’avance, les conspirations mondiales de nos romans d’espionnage contemporains.
S’il acheva son existence terrestre dans la gêne et l’indifférence des salons académiques, Gustave Le Rouge n’en fut pas moins un poète égaré dans le feuilleton. Par sa prose flamboyante, son sens aigu du macabre et son inventivité sans bornes, ce grand artisan des lettres populaires mérite d’être aujourd’hui replacé au panthéon de l’imaginaire francophone, aux côtés d’un Jules Verne ou d’un Maurice Renard.
Livres de Gustave Le Rouge :
Conspiration des milliardaires :
- La conspiration des milliardaires (1899)
- A coups de milliards (1899)
- Le régiment des hypnotiseurs (1899)
- La revanche du vieux monde (1900)
Mystérieux Docteur Cornelius :
Robert Darvel :
- Le prisonnier de la planète Mars (1908)
- La guerre des vampires (1909)
Todd Marvel :
- Les aventures de Todd Marvel, détective – 1 (1923)
- Les aventures de Todd Marvel, détective – 2 (1923)
Cinq nouvelles extraordinaires (1988)
L’esclave amoureuse (1904)
L’espionne du grand Lama (1905)
L’héroïne du Colorado (1918)
La dame noire des frontières (1914)
La mandragore magique (1912)
La princesse des airs 1 (1902)
La princesse des airs 2 (1902)
La reine des éléphants (1906)
La vallée du désespoir (1927)
Le sous-marin Jules-Verne (1903)
Pour en savoir plus sur Gustave Le Rouge :
La page Wikipédia sur G. Le Rouge
La page Noosfere sur G. Le Rouge
La page isfdb de G. Le Rouge
Jean de La Hire

Présentation de Jean de La Hire :
Adolphe d’Espie, issu d’une noble lignée et mieux connu de notre grand public sous le célèbre pseudonyme de Jean de La Hire, vit le jour au mois de janvier de l’an 1878 et s’éteignit en 1956. Cet homme de lettres fut sans conteste l’un des feuilletonistes les plus prolifiques et les plus populaires de la première moitié de notre siècle, régnant en maître sur les publications à grand tirage de son époque.
D’une fécondité inouïe, ce véritable artisan de la plume aborda tous les genres avec une égale aisance : le roman de cape et d’épée, le récit de mœurs, le mystère policier, mais aussi et surtout ce que l’on nommait alors le merveilleux scientifique. C’est à son imagination débordante que les amateurs doivent l’inoubliable figure de Léo Saint-Clair, dit le « Nyctalope ». Ce justicier intrépide, capable de percer les ténèbres du regard et doté d’un cœur artificiel, peut être légitimement considéré par la critique d’aujourd’hui comme l’un des tout premiers surhommes de la littérature conjecturale. Il convient de citer également son retentissant ouvrage, « La Roue fulgurante », paru en 1908, qui l’imposa d’emblée comme un pionnier incontesté des voyages intersidéraux dans les lettres hexagonales.
Cependant, la trajectoire de ce romancier à succès connut des heures bien sombres qui ternirent durablement son renom. Lors des tragiques événements de l’Occupation, Jean de La Hire s’égara fâcheusement sur les voies honteuses de la collaboration. Prêtant sa plume à la propagande de l’ennemi et du régime de Vichy, il fit paraître des libelles d’une virulence regrettable à l’encontre des Alliés, tel le bien triste « Crime des Anglais ». Cet aveuglement coupable lui valut, à l’heure de la Libération, d’être sévèrement sanctionné par la justice de notre pays : il fut frappé d’indignité nationale, exclu de l’ordre de la Légion d’honneur et condamné à la détention.
S’il acheva sa vie dans la réprobation et la gêne matérielle, usant d’autres pseudonymes pour tenter de subsister, Jean de La Hire n’en demeure pas moins, pour les historiens de la littérature populaire, une figure incontournable. Par son sens inné du rebondissement et sa prodigieuse capacité d’invention, ce forçat du feuilleton aura durablement marqué l’imaginaire d’avant-guerre, posant, bien avant l’hégémonie anglo-saxonne, les jalons d’une authentique littérature d’anticipation à la française.
Livres de Jean de La Hire :
Amazones :
- Le pays inconnu (1955)
- Les amazones (1930)
- Le mystère vaincu
Les 3 scouts :
- La tempête qui change tout (1953)
- La nuit tragique (1953)
- La terreur de la savane (1953)
- Les gueules-vertes (1953)
- La cataracte tragique (1953)
- Le prix de 1 million de dollars (1953)
- Au seuil de l’inconnu (1954)
- Audace folle (1954)
- Le mystère du Lac sacré (1954)
- Au seuil du mystère (1954)
- L’exploit de Marius (1954)
- Le gouffre mortel (1954)
Nyctalope :
- …
- Le mystère de l’Everest (1925)
- …
- Belzébuth (1930)
- L’île d’épouvante (1930)
- …
- Wanda (1936)
- La croix du sang (1941)
- …
La roue fulgurante (1907)
Pour en savoir plus sur Jean de La Hire :
La page Wikipédia sur J. de La Hire
La page Noosfere sur J. de La Hire
La page isfdb de J. de La Hire
Homo Wendigo par Hervé Jubert

Fiche de Homo Wendigo
Titre : Homo Wendigo (Tome 7 sur 7 – Monstre)
Auteur : Hervé Jubert
Date de parution :
Editeur :
Première page de Homo Wendigo
« Deux rangées de braséros sont placés de part et d’autre de l’allée centrale, dalle géante de marbre noir. Les colonnes se perdent dans les ténèbres. Des tapisseries tendues dans les intervalles représentent des créatures chimériques : griffons, sphinx, Pégase… Un souffle les agite lentement.
Six personnages marchent à une allure solennelle vers le naos, le cœur du temple. Un hobbit, une ombre, un chiot, une guerrière viking, une samouraï et un coureur des steppes. Les joueurs qui les commandent depuis Oxford, Paris, l’Éthiopie, le Québec, Tokyo et Vienne communiquent en mode audio. Ils ont été choisis entre des milliers de protecteurs pour recevoir la Chimère d’or. Cette récompense leur accordera une quasi-
invincibilité et l’accès à des niveaux du jeu encore inexplorés. »
Extrait de : H. Jubert. « Homo-wendigo – Monstre. »
Sang de gorgone par Hervé Jubert

Fiche de Sang de gorgone
Titre : Sang de gorgone (Tome 6 sur 7 – Monstre)
Auteur : Hervé Jubert
Date de parution :
Editeur :
Première page de Sang de gorgone
« Le coureur des steppes au masque de grizzli court le long d’un corridor haut et étroit. L’espace entre les
parois ne montre qu’un filament de ciel bleu. À leur surface, des athlètes ont été représentés de manière
stylisée. Ils sautent par-dessus la même créature, un taureau à corps d’homme, le Minotaure.
Le joueur s’arrête à une fourche. Trois directions s’offrent à lui. Cela s’appelle un problème.
Un plan s’affiche dans le coin supérieur droit de l’écran. Confortablement installé dans un cybercafé de
Vienne, une bière et un paquet de chips à portée de main, Rolf Novak se visualise sur le plan, point rouge
clignotant. Il lui faut une bonne minute pour décider de continuer tout droit. Plus loin, il prendra à gauche.
Un parcours compliqué le mènera enfin au cœur du labyrinthe. »
Extrait de : H. Jubert. « Sang de Gorgone – Monstre. »
Souffle de centaure par Hervé Jubert

Fiche de Souffle de centaure
Titre : Souffle de centaure (Tome 5 sur 7 – Monstre)
Auteur : Hervé Jubert
Date de parution : 2015
Editeur : Rageot
Première page de Souffle de centaure
« Ils sont quatre – un Hobbit, une ombre, un chiot, une Viking tatouée des pieds à la tête – enfermés dans une cage. D’un côté, une cellule à moitié plongée dans les ténèbres. De l’autre, une cuisine. Feu flambant dans l’immense cheminée. Lèchefrite. Hachoirs et couteaux plantés dans une table.
L’ombre se lève, fait trois pas, se rassied. La voix de la joueuse qui contrôle la Viking résonne dans les casques de ses compagnons, à Oxford, au Québec, à Harar en Éthiopie et à Paris. Pour une fois, les protecteurs échangent en mode vocal.
— Qui a eu la formidable idée de venir donner une leçon à Morden ? »
Extrait de : H. Jubert. « Monstre – Souffle de centaure. »