Auteur/autrice : CH91
Ailes noires par Laura Gallego García

Fiche de Ailes noires
Titre : Ailes noires (tome 2 sur 2 – Ailes de feu)
Auteur : Laura Gallego García
Date de parution : 2009
Traduction : F. Fiore
Editeur : J’ai lu / Baam!
Première page de Ailes noires
« Ahriel ne se rappelait pas combien de temps s’était écoulé depuis la dernière fois qu’elle avait contemplé les tours blanches d’Aleian, la Cité des Nuages.
La patrie des anges.
Aleian était pure, immaculée et légère comme les ailes de ses habitants. Ses bâtiments grands et minces semblaient défier les lois de la pesanteur. Ses rues larges, pavées de blocs de marbre de la plus parfaite blancheur, débouchaient sur de larges terrasses, des places aux fontaines chantantes, des arcades soutenues par d’élégantes colonnes. À Aleian, tout invitait au calme et à la sérénité. La Cité des Nuages était bien plus qu’une ville, pour les anges : c’était le refuge dont ils rêvaient quand ils étaient loin, le lieu où se reposer enfin après un long vol, le sanctuaire inviolable que les humains ne réussiraient jamais à corrompre.
En effet, nul ne pouvait atteindre Aleian s’il n’était capable de déployer ses ailes et de la rejoindre par la voie des airs. »
Extrait de : L. Gallego Garcia. « Ailes De Feu – Ailes Noires. »
Ailes de feu par Laura Gallego García

Fiche de Ailes de feu
Titre : Ailes de feu (tome 1 sur 2 – Ailes de feu)
Auteur : Laura Gallego García
Date de parution : 2004
Traduction : F. Fiore
Editeur : J’ai lu / Baam!
Première page de Ailes de feu
« Lorsqu’elle reçut la nouvelle de l’assassinat du comte Aren, la reine Marla venait de se poster sur le grand balcon de la salle du trône afin de voir son ange gardien combattre. Le messager lui chuchota quelques mots à l’oreille, et elle pinça légèrement les lèvres. Ce fut sa seule réaction.
Elle n’en dit mot à quiconque.
Le messager se retira, et Marla demeura dans la même position, accoudée au balcon, comme si l’information qu’on venait de lui communiquer était parfaitement insignifiante.
À dix-sept ans, Marla était la reine de Karish, une nation florissante mais cernée de rois ambitieux qui rêvaient d’agrandir leurs territoires. Dès sa plus tendre enfance, Marla avait appris à ne pas faire étalage de ses sentiments : la cour pullulait d’espions. Elle ne pouvait se fier à personne. »
Extrait de : L. Gallego Garcia. « Ailes de feu. »
Aurélie Wellenstein

Présentation de Aurélie Wellenstein :
Aurélie Wellenstein est née en l’an 1980 sous le ciel de Paris, cette femme de lettres s’est rapidement imposée comme l’une des voix les plus poignantes et les plus sombres du merveilleux moderne et de l’anticipation. Loin des fables candides, l’œuvre de Mme Wellenstein s’enracine dans une réflexion profonde, et bien souvent inquiète, sur la nature humaine, ses instincts les plus sauvages et son rapport pour le moins tourmenté avec le règne animal et la Nature.
C’est véritablement en 2015 que la consécration vient couronner ses efforts avec la parution du « Roi des fauves », un roman d’une redoutable efficacité qui donne le ton de ses futures créations. Son univers se plaît à sonder les abîmes de la cruauté et la funeste porosité des frontières entre l’Homme et la Bête. Cette thématique viscérale irrigue l’ensemble de son œuvre, qu’elle nous transporte auprès des « Loups chantants » (2016), ou qu’elle nous confronte aux chimères déroutantes du « Dieu oiseau » (2018).
Aurélie Wellenstein excelle tout autant dans les fictions crépusculaires. Comment ne pas frissonner, en effet, à la lecture de « Mers mortes » (2019), cette grande fresque écologique où des océans asséchés sont hantés par les spectres affamés des créatures marines d’antan ? Par le truchement de cette allégorie saisissante, la romancière nous tend un miroir peu complaisant sur les dérives de notre monde industriel et les ravages infligés à notre environnement. Ses cycles plus récents, à l’instar de « L’Épée, la Famine et la Peste », confirment sa maîtrise éclatante de la dark fantasy (que nous pourrions traduire par « haute fantaisie ténébreuse »), peignant des mondes d’une noirceur majestueuse où l’espoir ne subsiste que sous l’aspect de quelques braises vacillantes.
Honorée par de fort belles distinctions de notre milieu littéraire, ayant notamment reçu les faveurs du prix Imaginales ou du prix Elbakin, Aurélie Wellenstein nous administre la preuve éclatante que la littérature d’évasion peut, paradoxalement, nous sommer de contempler nos propres tares afin de mieux sauvegarder la part d’humanité qui nous reste.
Livres de Aurélie Wellenstein :
Chevaux de foudre (2015)
Impair et manque (2009)
L’épée, la famine et la peste 1 (2022)
L’épée, la famine et la peste 2 (2023)
La fille du feu (2025)
La harpiste des terres rouges (2024)
La mort du temps (2017)
Le désert des couleurs (2021)
Le dieu oiseau (2018)
Le roi des fauves (2015)
Les loups chantants (2016)
Mers mortes (2019)
Yardam (2020)
Pour en savoir plus sur Aurélie Wellenstein :
La page Wikipédia sur A. Wellenstein
La page Noosfere sur A. Wellenstein
La page isfdb de A. Wellenstein
Laura Gallego García

Présentation de Laura Gallego García :
Laura Gallego García est née en l’an 1977 dans la riante bourgade de Quart de Poblet, non loin de Valence, cette femme de lettres espagnole s’est imposée comme l’une des fées tutélaires de la littérature d’imagination destinée à la jeunesse. C’est dès sa plus tendre enfance, animée par une imagination des plus fertiles, qu’elle se lança dans l’écriture de ses premiers récits, noircissant inlassablement les cahiers de ses rêves éveillés. Afin de parfaire sa maîtrise du verbe, elle entreprit par la suite de brillantes études de philologie hispanique à l’Université de Valence.
La consécration ne se fit guère attendre. À l’aube du nouveau millénaire, en 1999, elle frappe un grand coup avec la publication de « Finis Mundi », un roman à la trame historique et merveilleuse qui lui valut de remporter le prestigieux prix El Barco de Vapor. Cette récompense, fort courue outre-Pyrénées, marqua le commencement d’une carrière des plus prolifiques.
Mais si son nom résonne aujourd’hui avec tant de force dans les cours d’école comme dans les salons de lecture, c’est véritablement grâce aux flamboyantes « Chroniques de la Tour » et, plus encore, à la magistrale épopée des « Mémoires d’Idhún ». Dans cette vaste fresque où s’entremêlent dragons, licornes et intrigues romanesques de haute volée, Laura Gallego García déploie un univers enchanteur qui n’a rien à envier aux maîtres anglo-saxons du genre. Ses jeunes héros, arrachés à leur quotidien pour accomplir d’illustres destinées, ont su ravir le cœur de millions de lecteurs à travers le vaste monde.
Récompensée par les plus hautes instances de son pays, recevant notamment le Prix national de littérature infantile et juvénile en 2012 pour son charmant ouvrage « Où les arbres chantent », elle prouve avec une constance admirable que le conte fantastique recèle une poésie et une puissance formatrice inestimables.
Gageons que cette artisane du merveilleux continuera longtemps d’enchanter nos chères têtes blondes, ainsi que les esprits plus mûrs qui ont su conserver intacte leur soif d’aventures.
Livres de Laura Gallego García :
Ailes de feu :
- Ailes de feu (2004)
- Ailes noires (2009)
Idhun :
- La résistance (2004)
- La triade (2005)
- Le panthéon (non traduit)
Les chroniques de la tour :
- L’elfe Fenris (2004)
- La vallée des loups (2000)
- La malédiction du maître (2002)
- L’appel des morts (2003)
Les gardiens de la citadelle :
- Le bestiaire d’Axlin (2018)
- non traduit
- non traduit
Deux cierges pour le diable (2008)
L’impératrice des éthérés (2007)
La fille de la nuit (2004)
Pour en savoir plus sur Laura Gallego García :
La page Wikipédia sur L. Gallego Garcia
La page Noosfere sur L. Gallego Garcia
La page isfdb de L. Gallego Garcia
Skinwalker par Gabriel Katz et Steven Dhondt

Fiche de Skinwalker
Titre : Skinwalker
Auteur : Gabriel Katz et Steven Dhondt
Date de parution : 2025
Editeur : Drakoo
Première page de Skinwalker

Quand tu descendras du ciel par Gabriel Katz

Fiche de Quand tu descendras du ciel
Titre : Quand tu descendras du ciel
Auteur : Gabriel Katz
Date de parution : 2024
Editeur : Editions du masque
Première page de Quand tu descendras du ciel
« Casse-Noisette, c’est rien de le dire.
Le pire, c’est que tout le monde le voulait, ce job. Payé double, aucun risque, à minuit t’es chez toi. Et bien sûr, c’est à moi qu’on l’a donné, parce que personne à l’agence ne correspond mieux que moi à « bonne présentation ». Du coup, je me tape la soirée en costard, avec une cravate H&M qui m’empêche de respirer, et un pantalon trop serré qui me fait regretter d’avoir choisi slim fit.
— Bonsoir. Vous pourriez ouvrir votre sac, s’il vous plaît ?
Mamie me regarde, outrée, comme si je lui avais mis une main au cul.
— Qu’est-ce que vous voulez qu’il y ait dans mon sac ?
— Rien, madame, mais on doit vérifier, c’est obligatoire.
— Parce que j’ai l’air d’une terroriste ? »
Extrait de : G. Katz. « Quand tu descendras du ciel. »
N’oublie pas mon petit soulier par Gabriel Katz

Fiche de N’oublie pas mon petit soulier
Titre : N’oublie pas mon petit soulier
Auteur : Gabriel Katz
Date de parution : 2015
Editeur : Editions du masque
Première page de N’oublie pas mon petit soulier
« Non, je n’ai pas de traîneau. Ni de rennes. Ni d’elfes, ni de lutins, et j’aimerais bien qu’on arrête de me demander où est mon atelier, parce que je n’ai pas d’atelier. On pourrait croire, avec ce costume en feutrine rouge qui me fait suer comme un bœuf, mais non, je ne suis pas le Père Noël. Si j’étais le Père Noël, je serais sur un toit, dans le ciel ou en Finlande, n’importe où sauf ici.
— Bonjour ! Comment tu t’appelles ?
Silence. Encore un qui ne sait pas comment il s’appelle, ou alors c’est le costume qui l’impressionne. Il se tortille, se met un doigt dans le nez, et c’est la mère qui me chuchote son nom à l’oreille.
— Est-ce que tu as été sage, gamin ?
Silence. À voir la tête de la mère, soit il n’a pas été sage, soit je n’ai pas compris son nom. Bien sûr. Personne ne s’appelle Gamin. Mais au rez-de-chaussée du Printemps, trois jours avant Noël, avec une file de vingt mioches qui couinent en attendant leur tour, ce n’est pas toujours facile de tendre l’oreille. »
Extrait de : G. Katz. « N’oublie pas mon petit soulier. »
Les papillons noirs par Gabriel Katz

Fiche de Les papillons noirs
Titre : Les papillons noirs
Auteur : Gabriel Katz
Date de parution : 2022
Editeur : Editions du masque
Première page de Les papillons noirs
« La rage. Les cris. Les insultes. Le grondement de la foule, qui se masse derrière les grilles. Les poings fermés, les mains tendues, le V de la victoire. Et cette joie sauvage, déchaînée, assourdissante, qui déferle sur la rue comme un torrent de lave.
Ils vont ouvrir les portes.
Alors elles se serrent, les unes contre les autres, dans cette petite cour souillée de crachats, comme si elles pouvaient endiguer la vague. Comme si elles pouvaient se fondre, disparaître sous les pavés, tout oublier, tout refaire. Mais on les pousse dans le dos, et la rue les attend, gorgée de haine, de rires et de bière.
Elle s’est avancée la première, parce que c’est pire d’attendre, et parce qu’elle est enceinte. On ne tue pas une femme enceinte. Pas comme ça. Pas pour ça. Ces gens n’ont plus de visage, ils ne sont plus qu’un bloc de rage, mais ils ont grandi avec elle, ils sont allés à l’école avec elle, ils lui ont acheté des bonnets, du temps où elle tricotait encore. Des bonnets pour l’hiver, avec de grosses mailles. Et des châles, et des mitaines. Peut-être qu’ils s’en souviennent, sous ce ciel trop bleu pour mourir, dans la chaleur du mois d’août.
Les deux mains sur son ventre, elle se laisse happer par la foule, sans fixer son regard, et son cœur s’emballe comme un tambour. Ses chaussures à semelle de bois accrochent la terre battue de la grand-rue. Une main agrippe son chandail. Une femme lui hurle au visage, un homme lui jette quelque chose, qui s’écrase dans son dos. Un fruit pourri, peut-être. Ou pire. Et les mots sifflent comme des balles, salope, pute à Boches, collabo. »
Extrait de : G. Katz. « Les papillons noirs. »
Le silence des noyées par Gabriel Katz

Fiche de Le silence des noyées
Titre : Le silence des noyées
Auteur : Gabriel Katz
Date de parution : 2023
Editeur : Editions du masque
Première page de Le silence des noyées
« Une main dans ses cheveux. Presque douce, comme une caresse, puis ferme, lourde, insistante, intrusive. Dans les vapeurs du bain trop chaud, elle a ouvert les yeux, prise de nausées, de vertiges, cette tension qui refuse de retomber. Elle voudrait se retourner, lever la tête, dire quelque chose mais elle a bu, trop bu, en croyant que ce serait plus simple, mais non, ce n’est pas plus simple, et son verre est encore à moitié plein. De cognac, d’armagnac, un alcool français qui rappelle les années d’insouciance, de glaçons qui tombent, un à un, dans l’eau brûlante, pour ne laisser qu’une trace infime, un craquement furtif, de petits cristaux qui se désagrègent. La musique danse autour d’elle, trop forte, un peu trop forte, mêlée de savon, de sels, de mousse, de toute cette eau qui perle sur le miroir. Les doigts se referment sur ses cheveux, sa nuque bascule en arrière, son crâne cogne contre l’émail. »
Extrait de : G. Katz. « Le silence des noyées. »
Le puits des mémoires – l’intégrale par Gabriel Katz

Fiche de Le puits des mémoires – l’intégrale
Titre : Le puits des mémoires – l’intégrale
Auteur : Gabriel Katz
Date de parution : 2015
Editeur : Scrineo
Sommaire de Le puits des mémoires – l’intégrale :
- La traque
- Le fils de la lune
- Les terres de cristal