Catégorie : Livres

 

Tremblemer par Alain Le Bussy

Fiche de Tremblemer

Titre : Tremblemer (Tome 9 sur 13 – Aqualia)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1993
Editeur : Fleuve noir

Première page de Tremblemer

« Aqualia, un monde presque entièrement couvert par une mer peuplée de monstres, appelée La Dévoreuse.
Pour survivre, la petite colonie humaine regroupée sur trois minuscules îles n’a pas le choix. Son sort dépend des immenses plates-formes volantes qui moissonnent les flots hostiles et des deltas qui, chaque jour, prennent leur envol pour repérer les tapis d’algues flottantes qui constituent la principale ressource naturelle d’Aqualia.
Carvil, ancien Pilote de delta, qui a perdu une jambe jadis en tombant dans la Dévoreuse et qui ne cesse d’être hanté par le souvenir de l’accident, a pu sauver de plusieurs dangers l’Extase, la plate-forme à bord de laquelle il était devenu Apponteur.
Il y a d’abord eu l’attaque par une autre plate-forme, la Vindicte, qui voulait s’emparer d’un tapis découvert par les pilotes de l’Extase. Dans l’affrontement, le Noë du navire et son Premier Scientiste ont été enlevés par l’adversaire. »

Extrait de : A. Le Bussy. « Tremblemer – Aqualia. »

Deltas par Alain Le Bussy

Fiche de Deltas

Titre : Deltas (Tome 8 sur 13 – Aqualia)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1992
Editeur : Fleuve noir

Première page de Deltas

« — Vire ! Vire au vent !
Carvil s’époumonait en vain, il le savait, mais ça le soulageait. Ses mains étaient douloureuses à force de serrer la mince rambarde qui le séparait du vide et il prit brusquement conscience du fait que tout son corps formait un bloc dur, aussi dur que son pilon, et s’ancrait sous l’effet de la tension dans les lames du pont. Il ne comprenait pas pourquoi le planeur avait pris cette ligne d’approche. La plate-forme se maintenait depuis près d’une heure à quelques centaines de mètres d’une soufflante afin que les engins puissent profiter du puits ascensionnel pour regagner son altitude.
Carvil avait été alerté quand la vigie avait signalé le retour du vol du matin et avait regagné à l’aise son poste d’Apponteur, tout en doutant de l’utilité de sa présence sur place : ou bien les pilotes se poseraient sans difficulté, ou bien ils rateraient la plate-forme et plongeraient vers la Dévoreuse. Mais la coutume était là, et, en outre, sa fonction était tout ce qui lui restait depuis l’accident. »

Extrait de : A. Le Bussy. « Deltas – Aqualia. »

Un tour en Thaery par Jack Vance

Fiche de Un tour en Thaery

Titre : Un tour en Thaery (Tome 2 sur 5 – L’aire gaïane)
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 1976
Traduction : A. Rosenblum
Editeur : Presses Pocket

Première page de Un tour en Thaery

« LA lisière orientale de l’Aire Gaïane est bordée par une remarquable poche de vide : le Grand Trou. Cette zone est virtuellement inexplorée : rien n’y attire les cosmonautes et, de plus, au-delà se situe l’Écueil de Zangwill, un long banc d’étoiles à la sinistre réputation. En conséquence, le Grand Trou est désert.
Au centre même du Grand Trou, il y a l’étoile Mora. Deux de ses mondes satellites, Maske et Skay, constituent cette curiosité céleste : des planètes jumelles ; en tandem, Maske et Skay gravitent autour de Mora, tournant l’une autour de l’autre en lents épicycles.
Skay et Maske sont habitées. Nul ne sait combien de vagues de migrations humaines ont franchi le Grand Trou jusqu’à Mora ; peut-être pas plus de deux. Les derniers arrivés, un contingent de quatorze vaisseaux spatiaux d’Abjureurs de la Foi venant du monde nommé Diosophède, découvrirent sur Maske et sur Skay une population d’une haute antiquité, humaine mais fortement différente de l’Homo Gaea : les Sédanais, d’une espèce qui fut appelée l’Homo Mora. »

Extrait de : J. Vance. « Un tour en Thaery. »

La planète des Loups par Edmond Hamilton

Fiche de La planète des Loups

Titre : La planète des Loups (Tome 3 sur 3 – Les loups des étoiles)
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1971
Traduction : R. Chome
Editeur : Le Masque

Première page de La planète des Loups

« Il était dorénavant loin des étoiles et s’en trouvait très bien.

Au diable les étoiles ! songeait Dilullo. J’en ai eu plus que mon compte.

Au flanc d’une petite colline, assis sur l’herbe roussie et chauffée par le soleil, la tête appuyée sur ses genoux, avec sa combinaison grise, il ressemblait à un rocher incrusté dans le sol. Le visage même de Dilullo paraissait lui aussi taillé dans du roc, avec sa figure aux traits accusés et durs et sa chevelure grisonnant sur les tempes.

De son observatoire, il contemplait les rues et les bâtiments de Brindisi, la jetée, le cap et les petites îles du large, et au loin, scintillant sur le bleu de la mer Adriatique, le chaud soleil d’Italie. Il connaissait parfaitement la vieille ville mais celle-ci avait bien changé depuis le temps où, encore enfant, il la traversait en courant pour se rendre à l’école.

Ici, j’ai travaillé et étudié pour devenir un homme des étoiles, rêvait-il, et qu’ai-je obtenu en retour ? Du danger, des soucis, de la sueur et lorsque, une fois de trop, je suis reparti, ce fut pour découvrir au retour que tous les miens avaient disparu. »

Extrait de : E. Hamilton. « La Planète des Loups – Les loups des étoiles. »

Les mondes interdits par Edmond Hamilton

Fiche de Les mondes interdits

Titre : Les mondes interdits (Tome 2 sur 3 – Les loups des étoiles)
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1971
Traduction : R. Chome
Editeur : Le Masque

Première page de Les mondes interdits

« Il se promenait dans les rues de New York, essayant de se comporter en vrai Terrien.

Si jamais ils découvrent ma véritable identité, je suis un homme mort, se disait Morgan Chane.

De taille moyenne, les épaules larges, le cheveu noir, le visage boucané aux traits accusés et durs, il avait tout d’un natif. Il s’exprimait très correctement en terrien, ce qui n’avait rien de bien extraordinaire car ses défunts parents étaient nés sur ce globe, sur cette Terre qu’il n’avait jamais vue avant ces derniers jours.

Il ne te faut même pas penser que tu es un Loup des étoiles ! songeait-il.

À part Dilullo, nul ne le savait, et celui-ci ne le trahirait pas de sitôt, du moins tant qu’ils resteraient associés. Mais en lui-même, ce secret assurait à son détenteur un droit de vie et de mort sur lui. En effet, sur presque tous les mondes de la galaxie, la mort était le châtiment rapide et certain qui attendait un Loup capturé. »

Extrait de : E. Hamilton. « Les mondes interdits – Les loups des étoiles. »

L’arme de nulle part par Edmond Hamilton

Fiche de L’arme de nulle part

Titre : L’arme de nulle part (Tome 1 sur 3 – Les loups des étoiles)
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1971
Traduction : R. Chome
Editeur : Le Masque

Première page de L’arme de nulle part

« Les étoiles l’observaient et il lui sembla qu’elles murmuraient : « Meurs, Loup des étoiles. Ta course s’achève ici. »

Il gisait en travers du siège de pilotage, un voile noir lui embrumait l’esprit tandis que sa blessure au flanc l’élançait et le brûlait. Il n’était cependant pas inconscient et comprit que son petit vaisseau venait d’émerger de l’hyperespace, qu’il y avait des choses qu’il devait faire. Mais cela ne servait à rien, absolument à rien…

« Lâche la rampe, Loup des étoiles. Laisse-toi mourir. »

Dans un recoin de son cerveau, Morgan Chane se rendait bien compte que ce n’étaient pas les étoiles qui s’adressaient à lui. C’était plutôt une partie de lui-même qui voulait encore vivre et qui l’aiguillonnait, l’exhortant à reprendre la lutte. Pourtant, combien il était tentant de se laisser aller ; tout serait tellement plus facile. Mais il savait trop combien sa mort réjouirait ses chers amis et compatriotes. L’esprit à la dérive de Chane se raccrocha à cette idée. Finalement, cela suscita en lui une sourde colère et une résolution nouvelle. Il n’avait pas l’intention de leur faire ce plaisir. »

Extrait de : E. Hamilton. « L’arme de nulle part. »

Thomas et le rat par Jean-Pierre Vernay

Fiche de Thomas et le rat

Titre : Thomas et le rat
Auteur : Jean-Pierre Vernay
Date de parution : 1981
Editeur : Fernand Nathan

Première page de Thomas et le rat

« La ville avait été belle. Jamais elle ne fut une de ces orgueilleuses capitales d’empire qui n’existent que par le caprice de souverains, et sont éphémères. Celle-ci était sise à l’intérieur des terres, loin de toute frontière, et n’avait connu que des voyageurs pacifiques, des troubadours, des marchands aux longues caravanes, des paysans. Elle était terrée dans le creux d’une vallée, pourtant ouverte à tous.
Dénuée de richesses, elle n’avait jamais excité l’envie de quelque conquérant. Elle était lieu de passage, brassant langues et coutumes ; sa beauté résidait dans sa diversité ; elle acceptait toutes les offrandes et les unifiait en un tout.
Pourtant, elle était morte, comme toutes les autres.
Thomas replia avec soin la vieille carte routière qui partait en lambeaux. Il faudrait qu’il en cherche une autre rapidement ; peut-être en trouverait-il une ici, c’était du moins ce qu’il espérait.
Il s’assit sur une pierre – la route avait été longue – et il contempla la ville qui s’étendait dans la vallée. »

Extrait de : J.P Vernay. « Thomas et le Rat. »

Fragments du rêve par Jean-Pierre Vernay

Fiche de Fragments du rêve

Titre : Fragments du rêve
Auteur : Jean-Pierre Vernay
Date de parution : 1990
Editeur : Denoël

Sommaire de Fragments du rêve

  • À l’heure où ta montre s’arrête, tu regardes le ciel où,…
  • Où sont les neiges d’antan ?
  • Congo ?
  • La Grande Terre
  • Histoire pour ceux qui ne croient pas qu’il y eut une grande république d’Ukraine
  • Les guerres étranges
  • Lied pour une Lorelei
  • Beyrouth-sur-Isère
  • En bas
  • Dialectique du plan et de la guerre
  • Roule. Roule.
  • Femmes, agitez vos mouchoirs, le navire s’en va
  • Passante
  • Extase (Ecstasy)
  • Lamantins
  • Amours et voyages pour une enfant pubère
  • Enfants lointains
  • Pavane pour un assassin
  • Holocauste pour un homme seul
  • Albatros
  • La petite fille et le Jardinier
  • Cérémonie à l’ancienne
  • Oscar Wilde est mort. Assassiné.

Première page de À l’heure où ta montre s’arrête, tu regardes le ciel où, blanc-rouge-bleu, tu crois voir le bouclier de Captain America au-dessus de nos têtes

« Dysfonctionnement du serveur ? le terminal présentait un écran ambre que ne parcouraient qu’occasionnellement des interférences. Peut-être un problème de temps de réponse, dû à la saturation du réseau… mais Tcherko ne le croyait pas. Frustré, il mit une gifle à l’écran et retourna à sa bière. Sur le comptoir métallique, il fit deux ronds, qu’il relia par une ligne humide.
Que faisait l’autre ? (Il n’avait jamais pensé à Mason d’une manière personnelle.) Il aurait dû être ici – dans ce bar paumé où la bière avait le goût du maïs avec lequel elle était brassée – depuis deux jours. Avec l’argent. Ou sans. Il aurait dû être ici.
Tcherko but une gorgée, grimaça, appela le loufiat qui rebouchait une bouteille de gin et lui demanda un bourbon dans deux verres.
Le rire forcé d’un des deux gars juchés sur les tabourets voisins pelait les nerfs de Tcherko comme on le fait avec les couches d’un oignon pourri. »

Extrait de : J.P Vernay. « Fragment du rêve. »

Dites-le avec des mots par Jean-Pierre Vernay et Emmanuel Jouanne

Fiche de Dites-le avec des mots

Titre : Dites-le avec des mots
Auteur : Jean-Pierre Vernay et Emmanuel Jouanne
Date de parution : 1985
Editeur : Denoël

Sommaire de Dites-le avec des mots

  • Dites-le avec des mots
  • Les portées du silence
  • Vénus aux papiers
  • Le vol de la mésange
  • Les jours d’été
  • Eh ! Et si l’amour des étoiles avait plus de rapports avec la chair qu’on ne le croit ?

Première page de Dites-le avec des mots

« Le papier huilé de la baie vitrée s’était encore décollé. Saleté de vent ! Non seulement il n’y avait pas moyen de garder une seule fenêtre en bon état, mais les turbulences empêchaient aussi le poêle de tirer convenablement ! La pièce était pleine de fumée – une fumée noire et puante.

— Vous n’auriez pas dû l’allumer avec un vieux pneu, monsieur André.

— Taisez-vous, vous ! Encore une remarque et je vous jette dehors. Il ne manque pas de remplaçantes sur le marché du travail… Et je vous le dis pour la dernière fois : ne m’adressez jamais la parole !

André Deligne avait une véritable phobie du dialogue. Tout, toujours, avait déjà été dit par d’autres, avec les mêmes formules, les mêmes mimiques, les mêmes intonations… Chaque fois qu’il ouvrait la bouche, Deligne avait l’impression de répéter les répliques de tout un tas de gens morts et enterrés depuis longtemps, et se sentait la bouche emplie d’une sorte de goût de pourriture. »

Extrait de : J.P Vernay et E. Jouanne. « Dites-le avec des mots. »

Le sang des mondes par Jean-Pierre Vernay

Fiche de Le sang des mondes

Titre : Le sang des mondes
Auteur : Jean-Pierre Vernay
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le sang des mondes

« La chauve-souris s’agitait follement derrière les barreaux de la cage : elle ne criait pas, ne souillait pas sa prison et, en fait, se comportait très peu comme aurait dû le faire un animal ayant son aspect.
— Sais-tu, Samuel, qu’elle fut jadis un homme ? demanda celui qui agaçait l’occupante de la cage en promenant une badine contre les barreaux d’argent.
— Tu me l’as déjà dit, assura son compagnon. Mais il y a si longtemps…
— Tu as raison. Si longtemps…
Il sentit soudain la présence des siècles sur ses épaules. Il porta la main à son front et sentit ramper sous ses doigts les rides accumulées.
— Allons, dit-il, il est temps de mourir. »

Extrait de : J.P Vernay. « Le sang des mondes. »