Catégorie : Livres
Ortog et les ténèbres par Kurt Steiner

Fiche de Ortog et les ténèbres
Titre : Ortog et les ténèbres (Tome 2 sur 2 – Ortog)
Auteur : Kurt Steiner
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir
Première page de Ortog et les ténèbres
« Le soleil venait de disparaître derrière les fougères arborescentes. De l’humus montait une vapeur où tourbillonnaient des mouches dorées, grandes comme la main.
Dâl s’arrêta au pied d’une haute sigillaire. Il regarda le brouillard pernicieux des bas-fonds végétaux et rabattit sur son visage le masque nocturne, le masque aux trois usages. Alors seulement il s’avança vers la combe, dans la direction d’où semblait provenir le barrissement.
Le masque réagissait au moindre photon. Opaque de l’extérieur, sa matière devenait transparente de l’intérieur, et plus que transparente, sensibilisait la rétine en lui envoyant mille particules lumineuses pour une seule reçue – toujours selon la trajectoire initiale. Il faisait de la nuit un crépuscule et du crépuscule un jour ensoleillé. Mais là ne s’arrêtait pas son rôle : le filtre dont il était pourvu détruisait les miasmes. Enfin, il constituait un bouclier contre les mouches. »
Extrait de : K. Steiner. « Ortog et les ténèbres. »
Aux armes d’Ortog par Kurt Steiner

Fiche de Aux armes d’Ortog
Titre : Aux armes d’Ortog (Tome 1 sur 2 – Ortog)
Auteur : Kurt Steiner
Date de parution : 1975
Editeur : J’ai lu
Première page de Aux armes d’Ortog
« Le soleil venait de disparaître derrière les fougères arborescentes. De l’humus montait une vapeur où tourbillonnaient des mouches dorées, grandes comme la main.
Dâl s’arrêta au pied d’une haute sigillaire. Il regarda le brouillard pernicieux des bas-fonds végétaux et rabattit sur son visage le masque nocturne, le masque aux trois usages. Alors seulement il s’avança vers la combe, dans la direction d’où semblait provenir le barrissement.
Le masque réagissait au moindre photon. Opaque de l’extérieur, sa matière devenait transparente de l’intérieur, et plus que transparente, sensibilisait la rétine en lui envoyant mille particules lumineuses pour une seule reçue – toujours selon la trajectoire initiale. Il faisait de la nuit un crépuscule et du crépuscule un jour ensoleillé. Mais là ne s’arrêtait pas son rôle : le filtre dont il était pourvu détruisait les miasmes. Enfin, il constituait un bouclier contre les mouches. »
Extrait de : K. Steiner. « Aux armes d’Ortog. »
Le dernier jedi par Michael Reaves et Maya Kaathryn Bohnhoff

Fiche de Le dernier jedi
Titre : Le dernier jedi (Tome 4 sur 4 – Star Wars légende – Les nuits de Coruscant)
Auteur : Michael Reaves et Maya Kaathryn Bohnhoff
Date de parution : 2013
Traduction :
Editeur : Pocket
Première page de Le dernier jedi
« — Le cargo Far Ranger demande l’autorisation de décoller.
Tope-là imitait à la perfection la voix bourrue de Tuden Sal. Personne – pas même un appareil de reconnaissance vocale – n’aurait deviné que le commerçant sakiyan était caché près de Westport, où il complotait contre l’Empire. Personne, bien sûr, à part l’équipage du Far Ranger et son unique passager.
Jax Pavan, la main sur le manche du Far Ranger, retenait sa respiration en attendant que le contrôleur du spatioport autorise leur départ. Il laissa la tension se dissiper et résista à l’envie de recourir à la Force pour influencer le préposé. Mieux valait ne pas courir de risque. Il ne souhaitait pas attirer l’attention de Dark Vador… à supposer que ce dernier soit toujours en vie.
Jax en était persuadé. Il n’avait plus senti la présence du Seigneur Sith dans la Force, mais il était difficile d’imaginer qu’un tel pouvoir, une telle concentration de mal, puisse disparaître. Tant que Jax ne verrait pas de ses propres yeux le cadavre de Vador, tant qu’il ne le toucherait pas à travers la Force sans rien sentir en retour, tant qu’il n’aurait aucune certitude, il se montrerait prudent. »
Extrait de : M. K. Bohnhoff et M. Reaves. « Les nuits de Coruscant – Le dernier jedi. »
Modèles de force par Michael Reaves

Fiche de Modèles de force
Titre : Modèles de force (Tome 3 sur 4 – Star Wars légende – Les nuits de Coruscant)
Auteur : Michael Reaves
Date de parution : 2009
Traduction : N. Ancion, A. Dumoulin
Editeur : Pocket
Première page de Modèles de force
« Les éclats de voix s’élevaient autour de Haninum Tyk Rhinann mais il n’y prêtait plus guère attention. Il avait d’abord essayé de rester concentré, mais le mot contrebande l’avait forcé à faire son propre débriefing. Il s’était mis à réfléchir à un mystère qu’il tentait de résoudre pour des raisons personnelles. L’affaire dont les autres discutaient – le meurtre d’un être insignifiant mêlé au trafic d’une variété d’épices particulièrement nocive – n’avait d’importance que pour le préfet de police local, Pol Haus. En d’autres mots, aussi bien localement que cosmiquement, cela n’avait pas la moindre importance.
Rhinann avait envie d’enfoncer ses doigts dans ses oreilles poilues pour ne plus entendre la voix de crécelle du préfet. À une époque, quand il était l’aide de camp personnel de Dark Vador en personne, le simple fait d’envisager une attitude aussi peu séante aurait suffi à provoquer un reflux d’acide dans ses quatre estomacs. A présent, en toute honnêteté, il devait reconnaître qu’il s’en fichait complètement. Il aurait voulu être doté d’oreillettes auto-rabattantes comme le lesser houdoggin de Klatooine pour bloquer la voix du préfet aussi facilement qu’il pouvait fermer les yeux pour masquer sa vue désagréable. »
Extrait de : M. Reaves. « Les nuits de Coruscant – Modèles de force. »
Rue des ombres par Michael Reaves

Fiche de Rue des ombres
Titre : Rue des ombres (Tome 2 sur 4 – Star Wars légende – Les nuits de Coruscant)
Auteur : Michael Reaves
Date de parution : 2008
Traduction :
Editeur : Pocket
Première page de Rue des ombres
« Padmé ne saurait jamais à quel point il l’aimait.
Elle était morte seule, loin d’ici, sur une planète qui ressemblait à l’enfer décrit par les légendes. Il avait réussi à retracer son dernier voyage jusque-là. La planète Mustaphar subissait encore les tourments de la création : des rivières de feu et des pierres en fusion se détachaient sur un paysage de basalte et d’obsidienne, où des droïdes, conçus pour résister aux chaleurs extrêmes, extrayaient des coulées de lave des métaux rares et précieux. C’était un endroit affreux, un monde à l’obscurité éternelle, au ciel chargé de suie et de gaz méphitiques. Personne ne méritait de mourir dans un endroit pareil, et encore moins Padmé. Elle aurait mérité de s’éteindre sur une planète ensoleillée, bercée par une douce musique, comme Naboo, dont ils étaient originaires tous les deux. Un astre vert et bleu, pas une planète rouge et noire.
Mais elle s’était rendue sur Mustafar. Elle avait suivi le Jedi Anakin Skywalker dans une mission tellement secrète, disait-elle, que même son garde du corps ne pouvait l’accompagner. Persuadé qu’elle serait protégée par le Jedi, il l’avait laissée partir.
Il ne l’avait plus jamais revue… vivante. »
Extrait de : M. Reaves. « Les nuits de Coruscant – Rue des ombres. »
Crépuscule Jedi par Michael Reaves

Fiche de Crépuscule Jedi
Titre : Crépuscule Jedi (Tome 1 sur 4 – Star Wars légende – Les nuits de Coruscant)
Auteur : Michael Reaves
Date de parution : 2008
Traduction :
Editeur : Pocket
Première page de Crépuscule Jedi
« Dans les niveaux inférieurs, dans les profondeurs urbaines abyssales de la cité-monde qu’était Coruscant, il était rare d’apercevoir les rayons du soleil. Pour les privilégiés, par contre, ceux qui habitaient les bâtiments brillants et baroques, les gratte-ciel, les tours et les super gratte-ciel – ces derniers dépassant parfois les deux mille mètres –, le soleil était un dû, tout comme les autres éléments assurant une certaine qualité de vie. Depuis que MétéoNet garantissait l’absence de pluie de l’aube au crépuscule – parfois plus tard –, les couchers de soleil sublimes n’étonnaient plus personne. Merveille aussi banale que l’air respiré, somme toute.
Cependant, des centaines d’étages plus bas, loin sous les premiers niveaux habités des tours géantes et des édifices scintillants, partout ailleurs sur – ou sous – la surface de la planète, c’était une autre histoire. Là, des centaines de milliers d’habitants, humains ou non-humains, naissaient et mourraient, parfois sans même apercevoir ne serait-ce que l’éclat du soleil. En bas, la faible lumière filtrée par les panneaux inverseurs était blanchâtre et blafarde. »
Extrait de : M. Reaves. « Les nuits de Coruscant – Crépuscule Jedi. »
L’ombre du chasseur par Michael Reaves

Fiche de L’ombre du chasseur
Titre : L’ombre du chasseur (Tome 2 sur 2 – Star Wars – Dark Maul)
Auteur : Michael Reaves
Date de parution : 2001
Traduction : J.-M. Toussaint
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’ombre du chasseur
« L’espace est la meilleure des cachettes.
Le cargo Neimoidien Saak’ak croisait lourdement dans les profondeurs inconnues de l’Espace Sauvage. Il arborait fièrement ses couleurs, sans crainte d’être détecté. On avait désactivé son bouclier de camouflage ici, à des parsecs de la civilisation du Noyau Galactique et de ses systèmes environnants, l’appareil pouvait aller et venir en toute sécurité. Même les Neimoidiens, pourtant réputés sans rivaux en matière de délire paranoïaque, se sentaient rassurés dans le vaste abîme infini qui s’étendait entre le disque et l’un des bras en spirale de la galaxie.
Et pourtant, même ici, les dirigeants de la Fédération du Commerce ne pouvaient totalement abandonner leur tendance naturelle à pratiquer le subterfuge. Ils aimaient la duplicité comme une jeune larve le confort et la chaleur de son alvéole au sein de la ruche communautaire. Le Saak’ak en était un exemple probant. A première vue, il avait l’allure d’un vaisseau marchand ordinaire. Sa forme en fer à cheval le destinait au transport d’immenses quantités de marchandises. »
Extrait de : M. Reaves. « Dark Maul – L’Ombre du Chasseur. »
Entrave par Michael Reaves

Fiche de Entrave
Titre : Entrave (Tome 1 sur 2 – Star Wars – Dark Maul)
Auteur : Michael Reaves
Date de parution : 2012
Traduction : G. Brodhy
Editeur : Pocket
Première page de Entrave
« Le jeune Maul, en quête d’un abri, fuyait en zigzaguant sur le sol gelé de la Vallée des Larmes Claires. Les bouts éraflés de ses bottes de combat raclaient le sol friable, ses mains gantées de noir cherchaient des prises là où le versant se faisait plus abrupt. Une fois encore le sol graveleux se déroba sous ses pieds et il tomba rudement sur son genou droit. Les décharges à basse énergie de blaster tirées de quelque part en contrebas percutèrent la pente tout autour de lui, projetant des éclats brûlants sur son visage non protégé. Une décharge l’atteignit sur le mollet alors qu’il se hissait vers le sommet, et il pesta contre son inattention. Sa combinaison était déjà trouée par les autres impacts, sa peau irritée et rougie par les zébrures et les marques grosses comme des jetons de sabacc. Si le but de la poursuite avait été son élimination plutôt que sa capture, il serait déjà mort sur la rive glacée de la rivière qui sinuait dans la vallée. »
Extrait de : M. Reaves. « Dark Maul – Entrave. »
Maitre des arts par William Rotsler

Fiche de Maitre des arts
Titre : Maitre des arts
Auteur : William Rotsler
Date de parution : 1974
Traduction : P. R. Hupp
Editeur : Opta
Première page de Maitre des arts
« Elle vous regarde, de son cube presque totalement obscur ; calme, paisible, elle respire avec aisance, et vous contemple, sans plus. Elle est nue jusqu’aux hanches, la taille ceinte d’un flot de joyaux, et elle trône sur une riche montagne de coussins. La cascade de ses cheveux blancs qui miroitent sous le feu d’une lumière invisible noie ses épaules couleur d’abricot.
Comme vous vous rapprochez du sensatron grandeur nature, les vibrations vous atteignent. Comment dire le stupéfiant réalisme de cette image tridimensionnelle ? Fantastique œuvre d’art que ce portrait par Michael Cilento de l’une des plus grandes courtisanes de la société.
À la contemplation du cube, l’image de Diana Snowdragon cesse d’être aussi parfaitement calme et, d’une certaine manière, devient subtilement prédatrice, autoritaire et imposante. Elle n’est pas nue, elle est dénudée. On perçoit presque les nonchalants carillons des musiciens de mélora. Sa personnalité unique déborde de puissance, et il est normal qu’il en soit ainsi, mais cette interprétation artistique offre bien d’autres facettes. »
Extrait de : W. Rostler. « Maître des arts. »
Au clair de la Terre par Christine Renard

Fiche de Au clair de la Terre
Titre : Au clair de la Terre
Auteur : Christine Renard
Date de parution : 2012
Editeur : Les moutons électriques
Première page de Au clair de la Terre
« Quand Françoise réalisa qu’Anne Vargelonne était morte, elle s’enferma dans sa chambre et se mit à pleurer non pas de peine et de désespoir, mais de douceur, mais de tendresse. Elle était morte, Anne la blonde, Anne la très douce, qui jouait du piano dans une villa blanche au bord de la mer. Elle était morte. Cette fois c’était vrai.
Elle alla baisser le store, car le soleil de ce mois d’août était à peine supportable, sortit de son portefeuille une toute petite photo jaunie et piquée, caressa du bout des doigts le visage à l’ovale parfait, au délicieux sourire. Elle avait à peine huit ans lorsqu’elle avait pris cette photo dans les papiers de son père pour la montrer fièrement à une petite camarade de jeux : « c’est ma mère, elle est morte quand j’avais trois ans. Hein qu’elle était belle ? » « Eh ben ! avait dit un gamin, tu lui ressembles pas ! »
Non, elle ne ressemblait pas à Anne Vargelonne : déjà elle avait des allures de garçons avec ses cheveux raides et ses bras musclés. Elle ne ressemblait pas à Anne Vargelonne, et pour cause ! Anne Vargelonne n’était pas sa mère, Anne Vargelonne ne lui était rien. »
Extrait de : C. Renard. « Au clair de la Terre. »