Catégorie : Livres
La créature éparse par B. R. Bruss
Fiche de La créature éparse
Titre : La créature éparse
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1966
Editeur : Fleuve noir
Première page de La créature éparse
« Était-ce une voix, ou plusieurs voix – de nombreuses voix ? Était-ce une pensée, ou plusieurs pensées – de nombreuses pensées ?
La créature – mais était-ce une seule créature ? – n’employait pas de mots, ni même de sons. Du moins pas de sons qui auraient pu être perçus par des oreilles humaines si des oreilles humaines s’étaient trouvées dans les parages. Ni de mots qu’un esprit humain aurait pu comprendre.
Pourtant, c’était un langage. Et même un langage très souple, très fluide, plus fluide que les langages humains, très chargé de sens, et à certains égards très poétique, avec des inflexions presque caressantes. »
Extrait de : B. R. Bruss. « La créature éparse. »
L’otarie bleue par B. R. Bruss

Fiche de L’otarie bleue
Titre : L’otarie bleue
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1963
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’otarie bleue
« Le hasard, la chance – appelez cela comme vous voudrez – a fait que j’ai été le premier, avec Fred Brisball, à m’apercevoir que quelque chose n’allait pas, que quelque chose de passablement extraordinaire était en train de se produire.
Ensuite, j’ai été mêlé de très près aux événements qui, comme vous le savez, ont duré un sacré bout de temps. Tous les historiens sont d’accord pour me considérer comme le témoin numéro un. Je n’en suis pas plus fier pour cela, car il y a eu des jours où j’aurais préféré, croyez-moi, être ailleurs. Pourtant, l’aventure, c’était mon fort. Mais on a beau avoir les nerfs bien accrochés, on se trouve parfois dans des circonstances où on n’en mène pas large… »
Extrait de : B. R. Bruss. « L’otarie bleue. »
L’objet maléfique par B. R. Bruss

Fiche de L’objet maléfique
Titre : L’objet maléfique
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’objet maléfique
« Je n’ai eu à m’occuper que tardivement de cette affaire.
À m’en occuper pour mon malheur…
Elle durait déjà depuis près d’un an, mais personne, pas même ceux qui avaient déjà enquêté à son sujet, n’avait le moindre soupçon de sa nature véritable. Un mot revenait souvent dans leurs rapports : « superstitions ». Je l’ai moi-même utilisé au début, non pas dans des rapports – je ne suis pas policier – mais dans les notes que je prenais pour mon usage personnel. Je suis ethnologue.
Le hasard a des cheminements étranges. Si je n’avais pas été le témoin d’un terrible accident de voiture qui s’avéra par la suite être un meurtre, je ne serais jamais allé à Lurnoux. »
Extrait de : B. R. Bruss. « L’objet maléfique. »
L’étrange planète Orga par B. R. Bruss

Fiche de L’étrange planète Orga
Titre : L’étrange planète Orga
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’étrange planète Orga
« Où je me présente et où je parle de ma planète natale, ainsi que de mon « idée fixe », en suite de quoi il apparaîtra que le destin d’un homme n’est pas toujours conforme à ce qu’il pouvait prévoir.
Je m’appelle Bur Olec Svertolmïn. J’ai vingt-neuf ans. Je suis né sur la planète Fig, dans la constellation du Cygne, le 8 du mois de Thor, en l’an 7.712 de l’ère galactique, c’est-à-dire le jour même de la fête de la « Grande Union », qui célèbre l’entrée, il y a un demi-siècle, de la millième planète dans notre Confédération des Races Humaines et Humanoïdes.
Pas plus que je ne suis un homme important, la planète Fig, sur laquelle j’ai passé mon enfance et mon adolescence, n’est une planète importante, et rien ne me prédisposait particulièrement – sauf peut-être mon « idée fixe » – à vivre ce que j’ai vécu. »
Extrait de : B. R. Bruss. « L’Étrange planète Orga. »
L’espionne galactique par B. R. Bruss

Fiche de L’espionne galactique
Titre : L’espionne galactique
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’espionne galactique
« J’ai fait mes débuts à l’O.G.R.E.P. – et en quelque sorte mon apprentissage sur le tas – dans un singulier décor. Un décor situé dans la constellation de la Licorne.
Autour d’un énorme soleil, Bila, gravite une énorme planète, Dastings. Autour de cette énorme planète gravite un énorme satellite, Luru. Ce dernier a lui-même un satellite plus petit, Artoum. Et autour de cet Artoum se promène un autre corps céleste, parfaitement sphérique lui aussi, et minuscule. Il porte le nom de Biro. Mais on l’appelle plus couramment « Le Cabaret de la Licorne », et aussi, parfois, le « Cabaret des Songes ». Ces dénominations m’avaient paru très bizarres avant que je n’y aille moi-même en personne.
C’est là que j’ai rencontré pour la première fois l’étonnante Myrna. »
Extrait de : B. R. Bruss. « L’espionne galactique. »
L’espace noir par B. R. Bruss
Fiche de L’espace noir
Titre : L’espace noir
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1966
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’espace noir
« Je viens d’envoyer mon rapport au gouvernement galactique, mais je ne me sens pas totalement satisfait des conclusions que j’ai énoncées.
Je suis depuis quatre mois sur la planète Urfa où je viens de me livrer, avec un petit groupe de collaborateurs, à un travail délicat et minutieux.
Nous savions depuis quelques années à l’O.R.E.P.I. que des faits insolites avaient été enregistrés par de nombreux témoins sur plusieurs planètes de la zone n° VII ou dans l’espace situé aux abords de ces planètes, mais nous n’avions pu nous livrer – étant donné le très grand éloignement de ces planètes – qu’à des enquêtes fragmentaires qui n’avaient pas donné de résultats notables. »
Extrait de : B. R. Bruss. « L’espace noir. »
L’énigme des Phtas par B. R. Bruss

Fiche de L’énigme des Phtas
Titre : L’énigme des Phtas
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’énigme des Phtas
« L’immense salle s’emplit rapidement. Jamais encore on n’avait vu autant de monde, pour une « conférence d’information », dans le gigantesque hall du palais des sciences, des techniques et des cultures, à Noslamir, la capitale terrestre qui était aussi la capitale administrative de la confédération interplanétaire.
Par les vastes portes grandes ouvertes s’engouffraient, en se bousculant pour arriver les premiers aux meilleures places, des centaines de reporters, des deux sexes, de cameramen avec leurs attirails compliqués, de cinéastes, de publicistes, de savants, de techniciens, d’écrivains, de professeurs, venus non seulement de tous les points de la planète Terre, mais de presque toutes celles qui composaient la confédération.
Quand tous les fauteuils, tous les gradins, tous les strapontins furent occupés, et même les marches qui permettaient d’accéder aux gradins, en d’autres termes quand la salle fut pleine à craquer – et il y avait là huit à dix mille personnes – on entendit une sonnerie brève. Un grand silence se fit aussitôt. »
Extrait de : B. R. Bruss. « L’énigme des Phtas. »
L’astéroïde noir par B. R. Bruss
Fiche de L’astéroïde noir
Titre : L’astéroïde noir
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1964
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’astéroïde noir
« Il y a des choses qu’il vaut mieux que l’espèce humaine – pour sa tranquillité – ne sache pas.
C’est pourquoi on m’a mis sous clef. J’y resterai jusqu’au moment où j’aurai terminé ce récit. Ensuite on me rendra ma liberté, mais après m’avoir fait subir un lavage de cerveau.
J’approuve cette mesure qui a été prise par le conseil suprême. C’est une mesure de sagesse.
Je ne suis d’ailleurs pas enfermé seul. Nous sommes cinquante-deux dans mon cas. Cinquante-deux qui savons. Les cinquante-deux témoins. Il faut y ajouter les dix membres du conseil suprême. Eux ne sont pas, sauf un, des témoins directs, mais ils savent. C’est pourquoi ils se sont soumis eux aussi à cette claustration volontaire jusqu’à ce que nous en ayons terminé. »
Extrait de : B. R. Bruss. « L’astéroïde noir. »
L’apparition des surhommes par B. R. Bruss

Fiche de L’apparition des surhommes
Titre : L’apparition des surhommes
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1953
Editeur : Editions Rencontre
Première page de L’apparition des surhommes
« L’étrange phénomène se manifesta pour la première fois, comme on le sait, le 9 mai 1987, dans le canton de Neuchâtel, en Suisse.
Brusquement, ce canton fut isolé du reste du monde. Et isolé de la façon la plus surprenante et la plus dramatique.
À quatre heures de l’après-midi, le laitier Seillonaz, qui rentrait de sa tournée, et regagnait le village de Vaucelles, dans une carriole où brinquebalaient des bidons vides, et que tirait une grosse jument placide, vit tout à coup la bête s’immobiliser au milieu de la route, et se mettre à trembler. Comme il n’y avait rien de visible qui pût l’effrayer, il la crut malade et sauta de son siège. Il lui passa la main sur les flancs, lui parla, la rassura. La jument se calma un peu. Il allait remonter dans sa voiture lorsqu’il vit venir en sens inverse son voisin Hartlieb, qui conduisait un tombereau. »
Extrait de : B. R. Bruss. « L’apparition des Surhommes. »
L’anneau des Djarfs par B. R. Bruss

Fiche de L’anneau des Djarfs
Titre : L’anneau des Djarfs
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1961
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’anneau des Djarfs
« Les stewards frappaient aux portes des cabines et traversaient les salles de l’astronef en criant :
— Préparez-vous au choc. Dans cinq minutes nous quittons l’hyper-espace pour entrer dans l’espace normal du système solaire. Préparez-vous… Dans cinq minutes… À quinze heures quatre exactement du temps standard interstellaire.
Les six cents passagers du Bellérophon se préparèrent, les uns, ceux qui étaient habitués à la chose, sans interrompre les occupations auxquelles ils se livraient, et les autres – ceux qui naviguaient pour la première fois dans l’hyper-espace – avec une petite appréhension.
Dans la salle de jeu où se trouvaient de nombreuses personnes, Jenny Hornet, une jolie blonde, était assise à une petite table en compagnie de Richard Helon, un jeune homme châtain, aux yeux rêveurs, à la mine soucieuse. »
Extrait de : B. R. Bruss. « L’anneau des Djarfs. »