Catégorie : Livres
Les parents de la 13e dimension par Katy Hall

Fiche de Les parents de la 13e dimension
Titre : Les parents de la 13e dimension (Tome 27 – R. L. Stine présente Rue de la peur)
Auteur : Katy Hall
Date de parution : 1997
Traduction : N. M. C. Laverroux
Editeur : Bayard Poche
Première page de Les parents de la 13e dimension
« J’étais furieuse, ce jour-là. Le matin, à la cafétéria, Tiffany Greely, ma pire ennemie, avait déclaré devant toute la classe que mon père n’était qu’infirmier ! Cela après avoir longuement parlé du sien, qui, lui, est un grand médecin… Et pour couronner le tout, cet imbécile de Matt Harvey avait ajouté en ricanant : « Infirmier ? C’est pas un métier d’homme, ça ! »
— Il y a plus d’infirmières que d’infirmiers, me fit remarquer Katie.
Evie, Katie et moi rentrions du collège de Stanford, où nous sommes toutes les trois en cinquième année. C’était un après-midi froid et gris de décembre.
— Ton père est juste un peu… différent ! ajouta Evie d’une voix douce. Tu sais, ça pourrait être pire !
Pire ? Peut-être, mais je ne voyais pas comment ! Je connais Evie depuis la maternelle. Nous aimons toutes les deux les vieux films et les chansons des années 60. Mais, physiquement, nous ne nous ressemblons pas du tout. Evie a les cheveux et les yeux noirs, et elle est très mince. Moi, je suis blonde aux yeux noisette et plutôt ronde, il faut bien le dire. Quant à Katie, elle a les cheveux roux et ondulés. »
Extrait de : K. Hall. « Les parents de la 13e dimension. »
Shea par Budy Matieson

Fiche de Shea
Titre : Shea (Tome 2 sur 2 – Chronique du retour sauvage)
Auteur : Budy Matieson
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de Shea
« A travers la visière en plexi teinté d’un ancien casque anti-émeutes, Strike observait les restes pourrissants de ce qui avait été un havre de paix.
Ainsi, de cette Vallée légendairement prospère, voilà ce qui subsistait !
Strike avait du mal à en croire ses yeux. On avait colporté tant de récits à caractère merveilleux sur ce royaume perdu que le spectacle qui s’offrait à son regard le laissait momentanément sans ressort.
Où était donc le Paradis si souvent vanté ?
Ce territoire enclavé entre des monts qui n’en finissaient pas de s’élancer à l’assaut des cieux maudits qu’une simple femelle, la Femme, avait réussi à préserver de l’Apocalypse qui s’était abattue sur la planète ? Qu’en était-il de cet endroit longtemps considéré comme hors du temps ? Où se trouvaient donc les vergers à fruiteux, les terres fertilisées qui produisaient le blé aux épis pesants, l’orge, les légumeux, les graminées dont on avait perdu les secrets de culture ?
Se pouvait-il que la disparition tragique de la Femme ait entraîné « ça » ? Et en si peu de temps ? »
Extrait de : B. Matieson. « Shea – Chronique du retour sauvage. »
Survivance par Budy Matieson

Fiche de Survivance
Titre : Survivance (Tome 1 sur 2 – Chronique du retour sauvage)
Auteur : Budy Matieson
Date de parution : 1980
Editeur : Fleuve noir
Première page de Survivance
« A l’Est de l’Est, au Nord du Nord, au Sud du Sud, à l’Ouest de l’Ouest, le spectacle était le même.
Une espèce de grande désolation.
La planète n’était plus rien d’autre qu’une vaste terre brûlée.
Des pionniers fous, l’espoir chevillé au cœur, poursuivaient une quête insensée, poussant toujours plus avant, à la recherche d’Eldorados qui débouchaient inéluctablement sur des vallées d’immondices, des montagnes arides, des forêts calcinées et des villes aux ossatures rouillées, colmatées à la hâte par des blocs de béton hérissés de fers acérés et de tessons de bouteilles destinés à repousser les hordes sauvages et les meutes de chiens enragés.
Les autoroutes ne menaient plus nulle part.
L’asphalte était bouffé par des lichens et des lierres farouches qui croisaient leurs entrelacs vers des lendemains de cul-de-sac.
Parfois, des épaves d’automobiles bringuebalantes empruntaient ces serpents de goudron transformés en magma noirâtre par la chaleur démentielle, tirées par des chevaux efflanqués. »
Extrait de : B. Matieson. « Survivance – Chronique du retour sauvage. »
Une dernière lueur par Vincent King
Fiche de Une dernière lueur
Titre : Une dernière lueur
Auteur : Vincent King
Date de parution : 1969
Traduction : E. Chédaille
Editeur : Le Masque
Première page de Une dernière lueur
« Là-haut, dans le nord, il fait encore plus froid que par ici. Je vous parle des régions désolées qui s’étendent au-delà de la toundra. Un enfer recouvert de dix mètres de glace, où le blizzard souffle sans arrêt toute l’année. Encore plus au nord, du côté du pôle, la glace doit faire des centaines de mètres d’épaisseur, des kilomètres, peut-être… mais là-bas, il en a toujours été ainsi.
Jour après jour, les glaciers gagnent du terrain. Ils renversent tout, même les collines. Quelquefois, quand le vent est au sud, une sale odeur d’acide flotte dans l’air. Cela doit venir de leurs expériences pour changer l’atmosphère.
Il me fallut un certain temps pour sortir mon pistolet quand j’aperçus les envahs. Il faut vous dire qu’ils s’aventurent rarement aussi loin de la frontière. Ils préfèrent les régions chaudes du sud, comme tout le monde. »
Extrait de : V. King. « Une dernière lueur. »
Superclown et le serpent du temps par Vincent King

Fiche de Superclown et le serpent du temps
Titre : Superclown et le serpent du temps
Auteur : Vincent King
Date de parution : 1976
Traduction : B. Martin, D. Lemoine
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Superclown et le serpent du temps
« Je me rappelle très exactement. Cela, je peux y parvenir. Je me souviens de tous les détails, même les plus infimes.
Rien n’a jamais fait le même bruit que la Cité quand elle a commencé, au matin ; rien n’a jamais eu la même saveur. Les moteurs… les voitures… ce qu’ils appellent des voitures… les clameurs, les hurlements de leurs avertisseurs, des ondes de bruit, comme la mer et les mouettes, quand les signaux changeaient de couleur pour libérer les voies. Les revêtements du sol… les pas sur les trottoirs, les vendeurs de journaux… des paroles saisies au passage, des odeurs d’asphalte humide, de caoutchouc brûlé, de carburant diesel.
Ces voix… beaucoup, le goût de beaucoup de voix, dans mes oreilles et dans ma tête. Le mouvement, là, dehors, l’apparence de vie… les claquements des talons. Le bruit bon enfant, amical, tandis que tout se mettait en marche, la richesse de cette vie, là, dehors. Jusqu’à un certain point, dès l’instant de mon réveil, je me souviendrai toujours de cette matinée. Je savais où j’étais. J’y étais déjà venu, dans la Cité… je la connaissais. »
Extrait de : V. King. « Superclown et le serpent du temps. »
Candy man par Vincent King

Fiche de Candy man
Titre : Candy man
Auteur : Vincent King
Date de parution : 1971
Traduction : D. Pemerle
Editeur : Calmann Lévy
Première page de Candy man
« On m’appelle Candy Man, mais ce n’est pas mon vrai nom. Je n’ai pas de nom. Je ne suis que ce bon vieux Candy Man qui parcourt les Rues en vendant sa barbe à papa. Ils aiment ça, tous : ça leur délie la langue. Alors, moi, je n’hésite pas à les dénoncer aux Éducateurs. Il le faut : c’est comme ça que j’obtiens mes burettes. Quand je remonte ma manche de caoutchouc jusqu’à la saignée du coude et que j’enfonce le bec de la burette, je me sens bien. Alors, lassé du monde, je peux retourner dans les bois de lichens avec mon chien. Quel est mon Jeu dans cette partie ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que sur cette planète il n’y a personne d’autre comme moi. Je n’ai pas passé les Épreuves et mon cerveau n’a pas été brûlé. D’ailleurs c’est pour cela que je n’ai pas de Nom. Un jour, je descendrai jusqu’au cœur de la Machine Profonde, loin sous la Terre. Je pourrai enfin me recroqueviller, mourir en elle. Ce sera peut-être la fin du monde, mais ce jour-là, je saurai enfin qui je suis… »
Extrait de : V. King. « CandyMan. »
Transit pour l’infini par Christian Mantey

Fiche de Transit pour l’infini
Titre : Transit pour l’infini
Auteur : Christian Mantey
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir
Première page de Transit pour l’infini
« L’engin descendait dans la nuit opaque.
Automatiquement, les générateurs atomiques s’étaient coupés, immédiatement remplacés par les dispositifs anti-gravitation.
L’engin marqua comme un temps d’hésitation, se stabilisa à quelques mètres du sol, puis se posa en douceur.
Presque mollement.
À l’intérieur, l’un des ordinateurs de bord enclencha le processus de réanimation et, incontinent, la salle d’hibernation fut envahie par une douce lumière, arrachant ainsi à l’obscurité cinq cylindres transparents dans lesquels reposaient cinq formes inertes.
Puis, une espèce de brouillard gicla d’une valve située entre les pieds de la forme qui reposait dans le premier cylindre, glissa le long des parois translucides, forma un remous tumultueux à l’autre extrémité avant de remplir graduellement la totalité de l’habitacle.
Si bien qu’au bout de trois minutes le cylindre entier ne fut plus qu’une longue barre blanche. »
Extrait de : C Mantey. « Transit pour l’infini. »
Black planet par Christian Mantey

Fiche de Black planet
Titre : Black planet
Auteur : Christian Mantey
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir
Première page de Black planet
« Hol Cavanagh, avec son corps mince, ses cheveux blonds et ses yeux de couleur lapis-lazuli desquels se dégageait une expression de dureté presque palpable.
Hol Cavanagh qui avait eu une formation militaire assez poussée et qui, de ce fait, avait été promu commandant de la première et dernière mission du projet Rodéo.
Hol Cavanagh, commandant de bord du Galéna, ce vaisseau spatial qui avait quitté la Terre en 1972, sans espoir de retour, avec cinq volontaires dans ses flancs.
Hol Cavanagh, qui ne faisait jamais de cadeau, ancien officier d’activé au passé nébuleux… »
Extrait de : C. Mantey. « Black planet. »
No man’s land par Christian Mantey

Fiche de No man’s land
Titre : No man’s land (Tome 4 sur 4 – Titcht)
Auteur : Christian Mantey
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de No man’s land
« Ruisselant d’une eau glacée, Mel Titcht émergea de nouveau dans la première salle.
Bien trop excité pour vraiment souffrir du froid qui le transperçait pourtant jusqu’aux os, il récupéra dans un premier temps sa lampe-stylo abandonnée là quelques instants auparavant, puis il marcha en se déhanchant vers l’espèce de berge où reposait Barry Halstead.
L’homme était toujours là, sans connaissance, allongé à même la pierre.
D’un coup d’œil rapide, Titcht s’assura que rien n’avait changé. C’était un réflexe gratuit car dans la situation présente il ne fallait pas s’attendre à des bouleversements.
Même décor, mêmes personnages…
Aucun danger de bousculade ! Rien à voir avec les couloirs du métro aux heures d’affluence.
Il faut dire que se retrouver à cet endroit précis n’était pas à la portée du premier venu. Non que cela présentât trop de difficultés au niveau du parcours, loin de là.
Il suffisait simplement de franchir la bonne porte.
Une fenêtre, en vérité. »
Extrait de : C. Mantey. « No man’s land – Titcht. »
Wildlife connection par Christian Mantey

Fiche de Wildlife connection
Titre : Wildlife connection (Tome 3 sur 4 – Titcht)
Auteur : Christian Mantey
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir
Première page de Wildlife connection
« Au moment de s’allonger, Mel Titcht considéra son lit d’un œil atone : finalement, il n’avait pas sommeil. L’envie lui en était passée sans qu’il s’en rende compte. La douche, peut-être…
D’un pas mécanique, il regagna la salle d’eau, croisa son regard dans le miroir qui surplombait le lavabo.
Bien qu’il commençât à s’habituer à sa nouvelle apparence, son image lui provoqua un choc. Ces cheveux courts, ce ridicule filet de moustache…
Il ne put réprimer un haussement d’épaules. Dans la situation présente, cette mascarade ne rimait plus à rien. Il décida de se raser. Niveau chevelure, ça ne dépendait pas de lui. Il n’existait sur le marché aucune potion magique capable de leur rendre instantanément leur bonne longueur, c’est-à-dire entre cinq et dix centimètres de mieux. Une simple question de patience.
En se barbouillant de crème à raser, il s’appliqua à faire le point. »
Extrait de : C. Mantey. « Wildlife connection – Titcht. »