Catégorie : Livres

 

Les dieux oubliés par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Les dieux oubliés

Titre : Les dieux oubliés (Tome 10 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : C. Emmensberger
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les dieux oubliés

« Dans sa présomption, le faux Perry Rhodan avait oublié son existence. Mais les Terraniens le gardaient en mémoire, et pour eux, il demeurait Atlan, le solitaire de l’espace. 
  Un grand nombre ignorait cependant que l’empereur Gnozal VIII ne constituait qu’une seule et même personne avec l’amiral de la flotte Atlan, lequel avait posé pour la première fois son pied sur le sol terrestre il y avait de cela plus de dix mille ans. 
  « Le Premier Administrateur Perry Rhodan, en vertu des pleins pouvoirs que lui accordent les paragraphes 45 IV et 193 II, ordonne le retour, à partir du 25 août 2103, de tous les citoyens de l’Empire Solaire au service, sous une quelconque forme, de l’empereur Gnozal VIII. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – les dieux oubliés. »

L’homme aux deux visages par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de L’homme aux deux visages

Titre : L’homme aux deux visages (Tome 9 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : C. Emmensberger
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’homme aux deux visages

« L’air pensif, Reginald Bull écarta d’un geste le rapport et hocha la tête.
Le document était paraphé de la main de Perry Rhodan.
C’était l’un des nombreux dossiers que Bully avait lus au cours de la journée ; en fait, tous les rapports ayant transité par le bureau de Rhodan avaient ensuite atterri sur sa table de travail. Plusieurs portaient la mention manuscrite « Accepté ». Y compris celui-ci, dont le seul titre suffisait à lui donner la migraine : « Enquête sur la demande déposée par les Marchands Galactiques pour établir trois cents comptoirs supplémentaires sur le territoire souverain de l’Empire Solaire. »
Les experts ayant constitué ce rapport s’accordaient à dire qu’il fallait rejeter la requête des Francs-Passeurs.
Mais le Stellarque avait écrit de sa main, contre toute attente : « Autoriser l’installation de ces comptoirs, signé Rhodan. »
Bully respirait péniblement. « Perry, Perry, souffla-t-il, que t’arrive-t-il donc depuis ton retour d’Okàl ? »
Soudain, la fureur de Bully explosa. Il jura avec violence, laissant ainsi libre cours à son exaspération.
Puis il pressa le bouton du visiophone, sur le petit pupitre de commande. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – L’homme aux deux visages. »

Opération « Okal » par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Opération « Okal »

Titre : Opération « Okal » (Tome 8 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.H Osterrath
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir

Première page de Opération « Okal »

« Mulvaney, dans son désespoir, se sentait prêt à tout. Même à assassiner son voisin, le vieux Lansing. Citoyen respectueux des lois, il n’aurait jamais, au grand jamais, pu imaginer qu’il en arriverait un jour à envisager un meurtre de sang-froid. Et puis, soudain, l’état de « manque » l’avait rendu presque fou, balayant d’un seul coup ses scrupules.
En soi, Lansing n’avait aucune importance : un infirme, inoffensif et doux, qui vivait en ermite, sans porter ombrage à personne. Craignant d’inspirer la pitié, il ne voyait que de rares amis et, pour réduire encore au minimum la présence d’étrangers chez lui, avait pris l’habitude de se faire livrer ses provisions par l’épicier voisin, une fois par mois, en quantités assez importantes. Comme il prenait régulièrement du Liquitiv, il était donc logique de supposer qu’il s’en était ainsi constitué des réserves. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Opération «Okal». »

Le désert des décharnés par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Le désert des décharnés

Titre : Le désert des décharnés (Tome 7 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.H Osterrath
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le désert des décharnés

« Gérard Lobson allait parler, mais il se tut soudain, frappé de stupeur et d’effroi en voyant l’horrible transformation que subissait son interlocuteur.
Depuis une bonne heure qu’il se trouvait, assis sur une chaise inconfortable, dans cette pièce étroite et longue, dont l’unique fenêtre jetait un jour avare sur le bureau couvert de papiers en désordre, il n’avait pu que dire :
— Bonjour, docteur, j’ai une proposition à vous soumettre…
Le docteur l’avait immédiatement interrompu et, sans désemparer, lui avait démontré que cette offre, qu’il semblait connaître d’avance, n’était absolument pas réalisable, au moins sous la forme que lui, Lobson, avait imaginée.
Les phrases se succédaient en flots pressés, dénotant une vivacité peu commune, doublée d’une sorte d’énergie fiévreuse, prête à s’extérioriser à la moindre occasion.
Réduit tout d’abord au silence par ce déluge verbal, Lobson guetta l’instant où le docteur devrait bien finir par reprendre haleine : il se hâterait alors de parler à son tour. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Le désert des décharnés. »

L’héritage et autres nouvelles par Robin Hobb

Fiche de L’héritage et autres nouvelles

Titre : L’héritage et autres nouvelles
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2011
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion

Sommaire de L’héritage et autres nouvelles

  • Une note de lavande
  • La dame d’argent et le quadragénaire
  • Coupure
  • Le cinquième chat écrasé
  • Chats errants
  • Finis
  • Boîte à rythme
  • L’héritage
  • Viande pour chat

Première page de Une note de lavande

« MA SŒUR ET MOI AVONS GRANDI comme des souris dans un vieux canapé moisi. Déjà, quand j’avais neuf ans et qu’elle n’était qu’un nourrisson, je nous voyais ainsi. La nuit, alors qu’elle dormait au creux de mon ventre et que je tombais à moitié du sofa qui nous servait de lit, j’entendais les souris qui se déplaçaient en dessous de nous et grignotaient le rembourrage, et parfois les petits couinements des nouveau-nés quand la mère venait les nourrir ; je me repliais davantage sur Lisa ; je lui donnais le rôle d’une petite souris rose au lieu d’un petit bébé, et à moi celui d’un papa souris enroulé autour d’elle pour la protéger. Quelquefois, les nuits en étaient moins froides.

J’habitais depuis toujours dans le même appartement en sous-sol ; il y faisait constamment froid, même en été. C’était un logement affreux, humide et délabré, mais ceux des étages au-dessus étaient pires, infestés d’une odeur d’urine et de pourriture. »

Extrait de : R. Hobb. « L’Heritage et autres nouvelles. »

Racines par Robin Hobb

Fiche de Racines

Titre : Racines (Tome 8 sur 8 – Le soldat chamane)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2008
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion

Première page de Racines

« Il faisait noir et Fils-de-Soldat était ankylosé à force d’être demeuré assis sur le rocher glacé près de la rivière. Il lui fallut quelque temps pour se mettre debout, puis il gémit en redressant le dos. Il piétina la terre comme un chat qui pelote, s’efforçant d’assouplir ses muscles qui regimbaient, puis il fit quelques pas entre les arbres qui s’élevaient comme des piliers de ténèbres dans l’obscurité moins dense de la nuit. Nous distinguions l’emplacement du village grâce à la faible lueur qui filtrait par les fenêtres sur le versant au-dessus de nous, mais elle ne suffisait pas à éclairer le chemin. Il se mit en route d’une démarche d’aveugle et se trempa les pieds par deux fois avant de retrouver le pont et de franchir le cours d’eau. »

Extrait de : R. Hobb. « Racines – Le soldat chamane. »

Danse de terreur par Robin Hobb

Fiche de Danse de terreur

Titre : Danse de terreur (Tome 7 sur 8 – Le soldat chamane)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2008
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion

Première page de Danse de terreur

« Traversant une plage de sable gris, il gagna un affleurement de roche sombre, puis, de là et sans hésiter, une zone de pierres arrondies entre lesquelles la marée, en se retirant, laissait des flaques. Le maigre soleil de l’automne n’avait guère réchauffé l’eau, mais elle était certainement moins froide que celle des vagues qui déferlaient à grand bruit sur la grève.

Il s’assit lourdement sur un trône de pierre et, avec un grognement d’effort, ôta ses bottes neuves puis ses chaussettes en laine. Mes pieds ne m’avaient jamais paru si éloignés que lorsqu’il se pencha sur son énorme ventre pour les atteindre, en retenant son souffle à cause de ses poumons comprimés. Il jeta négligemment bottes et chaussettes de côté, se redressa avec un gémissement de soulagement, puis inspira profondément et plongea lentement les pieds dans l’eau. »

Extrait de : R. Hobb. « Danse de Terreur – Le soldat chamane. »

Le renégat par Robin Hobb

Fiche de Le renégat

Titre : Le renégat (Tome 6 sur 8 – Le soldat chamane)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2008
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion

Première page de Le renégat

« On ne me laissa pas l’occasion de me défendre pendant mon procès en cour martiale. Debout dans le box où l’on m’avait enfermé, je m’efforçais de ne pas prêter attention au supplice des fers qui me mordaient les chevilles ; trop petits pour un homme de ma corpulence, ils me cisaillaient le bas des jambes, brûlure insupportable qui s’accompagnait paradoxalement d’une insensibilité progressive. La douleur prenait le pas sur l’issue de l’audience, dont, de toute manière, je connaissais le verdict à l’avance.

Ce calvaire demeure le principal souvenir de mon procès, qu’il teinte d’une brume rouge. Quantité de témoins vinrent déposer à charge contre moi ; j’entends encore le ton vertueux avec lequel ils décrivirent à mes juges le détail de mes crimes : viol, meurtre, nécrophilie, profanation de cimetière. L’absence totale d’espoir de ma situation avait érodé l’indignation et l’horreur que ces accusations soulevaient en moi. »

Extrait de : R. Hobb. « Le Renégat – Le soldat chamane. »

Le choix du soldat par Robin Hobb

Fiche de Le choix du soldat

Titre : Le choix du soldat (Tome 5 sur 8 – Le soldat chamane)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2006
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion

Première page de Le choix du soldat

« Le même après-midi, beaucoup plus tard, je me présentai chez le colonel Lièvrin. Après avoir rendu le malheureux soldat à la terre, j’avais monté des seaux d’eau de la rivière et m’étais nettoyé à m’en mettre la peau à vif, mais je restais imprégné de l’odeur de la mort. J’aurais aimé me débarrasser des vêtements que je portais lors de l’opération, mais je ne pouvais me permettre ce luxe ; je me bornai donc à les laver et à les laisser sécher sur la corde à linge que je venais de tendre. J’évitai Ebroue et Quésit : je n’avais envie de parler à personne de ma rencontre avec les Ocellions ; toutefois, il me semblait de mon devoir de la rapporter au colonel.

Le sergent me fît attendre. J’avais fini par comprendre que, pour obtenir une audience avec l’officier, c’était son secrétaire dont je devais épuiser la résistance. Aussi me plantai-je devant son bureau et demeurai-je là, sans bouger, à le regarder pendant qu’il s’occupait de sa paperasse. Au bout d’un moment, il me dit d’un ton sec : « Vous pourriez revenir plus tard. »

Extrait de : R. Hobb. « Le choix du Soldat – Le soldat chamane. »

La magie de la peur par Robin Hobb

Fiche de La magie de la peur

Titre : La magie de la peur (Tome 4 sur 8 – Le soldat chamane)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2006
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion

Première page de La magie de la peur

« Je n’eus vraiment l’impression d’être parti de chez moi qu’en milieu de matinée. Je connaissais si bien les terres voisines du domaine, dont mon père se servait abondamment comme pâture, qu’elles me semblaient lui appartenir aussi. J’avançais comme dans un brouillard, l’esprit en proie à mes conflits intérieurs.

Mon père m’avait renié. J’étais libre. Ces deux idées s’entre-déchiraient en moi. Libre d’aller à l’aventure, de donner un nom différent à ceux qui me le demanderaient ; nul ne me reprocherait d’abandonner le destin que le dieu de bonté m’avait fixé pour choisir un autre métier que celui des armes. Je me retrouvais libre aussi de ne pas manger à ma faim, de me faire dépouiller par des bandits, de subir les malheurs propres à ceux qui s’opposaient à la volonté du dieu de bonté, libre de m’échiner à me faire une place au soleil dans un monde qui, dans sa grande majorité, me méprisait ou se détournait de moi à cause de mon obésité. »

Extrait de : R. Hobb. « La Magie de la Peur – Le soldat chamane. »