Catégorie : Livres
Princesse des étoiles par Robert Clauzel

Fiche de Princesse des étoiles
Titre : Princesse des étoiles (Tome 11 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir
Première page de Princesse des étoiles
« Claude Eridan sentit l’étrange brume se dissiper en lui. C’était comme des brouillards de sensations qui s’effilochaient tout au fond de lui-même ; des écharpes de conscience et d’inconscience alternées qui se déroulaient, diffuses, légères, éthérées, vaporeuses… Il se sentait revenir à lui par étapes, et par zones corporelles… Tantôt, c’était la partie inférieure de son corps, tantôt un bras, tantôt sa poitrine, son front, ses yeux… Puis cela basculait, se croisait avec d’autres zones, comme s’il était fait des éléments d’un puzzle organique, d’entités, d’êtres différents et multiples qui avaient de la difficulté à exister ensemble, à se coller pour façonner son être définitif. Et ces régions introceptives semblaient tour à tour émerger d’une brume irréelle et factice et disparaître derrière un rideau ouaté sans pouvoir arriver à coordonner, à synthétiser son corps entier. Puis il y eut des fourmillements et des bourdonnements… et tout cela se mélangeait sans qu’il puisse affirmer qu’il ressentait les fourmillements, qu’il entendait les bourdonnements, ou qu’il goûtait les sensations tactiles projetées dans l’espace tout le long de son corps. Ce n’était ni agréable, ni désagréable. »
Extrait de : R. Clauzel. « Princesse des étoiles – Claude Eridan. »
Les étoiles meurent aussi… par Robert Clauzel

Fiche de Les étoiles meurent aussi…
Titre : Les étoiles meurent aussi… (Tome 10 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les étoiles meurent aussi…
« Cela devait aboutir à la première vision de l’ineffable, mais nul ne pouvait soupçonner qu’une aussi simple et agréable visite aux cités anciennes puisse se terminer par cette étrange et terrible rencontre.
Mandine leva ses grands yeux lilas vers Eridan, puis, d’un geste gracieux de la tête, elle secoua sa chevelure mauve qui encadrait un visage tendre et enfantin ; elle était d’une beauté émouvante et cette première initiation gremchkienne était, pour la jeune Maudinienne, pleine d’imprévu, de surprise et d’émerveillement. Elle lui sourit, et ses lèvres bien ourlées découvrirent une denture éclatante et parfaite.
— Comme c’est beau Gremchka ! murmura-t-elle. Comme c’est beau tout ce qui nous entoure ! Tout ce que je découvre !
Son regard se fit tendre et sérieux à la fois.
Avec ses nouveaux amis, Arièle, Gus et le commandant Claude Eridan, c’était la première fois qu’ils quittaient l’étrange et fabuleuse cité d’Aanor et qu’ils faisaient une excursion dans les environs.
Mandine éprouvait, en beaucoup plus fort, ce qu’avaient éprouvé Gus et Arièle à leurs débuts sur Gremchka, planète scientifique située à des milliards de milliards de parsecs
de la Terre. »
Extrait de : R. Clauzel. « Les étoiles meurent aussi – Claude Eridan. »
Les cathédrales d’espace-temps par Robert Clauzel

Fiche de Les cathédrales d’espace-temps
Titre : Les cathédrales d’espace-temps (Tome 9 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les cathédrales d’espace-temps
« — Voici le neuvième roman gremchkien, me dit le professeur Georges Béranger en me tendant un dossier semblable aux précédents. Il faut continuer…
Je m’emparais du rapport serré dans un classeur cartonné sur lequel un titre était griffonné hâtivement : Les cathédrales d’espace-temps, et le posais en équilibre sur le bras du fauteuil. Puis, je saisissais mon verre de scotch et en buvais une gorgée. J’avais besoin de mettre un peu d’ordre dans mes idées.
Le professeur Béranger, debout devant la cheminée monumentale du living de la Planésie, à Ballainvilliers, me regardait fixement, ses sourcils broussailleux en bataille. Il n’avait jamais eu l’air d’un ours mal léché avec autant de désinvolture ni autant d’insolence…
« Continuer », c’était, évidemment, poursuivre la publication des manuscrits gremchkiens, chose à laquelle je me prêtais volontiers et sans jamais rechigner, mais il y avait des moments difficiles entre Béranger et moi. Son caractère devenait de plus en plus autoritaire, entier, excessif, emporté ; il entrait dans des colères noires pour la moindre raison, pour le plus futile des motifs. »
Extrait de : R. Clauzel. « Les cathédrales d’espace-temps – Claude Eridan. »
La galaxie engloutie par Robert Clauzel

Fiche de La galaxie engloutie
Titre : La galaxie engloutie (Tome 8 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de La galaxie engloutie
« J’étais loin, cette fois, de m’attendre à d’aussi curieuses confidences de la part de mon maître de Faculté, le professeur Georges Béranger. Il venait de me remettre, comme il l’avait déjà fait maintes fois auparavant, le huitième manuscrit gremckkien, lorsqu’il se leva, comme un vieil ours fatigué, et alla arranger une bûche dans la vaste cheminée. Il y eut un bruit d’écroulement dans le foyer suivi d’une gerbe d’étincelles. Un tison enflammé fut projeté sur la moquette. Le vieux savant poussa un affreux juron et mit le pied sur la braise ; puis, il alla pesamment vers la table basse où il versa du scotch dans deux verres. Après quoi il alluma un énorme cigare, posément, sans se presser.
On le sait déjà, le professeur Béranger, retiré à la Planésie dans les environs de Ballainvilliers, recevait par l’intermédiaire d’un ordinateur couplé avec un radiotélescope, d’extraordinaires communications d’un monde éloigné du nôtre de plusieurs milliards de milliards d’années-lumière. Et ces messages étaient reçus sous forme de « romans » accessibles au plus large public. Ils narraient les missions scientifiques des équipes de cosmonautes de la planète Gremchka, et, en particulier, celles du commandant Claude Eridan. La fille même du vieux savant, Arièle Béranger, avait depuis longtemps suivi Claude Eridan sur sa planète d’origine ainsi qu’un journaliste terrien Gustave Christophe Moreau. »
Extrait de : R. Clauzel. « La galaxie engloutie – Claude Eridan. »
Le monde de l’incréé par Robert Clauzel

Fiche de Le monde de l’incréé
Titre : Le monde de l’incréé (Tome 7 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le monde de l’incréé
« C’est le professeur Georges Béranger lui-même qui me remit, en mains propres, l’original de ce septième roman sorti directement de l’imprimante de l’ordinateur DMX 113, installé dans les sous-sols de la Planésie, à Ballainvilliers, et qu’il me demanda de faire éditer, comme je l’avais déjà fait pour les six qui le précédèrent. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, il s’agissait encore d’un nouveau roman gremchkien ! C’est-à-dire d’un ouvrage écrit dans notre propre langue et composé par des savants vivant à des milliards de milliards d’années-lumière de la Terre ! Sur la planète Gremchka !
Tout au moins, c’est ce qui ressortait des allégations du vieux savant…
On sait maintenant, et dans quelles circonstances, les premières diffusions de ces étonnants documents avaient été réalisées à l’occasion de l’intervention sur Terre et de la visite d’équipages gremchkiens comme celui de Claude Eridan en particulier, le jeune commandant du vaisseau spatial l’Entropie. »
Extrait de : R. Clauzel. « Le Monde de l’incréé – Claude Eridan. »
Comme il était au commencement… par Robert Clauzel

Fiche de Comme il était au commencement…
Titre : Comme il était au commencement… (Tome 6 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Comme il était au commencement…
« Ce fut, il y a cinq ans jour pour jour, la première révélation par le professeur Béranger, de l’étrange phénomène.
En cette fin d’après-midi d’hiver, confortablement installé dans un des vastes et somptueux fauteuils de la salle de séjour de la Planésie, à Ballainvilliers, assis juste en face de lui et profitant d’un instant de silence qui s’était établi entre nous, je me remémorais à loisir l’insolite événement.
C’est par un soir de confidences que le professeur Georges Béranger me raconta l’histoire du roman écrit par l’ordinateur. Je m’en souvenais comme si c’était hier : ce soir-là, en effet, lorsqu’il avait pénétré dans mon appartement, par un fuligineux après-midi d’automne où le ciel était de suie et où les rues sentaient déjà décembre, j’étais loin de m’attendre au récit qu’il allait me faire et qui devait connaître les rebondissements que l’on sait.
Il était entré presque inopinément et j’avais aussitôt oublié mes problèmes et le ciel noir du dehors ; c’était comme si un monde était entré avec lui. Certains êtres ont ce pouvoir et il est de ceux-là. Il me semblait le revoir encore, avec sa désinvolture si particulière, sa silhouette imposante, son allure de gros ours mal léché, mais en proie à cette agitation intérieure que je lui connaissais bien. »
Extrait de : R. Clauzel. « Comme il était au commencement… – Claude Eridan. »
Destination épouvante par Robert Clauzel

Fiche de Destination épouvante
Titre : Destination épouvante (Tome 5 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de Destination épouvante
« Il se passait quelque chose d’absolument anormal.
Claude Eridan était inquiet car c’était la première fois que cela se produisait. Il ne comprenait pas très bien. De toute façon, il n’avait personnellement rien à se reprocher, ni au point de vue matriciel, ni au point de vue génétique. Eridan était un sujet d’élite qui avait participé à plusieurs missions extragalactiques de première importance et il avait couru de nombreux dangers. À maintes reprises…
Il ne comprenait pas ce que lui voulaient les Scaphandres Noirs. Il en était sûr, à différentes occasions, ils n’avaient pas été là où ils auraient dû être normalement. Par conséquent, il était surveillé ! Il en était maintenant intimement persuadé et cela avait changé son caractère au point de le rendre nerveux, irritable, plein d’une curieuse anxiété… Pourquoi les Scaphandres Noirs ? Et pourquoi lui ? Que lui reprochait-on ? D’après ses propres calculs électroniques, les Scaphandres Noirs, qui s’étaient trouvés de très nombreuses fois sur sa route, n’auraient pas dû se trouver STATISTIQUEMENT là où il les avait rencontrés. Il découlait de tout cela que les « 3 S » étaient chargées de l’observer. »
Extrait de : R. Clauzel. « Destination épouvante – Claude Eridan. »
La planète qui n’existait pas par Robert Clauzel

Fiche de La planète qui n’existait pas
Titre : La planète qui n’existait pas (Tome 4 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de La planète qui n’existait pas
« Une extraordinaire stupéfaction se peignit sur le visage de Claude Eridan.
Tout d’abord, il ne comprit pas ce qui se passait, car il était absolument exclu que les savants de Gremchka, sa planète d’origine, puissent se tromper. Encore moins, les prodigieux Complexes de Super-Computer, qui présidaient à leur destinée. Pourtant, aux commandes de son vaisseau spatial, l’Entropie, il pouvait constater que, parmi les multiples graphiques lumineux en relief qui se mouvaient au-dessus des pupitres de contrôle, quelque chose d’extrêmement anormal venait de se passer. Son visage énergique, son nez fin et droit, son menton volontaire étaient illuminés par la lueur des spirales logarithmiques à trois dimensions, des abaques holographiques, qui tournoyaient dans l’espace au-dessous de lui. Ses yeux marron brillaient étrangement. Il posa l’index de sa main droite sur de petits cubes lumineux : aussitôt, toutes les courbes changèrent d’un seul coup. »
Extrait de : R. Clauzel. « La Planète qui n’existait pas – Claude Eridan. »
L’horreur tombée du ciel par Robert Clauzel

Fiche de L’horreur tombée du ciel
Titre : L’horreur tombée du ciel (Tome 3 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’horreur tombée du ciel
« Germain Laurent aurait été bien surpris si on lui avait dit que cela allait lui arriver, à lui, cette nuit même. Ces choses-là ne se voient que dans les romans ou dans les journaux, et cela n’arrive qu’aux autres. Il vous aurait envoyé une bourrade amicale, offert à boire ou quelque chose comme ça. C’était sa manière, à lui, de rompre avec une conversation sans intérêt.
— Remettez-moi ça, lança-t-il, accoudé au zinc.
Il cherchait de la monnaie dans ses poches.
Paula eut l’air contrarié et complice à la fois ; elle s’essuya les mains rapidement et prit son verre, s’arrangeant pour qu’il vît nettement la naissance de ses seins généreux dans la façon qu’elle eut de se pencher. Il la suivit du regard. On aurait dit qu’elle n’avait fait que ça toute sa vie ; elle avait une opulente chevelure brune et la taille bien faite. »
Extrait de : R. Clauzel. « L’Horreur tombée du ciel – Claude Eridan. »
Aux frontières de l’impossible par Robert Clauzel

Fiche de Aux frontières de l’impossible
Titre : Aux frontières de l’impossible (Tome 2 sur 14 – Claude Eridan)
Auteur : Robert Clauzel
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de Aux frontières de l’impossible
« Il y a quelques années, une invasion d’Extra-Terrestres s’est produite en France, à Ballainvilliers, dans le domaine de la Planésie, appartenant à une famille de savants, les Béranger.
Les professeurs Georges Béranger et Jérôme Levallois son gendre, assistés du professeur Hervé Lagrange, ont tout fait pour éviter cette catastrophe mondiale. Ils ont travaillé et lutté dans le plus grand secret de leur laboratoire souterrain avec l’aide de savants étrangers, dont les célèbres sir Cedric Harrisson et Lawrence Miller de Cambridge, Walter Mitchell, Clifford, Killian et Croninge des U.S.A., venus à leur secours.
La fille cadette de Béranger, Arièle, s’est éprise de Claude Eridan, jeune président-directeur général d’une société d’Exploitation de Matériel Industriel. Celui-ci, avec son ami Gustave Christophe Moreau dit Gus, reporter au Journal du Soir, s’est trouvé mêlé à cette affaire.
Il s’en est fallu de peu. Les Extra-Terrestres qui avaient pris pied sur le sol français commençaient à capter les champs et les hétérochamps de la Galaxie. Cette race cosmique inconnue venue des fins fonds de l’univers, les Anisotropes, essayait de provoquer une apocalypse intergalactique. »
Extrait de : R. Clauzel. « Aux frontières de l’impossible – Claude Eridan. »