Catégorie : Livres

 

Un bébé pour Rosemary par Ira Levin

Fiche de Un bébé pour Rosemary

Titre : Un bébé pour Rosemary (Tome 1 sur 2 – Rosemary)
Auteur : Ira Levin
Date de parution : 1967
Traduction : E. Janvier
Editeur : J’ai lu

Première page de Un bébé pour Rosemary

« Rosemary et Guy Woodhouse venaient de signer un bail de location pour un appartement de cinq pièces dans un immeuble tout neuf et tout blanc de la Première Avenue, quand une certaine Mrs Cortez leur téléphona pour leur annoncer qu’un quatre pièces se trouvait libre au Bramford. Le Bramford est une monstrueuse bâtisse éléphantesque et victorienne où s’imbriquent une quantité d’appartements très hauts de plafond, particulièrement recherché pour leurs cheminées de marbre et leur cachet vieillot. Rosemary et Guy étaient inscrits sur la liste d’attente depuis leur mariage, mais ils avaient fini par abandonner tout espoir.

Guy, plaquant le récepteur du téléphone contre sa poitrine, fit part de la nouvelle à Rosemary.

— Non ! gémit-elle, prête à pleurer de dépit. »

Extrait de : I. Levin. « Un bébé pour Rosemary – Rosemary. »

Les visions du château des Pyrénées par Ann Radcliffe

Fiche de Les visions du château des Pyrénées

Titre : Les visions du château des Pyrénées
Auteur : Ann Radcliffe
Date de parution : 1878
Traduction : N. Fournier
Editeur : Bibliothèque numérique romande

Première page de Les visions du château des Pyrénées

« Le vieux majordome du château de Manfrédonia, le digne Fidato, venait de faire le soir sa ronde habituelle et rentrait tristement le long des allées du parc. Chaque bouquet d’arbres, chaque bâtiment réveillait le souvenir du maître chéri dont il pleurait la perte, du noble Lorenzo, duc de Manfrédonia, enlevé depuis un mois à peine à ses amis et au monde, dans une traversée aux îles de l’Archipel, où il allait chercher le repos que lui avaient ravi ses chagrins domestiques.

« Manfrédonia ! s’écriait le fidèle serviteur, les larmes aux yeux ; Manfrédonia ! nom illustre et révéré, te voilà donc éteint pour jamais ! tu ne vis plus que dans la mémoire des hommes ! Il ne reste plus rien d’une si noble race ! »

Extrait de : A. Radcliffe. « Les Visions du Château des Pyrénées. »

La forêt 3 par Ann Radcliffe

Fiche de La forêt 3

Titre : La forêt ou L’abbaye de Saint-Clair (Tome 3 sur 3)
Auteur : Ann Radcliffe
Date de parution : 1831
Traduction : F. Soulès
Editeur : Bibliothèque numérique romande

Première page de La forêt 3

« Cependant Adeline et Pierre continuèrent leur voyage sans éprouver d’accident, et débarquèrent en Savoie, où Pierre la mit sur le cheval, et marcha à côté d’elle. Quand il aperçut les montagnes de son pays, sa joie immodérée lui fit faire de fréquentes exclamations, et il demandait souvent à Adeline si elle avait vu de pareilles montagnes en France. « Non, non, ajoutait-il, les montagnes de ce pays-là sont assez bonnes pour des montagnes françaises ; mais elles n’ont rien à faire avec les nôtres. » Adeline, pleine d’admiration pour la scène majestueuse dont elle était environnée, convint de la vérité de l’assertion de Pierre, ce qui l’encouragea à s’étendre encore plus sur les avantages de son pays, dont il oubliait entièrement les désavantages ; et, quoiqu’il donnât les derniers sous qu’il possédait aux petits paysans qui couraient nu-pieds à côté du cheval, il ne parlait que du bonheur et du contentement de ses compatriotes. »

Extrait de : A. Radcliffe. « La Forêt ou l’Abbaye de Saint-Clair (Tome 3). »

La forêt 1 et 2 par Ann Radcliffe

Fiche de La forêt 1 et 2

Titre : La forêt ou L’abbaye de Saint-Clair (Tome 1 et 2 sur 3)
Auteur : Ann Radcliffe
Date de parution : 1830
Traduction : F. Soulès
Editeur : Bibliothèque numérique romande

Première page de La forêt 1 et 2

«  Une fois que l’intérêt sordide s’empare d’une âme, il y glace toutes les sources des sentiments honnêtes et tendres. Non moins ennemi du goût que de la vertu, il pervertit l’un et anéantit l’autre. Mon ami, un jour viendra, peut-être, où l’avarice, disparaissant de la terre, laissera l’humanité reprendre ses premiers droits. »
Ainsi parlait l’avocat Nemours à Pierre de La Motte en l’accompagnant, sur le minuit, à la voiture qui allait l’éloigner de Paris, et des poursuites de ses créanciers.
La Motte le remercie de la dernière marque d’amitié qu’il lui donnait en favorisant son évasion. Il prononce un triste adieu… La voiture part. L’obscurité de la nuit et la crise de sa situation le plongèrent dans une profonde rêverie. »

Extrait de : A. Radcliffe. «  La Forêt ou l’Abbaye de Saint-Claire (tomes 1-2). »

Julia par Ann Radcliffe

Fiche de Julia

Titre : Julia ou les souterrains du château de Mazzini
Auteur : Ann Radcliffe
Date de parution : 1897
Traduction : N. Fournier
Editeur : Bibliothèque numérique romande

Première page de Julia

« Vers la fin du seizième siècle, le château de Mazzini faisait partie des propriétés siciliennes de Ferdinand, cinquième marquis de ce nom. C’était son séjour le plus ordinaire. Le marquis se faisait remarquer par un caractère hautain, joint à un penchant effréné pour les femmes. Il avait épousé en premières noces Louisa Bernini, seconde fille du comte de Salario, jeune femme des plus intéressantes par sa douceur, sa grâce modeste et mille autres perfections. Elle mourut prématurément après avoir donné à son mari un fils et deux filles.

Cette mort imprévue avait été causée en partie, disait-on, par les violences et les indignes procédés du marquis. Aussi ne fut-on pas surpris de lui voir prendre bientôt une seconde femme. »

Extrait de : A. Radcliffe. « Julia ou les souterrains du château des Mazzini. »

La petite fille de Michel Strogoff par O. Béliard

Fiche de La petite fille de Michel Strogoff

Titre : La petite fille de Michel Strogoff
Auteur : Octave Béliard
Date de parution : 1927
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de La petite fille de Michel Strogoff

« La roulade finale du saxophone, brillante comme la prouesse d’un clown, éveilla un murmure d’allégresse et les applaudissements claquèrent, mêlés d’interjections britanniques. Mais tout aussitôt le jazz du Savoy – comme s’il craignait de laisser s’éteindre cette joie factice – fit entendre la première phrase d’un charleston. Jean-Paul Hibeau écoutait, les yeux clos, peut-être parce qu’il s’endormait en effet, mais plus probablement pour mieux faire pénétrer en lui l’image du hall lumineux, plein de chaleur et de parfums, les couples élégants agités au rythme de la danse ou souriants autour des tables parmi les cristaux et les fleurs.

« Ce bruit vous ennuie ? demanda sir Herbert Froggie.

— Non, mais ces gens qui ne prennent même pas le temps de respirer m’effraient un peu. Est-ce ainsi tous les soirs ? »

Extrait de : O. Béliard. « La petite fille de Michel Strogoff. »

Melmoth par Charles Robert Maturin

Fiche de Melmoth

Titre : Melmoth, l’Homme errant
Auteur : Charles Robert Maturin
Date de parution : 1820
Traduction : J. Cohen
Editeur :

Première page de Melmoth

« Dans l’automne de l’année 1816, John Melmoth, élève du collège de la Trinité, à Dublin, suspendit momentanément ses études pour visiter un oncle mourant, et de qui dépendaient toutes ses espérances de fortune. John, qui avait perdu ses parents, était le fils d’un cadet de famille, dont la fortune médiocre suffisait à peine pour payer les frais de son éducation ; mais son oncle était vieux, célibataire et riche. Depuis sa plus tendre enfance, John avait appris, de tous ceux qui l’entouraient, à regarder cet oncle avec ce sentiment qui attire et repousse à la fois, ce respect mêlé du désir de plaire, que l’on éprouve pour l’être qui tient en quelque sorte en ses mains le fil de notre existence. »

Extrait de : C. R. Maturin. « Melmoth. »

Le moine par Matthew G. Lewis

Fiche de Le moine

Titre : Le moine
Auteur : Matthew G. Lewis
Date de parution : 1796
Traduction : L. de Wailly
Editeur : Actes sud

Première page de Le moine

« Il y avait à peine cinq minutes que la cloche du couvent sonnait, et déjà la foule se pressait dans l’église des Capucins. N’allez pas croire que cette affluence eût la dévotion pour cause, ou la soif de s’instruire. L’auditoire assemblé dans l’église des Capucins y était attiré par des raisons diverses, mais toutes étrangères au motif ostensible. Les femmes venaient pour se montrer, les hommes pour voir les femmes : ceux-ci par curiosité d’entendre un si fameux prédicateur ; ceux-là faute de meilleure distraction avant l’heure de la comédie ; d’autres encore, parce qu’on leur avait assuré qu’il n’était pas possible de trouver des places dans l’église ; enfin la moitié de Madrid était venue dans l’espoir d’y rencontrer l’autre. Les seules personnes qui eussent réellement envie d’entendre le sermon étaient quelques dévotes surannées, et une demi-douzaine de prédicateurs rivaux, bien déterminés à le critiquer et à le tourner en ridicule. »

Extrait de : M. G. Lewis. « Le moine. »

Les mystères d’Udolphe 2 par Ann Radcliffe

Fiche de Les mystères d’Udolphe

Titre : Les mystères d’Udolphe (Tome 2 sur 2)
Auteur : Ann Radcliffe
Date de parution : 1798
Traduction : V. de Chastenay
Editeur : Bibliothèque numérique romande

Première page de Les mystères d’Udolphe

« Les forces et les esprits d’Émilie se rafraîchirent par le sommeil. En se réveillant, elle vit avec surprise Annette endormie sur un fauteuil près d’elle, et s’efforça de se rappeler les circonstances de la soirée, qui étaient tellement sorties de sa mémoire, qu’il ne paraissait pas en rester aucune trace ; elle fixait encore sur Annette des yeux surpris, quand cette dernière s’éveilla.
— Oh ! ma chère demoiselle ! me reconnaissez-vous ? s’écria-t-elle.
— Si je vous reconnais ! Assurément, dit Émilie : vous êtes Annette ; mais comment donc êtes-vous ici ?
— Oh ! vous avez été bien mal, mademoiselle, bien mal, en vérité ; et j’ai cru…
— C’est singulier, dit Émilie, essayant de se rappeler le passé ; mais je crois me souvenir qu’un songe pénible a fatigué mon imagination. Grand Dieu ! ajouta-t-elle, en tressaillant soudain, certainement, ce n’était qu’un songe. »

Extrait de : A. Radcliffe. « Les Mystères d’Udolphe (tome 2). »

Les mystères d’Udolphe 1 par Ann Radcliffe

Fiche de Les mystères d’Udolphe

Titre : Les mystères d’Udolphe (Tome 1 sur 2)
Auteur : Ann Radcliffe
Date de parution : 1798
Traduction : V. de Chastenay
Editeur : Bibliothèque numérique romande

Première page de Les mystères d’Udolphe

« Sur les bords de la Garonne existait, en 1584, dans la province de Guyenne, le château de M. Saint-Aubert. De ses fenêtres on découvrait les riches paysages de la Guyenne, qui s’étendaient le long du fleuve, couronnés de bois, de vignes et d’oliviers. Au midi, la perspective était bornée par la masse imposante des Pyrénées, dont les sommets, tantôt cachés dans les nuages, tantôt laissant apercevoir leurs formes bizarres, se montraient quelquefois nus et sauvages au milieu des vapeurs bleuâtres de l’horizon, et quelquefois découvraient leurs pentes, le long desquelles de noirs sapins se balançaient, agités par les vents. D’affreux précipices contrastaient avec la douce verdure des pâturages et des bois qui les avoisinaient ; des troupeaux, de simples chaumières reposaient les regards fatigués de l’aspect des abîmes. Au nord et à l’orient s’étendaient à perte de vue les plaines du Languedoc, et l’horizon se confondait au couchant avec les eaux du golfe de Gascogne. »

Extrait de : A. Radcliffe. « Les Mystères d’Udolphe (tome 1). »