Catégorie : Livres
Coraline par Neil Gaiman
Fiche de Coraline
Titre : Coraline
Auteur : Neil Gaiman
Date de parution : 2002
Traduction : H. Collon
Editeur : Albin Michel
Première page de Coraline
« CORALINE découvrit la porte peu après avoir emménagé dans la maison.
C’était une très vieille maison, avec un grenier sous le toit, une cave en sous-sol et un jardin à l’abandon plein d’arbres très grands et très vieux.
Les parents de Coraline n’étaient pas propriétaires de toute la maison – elle était trop grande pour ça. Ils n’en possédaient qu’une partie.
D’autres gens habitaient là aussi.
Au rez-de-chaussée, c’est-à-dire en dessous de chez Coraline, il y avait les demoiselles Spink et Forcible. Vieilles, toutes rondes, elles partageaient leur appartement avec un certain nombre de terriers blancs affublés de noms de personnes tels que Hamish, André ou Jock. Autrefois elles avaient été actrices, Mlle Spink l’avait raconté à Coraline le jour où elles avaient fait connaissance.
« Vois-tu, Caroline, lui dit-elle en se trompant d’emblée sur son prénom, de notre temps, Mlle Forcible et moi étions des comédiennes célèbres. »
Extrait de : N. Gaiman. « Coraline. »
Anansi boys par Neil Gaiman
Fiche de Anansi boys
Titre : Anansi boys (Tome 2 sur 2 – American Gods)
Auteur : Neil Gaiman
Date de parution : 2005
Traduction : M. Pagel
Editeur : Au diable Vauvert
Première page de Anansi boys
« Tout commence, ainsi que la plupart des choses, par une chanson.
Au commencement, après tout, étaient les paroles, et elles s’accompagnaient d’un air. Voilà comment fut créé l’univers et divisé le néant, comment les terres et les étoiles, les rêves et les petits dieux aussi bien que les animaux firent leur entrée dans le monde.
Ils furent chantés.
Les grands animaux prirent naissance d’une chanson, après que le Chanteur en eut terminé avec les planètes et les collines, les arbres, les océans et les petits animaux. Les falaises qui délimitent la réalité furent chantées, de même que les terrains de chasse et les ténèbres. »
Extrait de : N. Gaiman. « American Gods – Anansy Boys. »
American Gods par Neil Gaiman
Fiche de American Gods
Titre : American Gods (Tome 1 sur 2 – American Gods)
Auteur : Neil Gaiman
Date de parution : 2001
Traduction : M. Pagel
Editeur : J’ai lu
Première page de American Gods
« Ombre purgeait trois ans de prison. Il était assez costaud et avait plutôt l’air de ne pas se laisser emmerder pour que son plus gros problème soit de tuer le temps. Il se maintenait donc en forme, mettait au point des tours de magie avec des pièces de monnaie, et songeait énormément à sa femme bien-aimée.
L’aspect le plus positif de la prison – son unique aspect positif, peut-être –, c’était le soulagement qu’elle apportait. Le sentiment d’avoir plongé tout en bas et touché le fond. Ombre ne s’inquiétait plus de se faire prendre puisqu’il était déjà pris. Il ne craignait plus ce que réservait demain puisque hier l’avait déjà réservé. »
Extrait de : N. Gaiman. « American Gods – American Gods. »
Migrations par A. Blackwood
Fiche de Migrations
Titre : Migrations
Auteur : A. Blackwood
Date de parution : 1967
Traduction : J. Parsons
Editeur : Denoël
Sommaire de Migrations
- Sortilèges et métamorphoses
- Max Hensig
- L’indiscret
- Confession
- Migrations
Première page de Sortilèges et métamorphoses
« Il semble que certaines personnes parfaitement quelconques, ne présentant aucune prédisposition à l’aventure puissent, une fois ou deux, au cours de leur paisible existence, connaître une expérience étrange à vous couper la respiration, à vous faire détourner les yeux ! John Silence, le médecin-psychiatre, était plus particulièrement à l’affût, pour les ajouter à sa collection, des cas de cette nature, car ils intéressaient en lui des sentiments profondément humains, ils éveillaient sa sympathie, mettaient sa patiente perspicacité au défi. Il parvenait ainsi à découvrir l’existence de problèmes étrangement complexes et d’un puissant intérêt pour une meilleure connaissance de l’homme.
Il aimait remonter aux sources cachées des cas qui semblaient précisément trop curieux et trop fantastiques pour être croyables. C’était chez lui une véritable passion de débrouiller la contexture intime des phénomènes les plus déroutants et de soulager en même temps la souffrance de ses semblables. Ce qu’il découvrait était souvent extrêmement étrange. »
Extrait de : A. Blackwood. « Migrations. »
Le wendigo par A. Blackwood
Fiche de Le wendigo
Titre : Le wendigo
Auteur : A. Blackwood
Date de parution : 1972
Traduction : J. Parsons
Editeur : Denoël
Sommaire de Le wendigo
- Le wendigo
- Celui que les arbres aimaient …
- La danse de mort
- Complice par omission
- Passage pour un autre monde
Première page de Le wendigo
« Cette année-là, bien des chasseurs arrivèrent au terme de leur expédition sans avoir pu relever seulement une fois des traces fraîches. Les élans étaient en effet anormalement craintifs. Tous ces nemrods durent regagner le sein de leur famille avec les excuses les meilleures, suggérées par les circonstances ou soufflées par leur imagination. Tout comme les camarades, le docteur Cathcart revint sans le moindre trophée ; mais il rapportait en revanche le souvenir d’une expérience qui valait mieux à ses yeux que toutes les têtes d’élan. À cette époque, le docteur Cathcart, d’Aberdeen, s’intéressait, en dehors des cervidés, à d’autres questions : les bizarreries de l’esprit humain, par exemple. Pourtant l’histoire qu’on va lire ne figure pas dans son livre sur l’Hallucination collective : il considérait qu’il avait été trop intimement mêlé à l’affaire pour pouvoir formuler un jugement compétent. C’est du moins ce qu’il confia à l’un de ses confrères. »
Extrait de : A. Blackwood. « Le Wendigo. »
Le camp du chien par A. Blackwood
Fiche de Le camp du chien
Titre : Le camp du chien
Auteur : A. Blackwood
Date de parution : 1975
Traduction : J. Parsons
Editeur : Denoël
Sommaire de Le camp du chien
- La folie de Jones
- Le camp du chien
- La vallée perdue
Première page de La folie de Jones
« L’aventure va au-devant de l’aventureux, les événements mystérieux surgissent devant ceux qui, par don d’émerveillement ou par imagination, en guettent l’arrivée ; mais la plupart des gens passent devant des portes entrebâillées en les croyant closes et ne prennent pas garde aux vagues frémissements du grand rideau des apparences qui dissimule le monde des causes premières.
Il faut aux hommes une sensibilité exacerbée par des souffrances intimes exceptionnelles ou due à une tendance naturelle héritée d’un lointain passé pour leur faire prendre, bon gré mal gré, conscience d’un monde plus vaste qui se trouve là, à leur portée, et leur apprendre qu’à tout instant une combinaison fortuite d’états d’âme et de forces peut les inciter à franchir cette frontière mouvante.
Toutefois, certains hommes sont nés avec, au fond de leur cœur, cette terrible certitude et n’ont besoin d’aucun apprentissage. Jones appartenait sans aucun doute à cette élite. »
Extrait de : A. Blackwood. « Le camp du chien. »
L’homme que les arbres aimaient par A. Blackwood
Fiche de L’homme que les arbres aimaient
Titre : L’homme que les arbres aimaient
Auteur : A. Blackwood
Date de parution : 2020
Traduction : J. Parsons
Editeur : Arbre vengeur
Sommaire de L’homme que les arbres aimaient
- Les saules
- Passage pour un autre monde
- Le piège du destin
- Celui que les arbres aimaient …
- La folie de Jones
Première page de Les saules
« Quand on quitte Vienne, et longtemps avant d’atteindre Budapest, on voit le Danube entrer dans une région désolée et étrangement abandonnée ; il quitte alors son lit pour se répandre sur chaque rive ; pendant des kilomètres, la campagne se transforme en un véritable marécage où les saules nains poussent à foison. Sur les cartes, cette région déserte est figurée par un bleu qui se dégrade à mesure qu’il s’éloigne de la ligne représentant le bord du fleuve, en formant comme des vaguelettes ; sur ce fond s’inscrit en larges lettres espacées le mot Sümpfe qui signifie marais.
Au moment des crues, cette mer de sable, de galets, ponctuée d’îlots de saules est presque entièrement submergée ; le reste du temps, on aperçoit des buissons qui, tout bruissants, courbent la tête sous le vent ; ils laissent apparaître leurs feuilles argentées par le soleil et forment une plaine sans cesse mouvante dont la beauté est bouleversante. Ces saules ne parviennent jamais à la dignité d’arbres adultes ; ils n’ont pas de tronc rigide ; ils restent toujours d’humbles buissons au contour délicat, terminés en boule, qui obéissent à la moindre sollicitation du vent ; souples comme des graminées, ils se balancent continuellement au point de donner l’illusion l’illusion que c’est la plaine tout entière qui se met en mouvement, qui est douée de vie. »
Extrait de : A. Blackwood. « L’homme que les arbres aimaient. »
John Silence par A. Blackwood
Fiche de John Silence
Titre : John Silence
Auteur : A. Blackwood
Date de parution : 1908
Traduction : M. Duperray
Editeur : Rivages
Sommaire de John Silence
- La némésis du feu
- Une invasion psychique
- Culte secret
Première page de La némésis du feu
« Grâce à une stratégie que je n’ai jamais pu percer à jour, John Silence réussit toujours à garder l’exclusivité du compartiment, et comme nous avions deux heures devant nous avant le prochain arrêt du train, il y avait tout le temps nécessaire pour passer en revue les éléments préliminaires du cas à traiter. Il m’avait téléphoné le matin même, et malgré le handicap des kilomètres de fil qui nous séparaient, j’avais reconnu dans sa voix le frémissement qui précède les aventures extraordinaires.
— C’est comme s’il s’agissait d’une simple visite à la campagne, répondit-il à l’appareil, en réponse à ma question, et n’oubliez pas votre fusil.
— Armé à blanc, je suppose ? Car je connaissais sa stricte opposition de principe aux sports qui attentent à la vie et devinais que les fusils n’avaient pour but évident que le déguisement. »
Extrait de : A. Blackwood. « John Silence. »
Elève de quatrième … dimension par A. Blackwood
Fiche de Elève de quatrième … dimension
Titre : Elève de quatrième … dimension
Auteur : A. Blackwood
Date de parution : 1964
Traduction : J. Parsons
Editeur : Denoël
Sommaire de Elève de quatrième … dimension
- L’affaire Pikestaffe
- Les saules
- Le piège du destin
- La veille du premier mai
- Le vieil homme des visions
- L’histoire du fantôme de la femme
- La vallée des bêtes sauvages
Première page de L’affaire Pikestaffe
« La remarquable longévité des gouvernantes mériterait d’éveiller l’intérêt d’un physiologiste : peut-être pourrait-il proposer des explications. Il y a longtemps que les garçons, les filles, confiés à leur garde sont parvenus à l’âge adulte, mariés, pères et mères de famille, et elles sont toujours en vie. Cinquante années après que l’une de ces femmes eut commencé son éducation, son ancien élève disait : « C’est à croire qu’elle s’accroche à l’existence… Oh ! nous nous occupons d’elle, bien sûr. Elle ne manque de rien ! »
Les « enfants distingués » d’une « famille distinguée » avaient ainsi continué à s’occuper de leur ancienne gouvernante, miss Helena Speke. »
Extrait de : A. Blackwood. « Elève de quatrième… dimension. »
Warbreaker par Brandon Sanderson
Fiche de Warbreaker
Titre : Warbreaker
Auteur : Brandon Sanderson
Date de parution : 2009
Traduction : M. Fazi
Editeur : Orbit
Première page de Warbreaker
« C’est curieux, songea Vasher, le nombre de choses qui commencent par mon arrivée en prison.
Les gardes éclatèrent de rire et claquèrent bruyamment la porte de la cellule. Vasher se releva, s’épousseta, fit rouler son épaule en grimaçant. La moitié inférieure de la porte était en bois robuste mais la partie supérieure était munie de barreaux, ce qui lui permit de voir les trois gardes ouvrir son grand sac de paquetage et farfouiller dans ses affaires.
L’un d’eux s’aperçut qu’il les observait. C’était un colosse à la carrure bestiale et au crâne rasé, vêtu d’un uniforme sale où l’on distinguait à grand-peine le jaune et le bleu soutenus de la garde de T’Telir.
Des couleurs vives, se dit Vasher. Il va falloir que je m’y réhabitue. Dans toute autre nation, ce bleu et ce jaune éclatants auraient semblé grotesques sur des soldats. Mais il se trouvait à Hallandren : la terre des dieux rappelés, des serviteurs sans-vie, de la recherche biochromatique et – bien entendu – de la couleur. »
Extrait de : B. Sanderson. « Warbreaker. »