Catégorie : Livres

 

Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination par Neil Gaiman

Fiche de Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination

Titre : Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination
Auteur : Neil Gaiman
Date de parution : 2013
Traduction : P. Marcel
Editeur : Au diable vauvert

Première page de Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination

« Il est important que les gens précisent dans quel camp ils se rangent et pourquoi, et s’ils pourraient être de parti pris. Une déclaration d’intérêts de la part des membres, en quelque sorte. Donc, je vais vous parler de lecture. Je vais vous dire que les bibliothèques sont importantes. Je vais suggérer que lire de la fiction, lire pour le plaisir, est une des plus importantes activités à laquelle on puisse s’adonner. Je vais lancer un appel passionné pour que les gens comprennent ce que sont les bibliothèques et les bibliothécaires, et qu’il faut les préserver.

Je suis de parti pris, de façon évidente et gigantesque : je suis auteur, souvent auteur de fiction. J’écris pour les enfants et les adultes. Depuis une trentaine d’années, je gagne ma vie par mes mots, en majorité en inventant des choses et en les écrivant. Il est évidemment de mon intérêt que les gens lisent, qu’ils lisent de la fiction, que bibliothèques et bibliothécaires continuent à exister et aident à favoriser l’amour de la lecture et des lieux où la lecture peut se pratiquer. »

Extrait de : N. Gaiman. « Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination. »

Pas de panique ! par Neil Gaiman

Fiche de Pas de panique !

Titre : Pas de panique !
Auteur : Neil Gaiman
Date de parution : 2002
Traduction : M. Pagel
Editeur : Gallimard

Première page de Pas de panique !

« L’acide désoxyribonucléique, communément appelé ADN, constitue la base génétique fondamentale de tous les êtres vivants. La structure de l’ADN fut découverte et décryptée, en même temps que sa fonction, à Cambridge, Angleterre, en 1952, puis dévoilée au monde en 1953.

Cet ADN-là n’était cependant pas le premier à apparaître à Cambridge. Un an plus tôt, le 11 mars 1952, Douglas Noël Adams y était venu au monde, dans un ancien asile des pauvres victorien(1) – d’une mère infirmière et d’un père étudiant en théologie qui comptait entrer dans les Ordres mais finirait par y renoncer devant l’insistance de ses amis à le convaincre de l’inanité du projet.

Les parents de Douglas quittèrent Cambridge alors qu’il avait six mois. Il avait cinq ans lorsqu’ils divorcèrent. »

Extrait de : N. Gaiman. « Pas de panique !. »

Odd et les géants de glace par Neil Gaiman

Fiche de Odd et les géants de glace

Titre : Odd et les géants de glace
Auteur : Neil Gaiman
Date de parution : 2009
Traduction : V. Le Plouhinec
Editeur : Albin Michel

Première page de Odd et les géants de glace

« IL ÉTAIT UNE FOIS un garçon nommé Odd, ce qui n’avait rien d’étrange ni d’inhabituel en ce temps et dans cette contrée-là. « Odd » signifiait « la pointe d’une lame », c’était un nom porte-bonheur.
Le garçon, en revanche, était un peu bizarre. C’était du moins l’avis des autres villageois. Bizarre, il l’était sans doute ; mais chanceux, certainement pas.
Son père avait péri au cours d’une expédition de pillage en mer deux années plus tôt, alors qu’Odd n’avait que dix ans. On avait déjà vu des hommes se faire tuer lors de ces raids, mais son père n’avait pas été occis par un Écossais, il n’était pas tombé glorieusement dans le feu du combat, en bon Viking. Non, il avait sauté par-dessus bord pour »

Extrait de : N. Gaiman. « Odd et les Géants de Glace. »

Neverwhere par Neil Gaiman

Fiche de Neverwhere

Titre : Neverwhere
Auteur : Neil Gaiman
Date de parution : 1996
Traduction : P. Marcel
Editeur : J’ai lu

Première page de Neverwhere

« C’était le milieu du seizième siècle, et il pleuvait sur la Toscane : une méchante pluie froide qui peignait le monde en gris.

Une traînée de fumée noire montait du modeste monastère sur la colline, vers le ciel du petit matin.

Sur la colline, deux hommes assis regardaient le bâtiment brûler.

— Et ceci, monsieur Vandemar, déclara le plus petit des deux en indiquant d’une main graisseuse la colonne de fumée, va nous offrir un très beau sinistre, dès que la conflagration aura bien pris. Toutefois, le strict respect de la vérité me contraint à le confesser : je doute qu’aucun de ses habitants ne soit en position d’en savourer pleinement les charmes.

— À cause qu’y sont morts, vous voulez dire, monsieur Croup ? s’enquit son compagnon. »

Extrait de : N. Gaiman. « Neverwhere. »

Miroirs et fumée par Neil Gaiman

Fiche de Miroirs et fumée

Titre : Miroirs et fumée
Auteur : Neil Gaiman
Date de parution : 1998
Traduction : P. Marcel
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Miroirs et fumée

  • Chevalerie
  • Nicholas était …
  • Le prix
  • Le troll sous le pont
  • Ne demandez rien au diable
  • Le bassin aux poissons et autres contes
  • La route blanche
  • La reine d’épées
  • Changements
  • La fille des chouettes
  • La spéciale des shoggoths à l’ancienne
  • Virus
  • Cherchez la fille
  • Une fin du monde de plus
  • Alerte : Animal à bout
  • On peut vous les faire au prix de gros
  • Une vie, meublée en Moorcock première manière
  • Couleurs froides
  • Le balayeur de rêves
  • Corps étrangers
  • Sizain vampire
  • La souris
  • Le changement de mer
  • Le jour où nous sommes allés voir la fin du monde
  • Vent du désert
  • Saveurs
  • Mignons à croquer
  • Les mystères du meurtre
  • Neige, verre et pommes

Première page de Chevalerie

« Mrs Whitaker trouva le Saint-Graal ; il gisait sous un manteau de fourrure.
Tous les jeudis après-midi, Mrs Whitaker se rendait à pied jusqu’à la poste pour percevoir sa retraite, bien qu’elle n’ait plus ses jambes d’autrefois, et sur le chemin du retour, elle s’arrêtait chez Oxfam pour s’acheter un petit quelque chose.
La boutique Oxfam vendait de vieux vêtements, des bibelots, des brimborions, des machins et des trucs, et des quantités astronomiques de vieux livres de poche, tous obtenus par donation : des rebuts de deuxième main, souvent la liquidation de l’héritage des morts. Tous les bénéfices allaient à des œuvres de charité. »

Extrait de : N. Gaiman. « Miroirs et Fumée. »

La mythologie viking par Neil Gaiman

Fiche de La mythologie viking

Titre : La mythologie viking
Auteur : Neil Gaiman
Date de parution : 2017
Traduction : P. Marcel
Editeur : Au Diable Vauvert

Première page de La mythologie viking

« Avant le commencement, il n’y avait rien – ni terre, ni cieux, ni étoiles, ni ciel : rien que le monde de la brume, sans forme et sans structure, et le monde du feu, toujours ardent.

Au nord s’étendait le Niflheim, le monde des ténèbres. Onze fleuves de poison fendaient la brume, chacun jaillissant de la même source au centre de tout, le maelstrom rugissant appelé Hvergelmir. Le Niflheim était plus froid que le froid et la brume obscure nappait tout d’une chape pesante. Les cieux étaient masqués par elle et le sol était couvert par le brouillard glacé.

Au sud se trouvait le Muspell. Le Muspell était le feu. Là-bas, tout brillait et brûlait. Le Muspell était la lumière, alors que le Niflheim était la grisaille ; la lave en fusion, alors que le monde de brume était gelé. Le pays flambait dans la fournaise grondante d’un feu de forgeron ; il n’y avait ni terre ferme ni ciel. Rien que des étincelles et des jaillissements de chaleur, des roches fondues et des braises ardentes. »

Extrait de : N. Gaiman. « La Mythologie Viking. »

L’océan au bout du chemin par Neil Gaiman

Fiche de L’océan au bout du chemin

Titre : L’océan au bout du chemin
Auteur : Neil Gaiman
Date de parution : 2013
Traduction : P. Marcel
Editeur : Au Diable Vauvert

Première page de L’océan au bout du chemin

« Je portais un costume noir, une chemise blanche, une cravate noire et des chaussures noires, bien cirées et brillantes : des vêtements dans lesquels j’aurais été mal à l’aise, en temps ordinaire, comme si j’avais endossé un uniforme volé ou si je voulais passer pour un adulte. Aujourd’hui, ils m’apportaient une sorte de réconfort. Je portais les vêtements appropriés à une rude journée.

J’avais accompli mon devoir, le matin, prononcé les paroles que je devais prononcer, et j’étais sincère en les disant ; et puis, une fois le service terminé, je suis monté en voiture et je suis parti au hasard, sans plan défini, avec environ une heure à tuer avant de rencontrer d’autres gens que je n’avais plus vus depuis des années, serrer d’autres mains et boire trop de tasses de thé dans le beau service en porcelaine. J’ai suivi des routes de campagne sinueuses du Sussex dont je ne me souvenais qu’à demi, jusqu’à ce que je me retrouve »

Extrait de : N. Gaiman. « L’océan au bout du chemin. »

L’étrange vie de Nobody Owens par Neil Gaiman

Fiche de L’étrange vie de Nobody Owens

Titre : L’étrange vie de Nobody Owens
Auteur : Neil Gaiman
Date de parution : 2008
Traduction : V. Le Plouhinec
Editeur : Albin Michel

Première page de L’étrange vie de Nobody Owens

« IL Y AVAIT UNE MAIN dans les ténèbres, et cette main tenait un couteau.

Le manche du couteau était en os noir et lustré, et sa lame plus mince et effilée qu’un rasoir. Eût-elle tranché en vous, peut-être n’auriez-vous pas même perçu sa morsure, pas sur le moment.

Le couteau s’était acquitté de presque tout ce qui l’amenait là, et sa lame et son manche étaient humides.

La porte sur la rue était encore ouverte, à peine, là où s’étaient glissés dans la maison le couteau et l’homme qui le tenait, et par cette porte ouverte s’insinuaient en ondulant des volutes de brume nocturne.

Le Jack s’arrêta sur le seuil. De la main gauche il sortit un grand mouchoir blanc de son manteau noir, et il essuya le couteau, et le gant de sa main droite qui l’avait tenu ; puis il rangea le mouchoir. »

Extrait de : N. Gaiman. « L’Etrange vie de Nobody Owens. »

Entremonde par Neil Gaiman et Michael Reaves

Fiche de Entremonde

Titre : Entremonde
Auteur : Neil Gaiman et Michael Reaves
Date de parution : 2007
Traduction : M. Pagel
Editeur : J’ai lu

Première page de Entremonde

« Un jour, je me suis perdu chez moi.

Ça n’était pas aussi terrible que ça en a l’air, cela dit. On venait d’agrandir la maison, d’ajouter un couloir et une chambre pour le calmar – alias Kevin, mon tout jeune frère –, mais les maçons étaient partis et la poussière s’était redéposée plus d’un mois plus tôt. Quand maman nous a appelés pour le dîner, j’ai voulu descendre au rez-de-chaussée et je me suis retrouvé dans une pièce du premier étage, tapissée d’un papier peint couvert de nuages et de lapins. Comprenant que j’avais tourné à droite au lieu de tourner à gauche, je n’ai rien eu de plus pressé que de refaire la même erreur et j’ai abouti dans un placard.

Le temps que j’arrive en bas, Jenny et papa y étaient déjà, et maman faisait les gros yeux. Sachant que toute tentative d’explication sonnerait faux, je me suis attaqué sans piper mot à mes macaronis au gruyère. »

Extrait de : N. Gaiman et M. Reaves. « Entremonde. »

Des choses fragiles par Neil Gaiman

Fiche de Des choses fragiles

Titre : Des choses fragiles
Auteur : Neil Gaiman
Date de parution : 2006
Traduction : M. Pagel
Editeur : Au Diable Vauvert

Sommaire de Des choses fragiles

  • Une étude en vert
  • La grand’ roue féerique
  • La présidence d’Octobre
  • La chambre dissimulée
  • Les épouses interdites des esclaves sans visage dans le manoir secret de la nuit du désir redoutable
  • Le chemin caillouteux du souvenir
  • L’heure de la fermeture
  • Devenir Sylvain
  • Amères moutures
  • Les autres
  • Souvenirs et trésors
  • Les bons garçons méritent des récompenses
  • La vérité sur le cas du départ de Mlle Finch
  • D’étranges petites filles
  • La Saint-Valentin d’Arlequin
  • Boucles
  • Le problème de Susan
  • Instructions
  • Qu’est-ce que tu crois que ça me fait ?
  • Ma vie
  • Quinze cartes peintes d’un tarot vampire
  • Nourrir et manger
  • Le croup de l’inventeur de maladies
  • A la fin
  • Goliath
  • Pages d’un journal trouvé au fond d’une boîte à chaussures laissée dans un bus Greyhound quelque part entre Tulsa, Oklahoma et Louisville, Kentucky
  • Comment parler aux filles pendant les fêtes
  • Le jour de l’arrivée des soucoupes
  • L’oiseau-soleil
  • Inventer Aladin
  • Le monarque de la vallée

Première page d’Une étude en vert

« C’est l’immensité, je crois. Le gigantisme de ce qui vit dans les profondeurs. La noirceur des rêves.

Mais je m’égare. Pardonnez-moi. Je n’ai rien d’un littéraire.

J’avais besoin d’un logement. Ce fut ainsi que je le rencontrai. Je cherchais quelqu’un pour partager le loyer avec moi. Nous fûmes présentés par une connaissance commune, dans les laboratoires de chimie de St. Bart. « Je constate que vous êtes allé en Afghanistan. » Voilà ce qu’il me déclara, si bien que ma mâchoire s’affaissa et que mes yeux s’écarquillèrent.

« Stupéfiant, dis-je.

— Pas tant que ça, répondit l’inconnu en blouse blanche qui allait devenir mon ami. La manière dont vous tenez votre bras révèle que vous avez été blessé – et ce d’une façon bien particulière –, vous êtes très bronzé, et vous avez en outre un port militaire. »

Extrait de : N. Gaiman. « Des choses fragiles. »