Catégorie : Livres

 

Légion par Brandon Sanderson

Fiche de Légion

Titre : Légion (Tome 1 sur 2 – Légion)
Auteur : Brandon Sanderson
Date de parution : 2010
Traduction : M. Fazi
Editeur : Le livre de poche

Première page de Légion

« Je m’appelle Stephen Leeds et je suis parfaitement sain d’esprit. Mes hallucinations, en revanche, sont complètement cinglées.

Les coups de feu provenant de la chambre de J.C. claquaient comme des pétards. Marmonnant tout bas, je m’emparai des cache-oreilles accrochés à l’extérieur de sa porte – j’avais appris à les y laisser – et entrai dans la pièce. J.C. portait lui-même un cache-oreilles et levait son pistolet à deux mains, visant sur le mur une photo d’Oussama Ben Laden.

Il passait du Beethoven. Très fort.

— On ne s’entend plus parler ! hurlai-je.

J.C. fit la sourde oreille. Il vida un chargeur dans la figure de Ben Laden, perçant une série de trous dans le mur par la même occasion. Je n’osai pas m’approcher. Il risquait de me tirer dessus par accident si je le surprenais. »

Extrait de : B. Sanderson. « Légion. »

Alcatraz contre l’ordre du verre brisé par Brandon Sanderson

Fiche de Alcatraz contre l’ordre du verre brisé

Titre : Alcatraz contre l’ordre du verre brisé (Tome 4 sur 6 – Alcatraz)
Auteur : Brandon Sanderson
Date de parution : 2010
Traduction : J. Saumande
Editeur : Le livre de poche

Première page de Alcatraz contre l’ordre du verre brisé

« Et donc j’étais là, un ours en peluche rose à la main. Il arborait un petit nœud rouge et un sourire tout à fait engageant, mignon et ursin. Ah, et puis il faisait tic-tac aussi.

— Et maintenant ? demandai-je.

— Maintenant, tu le lances, andouille ! répondit impérieusement Bastille.

Intrigué, je jetai le nounours par la fenêtre ouverte en direction d’une petite pièce remplie de sable. Une seconde plus tard, une explosion retentit, me catapultant en arrière. Je m’écrasai contre le mur du fond.

Je laissai échapper un misérable « eurk ! » de douleur et glissai sur le plancher. Je clignai des yeux furieusement afin de réajuster ma vision. Une myriade de fragments de plâtre (le genre qu’on applique sur les plafonds dans l’unique but de les voir se détacher puis tomber spectaculairement par terre en cas de déflagration) se détacha et tomba spectaculairement par terre. J’en reçus un sur le crâne. »

Extrait de : B. Sanderson. « Alcatraz – Alcatraz contre l’ordre du verre brisé. »

Alcatraz contre les traîtres de Nalhalla par Brandon Sanderson

Fiche de Alcatraz contre les traîtres de Nalhalla

Titre : Alcatraz contre les traîtres de Nalhalla (Tome 3 sur 6 – Alcatraz)
Auteur : Brandon Sanderson
Date de parution : 2009
Traduction : J. Saumande
Editeur : Le livre de poche

Première page de Alcatraz contre les traîtres de Nalhalla

« Et donc j’étais là, suspendu la tête en bas sous un énorme oiseau de verre, filant à une vitesse hallucinante au-dessus de l’océan et pas en danger du tout.

Vous avez bien lu. Je n’étais absolument pas en danger. Je n’avais même jamais été autant en sécurité de toute ma vie, et ce malgré le vide vertigineux qui s’étendait sous moi. (Ou plutôt au-dessus de moi, vu que je me tenais à l’envers.)

J’avançai avec précaution. J’avais enfilé de gros godillots translucides équipés de semelles spéciales en Verre Grappin, qui me permettaient d’adhérer à toutes sortes de parois de verre et m’empêchaient de tomber tête la première (littéralement) vers une mort certaine.

Si vous m’aviez vu alors, vous vous seriez sans doute dit que, entre le hurlement du vent et les remous inquiétants de la mer, ma position était particulièrement périlleuse. Mais tout est relatif. Vous comprenez, j’avais passé mon enfance dans une foultitude de familles d’accueil du Chutland, c’est-à-dire en territoire ennemi. »

Extrait de : B. Sanderson. « Alcatraz – Alcatraz contre les traîtres de Nalhalla. »

Alcatraz contre les ossements du scribe par Brandon Sanderson

Fiche de Alcatraz contre les ossements du scribe

Titre : Alcatraz contre les ossements du scribe (Tome 2 sur 6 – Alcatraz)
Auteur : Brandon Sanderson
Date de parution : 2008
Traduction : J. Saumande
Editeur : Le livre de poche

Première page de Alcatraz contre les ossements du scribe

« Et donc, j’étais là, vautré sur une chaise, à poireauter dans un hall d’aéroport sinistre en grignotant machinalement des chips rassises.

Vous vous attendiez à autre chose ? Ah oui ? Vous pensiez sans doute que j’allais attaquer ce livre avec quelque chose d’un peu plus fracassant : d’infâmes Bibliothécaires, peut-être, ou pourquoi pas des autels, des Animés ou au moins une ou deux mitraillettes.

Je suis navré de vous décevoir. Cela dit, ce n’est pas la première fois. Mais c’est pour votre bien. Voyez-vous, j’ai décidé d’abandonner mes mauvaises habitudes. J’ai vraiment abusé dans mon dernier bouquin : une intro intense, bourrée d’action et de menace, suivie d’un récit qui n’avait apparemment rien à voir avec la choucroute, si bien que le lecteur était tendu, nerveux, frustré.

Je promets de ne plus tromper mon public de cette façon. Je n’utiliserai plus de scènes à suspense et autres trucs de ce style dans l’espoir que vous continuiez votre lecture. Je serai calme, respectueux et totalement honnête. »

Extrait de : B. Sanderson. « Alcatraz – Alcatraz contre les ossements du scribe. »

Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires par Brandon Sanderson

Fiche de Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires

Titre : Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires (Tome 1 sur 6 – Alcatraz)
Auteur : Brandon Sanderson
Date de parution : 2007
Traduction : J. Saumande
Editeur : Le livre de poche

Première page de Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires

« Et donc, j’étais là, ligoté sur un autel d’encyclopédies périmées, à deux doigts d’être sacrifié aux forces du mal par une secte d’infâmes Bibliothécaires.

Vous imaginez bien qu’une situation de ce genre peut être assez troublante. Ça fait des trucs bizarres au cerveau de flirter avec le danger comme ça ; souvent, ça vous fait réfléchir à votre vie. Si vous n’avez jamais connu ce type de circonstances, eh bien, vous devrez me croire sur parole. Dans le cas contraire, vous êtes probablement mort et il y a peu de chance pour que vous soyez en train de lire ces lignes.

En ce qui me concerne, me retrouver au bord du trépas me fit penser à mes parents. Plutôt étrange, vu que je n’avais pas grandi avec eux. Jusqu’à mon treizième anniversaire, je ne savais vraiment qu’une chose à leur sujet : ils avaient un sens de l’humour assez malsain. »

Extrait de : B. Sanderson. « Alcatraz – Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires. »

Dracula les origines par Dacre Stoker et J. D. Barker

Fiche de Dracula les origines

Titre : Dracula les origines
Auteur : Dacre Stoker et J. D. Barker
Date de parution : 2018
Traduction : E. Betsch
Editeur : Michel Laffont

Première page de Dracula les origines

« Bram a les yeux rivés sur la porte.

Son front creusé de sillons ruisselle de sueur. Les tempes palpitantes au point que c’en est douloureux, il glisse les doigts dans ses cheveux trempés.

Depuis combien de temps n’a-t-il pas dormi ? Deux jours ? Trois ? Il l’ignore. Chaque heure se fond dans la suivante, tel un rêve enfiévré dont on ne s’éveille pas. Il n’y a que le sommeil, de plus en plus profond, de plus en plus sombre…

Non !

Il ne faut pas songer à dormir.

Il se force à garder les yeux grands ouverts. Il leur ordonne de rester ouverts, s’empêche de cligner, car ses paupières sont plus lourdes chaque fois qu’il les abaisse. Il doit renoncer à tout espoir de repos, de sommeil, de sécurité, de famille, d’amour, d’avenir, de…

La porte.

Ne pas quitter la porte des yeux. »

Extrait de : D. Stoker et J. D. Barker. « Dracula – Les Origines. »

Dracula l’immortel par Dacre Stoker et Ian Holt

Fiche de Dracula l’immortel

Titre : Dracula l’immortel
Auteur : Dacre Stoker et Ian Holt
Date de parution : 2009
Traduction : J.-N. Chatain
Editeur : Michel Laffont

Première page de Dracula l’immortel

« Lettre de Mina Harker à son fils Quincey Harker.

Le 9 mars 1912,

Mon cher Quincey,

Mon fils bien-aimé, toute ta vie durant tu as soupçonné la présence de secrets entre nous. Je crains que l’heure ne soit venue de te dévoiler la vérité. La nier plus longtemps ne ferait que mettre en danger ta vie et ton âme immortelle.

Ton cher père et moi avons choisi de te dissimuler notre passé, afin de te protéger des affres du monde. Nous espérions t’offrir une enfance exempte des frayeurs qui nous ont hantés tout au long de notre existence d’adultes. Tandis que tu devenais au fil des jours le jeune homme brillant que tu es aujourd’hui, nous avons préféré ne pas te confier nos secrets, de crainte que tu ne nous juges déments. Pardonne-nous. Si tu lis à présent cette lettre, cela signifie que le mal que nous avons éperdument, et peut-être à tort, cherché à t’épargner s’en est revenu. Et à l’instar des parents qui t’ont précédé, tu cours désormais un grave danger. »

Extrait de : D. Stoker et I. Holt. « Dracula l’immortel. »

La machine à filmer le temps par Thomas L. Sherred

Fiche de La machine à filmer le temps

Titre : La machine à filmer le temps
Auteur : Thomas L. Sherred
Date de parution : 1984
Traduction : G. Lebec
Editeur : Denoël

Sommaire de La machine à filmer le temps

  • La machine à filmer le temps par Thomas L. Sherred
  • Les enfants de la nuit par Frederik Pohl

Première page de La machine à filmer le temps

« Une voiture de l’état-major vint chercher le capitaine à l’aéroport. Elle roula très vite et longtemps. Dans une pièce exiguë, silencieuse, le général était assis, crispé, raide comme un cierge. Dehors, dans la nuit, au bas de marches luisantes de givre, le commandant attendait. Dans un gémissement de pneus, la voiture s’immobilisa. Capitaine et commandant grimpèrent ensemble l’escalier d’un pas vif. Ni paroles ni saluts ne furent échangés. Le général se leva, main tendue, et le capitaine ouvrit sa serviette pour lui remettre une épaisse liasse de feuillets. Le général les compulsa nerveusement puis cracha un ordre au commandant qui disparut dans le couloir où l’on entendit résonner sa voix rauque au débit saccadé. L’homme aux lunettes pénétra dans la pièce et le général lui tendit le paquet de feuilles qu’il tria d’un doigt expert. Sur un signe du général, le capitaine sortit, un fier sourire sur son visage juvénile, creusé par la fatigue. »

Extrait de : T. L. Sherred. « La Machine à filmer le temps. »

Le dernier homme par Mary Shelley

Fiche de Le dernier homme

Titre : Le dernier homme
Auteur : Mary Shelley
Date de parution : 1826
Traduction : P. Couturiau
Editeur : Editions du Rocher

Première page de Le dernier homme

« Je suis originaire d’une île perdue au milieu des nuages. Lorsque je me représente la surface du globe avec son océan sans rivages et ses continents immenses, elle m’apparaît comme un point insignifiant dans l’immensité du tout. Mais si je mets dans la balance l’intelligence de sa population, je m’aperçois qu’elle surpasse de beaucoup des pays plus vastes et plus peuplés. Car c’est l’esprit de l’homme – et lui seul – qui créa tout ce qui est bon et grand pour l’homme ; la Nature ne fut que son intendant. L’Angleterre, perdue loin au Nord dans la mer agitée, affleure maintenant dans mes rêves comme un vaste navire bien gouverné qui maîtrisait les vents et voguait fièrement sur les flots tourmentés. Aux jours de mon enfance elle était pour moi l’univers. Lorsque je contemplais du haut de mes collines natales la plaine et la montagne qui s’étendaient jusqu’à l’extrême limite de ma vision, tachetées par les habitations de mes compatriotes et fertilisées par leur labeur, je me croyais au centre même de la »

Extrait de : M. Shelley. « Le Dernier homme. »

Frankenstein ou le Prométhée moderne par Mary Shelley

Fiche de Frankenstein ou le Prométhée moderne

Titre : Frankenstein ou le Prométhée moderne
Auteur : Mary Shelley
Date de parution : 1818
Traduction : A. Morvan
Editeur : Gallimard

Première page de Frankenstein ou le Prométhée moderne

« Je suis genevois de naissance et ma famille est l’une des plus éminentes de cette république. Mes ancêtres furent longtemps conseillers et syndics, et mon père avait occupé plusieurs emplois publics avec honneur et en gagnant l’estime de tous. Tous ceux qui le connaissaient le respectaient pour son intégrité et pour son attention infatigable au bien public. Il se consacra sans relâche durant sa jeunesse aux affaires de son pays ; un certain nombre de raisons l’avaient empêché de se marier tôt et ce n’est que lorsque sa vie fut sur le déclin qu’il prit femme et devint père de famille.
Comme les circonstances entourant son mariage témoignent de son caractère, je ne puis m’empêcher de les rapporter. L’un de ses amis intimes était négociant ; d’abord prospère, il tomba dans la pauvreté à la suite de nombreux mécomptes. Cet homme, qui s’appelait Beaufort, était d’une nature fière et roide ; il ne pouvait accepter de vivre dans la pauvreté et dans l’oubli en un pays où son rang et sa magnificence l’avaient naguère rendu si éminent. »

Extrait de : M. Shelley. « Frankenstein ou Le Prométhée moderne. »