Catégorie : Livres

 

L’arbre à salive par B. W. Aldiss

Fiche de L’arbre à salive

Titre : L’arbre à salive
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1965
Traduction : P. Alpérine
Editeur : Denoël

Sommaire de L’arbre à salive

  • L’arbre à salive par B. W. Aldiss
  • Les diploïdes par K. MacLean

Première page de L’arbre à salive

«  Tu sais, je suis vraiment intrigué par la quatrième dimension, dit le jeune homme aux cheveux blonds, avec toute la conviction voulue dans la voix.
— Hum, proféra son compagnon, les yeux levés vers le ciel nocturne.
— Il en est beaucoup question de nos jours. Ne trouves-tu pas que l’on en décèle une trace dans les dessins d’Aubrey Beardsley ?
— Hum », refit son compagnon.
Postés tous deux sur une légère éminence à l’est de la ville somnolente de Cottersall, dans l’est de l’Angleterre, ils observaient les étoiles, en frissonnant un peu dans l’air frisquet de février.
Ils avaient l’un et l’autre une vingtaine d’années. Celui que préoccupait la quatrième dimension s’appelait Bruce Fox. Blond et de haute taille, il était saute-ruisseau à l’étude d’avoués Prendergast et  »

Extrait de : B. W. Aldiss. « L’arbre à salive. »

Frankenstein délivré par B. W. Aldiss

Fiche de Frankenstein délivré

Titre : Frankenstein délivré ou le nouveau Prométhée déchaîné
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1975
Traduction : J. Polanis
Editeur : Pocket

Première page de Frankenstein délivré

« Lettre de Joseph Bodenland à sa femme Mina.
20 août 2020
New Houston
 
Ma très chère Mina,
Je vais confier ceci aux bons vieux services de la poste, puisque j’ai appris que CompC, d’une perfection beaucoup plus délicate, avait été entièrement désorganisé par les récents bombardements. Qu’est-ce qui ne l’a pas été ? Le gros titre du Cliché d’aujourd’hui est : RUPTURE DE L’ESPACE-TEMPS, DISENT LES SAVANTS. Espérons seulement que la crise amènera une conclusion immédiate à cette guerre, ou qui sait où nous serons tous dans six mois d’ici !
Mais parlons de choses plus gaies. La routine s’est maintenant rétablie dans la maison, bien que
 »

Extrait de : B. W. Aldiss. « Frankenstein Délivré. »

Equateur par B. W. Aldiss

Fiche d’Equateur

Titre : Equateur
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1962
Traduction : S. Rouvre
Editeur : Denoël

Sommaire d’Equateur

  • Equateur
  • Trois en un
  • Qui peut remplacer un homme ?
  • Conscience, instinct divin
  • Le secret de la grande ville
  • La nouvelle amibe

Première page d’Equateur

« Des ombres vespérales traversèrent l’aéroport spatial à longues enjambées. C’était l’heure du jour où l’on pouvait presque sentir la rotation de la Terre. Aux derniers rayons du soleil couchant, les palmiers poussiéreux qui entouraient le terrain faisaient penser à un décor de théâtre en carton verni. Dans la journée, ces palmiers luisaient d’un éclat métallique ; le soir, ce n’était plus que du papier mâché. Sous les tropiques, rien ne se montrait sous son véritable jour ; la chaleur déformait tout.
Les palmiers s’inclinèrent avec raideur quand le patrouilleur spatial AX25 fonça vers le ciel en les saupoudrant d’une nouvelle couche de poussière.
Les trois occupants du vaisseau ne furent renversés sur leurs couchettes d’accélération que pendant quelques secondes. Puis Allan Cunliffe se leva, alla négligemment vers le hublot et regarda au-dehors.
À voir son visage impassible, personne n’aurait pu deviner que le vaisseau venait de partir pour une  »

Extrait de : B. W. Aldiss. « Équateur. »

Danger : religion ! par B. W. Aldiss

Fiche de Danger : religion !

Titre : Danger : religion !
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1984
Traduction : C. Fargeot
Editeur : Denoël

Sommaire de Danger : religion !

  • Danger : religion ! par B. W. Aldiss
  • Thomas le proclamateur par R. Silverberg

Première page de Danger : religion !

« Notre petit groupe de quatre, à l’aspect pitoyable, cheminait vaillamment au beau milieu de nulle part.
Royal Meacher, mon frère, marchait en tête, ses longs bras osseux croisés sur la poitrine tandis qu’un vent rageur tentait de lui arracher son manteau élimé, râpé, presque aussi immatériel que sa fugace autorité.
Derrière lui, la bise mordait le visage de Turton. Ce pauvre vieux Turton : un mutant auquel un troisième bras et une parfaitement inutile troisième jambe donnaient l’aspect d’un insecte. Turton, peinant et ahanant, portait Candida, jetée en travers sur son épaule.
La malheureuse Candida ruisselait encore. Ses cheveux pendaient comme des rubans effrangés, son oreille gauche venait heurter en rythme le milieu du dos de Turton et son œil droit semblait cligner, sans  »

Extrait de : B. W. Aldiss. « Danger : religion !. »

Cryptozoïque par B. W. Aldiss

Fiche de Cryptozoïque

Titre : Cryptozoïque
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1967
Traduction : D. Abonyi
Editeur : Pocket

Première page de Cryptozoïque

« Il y en avait un peu partout, entassés au hasard et pourtant d’une façon qui laissait deviner la force terrible qui les avait jetés là. Ils semblaient être d’une nature entre l’organique et l’inorganique. Ils proliféraient en marge du temps et revêtaient toutes les formes stupéfiantes que devait porter le monde ; la Terre faisait un cauchemar de pierre, plein de la progéniture qui allait pulluler à sa surface.
Ces blocs copromorphes évoquaient des éléphants, des phoques, des diplodocus, des squames et d’étranges sauropodes, des blattes, des chauves-souris, des fragments de poulpe, des pingouins, des cloportes, des hippopotames, vivants ou morts. »

Extrait de : B. W. Aldiss. « Cryptozoïque. »

Croisière sans escale par B. W. Aldiss

Fiche de Croisière sans escale

Titre : Croisière sans escale
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1959
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Denoël

Première page de Croisière sans escale

« Telle une onde de radar revenant à son point de départ, le battement de son cœur semblait à Roy Complain retentir dans tous les essarts. Immobile, la main posée sur l’encadrement de la porte de sa cabine, il écoutait le martèlement de sa rage dans ses veines.
— Eh bien, pars si tu dois partir ! glapit une voix aiguë derrière lui – la voix de Gwenny —. Qu’est-ce que tu attends ?
Cinglé par le sarcasme, l’homme s’élança vers les essarts. Il claqua la porte sans un regard en arrière, un grognement rauque roulant sourdement au fond de sa gorge, se tordant les mains à s’en faire mal pour essayer de retrouver son calme. C’était cela, la vie en compagnie de Gwenny : des querelles à propos de rien, des explosions de fureur démente qui le déchiraient comme un mal intérieur ! Ce n’était jamais une colère franche mais une sorte de montée de boue qui le submergeait et, au plus fort de son enlisement, il savait parfaitement qu’il ne tarderait  »

Extrait de : B. W. Aldiss. « Croisière sans escale. »

Barbe-Grise par B. W. Aldiss

Fiche de Barbe-Grise

Titre : Barbe-Grise
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1964
Traduction : C. Saunier
Editeur : Denoël

Première page de Barbe-Grise

« LE FLEUVE : SPARCOT
 
La bête se glissait à travers les tiges brisées des joncs. Elle n’était pas seule. La femelle suivait et les cinq petits, impatients de prendre part à la chasse.
Les hermines avaient traversé le fleuve. Elles étaient sorties de l’eau froide pour grimper sur la berge au milieu des roseaux, corps collés au sol, cous tendus, les petits imitant leur père. Le mâle observait avec une faim impersonnelle les lapins s’ébattant à quelques pas de là en quête de nourriture.
Autrefois, ç’avait été des terres à blé. La mauvaise herbe avait profité d’une longue période d’abandon. Elle avait poussé, régné, étouffé les céréales. Puis le feu avait ravagé le pays, brûlé les chardons et les plantes géantes. Les lapins, parce qu’ils préfèrent l’herbe courte, étaient arrivés pour grignoter les nouvelles pousses vertes perçant au milieu des cendres. Les pousses épargnées sur les champs éclaircis avaient eu tout l’espace pour se  »

Extrait de : B. W. Aldiss. « Barbe-Grise. »

Airs de Terre par B. W. Aldiss

Fiche d’Airs de Terre

Titre : Airs de Terre
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1963
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Denoël

Sommaire d’Airs de Terre

  • La métamorphose de Derek Ende
  • Le métier de soldat
  • Base de négociation
  • Esquilles
  • Un amour sans pareil
  • Le sourire des nations
  • Etre un dieu

Première page de La métamorphose de Derek Ende

« Un géant surgissant du fjord, émergeant de la grisaille du bras de mer, eut dominé le faîte des falaises abruptes et découvert à leur limite extrême Endehaaven, perché à la pointe avancée de l’île.
Derek Flamifew Ende apercevait une grande partie de ce panorama de sa fenêtre haute ; à la vérité, un sentiment de malaise grandissant, l’appréhension d’une querelle, le lui faisait voir avec une clarté particulière de même que, avant l’orage, un paysage se dessine avec une précision intense. Bien qu’il possédât une vision paroptique (il voyait avec son visage), c’est avec ses yeux que Derek contemplait le domaine.
Tout, à Endehaaven, est d’un irréprochable dépouillement – je suis bien placé pour le savoir, car ma fonction est d’y entretenir l’ordre. Les jardins sont conçus pour qu’y poussent des arbres à feuilles persistantes et des massifs qui jamais ne fleurissent : tel est le désir de Ma Dame. Elle exige une sobriété en harmonie avec les croupes aux gorges profondes de la côte. La demeure, le farouche Endehaaven même, est un édifice sec et sévère. En un autre temps, on eût jugé son architecture impossible. Les mille unités paragravitationnelles incorpo- »

Extrait de : B. W. Aldiss. « Airs de Terre. »

A l’est de la vie par B. W. Aldiss

Fiche d’A l’est de la vie

Titre : A l’est de la vie
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1994
Traduction : S. Quadruppani
Editeur : Le livre de poche

Première page d’A l’est de la vie

« DES AMIS EN DES LIEUX DÉROBÉS

 
Il paraissait approprié d’apporter des fleurs. Un geste s’imposait. Une infirmière les reçut des mains de Burnell et les plaça dans un vase de verre. Burnell alla s’asseoir au chevet de son ami.
Peter Remenyi était toujours dans le coma. Appuyé sur ses oreillers, peau bronzée, mâchoire ferme, il semblait respirer la santé. Il gisait ainsi depuis deux semaines, nourri sous perfusion, complètement inconscient du monde extérieur. Les fleurs de la veille s’affaissaient sur une table de nuit.
Burnell s’était tiré de l’accident de voiture avec, en tout et pour tout, un bras meurtri. Chaque jour, il venait à l’hôpital. Il avait entrepris de faire la lecture  »

Extrait de : B. W. Aldiss. « A l’est de la vie. »

L’hiver d’Helliconia par B. W. Aldiss

Fiche de L’hiver d’Helliconia

Titre : L’hiver d’Helliconia (Tome 3 sur 3 – Helliconia)
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1985
Traduction : J. Chambon, H. Collon
Editeur : Le livre de poche

Première page de L’hiver d’Helliconia

« PRÉLUDE

Luterin était guéri. Délivré de la mystérieuse maladie. De nouveau en mesure de sortir. La couche près de la fenêtre, l’immobilité, les visites quotidiennes du maître d’école grisonnant – c’en était fini. Il pouvait emplir ses poumons de l’air vif qui régnait au-dehors.
Un vent froid soufflait du Mont Shivenink, assez violent pour écorcer la face nord des arbres.
La bise l’enhardit. Elle lui faisait monter le sang aux joues, obligeait ses membres à accompagner le mouvement de l’animal qui le transportait à travers les terres de son père. Poussant un cri, il lança le hoxney au galop. Loin de la prison du manoir et du glas de sa cloche, le long de la large route traversant les champs que l’on continuait d’appeler la Vigne. Le mouvement, l’air, le tumulte du sang dans ses artères l’enivraient.
Autour de lui s’étendait le fief de son père, un domaine qui triomphait de la latitude, un petit monde réunissant lande, montagne, vallée, torrent, brume, neige, forêt, cascade – mais il se gardait de penser à la cascade. Il y avait là du gibier à foison, qui surgissait un peu partout alors même que son  »

Extrait de : B. W. Aldiss. « Helliconia – L’hiver d’Helliconia. »