Catégorie : Livres

 

Helliconia l’été par B. W. Aldiss

Fiche d’Helliconia l’été

Titre : Helliconia l’été (Tome 2 sur 3 – Helliconia)
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1983
Traduction : J. Chambon
Editeur : Robert Laffont

Première page d’Helliconia l’été

« LA CÔTE DE BORLIEN

Les vagues montaient à l’assaut de la grève, se retiraient et revenaient à la charge. Non loin du rivage, vers le large, la procession des lames était brisée par une masse rocheuse couronnée de végétation. Elle marquait la frontière entre les bas-fonds et les grandes profondeurs. Un jour ce rocher avait fait partie d’une montagne située loin à l’intérieur des terres, jusqu’au moment où des convulsions volcaniques l’avait précipité dans la baie.
Ce rocher portait désormais un nom familier : le Rocher de Linien. La baie et son environnement s’appelaient Gravabagalinien, d’après le nom donné au rocher. Au-delà s’étendaient les bleus miroitants de la Mer des Aigles. Les vagues qui s’écrasaient sur le rivage étaient ennuagées de sable ramassé au passage avant qu’elles ne se dispersent en rafales  »

Extrait de : B. W. Aldiss. « Helliconia – Helliconia, l’été. »

Le printemps d’Helliconia par B. W. Aldiss

Fiche de Le printemps d’Helliconia

Titre : Le printemps d’Helliconia (Tome 1 sur 3 – Helliconia)
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1982
Traduction : J. Chambon
Editeur : Robert Laffont

Première page de Le printemps d’Helliconia

« Voici comment Yuli, fils d’Alehaw, parvint à un endroit du nom d’Oldorando, où ses descendants prospérèrent au cours des jours meilleurs qui devaient venir.
Yuli avait sept ans, pratiquement l’âge d’un homme fait, quand, accroupi sous un abri de peau en compagnie de son père, il embrassa du regard la désolation d’une terre que l’on connaissait encore à cette époque sous le nom de Campannlat. Il avait été tiré d’un léger assoupissement par un coup de coude de son père dans les côtes et le son rude de sa voix qui disait : « La tempête se calme. »
Il y avait trois jours que la tempête soufflait de l’ouest, charriant de la neige et des particules de glace arrachées aux Grandes Murailles. Elle remplissait le monde d’un hurlement furieux, le transformant en une nuit blanc-gris, immense voix qu’aucun homme n’arrivait à supporter. La corniche sur laquelle se dressait le bivouac n’offrait qu’une maigre protection contre le plus fort de la bourrasque ; le père et le fils ne pouvaient que rester où ils étaient sous leur abri de peau, à somnoler, mastiquant de temps en temps un morceau de poisson  »

Extrait de : B. W. Aldiss. « Helliconia – Le Printemps D’Helliconia. »

A chacun son enfer par A. Bester

Fiche d’A chacun son enfer

Titre : A chacun son enfer
Auteur : A. Bester
Date de parution : 1942
Traduction : M. Battin
Editeur : Denoël

Sommaire d’A chacun son enfer

  • A chacun son enfer par A. Bester
  • Crétins en marche par C. M. Kornbluth

Première page d’A chacun son enfer

« Ils étaient six, et ils avaient tout essayé.
Ils avaient commencé par la boisson, et avaient bu jusqu’à en perdre le sens du goût. Des vins – amontillado, Beaune, bordeaux, vin du Rhin, bourgogne, médoc et chambertin ; des alcools – whisky, usquebaugh, schnaps, brandy, gin, rhum. Ils les avaient bus séparément et en mélanges ; ils avaient composé avec les alcools âpres et les vins délicats des punches prodigieux et des symphonies de saveur ; ils avaient expérimenté, créé, détruit – jusqu’à ce qu’ils en eussent assez.
Les drogues avaient suivi, les plus légères pour commencer, les plus puissantes ensuite : l’opium brun craquant chauffé en boulettes qu’ils fumèrent dans de longues pipes d’ivoire ; l’absinthe verte, amère et forte qu’ils absorbèrent sans sucre ni eau ; les microscopiques cristaux neigeux d’héroïne et de cocaïne qu’ils prisèrent ; la marijuana qu’ils fumèrent roulée dans du papier brun ; le haschisch en grumeaux d’un blanc laiteux qu’ils mangèrent, et le bhang en carottes qu’ils chiquèrent. Et vint encore le moment où ils en eurent assez. »

Extrait de : A. Bester. « A chacun son enfer. »

Les Etats-Unis de Hollywood par A. Bester

Fiche de Les Etats-Unis de Hollywood

Titre : Les Etats-Unis de Hollywood
Auteur : A. Bester
Date de parution : 1964
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Denoël

Sommaire de Les Etats-Unis de Hollywood

  • Les Etats-Unis de Hollywood par A. Bester
  • Egomachine par H. Kuttner

Première page de Les Etats-Unis de Hollywood

«  Et nous conclurons ce premier semestre d’Histoire antique, annonça le Pr Paul Muni, par la reconstitution d’une journée ordinaire d’un habitant moyen des États-Unis d’Amérique (puisque tel était, il y a cinq cents ans le nom du Grand L.A.) au milieu du XXe siècle.
« Nous l’appellerons Jukes, l’un des patronymes les plus renommés de l’époque, immortalisé par les sagas contant la rivalité entre les Kallikak et les Jukes. On s’accorde en général aujourd’hui à estimer que le mystérieux indicatif JU, découvert dans les annuaires de Hollywood Est, ou ville de New York, comme on l’appelait à l’époque – par exemple : JU. 6-0600 ou JU. 2-1914 –, indiquerait en quelque sorte une relation généalogique avec la puissante dynastie des Jukes.
« Nous sommes en 1950. M. Jukes, archétype du “solitaire” (entendez : “célibataire”), vit dans un petit ranch à l’extérieur de New York. Il se lève à l’aube, chausse bottes à éperons, enfile pantalon de toile, chemise de cuir brut, gilet de flanelle grise et  »

Extrait de : A. Bester. « Les États-Unis de Hollywood. »

Le trône de chair par Janet E. Morris

Fiche de Le trône de chair

Titre : Le trône de chair (Tome 4 sur 4 – L’ère des fornicatrices)
Auteur : Janet E. Morris
Date de parution : 1979
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu

Première page de Le trône de chair

« LA PORTE-ESPRIT

— Une porte !
Pour se faire entendre au sein de la tourmente, il avait dû crier et coller ses lèvres à mon oreille.
Le déluge nous rendait avares de paroles. Sous mon justaucorps de cuir, à tel point imbibé d’eau qu’il pesait trois fois plus lourd que d’ordinaire, mon corps était parcouru de frissons. Bras serrés contre mes flancs, j’essayai de voir au-delà des rideaux de pluie qui me fouettaient pour me punir de mon audace. Un éclair illumina la berge de sa clarté blanchâtre. Un instant plus tard, le grondement du tonnerre résonna à l’intérieur de mon crâne et fit trembler le tertre sur lequel je me trouvais. »

Extrait de : J. E. Morris. « L’ère des fornicatrices – Le trône de chair. »

Le vent du chaos par Janet E. Morris

Fiche de Le vent du chaos

Titre : Le vent du chaos (Tome 3 sur 4 – L’ère des fornicatrices)
Auteur : Janet E. Morris
Date de parution : 1978
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu

Première page de Le vent du chaos

« EN PORTANT LE DEUIL D’UN PASSÉ OUBLIÉ

Le hulion se maintenait à la hauteur de la fenêtre. Il battait des ailes et heurtait le panneau de verre de sa tête noire en forme de coin. Ses yeux jaunes aux pupilles fendues possédaient un éclat cruel, et ses crocs luisants avaient une longueur égale à celle de mon avant-bras.
Je hurlai.
Il rabattit contre sa tête ses oreilles frémissantes. La gueule béante révélant ses crocs dénudés, il heurtait sans cesse la fenêtre, en rugissant.
Je hurlai à nouveau et gagnai en une course titubante la paroi opposée de ma prison. Je martelai de mes poings les portes closes et me collai à leurs battants. Puis, en sanglotant, je pivotai sur moi-même pour faire face au fauve. »

Extrait de : J. E. Morris. « L’ère des fornicatrices – Le vent du chaos. »

L’ère des fornicatrices par Janet E. Morris

Fiche de L’ère des fornicatrices

Titre : L’ère des fornicatrices (Tome 2 sur 4 – L’ère des fornicatrices)
Auteur : Janet E. Morris
Date de parution : 1977
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu

Première page de L’ère des fornicatrices

« ORS YRIS-TERA

Sous la clarté vermeille du soleil levant, le désert était une mer de sang coagulé, et le sol craquelé et nu évoquait un cadavre vitrifié. Le jour venait de vaincre la nuit et tous les animaux se mettaient à couvert, de crainte que le vampire céleste ne bût jusqu’à leur dernière goutte de vie.
Le vent sec du sud-ouest soufflait sur le désert, charriant d’immenses nuages de sable. Deracou, le souffle qui dévore, tel est le nom que lui donnent les Parsets. Le sable gémissant qu’il poussait devant lui récurait le fond asséché de cette ancienne mer. Il comblait chaque fissure et faisait apparaître un océan, de sable cette fois. Je demeurais aussi silencieuse que le désert qui repoussait les avances de Deracou. Le vent faisait valoir ses droits sur cette contrée et ne tarderait pas à revendiquer mon corps. »

Extrait de : J. E. Morris. « L’ère des fornicatrices – L’ère des fornicatrices. »

La grande fornicatrice de Silistra par Janet E. Morris

Fiche de La grande fornicatrice de Silistra

Titre : La grande fornicatrice de Silistra (Tome 1 sur 4 – L’ère des fornicatrices)
Auteur : Janet E. Morris
Date de parution : 1977
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu

Première page de La grande fornicatrice de Silistra

« LE CHALDRA DE LA MÈRE

Je suis Estri Hadrath diet Estrazi, autrefois Tenante du Puits Astria, sur la planète Silistra. J’ai tenté à trois reprises de faire le récit de mon histoire et j’ai été chaque fois contrainte de m’interrompre. Je suis certaine que cette tentative, la quatrième, sera couronnée de succès.
Peut-être avez-vous déjà entendu parler de Silistra, la planète qui a été le catalyseur de la révolution sexuelle de l’an 22704, en temps standard de la Fédération bipédique, où des sérums silistriens prolongent la vie et redonnent de la vitalité à presque tous les bipèdes. Il se peut que vous ayez fait appel aux services d’un télépathe, d’un devin, ou d’un lecteur mental de Silistra, ou encore que vous possé »

Extrait de : J. E. Morris. « L’ère des fornicatrices – La grande fornicatrice de Silistra. »

Hestia par Carolyn Janice Cherryh

Fiche d’Hestia

Titre : Hestia
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1979
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu

Première page d’Hestia

« À travers la vitre ruisselante de pluie, on apercevait la navette dont la haute silhouette de métal surplombait les bâtiments sordides qui attendaient encore leur première couche de peinture. Brève apparition, elle se prolongerait aussi longtemps que l’Adam Jones resterait en orbite autour de la planète, quelques jours tout au plus, une halte dérisoire dans son interminable circuit des étoiles. Car la navette n’était qu’un appendice du grand vaisseau, le fragment provisoirement détaché d’un autre monde, un rêve fugitif dans cet univers de boue, de larmes et de sang que l’on appelait la cité. Elle avait pour nom La Nouvelle Espérance. La cité d’Hestia.
Sur Hestia, la pluie était une réalité presque quotidienne, faite d’horizons perpétuellement embrumés et d’objets aux contours indécis, brouillés, comme délavés, à force. La pluie. Elle s’accumulait en flaques de par les rues bosselées, suintait des maisons délabrées. Immuable, le ciel lourd et gris.  »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Hestia. »

Le retour du phoenix par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Le retour du phoenix

Titre : Le retour du phoenix (Tome 2 sur 2 – Cycle du phoenix)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1995
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu

Première page de Le retour du phoenix

« L’avion amorça le virage à la verticale, signalant, sans erreur possible, la descente escarpée vers l’aéroport de Shejidan, piste nord. Cette arrivée, Bren la reconnaissait entre toutes, même les yeux fermés, dans l’état de somnolence où l’avait plongé une dose massive d’antalgiques. Son dernier regard à travers le hublot lui avait montré, entre les nuages clairsemés, le détroit de Mospheira. Son verre avait disparu. Le plateau, devant lui, avait été relevé.
Fracture de l’épaule, plusieurs côtes cassées et d’innombrables contusions : les chirurgiens avaient accompli des miracles en si peu de temps.
Le matin même, si toutefois il n’avait pas complètement perdu la notion du temps, le jeune homme s’était éveillé pour trouver à son chevet, non point Barb ou sa mère, mais un représentant des Affaires étrangères, si bavard que sa mémoire n’avait pas retenu la moitié des choses entendues… Il avait été question d’une convocation urgente du  »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Cycle du phoenix – Le retour du Phoenix. »