Catégorie : Livres

 

Le paidhi par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Le paidhi

Titre : Le paidhi (Tome 1 sur 2 – Cycle du phoenix)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1994
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu

Première page de Le paidhi

« La nuit, la nuit absolue où personne ne s’était jamais aventuré hormis les robots, ses seuls visiteurs jusqu’à présent. L’objectif était un amas stellaire, seconde étape que les Terriens se proposaient d’atteindre en direction d’un chapelet d’étoiles prometteuses… Pour le vaisseau qui s’en approchait, la partie centrale de l’amas constituait une zone infiniment solitaire et silencieuse, dépourvue de la fantasia incessante émise par l’espace auquel les hommes étaient habitués : rafales électromagnétiques, babils et jacasseries du commerce, instructions des services de contrôle à destination des équipages, le maelstrom vorace, intermittent des machines communiquant entre elles. Au fond de ces multiples distances, seuls le rayonnement radioactif de l’amas, la présence lointaine des étoiles et la petite musique des sphères, expression implicite, imperceptible, de l’existence même, venaient chatouiller les capteurs avec assez d’insistance pour attirer l’attention. »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Cycle du phoenix – Le Paidhi. »

Les légions de l’enfer par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Les légions de l’enfer

Titre : Les légions de l’enfer (Tome 3 sur 3 – Héros en enfer)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1987
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Première page de Les légions de l’enfer

« LE PRINCE

Les fondations tremblèrent. La lumière s’éteignit. L’ordinateur tomba en panne.
— Dannazione… !
La lumière revint. L’écran se ralluma mais resta vide, et l’appareil bourdonna en cherchant stupidement des instructions disparues.
Dante Alighieri s’était déjà élancé dans le couloir, il dévalait l’escalier et se précipitait dans le grand vestibule pour faire irruption dans le jardin d’hiver du Premier Citoyen.
— I scellerati ! I maledetti… !
— Sivis, sivis Graece modum, Dantille. (Auguste leva une main, agita les doigts et les ombres empressées s’écartèrent pour lui permettre de balancer les pieds hors de sa couche.) Noli tant’ versari…
— Disparus ! cria Dante en brandissant une poignée de papiers. Disparus ! Et pourtant je les avais ! Je les avais ! Je… »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Héros en enfer – Les légions de l’enfer. »


La pierre de rêve par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de La pierre de rêve

Titre : La pierre de rêve (Tome 1 sur 2 – Ealdwood)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1983
Traduction : L. Maillet
Editeur : J’ai lu

Première page de La pierre de rêve

« À propos de poisson et de feu

 Il existe de par le monde des choses qui jamais n’ont aimé les Hommes, qui se trouvent là depuis bien plus de temps que l’humanité puisque, alors même que les Hommes étaient encore nouveaux sur cette terre et plus vastes les forêts, il existait des lieux où l’Homme, lorsqu’il les foulait, pouvait sentir peser sur ses épaules le poids des âges du monde. Des forêts où le silence était si grand qu’il pouvait entendre bruire une vie qui ne participait nullement de la sienne. Il y avait des ruisseaux d’où la magie n’avait pas fui, des montagnes qui chantaient avec leurs voix et, parfois, le vent qui effleurait la nuque de l’Homme et lui soufflait dans les cheveux portait le frisson d’une présence qu’il ne devait surtout pas affronter en se retournant. »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Ealdwood – La pierre de rêve. »

Le puits de Shiuan par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Le puits de Shiuan

Titre : Le puits de Shiuan (Tome 2 sur 4 – Le cycle de Morgane)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1978
Traduction : R. Lathière
Editeur : J’ai lu

Première page de Le puits de Shiuan

« Sept lunes dansaient au firmament, là où on n’en voyait qu’une seule du temps des Anciens, quand les Puits des Dieux s’ouvraient pour donner force et richesse à tous les seigneurs Khals qui gouvernaient avant l’époque des Rois. Les Puits étaient à présent obturés, aussi bien pour les Khals que pour les Hommes. Des siècles et des siècles plus tôt, dans les pays de Shiuan et de Hiuaj, on vivait sur de vastes terres et, maintenant, elles disparaissaient progressivement sous l’eau.
Telles étaient les choses dont Mija Jhirun, fille d’Ela, n’aurait pu douter.
Tout au cours de son enfance, Jhirun avait vu l’eau restreindre sans répit l’espace habitable – vu Hiuaj diminuer de moitié, la mer gagner petit à petit. Elle atteignait ses dix-huit ans, et l’invasion totale des eaux aurait lieu bien avant son vieil âge.
Elle se rappelait le bourg – Chadrih – non loin des Tumulus de Hiuaj, la grande digue protégeant  »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Cycle de Morgane – Le puits de Shiuan. »

Les portes d’Ivrel par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Les portes d’Ivrel

Titre : Les portes d’Ivrel (Tome 1 sur 4 – Le cycle de Morgane)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1976
Traduction : B. Martin
Editeur : J’ai lu

Première page de Les portes d’Ivrel

« Les Portes, c’étaient les ruines des Qujals. Il y en avait partout, sur tous les mondes, elles étaient une des réalités de la vie depuis des millénaires et reliaient tous les points du réseau des civilisations qujals – un empire qui couvrait à la fois l’Espace et le Temps, car les Portes menaient en autre temps aussi bien qu’en ailleurs… sauf vers la fin.
Pour commencer, l’aspect temporel des Portes n’avait pas causé grande inquiétude. On en avait découvert la technologie dans les décombres d’un monde mort du système qujal… découverte qui, faite durant les premières décennies des voyages spatiaux, avait soudain ouvert le chemin des étoiles. Par la suite, les vaisseaux ne servirent plus qu’au transport initial des techniciens et du matériel sur des distances se chiffrant en années de lumière. Mais après la construction de chacune des Portes Mondiales, les voyages vers le monde choisi et à sa surface devinrent instantanés. »

Extrait de : C.J. Cherryh. « Cycle de Morgane – Les portes d’Ivrel. »

Frères de la Terre par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Frères de la Terre

Titre : Frères de la Terre (Tome 1 sur 2 – La rébellion de Hanan)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1976
Traduction : B. Martin
Editeur : Opta

Première page de Frères de la Terre

« L’Endymion mourut sans bruit, étoile créée de la main de l’homme pour étinceler, puis s’éteindre en un bref instant.
Kurt Morgan l’avait observé jusqu’à ce qu’il n’y eût plus rien à voir, les yeux braqués sur l’écran arrière de la capsule. Quand ce fut fini, il passa à la vision avant et se concentra sur sa propre vie.
Ils avaient été quatre-vingts hommes et femmes à bord de l’Endymion, dont à présent soixante-dix-neuf avaient été pulvérisés et vaporisés en même temps que le vaisseau avec les restes duquel ils étaient confondus. À deux minutes en direction du soleil, flottait un autre nuage qui avait été le bâtiment ennemi et une centaine d’autres personnes originaires d’une vingtaine de mondes. Maintenant, destructeurs et détruits poursuivaient, en poussière, leurs routes divergentes. »

Extrait de : C. J. Cherryh. « La rébellion de Hanan – Frères de la Terre. »

L’oeuf du coucou par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de L’oeuf du coucou

Titre : L’oeuf du coucou (Tome 4 sur 4 – L’ère d’exploration)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1985
Traduction : G. Lebec
Editeur : J’ai lu

Première page de L’oeuf du coucou

« Il était assis. Il sentait sous ses pieds nus le sable de synthèse du sol fin, presque impalpable, tout en brillances opalines. Les fenêtres de la salle ne donnaient sur aucun paysage urbain mais sur l’incessante et lente rotation de la plaine de Khoggut : vue mensongère ; le bruit de la circulation lui parvenait au travers des vitres.
Il s’appelait Duun, Dana Duun Shtoni no Lughn, mais Duun suffisait pour tous les jours. On lui donnait d’autres noms. Sey : général. Mingi : seigneur. Ou d’autres encore similaires. Hatani en était un. Mais pour l’heure, Duun suffisait. Il n’y en avait pas d’autre. De par le monde, tous les shonunin savaient ça ; oui, ils le savaient ; aussi, lorsque résonna le carillon de la porte et qu’on vint lui remettre l’étranger, celui qui le portait dans ses bras n’osa pas regarder Duun ; et ce n’était pas seulement pour éviter de voir les cicatrices qui sautaient aux yeux de tout shonun : des lignes pâles qui labouraient sa fourrure sur toute une moitié du visage, comme des traces sur un arbre foudroyé, des marques qui lui tordaient l’oreille droite et dotaient en permanence ses lèvres d’un rictus ironique, laissant à l’un des  »

Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère d’exploration – L’oeuf du coucou. »

Le voyageur de la nuit par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Le voyageur de la nuit

Titre : Le voyageur de la nuit (Tome 3 sur 4 – L’ère d’exploration)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1984
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Opta

Première page de Le voyageur de la nuit

« Trichanamarandu-kepta était le nom de <>, à la forme sujette à changement et aux configurations de conscience pareillement variables. Mais le Trichanamarandu-kepta interne se méfiait de la menace que présentaient les modifications subversives, car certains de ses hôtes à bord étaient instables de disposition et de santé mentale.
En ce qui concerne la propre stabilité mentale de <>, <> était raisonnablement assuré. <> possédait une perspective à plus longue échéance que la plupart et avait en conséquence un point de vue différent sur les événements. Les chronomètres qui pouvaient, après tant d’incidents et tant de transits dans l’espace discontinu, manifester des inexactitudes rampantes, rapportaient que le voyage avait jusqu’à présent duré plus de 100.000 années de vaisseau subjectives. Cela concordait avec la mémoire de <>. Des aberrations des deux côtés étaient possibles, mais <> était d’un autre avis. »

Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère d’exploration – Le voyageur de la nuit. »

Port éternité par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Port éternité

Titre : Port éternité (Tome 2 sur 4 – L’ère d’exploration)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1978
Traduction : B. Blanc, D. Brotot
Editeur : Opta

Première page de Port éternité

« C’était une nef splendide, la Vierge d’Astolat, belle comme peuvent l’être les vaisseaux lorsque le constructeur a eu carte blanche pour dépenser sans compter – et, de fait, l’argent ne signifiait rien pour ma Dame Dela Kirn, hormis la volupté et le confort qu’il pouvait lui procurer. J’étais la seule de l’équipage – du moins depuis le jour de l’embarquement – à avoir eu la chance de contempler la Vierge de l’extérieur.
Oui, c’était une machine splendide, aux lignes élancées, dont la forme effilée, néanmoins sans grand intérêt aérodynamique, flattait l’œil et indiquait que l’on n’avait pas affaire à un navire marchand, loin de là. L’intérieur n’était que luxe et agrément, ce qui ne manquait pas de me plaire, plus encore que les subtilités de sa conception technique.  »

Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère d’exploration – Port Éternité. »

Les seigneurs de l’Hydre par C. J. Cherryh

Fiche de Les seigneurs de l’Hydre

Titre : Les seigneurs de l’Hydre (Tome 1 sur 4 – L’ère d’exploration)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de publication : 1980
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu

Première page de Les seigneurs de l’Hydre

« S’il existait un lieu où il était possible de connaître une enfance heureuse, c’était bien Kethiuy. Les visiteurs étaient rares, les dangers inexistants. La propriété se trouvait sur Cerdin, non loin de la Cité, mais les collines et ses activités uniques la maintenaient à l’écart des manœuvres politiques de la Famille. Kethiuy possédait son lac et ses champs, ses jardins où les arbres-chandeliers s’élevaient telles des aiguilles duveteuses entre les quatorze dômes, dans cette vallée cernée par les ruches. Tous les majats qui commerçaient avec les hommes le faisaient par l’entremise de Kethiuy, le privilège des Meth-maren, ce clan et cette Maison de la Famille qui occupait la contrée. D’un côté s’étendaient les champs que se partageaient humains et majats ; de l’autre étaient disséminés les labos ; et le dernier tiers de la vallée était occupé par les entrepôts où les azis, ces humains obtenus par parthénogénèse, entassaient les richesses provenant des échanges avec les ruches et les produits des labos et des ordinateurs. Kethiuy était une ville autant qu’une Maison : autarcique et paisible, presque inchangée en ce qui concernait ses propriétaires. Car les Kontrin mesuraient leur durée de vie en termes de décennies  »

Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère d’exploration – Les seigneurs de l’Hydre. »