Catégorie : Livres

 

Specials par Scott Westerfeld

Fiche de Specials

Titre : Specials (tome 3 sur 5 – Uglies)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2006
Traduction : G. Fournier
Editeur : Pocket

Première page de Specials

« Les six planches magnétiques filaient à travers les arbres avec la grâce et la vivacité de cartes à jouer lancées en l’air, planchistes riaient, genoux ployés, bras écartés, baissant la tête pour esquiver les branches alourdies par la neige. Une pluie cris-talline scintillait dans leur sillage, minuscules stalactites de glace arrachées aux aiguilles de pin qui s’embrasaient sous la lune.

Tally percevait tout avec une clarté glaciale : le vent froid mordant sur ses mains nues, les fluctuations de gravité qui plaquaient les semelles contre la planche. Elle respirait la forte odeur des essences de pin lui coulaient sur la langue et dans la gorge, un sirop. »

Extrait de : S. Westerfeld. « Specials – Uglies. »

Pretties par Scott Westerfeld

Fiche de Pretties

Titre : Pretties (tome 2 sur 5 – Uglies)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2005
Traduction : G. Fournier
Editeur : Pocket

Première page de Pretties

« Trouver comment s’habiller constituait toujours le grand défi de l’après-midi.

L’invitation à la résidence Valentino stipulait «semi-habillée». C’était le «semi» qui posait problème: ce simple mot ouvrait bien trop de possibilités. Tally allait devoir se creuser la cervelle.

— Semi-habillée, semi-habillée marmonna-t-elle en fouillant du regard sa penderie.

Ses habits se balançaient sur les cintres, tandis que le tambour roulait d’avant en arrière au gré de ses clignements de souris oculaire. Décidément, « semi » était un mot foireux.

— C’est un mot, ça, « semi » ?

Il sonnait curieusement dans sa bouche, encore pâteuse après les excès de la nuit précédente.

— La moitié d’un, répondit la chambre (qui devait se croire maligne).

— Très drôle, grommela Tally.

La pièce se mit à tanguer. Elle s’effondra sur son lit et fixa le plafond. Il était stupide de se torturer ainsi pour la moitié d’un mot.

— Arrête ça ! dit-elle. »

Extrait de : S. Westerfeld. « Pretties – Uglies. »

Uglies par Scott Westerfeld

Fiche de Uglies

Titre : Uglies (tome 1 sur 5 – Uglies)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2005
Traduction : G. Fournier
Editeur : Pocket

Première page de Uglies

« En ce début d’été, le ciel avait une couleur de vomi de chat.

Bien sûr, se dit Tally, il faudrait gaver le chat de croquettes au saumon pendant un bout de temps avant d’obtenir ces teintes rosées.

Les nuages qui filaient dans le ciel offraient d’ailleurs un aspect poissonneux, comme s’ils étaient martelés d’écaillés par le vent de haute altitude. À mesure que la lumière baissait, des taches bleu foncé s’y étendaient tel un océan à l’envers, abyssal et froid.

Avant, un semblable coucher de soleil lui aurait paru beau. Mais plus rien n’était beau depuis que Péris avait viré Pretty. Perdre son meilleur ami, c’est nul, même quand ce n’est que pour trois mois et deux jours.

Tally Youngblood attendait l’obscurité.

Elle apercevait New Pretty Town par sa fenêtre ouverte. Les tours de fête étaient déjà illuminées, et des torches enflammées dessinaient des sentiers vacillants à travers les jardins de plaisir. »

Extrait de : S. Westerfeld. « Uglies. »

Le secret de l’Empire par Scott Westerfeld

Fiche de Le secret de l’Empire

Titre : Le secret de l’Empire (tome 2 sur 2 – Succession)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2003
Traduction : G. Fournier
Editeur : Pocket

Première page de Le secret de l’Empire

« Deux mille ans plus tôt, pensait-on, la population disséminée de l’humanité dépassait les cent billions, dont plusieurs sous-types en plus des principales souches ethniques. Il s’agissait alors d’une approximation grossière, et étant donné l’étendue de la galaxie et l’inaccessibilité des voyages transluminiques, ce genre d’estimation est désormais irréalisable. Aucun recensement ne serait possible, en tout cas. Mais il est évident que l’humanité constitue un vaste sujet d’étude, même dans des affaires d’intérêt purement local.

L’Empire ressuscité, avec ses Quatre-vingts Mondes, ses billions d’habitants et sa position très intérieure – bordée de voisins tels que les Rix, les Feshtuns ou les Laxus – est suffisamment énorme pour ne pas sembler affecté par des agissements individuels. Les historiens parlent de pressions sociales comme de lois physiques, de forces « irrépressibles » du progrès, de destinée. »

Extrait de : S. Westerfeld. « Le secret de l’Empire – Succession. »

Les légions immortelles par Scott Westerfeld

Fiche de Les légions immortelles

Titre : Les légions immortelles (tome 1 sur 2 – Succession)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2003
Traduction : G. Fournier
Editeur : Pocket

Première page de Les légions immortelles

« Les cinq petits appareils jaillirent de l’ombre avec la soudaineté de pièces de monnaie jetées au soleil. Les disques de leurs ailes rotatives miroitaient dans l’air comme des ondes de chaleur, traçant des arcs-en-ciel temporaires à travers le prisme de leurs mouvements. Le maître-pilote Jocim Marx nota avec plaisir la précision de la formation de son escadrille. Les vaisseaux-espions des autres pilotes dessinaient un carré parfait centré sur son propre appareil.

— On n’est pas jolis ? dit Marx.

— Surtout visibles, monsieur, rétorqua Hendrik.

Elle était pilote en second de l’escadrille, c’était son travail de s’inquiéter.

— Un peu de lumière ne nous tuera pas, assura Marx. Les Rix n’ont pas eu le temps de produire quoi que ce soit qui ait des yeux.

Il ne le disait pas pour le rappeler à Hendrik, laquelle le savait foutrement bien, mais pour rassurer leurs ailiers. Les trois autres pilotes étaient nerveux ; Marx le sentait à leur silence. Aucun d’eux n’avait jamais participé à une mission de cette importance. »

Extrait de : S. Westerfeld. « Les legions immortelles – Succession. »

Lovecraft & Barlow – L’intégrale des collaborations par Howard Phillips Lovecraft et Robert Hayward Barlow

Lovecraft & Barlow - L'Intégrale des Collaborations

Fiche de Lovecraft & Barlow – L’intégrale des collaborations

Titre : Lovecraft & Barlow – L’intégrale des collaborations
Auteur : Howard Phillips Lovecraft et Robert Hayward Barlow
Date de publication :
Traduction : Mais-Encore.fr
Editeur : Mais-Encore.fr

Téléchargement (prix libre)

L’intégrales des collaborations — H. P. Lovecraft & R. H. Barlow
Recueil de nouvelles entre Lovecraft & Barlow qui est alors encore un adolescent.
Traduction française : Mais-Encore.fr

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Sommaire de Lovecraft & Barlow – L’intégrale des collaborations :

  • L’océan de la nuit
  • Le trésor de la bête-sorcier
  • Cosmos en effondrement
  • La bataille qui mit fin au siècle
  • La mise à mort du monstre
  • Jusqu’à ce que toutes les mers…

Première page de L’océan de la nuit

« Je me rendis à Ellston Beach non seulement pour les plaisirs du soleil et de l’océan, mais aussi pour reposer un esprit fatigué. Comme je ne connaissais personne dans cette petite ville, qui vit des vacanciers estivaux et ne présente que des fenêtres closes durant la majeure partie de l’année, il semblait peu probable que je sois dérangé. Cela me plaisait, car je ne souhaitais rien voir d’autre que l’étendue des vagues déferlantes et la plage qui s’étalait devant ma demeure temporaire.

Mon long travail de l’été était achevé lorsque je quittai la ville, et la grande fresque murale qui en avait résulté avait été inscrite au concours. Il m’avait fallu la majeure partie de l’année pour terminer cette peinture, et lorsque le dernier pinceau fut nettoyé, je n’hésitai plus à céder aux exigences de ma santé pour trouver, un temps, le repos et l’isolement. En fait, après une semaine passée sur la plage, je ne me rappelais que de loin en loin ce travail dont le succès m’avait semblé, si récemment encore, d’une importance capitale. »

Extrait de : H. P. Lovecraft & R. H. Barlow. « Lovecraft & Barlow – L’Intégrale des Collaborations. »

A Apocalypse par Scott Westerfeld

Fiche de A Apocalypse

Titre : A Apocalypse (tome 2 sur 2 – Peeps)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2005
Traduction : G. Fournier
Editeur : Editions Milan

Première page de A Apocalypse

« On aurait dit que New York avait une fuite.

Minuit passé et il faisait toujours plus de trente-sept degrés. Une sorte de transpiration urbaine suintait des fissures du trottoir, avec des miroitements arc-en-ciel huileux à la lueur des réverbères. Les ordures empilées devant les restaurants d’Indian Row dégoulinaient de sauce au curry. Les sacs-poubelles empesteraient de manière abominable le lendemain matin mais, tandis que je passais devant ce soir-là, ils dégageaient encore des parfums de safran et de restes de riz.

Les gens suaient, eux aussi — le visage luisant, les cheveux frisottés, comme si tout le monde sortait de la douche. Les regards étaient vitreux et les téléphones portables pendouillaient au bout de leurs cordons en brillant doucement, crachotant de temps à autre des bribes de musique à la guimauve. »

Extrait de : S; Westerfeld. « A-Apocalypse – Peeps. »

V Virus par Scott Westerfeld

Fiche de V Virus

Titre : V Virus (tome 1 sur 2 – Peeps)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2005
Traduction : G. Fournier
Editeur : Editions Milan

Première page de V Virus

« Après un an de traque, je finis par mettre la main sur Sarah.

Elle se cachait dans le New Jersey, à Hoboken, ce qui me brisa le cœur. Sarah avait toujours été folle de Manhattan. À ses yeux, New York était comme un deuxième Elvis, le King réincarné en briques, acier et granit. Le reste du monde n’était qu’une immense extension de l’entresol de ses parents, le dernier endroit où elle aurait voulu finir.

Pas étonnant qu’elle se soit enfuie quand la maladie avait pris le dessus. Les peeps cherchent toujours à s’éloigner de ce qu’ils aimaient autrefois.

Malgré tout, je ne pus m’empêcher de secouer la tête en découvrant où elle était. La Sarah d’avant n’aurait même pas voulu qu’on la retrouve morte à Hoboken. Et pourtant j’étais là, à finir ma dixième tasse de café dans le vieux parking délabré de l’ancien terminal du ferry, avec pour seules armes mon sens de l’humour et un sac à dos rempli de souvenirs d’Elvis. Dans le miroir noir que formait mon café, le ciel grisâtre tremblait
au rythme de mon pouls. »

Extrait de : S. Westerfeld. « V-virus – Peeps. »

Le long jour bleu par Scott Westerfeld

Fiche de Le long jour bleu

Titre : Le long jour bleu (tome 3 sur 3 – Midnighters)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2006
Traduction : G. Fournier
Editeur : Pocket

Première page de Le long jour bleu

« La sonnerie du lycée de Bixby s’éleva dans le lointain, pareille au mugissement d’un animal blessé qu‘on a séparé du troupeau.

Rex Greene était toujours en retard ces derniers temps. Il courait d’une classe a l’autre, laissait passer l’heure des pilules de son père – quand il ne les oubliait pas carrément. Mais le plus dur, c’était de se lever pour aller au lycée. Surtout qu’il avait débranché son réveil, quelques jours plus tôt : le bourdonnement qu’il produisait toute la nuit, semblable a celui d’un moustique, l’empêchait de dormir. Son ouïe, désormais ultrafine, métamorphosait tous les appareils électroniques en un grésillement insupportable.

Ce n’était pas seulement le bruit du réveil, mais aussi ce qu‘il signifiait, avec sa fausse journée de vingt-quatre heures. Depuis ce qui lui était arrivé dans le désert, Rex percevait le temps en observant dans les astres – le lever et le coucher du soleil, le ballet des étoiles, l’enchaînement de la lune claire et de la lune sombre.  »

Extrait de : S. Westerfeld. « Midnighters – Le Long Jour Bleu.  »

L’étreinte des ténèbres par Scott Westerfeld

Fiche de L’étreinte des ténèbres

Titre : L’étreinte des ténèbres (tome 2 sur 3 – Midnighters)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2005
Traduction : G. Fournier
Editeur : Pocket

Première page de L’étreinte des ténèbres

« Au moins, elle avait tout rangé.

Ses vêtements avaient enfin trouvé leur place dans les tiroirs. Ses livres s’alignaient par ordre alphabétique sur les étagères neuves, et elle avait rassemblé en queue-de-cheval les câbles de son ordinateur avec du ruban adhésif. Ses cartons de déménagement étaient dans le garage, en attente du camion de recyclage. Il n’en restait qu’un seul, sur lequel était écrit «BAZAR» au marqueur, dans un coin de sa chambre ; la douzaine de posters de boys bands, les deux sweat-shirts roses et le dinosaure en peluche qu’il contenait lui avaient paru trop bébés pour sa nouvelle vie.

Jessica Day se demanda si elle avait vraiment changé à ce point depuis qu’elle avait emballé ce carton à Chicago. Peut-être cette sensation d’avoir grandi d’un coup tenait-elle à son arrestation par la police. (D’accord, officiellement elle n’avait pas été arrêtée mais « reconduite et remise à la charge de ses parents ». Peu importe.) Ou bien au fait d’avoir un petit ami. (Quoique ce ne soit pas officiel non plus, à bien y réfléchir.) Ou encore à ce monde secret qu’elle avait découvert ici, à Bixby, et qui s’était donné tant de mal pour essayer de la tuer. »

Extrait de : S; Westerfeld. « Midnighters – L’Etreinte Des Tenebres. »