Étiquette : auteur-Delaney
Le destin de l’épouvanteur par Joseph Delaney
Fiche de Le destin de l’épouvanteur
Titre : Le destin de l’épouvanteur (Tome 8 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2011
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard
Première page de Le destin de l’épouvanteur
« Poussé par une bonne brise, le petit bateau de pêche où nous avions pris place voguait en direction de l’ouest, tanguant doucement vers le rivage qui se dessinait au loin. Je m’emplissais les yeux des vertes collines d’Irlande avant que la lumière ne baisse. Dans une vingtaine de minutes, il ferait nuit.
L’air s’emplit tout à coup d’un hurlement menaçant, et le pêcheur leva la tête avec inquiétude. Le vent violent qui s’était mis à souffler amenait une masse de nuages noirs venue du nord. Des éclairs fourchus zébrèrent le ciel ; la mer enfla, écumante, et secoua dangereusement notre embarcation.
Nos trois chiens loups commencèrent à gémir. Même par beau temps, Griffe, Sang et Os, qui par ailleurs ne connaissaient pas la peur, n’appréciaient guère les voyages en mer.
Je m’agrippai à la proue. Le froid me pinçait les oreilles, les embruns me piquaient les yeux. L’Épouvanteur et mon amie Alice s’accroupirent contre le plat-bord. »
Extrait de : J. Delaney. « Le Destin de l’epouvanteur. »
Le cauchemar de l’épouvanteur par Joseph Delaney
Fiche de Le cauchemar de l’épouvanteur
Titre : Le cauchemar de l’épouvanteur (Tome 7 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2010
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard
Première page de Le cauchemar de l’épouvanteur
« L’Épouvanteur, Alice et moi franchissions la crête de Long Ridge pour retourner à Chipenden, tandis que les trois chiens, Griffe, Sang et Os, bondissaient joyeusement à nos côtés.
Il avait plu tout l’après-midi, puis le ciel s’était dégagé, nous offrant une belle soirée d’automne finissant. Une petite brise fraîche jouait dans nos cheveux. C’était un temps parfait pour marcher. Je me souviens d’avoir pensé combien cette région était paisible.
Or, arrivés au sommet, nous eûmes un gros choc. Une fumée noire montait à l’horizon, au-delà de la lande. Caster brûlait. La guerre nous avait-elle rattrapés ?
Quelques années plus tôt, plusieurs nations s’étaient alliées pour nous envahir en débarquant sur la côte sud du pays. Depuis, en dépit des efforts combinés de tous les comtés pour la repousser, l’armée ennemie progressait régulièrement vers le nord.
L’Épouvanteur se tirailla la barbe, visiblement préoccupé :
— Comment ont-ils pu avancer aussi loin sans que nous le sachions ? La nouvelle a pourtant dû circuler, on aurait dû être au courant. »
Extrait de : J. Delaney. « Le cauchemar de l’épouvanteur. »
Le sacrifice de l’épouvanteur par Joseph Delaney
Fiche de Le sacrifice de l’épouvanteur
Titre : Le sacrifice de l’épouvanteur (Tome 6 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2009
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard
Première page de Le sacrifice de l’épouvanteur
« Un désagréable sentiment d’insécurité me tira brusquement du sommeil. Un éclair illumina ma fenêtre, accompagné presque aussitôt d’un coup de tonnerre assourdissant. J’étais accoutumé aux orages du Comté, ce n’était pas cela qui m’avait réveillé. Non, une menace rôdait. Je sautais au bas du lit quand le miroir posé sur ma table de nuit se mit à briller ; un visage s’y refléta un bref instant, mais j’avais eu le temps de le reconnaître : c’était celui d’Alice.
Bien qu’elle ait été élevée pendant deux ans par une sorcière, Alice était mon amie. Après que l’Épouvanteur l’eut bannie de chez lui, elle était retournée à Pendle. Elle me manquait. Fidèle à la promesse faite à mon maître, j’avais ignoré toutes ses tentatives pour prendre contact avec moi. Cette fois, c’était différent. Ayant soufflé sur le verre du miroir, elle venait d’écrire un message dans la buée, et je ne pus éviter de le lire avant qu’il se soit effacé : »
Extrait de : J. Delaney. « Le sacrifice de l’épouvanteur. »
L’erreur de l’épouvanteur par Joseph Delaney
Fiche de L’erreur de l’épouvanteur
Titre : L’erreur de l’épouvanteur (Tome 5 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2008
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard
Première page de L’erreur de l’épouvanteur
« J’entrai dans la cuisine pour y prendre un sac. Il ferait nuit dans moins d’une heure ; j’avais juste le temps de descendre au village et d’en rapporter nos provisions de la semaine. Il ne nous restait que quelques œufs et une petite portion de fromage.
Deux jours plus tôt, l’Épouvanteur était parti dans le sud du Comté pour mettre fin aux agissements d’un gobelin. C’était la seconde fois en un mois que mon maître s’en allait sans moi, et cela me contrariait. Dans l’un et l’autre cas, il avait prétendu qu’il s’agissait d’un travail de routine, qui ne m’apprendrait rien de nouveau. Selon lui, il m’était plus utile de rester à la maison, à bûcher mon latin. Ça ne m’enchantait guère, mais je n’avais pas discuté. En vérité, je le savais, il cherchait à me protéger.
À la fin de l’été, l’obscur fait chair, le Diable en personne, avait surgi dans notre monde à l’évocation des sorcières de Pendle. Pendant deux jours, il avait dû se soumettre à leur volonté, et elles l’avaient lancé à mes trousses avec l’ordre de me détruire. Je n’avais trouvé le salut qu’en me réfugiant dans la chambre que maman avait préparée pour moi. »
Extrait de : J. Delaney. « L’erreur de l’épouvanteur. »
Le combat de l’épouvanteur par Joseph Delaney
Fiche de Le combat de l’épouvanteur
Titre : Le combat de l’épouvanteur (Tome 4 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2007
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard
Première page de Le combat de l’épouvanteur
« La sorcière était à mes trousses et, à chaque seconde, elle gagnait du terrain.
Je courais à perdre haleine, sous l’obscurité des arbres, cherchant désespérément à lui échapper. Les branches me fouettaient le visage, les ronces me déchiraient les jambes. La poitrine en feu, je forçai encore l’allure, dans l’espoir de sortir du bois. À partir de là, je n’aurais plus qu’à dévaler la pente menant au jardin de l’Épouvanteur, celui situé à l’ouest. Si j’atteignais ce refuge à temps, j’étais sauvé.
Je n’étais pas tout à fait sans défense. Je tenais dans ma main droite mon bâton en sorbier, particulièrement efficace contre les sorcières ; dans la gauche, je serrais ma chaîne d’argent, enroulée autour de mon poignet. Mais aurais-je une chance de m’en servir ? Pour cela, il me fallait suffisamment de recul, et la sorcière était sur mes talons.
Soudain, je n’entendis plus ses pas derrière moi. Avait-elle abandonné ? Je continuai ma course. La lumière de la lune décroissante traversait le feuillage, formant sur le sol des flaques pâles. Le bois s’éclaircissait ; j’arrivais presque à la lisière. »
Extrait de : J. Delaney. « Le combat de L’épouvanteur. »
Le secret de l’épouvanteur par Joseph Delaney
Fiche de Le secret de l’épouvanteur
Titre : Le secret de l’épouvanteur (Tome 3 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2006
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard
Première page de Le secret de l’épouvanteur
« La nuit de novembre était froide et venteuse. Je me tenais dans la cuisine, près de la cheminée, en compagnie d’Alice et de
l’Épouvanteur. Le temps se détériorait, et je savais que, d’un jour à l’autre, mon maître déciderait de rejoindre sa « maison d’hiver », sur la morne lande d’Anglezarke.
Je n’avais aucune envie d’aller là-bas. Je n’étais l’apprenti de John Gregory que depuis le printemps, et je ne connaissais pas la maison d’Anglezarke ; mais je n’étais pas dévoré de curiosité, c’est le moins que l’on puisse dire. J’appréciais le confort de la demeure de Chipenden, et c’est là que j’aurais souhaité passer la mauvaise saison.
Je levai les yeux du manuel de verbes latins que je tentais d’apprendre, et le regard d’Alice accrocha le mien. Elle était assise sur un tabouret bas, tout près du foyer, le visage baigné par le chaud rougeoiement du feu. »
Extrait de : J. Delaney. « Le secret de L’épouvanteur. »
La malédiction de l’épouvanteur par Joseph Delaney
Fiche de La malédiction de l’épouvanteur
Titre : La malédiction de l’épouvanteur (Tome 2 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2005
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard
Première page de La malédiction de l’épouvanteur
« Lorsque les cris s’élevèrent, je me détournai et pressai les mains contre mes oreilles à m’en briser les tempes. Dans l’immédiat, il n’y avait rien que je puisse faire. Mais cet appel au secours d’un homme torturé retentit longtemps, avant de s’éteindre, au loin.
Je restai donc dans l’obscurité de la grange, parcouru de frissons, à écouter la pluie tambouriner sur le toit en m’efforçant de reprendre courage. C’était une sale nuit, et le pire restait à venir.
Dix minutes plus tard, le terrassier et son aide se présentèrent, et je me précipitai à la porte pour les accueillir. Je leur arrivais à peine à l’épaule tant ils étaient grands.
— Eh bien, mon gars ! Où est M. Gregory ? demanda le patron, une note d’impatience dans la voix.
Il leva sa lanterne et promena autour de lui un regard inquisiteur. Ni lui ni son compagnon ne paraissaient du genre à s’en laisser
conter. »
Extrait de : J. Delaney. « La Malédiction De L’épouvanteur. »
L’apprenti épouvanteur par Joseph Delaney

Fiche de L’apprenti épouvanteur
Titre : L’apprenti épouvanteur (Tome 1 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2004
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard
Première page de L’apprenti épouvanteur
« Lorsque l’Épouvanteur se présenta, le jour commençait à baisser. Une longue et dure journée de travail s’achevait et je m’apprêtais à souper.
— Vous êtes bien sûr que c’est un septième fils ? demanda-t-il en m’examinant d’un air dubitatif.
Papa acquiesça.
— Et vous étiez vous-même un septième fils ?
Papa hocha de nouveau la tête et se mit à danser nerveusement d’un pied sur l’autre, éclaboussant mon pantalon de boue et de purin. Sa casquette trempée dégoulinait. La pluie n’avait pratiquement pas cessé depuis un mois. Les arbres commençaient à bourgeonner, mais le printemps tardait à venir.
Mon père était fermier, comme son père avant lui. Et le premier souci d’un fermier est de conserver ses terres. Pas question de les
partager entre ses enfants ! Les parcelles se réduiraient à chaque génération jusqu’à ce qu’il n’en reste rien. Un père lègue donc sa ferme à son fils aîné et place les autres en leur trouvant autant que possible un bon métier. »
Extrait de : J. Delaney. « L’apprenti-épouvanteur. »
Le dernier épouvanteur par Joseph Delaney

Fiche de Le dernier épouvanteur
Titre : Le dernier épouvanteur (Tome 3 sur 4 – Frère Wulf)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2022
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard
Première page de Le dernier épouvanteur
« Ce pédant d’évêque commençait à me taper sur les nerfs.
Comment aurait-il pu en être autrement ? Le temps et le chagrin avaient usé ma patience. J’avais eu une longue vie ; pas toujours une bonne vie, loin de là : j’étais née dans le clan Pendle, ma mère était la sorcière Lizzy l’Osseuse et je ne souhaite à personne d’être élevée par des sorcières.
Mais mon nom étant Alice Deane, je devais tirer de cette situation le meilleur parti possible. C’est ce que j’ai fait. J’ai même été la plus puissante sorcière du Comté. Ces jours sont derrière moi, désormais.
J’étais assise près de la porte, au fond de la chapelle, la tête baissée, le visage dissimulé par mon capuchon. Parmi les quelques personnes qui m’entouraient et priaient à genoux, deux ou trois étaient encore plus vieilles que moi. »
Extrait de : J. Delaney. « Frère Wulf – Le dernier Épouvanteur. »
Le fléau du Tulpan par Joseph Delaney
Fiche de Le fléau du Tulpan
Titre : Le fléau du Tulpan (Tome 2 sur 4 – Frère Wulf)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2021
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard
Première page de Le fléau du Tulpan
« Je serais sans doute mort avant la nuit.
La lumière baissait déjà ; dans moins d’une heure, le soleil serait couché. Je suivais le sentier marécageux enveloppé de brouillard, menant aux lieux que hantaient les redoutables sorcières d’eau.
J’étais apprenti épouvanteur et je servais d’appât à mon maître, Will Johnson. Les épouvanteurs combattent aussi habituellement les fantômes, les gobelins et toutes sortes de créatures de l’obscur. Mais l’Épouvanteur Johnson était un peu à part. Se définissant lui-même comme un « spécialiste des sorcières », il leur consacrait l’essentiel de ses activités.
Son plan était simple : je marchais à cinquante mètres devant lui. Quand une sorcière d’eau m’attaquerait, il interviendrait et la tuerait.
Qu’il la tue, ça, je n’en doutais pas. Il était grand, fort et leste, armé d’un lourd bâton terminé par une lame en alliage d’argent. Mais, avant qu’il m’ait rejoint, j’aurai connu une mort atroce. »
Extrait de : J. Delaney. « Le fléau du Tulpan – Frère Wulf. »