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La crypte de l’horreur par R. Bloch

Fiche de La crypte de l’horreur
Titre : La crypte de l’horreur
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1987
Traduction : S. Bourgoin
Editeur : Clancier-Guénaud
Sommaire de La crypte de l’horreur
- Le totem maudit
- La crypte de l’horreur
- Le squelette vivant
- La malédiction de la maison
- Le corps et l’esprit
- Le diable et ses pompes
- Tête à tête
- A dire vrai …
- Le savant fou
- La réception
Première page de Le totem maudit
« Arthur Shurm appartenait à cette vaste congrégation des insignifiants qui comprend les conducteurs d’autobus, les serveurs de restaurants, les liftiers, les ouvreurs de cinéma, les portiers d’hôtel et autres serviteurs qui portent l’uniforme de leur profession. Personne ne semble jamais remarquer leur visage ; leur costume témoigne de leur capacité officielle, et le corps qui se trouve à l’intérieur ne laisse jamais la moindre trace dans nos mémoires.
Arthur Shurm était l’un d’eux. Pour être exact, il était gardien de musée. Il n’y a guère de métier aussi peu susceptible de mettre quelqu’un en valeur que celui-ci. Parfois, on peut remarquer un serveur quand il crie sa commande : « Deux œufs sur le plat et un café. » Il est possible de noter le manège d’un portier à la recherche d’un pourboire, ou la servitude pleine de noblesse d’un ouvreur quand il tra- »
Extrait de : R. Bloch. « La crypte de l’horreur. »
La boîte à maléfices par R. Bloch

Fiche de La boîte à maléfices
Titre : La boîte à maléfices
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1981
Traduction : M. Cazenave, J.-M. Dessaux, B. Martin, J. et M. Perrin, A. Rosenblum, J. Chambon
Editeur : Casterman
Sommaire de La boîte à maléfices
- Monsieur Steinway
- Console-moi, mon robot
- Maudit sois-tu, docteur Fell
- On se trompe peut-être
- J’embrasse ton ombre …
- Eve au pays des merveilles
- La belle endormie
- Le coin des gorges chaudes
- Le monde de l’écran
- Chez le dingue
- Dans les siècles des siècles, ainsi soit-il
- La maladie des entêtés
Première page de Monsieur Steinway
« La première fois où j’ai vu Léo, j’ai cru qu’il était mort.
Ses cheveux étaient si noirs et sa peau si blanche – je n’avais jamais vu des mains aussi pâles, aussi fines ; elles reposaient, croisées sur sa poitrine, dissimulant le rythme de sa respiration. Il émanait de lui quelque chose de presque repoussant ; il était mince, immobile, et son visage reflétait un tel néant ! On aurait dit un masque mortuaire réalisé un peu trop tard, après que le dernier signe de la personnalité vivante se soit à jamais enfui. J’ai regardé Léo, j’ai frissonné un peu, et j’ai commencé à m’éloigner.
Alors il a ouvert les yeux, et je suis tombée amoureuse.
Il s’est assis, a fait basculer ses jambes par-dessus l’énorme divan, m’a souri et s’est levé. J’imagine du moins qu’il a fait tout ça. Tout ce que j’ai vraiment remarqué, c’est le brun foncé de ses pupilles, et le désir ardent, riche, qu’elles déversaient en moi, le désir qui se déversait dans mon cœur et y trouvait un point d’ancrage. »
Extrait de : R. Bloch. « La Boite à maléfices. »
L’incendiaire par R. Bloch

Fiche de L’incendiaire
Titre : L’incendiaire
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1961
Traduction : J.-P. Gratias
Editeur : NEO
Première page de L’incendiaire
« Pour qu’une explosion se produise, il faut que quelqu’un allume la mèche.
Ce soir-là, j’étais au bar, chez Tracy, quand Ed Cronin est entré. C’est lui qui a allumé la mèche en ce qui me concerne.
Il s’est assis, imposant, massif, sur le tabouret près du mien, mais il a fallu qu’il me pousse du coude pour que je remarque sa présence.
— Salut, Phil, dit-il. Ça marche ?
— Ça descend, répondis-je en levant mon verre.
— Je veux parler de ton livre.
— Lequel ?
— Ton roman sur les sectes mystiques.
— Ah, celui-là ? Comme ci, comme ça. J’en écris un autre.
— Je suis heureux de l’apprendre, dit Cronin. »
Extrait de : R. Bloch. « L’incendiaire. »
L’écharpe par R. Bloch

Fiche de L’écharpe
Titre : L’écharpe
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1977
Traduction : J. Lenclud
Editeur : NEO
Première page de L’écharpe
« LE CARNET NOIR
Un fétiche ? Je crois que c’est comme ça que ça s’appelle. En tout cas je n’ai jamais pu m’en passer, il fallait toujours que je l’aie avec moi depuis que je suis tout gosse à Horton High, toujours, toujours…
Allongé sur mon lit, l’écharpe sous les yeux, j’ai bien envie de vous raconter comment ça s’est passé.
J’avais cette Miss Frazer comme prof d’anglais dans les grandes classes et un beau jour voilà qu’elle tombe amoureuse de moi. Je m’en rends bien compte à présent mais en ce temps-là je n’avais pas la moindre idée de ce qui se passait, je n’aurais même pas pu songer à une chose pareille sans piquer un fard. Il faut avouer que j’étais alors très vieux jeu, je passais ma vie plongé dans les bouquins ; comme certains adolescents d’autrefois, je me grisais de rêves généreux, de belles élucubrations. Elle m’encourageait dans cette voie, annotait avec soin mes dissertations et me poussait à écrire histoires et poèmes. »
Extrait de : R. Bloch. « L’Écharpe. »
Frère de la chauve-souris par R. Bloch

Fiche de Frère de la chauve-souris
Titre : Frère de la chauve-souris
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1983
Traduction : J. Chambon, P. Alpérine, R. Louit, B. Martin, N. Balfet
Editeur : Denoël
Sommaire de Frère de la chauve-souris
- Retour au sabbat
- Frère de la chauve-souris
- Enoch
- Chapardage
- Le tunnel des amoureux
- La maison affamée
- Les fabricants de rêves
- Sweet sixteen
- L’oeil avide
- Un fabuleux talent
- Un crime des plus singuliers
- Nina
Première page de Retour au sabbat
« Ceci n’est pas le genre d’histoire dont les chroniqueurs aiment remplir leurs colonnes ; ce n’est pas davantage un de ces bobards comme les agents de publicité adorent en répandre. Quand je faisais encore partie du service de publicité du studio, on ne m’aurait pas laissé cracher le morceau. Je m’en serais d’ailleurs bien gardé, car aucun journal n’aurait accepté de publier pareilles sornettes.
Nous autres, gens de publicité, avons le devoir de présenter Hollywood comme un endroit resplendissant ; un monde brillant de tout l’éclat de ses paillettes. Nous ne retenons que la lumière, mais sous la lumière il doit fatalement y avoir des ombres. J’ai toujours su cela – pendant des années ça a été mon travail de maquiller ces ombres – mais les événements qui m’occupent ici offrent un contour inquiétant, trop étrange pour qu’on les passe sous silence. L’ombre qu’ils projettent n’a rien d’humain. »
Extrait de : R. Bloch. « Frère de la chauve souris. »
Etranges éons par R. Bloch

Fiche d’Etranges éons
Titre : Etranges éons
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 2019
Traduction : F. Truchaud, P. Mallet
Editeur : Mnémos
Première page d’Etranges éons
« MAINTENANT
ALBERT KEITH NE CROYAIT PAS au coup de foudre. Et puis il vit le portrait.
Il ne s’agissait pas d’un visage aux traits harmonieux. À vrai dire, il évoquait plutôt celui d’un chien, avec ses yeux injectés de sang qui étincelaient, son museau aplati en guise de nez, ses lèvres maculées de bave et ses oreilles pointues. Quant au corps accroupi et couvert de moisissure, il n’était que vaguement humain : les membres supérieurs se terminaient par des ongles osseux couverts d’écailles, et, plus bas, les pieds semblaient fourchus.
La créature représentée sur la toile était gigantesque ; en comparaison, la silhouette humaine qu’il tenait entre ses griffes paraissait »
Extrait de : R. Bloch. « Étranges éons. »
Etoiles filantes par R. Bloch

Fiche d’Etoiles filantes
Titre : Etoiles filantes
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1961
Traduction : C. B. Mertens
Editeur : NEO
Première page d’Etoiles filantes
« Mon œil était quelque peu injecté de sang, ce matin-là.
J’ai voulu l’examiner dans un miroir, puis j’ai regretté aussitôt mon geste. Il y avait dans le miroir quelqu’un que je n’avais aucune envie de voir : un grand et maigre gaillard aux cheveux grisonnants, un homme à l’œil injecté de sang. Il me tracassait.
Je n’aimais pas la tête qu’il avait aujourd’hui. Il s’était rasé trop vite, il était mal habillé et avec son couvre-œil noir et sa petite moustache ridicule, il ressemblait affreusement au portrait d’un bonhomme utilisé il y a quelques années pour lancer une marque de chemises. De plus, son bon œil était injecté de sang.
Nous nous sommes pourtant salués par l’entremise du miroir, comme de bons vieux amis. Pourquoi pas ? Je connaissais tout de lui ; il connaissait tout de moi. Je n’approuvais pas mon image mais, »
Extrait de : R. Bloch. « Étoiles filantes. »
Contes de terreur par R. Bloch

Fiche de Contes de terreur
Titre : Contes de terreur
Auteur : R. Bloch
Date de publication : 1974
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Opta
Sommaire de Contes de terreurs
- Le chasseur de têtes
- Dominick
- L’intouchable
- Surgelé
- Le crâne du marquis de Sade
- L’improbable vêtement
- La hache
- La reconnaissance du diable
- Une question de vie
- Epouse modèle
- L’homme qui collectionnait Poe
- Une imagination fertile
- La machine à écrire
- Oqoq
- Terreur dans la nuit
- La dame en rouge
- L’ami Roderick
- Jettatura
- Le lotus noir
- Une souris et des rats
- Le croque-mitaine viendra te chercher
- Le phonographe de satan
- Le coeur de Lisa
- Un retour au pays natal
- A chacun son hobby
- Cours du soir
- Pin-up girl
- La rime ne paie pas
- L’épingle
- Le collier
Première page de Le chasseur de têtes
« IL s’appelait Otto Krantz et c’était le plus grand acteur de Berlin. Berlin n’était-elle pas la capitale universelle de la raison ?
Otto Krantz apparaissait chaque jour devant le public dans la même pièce et dans le même rôle. En 1937, il semblait que le spectacle dût se poursuivre sans fin, mais nul ne paraissait se lasser de l’exhibition d’Otto Krantz et celui-ci faisait de son mieux pour que les choses se poursuivent ainsi. Il n’était jamais satisfait et continuait de répéter et de perfectionner sa prestation.
Tenez… La question du costume, par exemple. Krantz se présentait toujours en habit de soirée, mais son frac était d’une coupe extrêmement simple et la sobriété de sa tenue faisait un effet de contraste saisissant car beaucoup de petits rôles arboraient »
Extrait de : R. Bloch. « Contes de Terreur. »
Autopsie d’un kidnapping par R. Bloch

Fiche d’Autopsie d’un kidnapping
Titre : Autopsie d’un kidnapping
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1954
Traduction : F. Truchaud
Editeur : NEO
Première page d’Autopsie d’un kidnapping
« J’arrivai en ville vers le premier du mois de mai. Le voyage depuis la Floride avait été assez rapide et j’avais même mis de côté cinquante dollars. Voyager dans un train de marchandises ne m’a jamais posé de problème, et l’argent économisé me serait utile si j’étais obligé de traîner un peu avant de trouver du boulot.
En fait, tout se passa très facilement.
Je trouvai une chambre meublée sur Clay Street, et le premier journal que j’achetai demandait, dans la colonne « offres d’emplois », des ajusteurs-monteurs. C’est une branche où il y a toujours de l’embauche, et ça paie plutôt bien. Enfin, pour un ouvrier.
Je me rendis aussitôt chez Foster Brothers et ils me mirent dans une équipe de nuit. C’était une grande entreprise qu’ils avaient là, passant des »
Extrait de : R. Bloch. « Autopsie d’un kidnapping. »
Psychose 13 par R. Bloch

Fiche de Psychose 13
Titre : Psychose 13 (Tome 3 sur 3 – Psychose)
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1990
Traduction : G. Coisne
Editeur : Pocket
Première page de Psychose 13
« Quand Terry et Mick arrivèrent devant la porte du bureau, la lune disparut derrière les nuages.
— Tu vois ? chuchota Mick. Tu comprends maintenant pourquoi il fallait emporter une lampe de poche ?
— Pourquoi est-ce que tu parles si bas ? demanda Terry. Il n’y a personne. Mais sa torche s’alluma aussi vite que celle de Mick.
— À ta place, j’en serais pas si sûre.
Mick choisit la plus petite clef du trousseau, l’introduisit dans la serrure et marqua un temps d’arrêt.
— T’as peur ? demanda Terry.
— Tu veux rire. (Un tour de clef et la porte s’ouvrit.) Personne en vue ? Terry jeta rapidement un coup d’œil vers la route.
— Pas un chat.
— Parfait, dit Mick. Allons-y et attention les yeux. »
Extrait de : R. Bloch. « Psychose – Psychose 13. »